Les webcams à Hawai’i

Grâce à des webcams judicieusement placées, n’importe qui aujourd’hui peut savoir ce qui se passe sur les volcans hawaiiens ! On peut se rendre sans effort au sommet du Mauna Kea, histoire de se rendre compte si la neige a fait son apparition, en cliquant – par exemple – sur le lien suivant :

http://mkwc.ifa.hawaii.edu/current/cams/index.cgi?mode=multi

 

Le Moku`aweoweo, autrement dit la caldeira sommitale du Mauna Loa et son célèbre lac de lave figée est aussi accessible à l’adresse suivante :

http://hvo.wr.usgs.gov/cams/MLcam/

 

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, il est actuellement interdit de s’approcher du cratère de l’Halema’uma’u où la lave bouillonne au fond d’une bouche active. L’approche visuelle se fera donc en cliquant sur ce lien :

http://hvo.wr.usgs.gov/cam3/

De nuit, on peut parfaitement voir la lueur de la lave au-dessus de la bouche.

 

Une autre webcam installée juste au-dessus de la bouche permet de plonger à l’intérieur :

http://hvo.wr.usgs.gov/cams/HMcam/

 

La source de l’éruption actuelle du Kilauea se trouve sur le Thanksgiving Eve Breakout, juste à l’est du Pu’uO’o. Une webcam installée sur ce dernier donne une vue panoramique du champ de lave jusqu’à l’océan. Il y a quelques jours, on apercevait les coulées actives sur cette zone. On pouvait même distinguer les lumières d’un navire de croisière dont les passagers pouvaient assister au spectacle de la lave entrant dans le Pacifique :

http://hvo.wr.usgs.gov/cams/TEcam/

 

Le cratère du Pu’u O’o n’a pas été oublié, même si on ne voit pas grand-chose actuellement, car il sert d’évacuation aux gaz de la lave qui s’écoule en aval :

http://hvo.wr.usgs.gov/cams/POcam/

 

Les quatre caméras installées sur le Kilauea permettent d’observer des secteurs dont l’accès est actuellement interdit par les autorités hawaiiennes. Cette interdiction est d’ailleurs justifiée, en particulier autour du Pu’u O’o où la progression à pied est extrêmement pénible et dangereuse. D’ailleurs, les rares observations sur le terrain sont faites par des scientifiques qui se font héliporter. Les rangers veillent (aidés en cela par les pilotes des agences qui survolent le volcan) et les contrevenants se font sévèrement verbaliser.

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Vue aérienne du cratère du Pu’u O’o (Photo: C. Grandpey)

Stromboli (Sicile / Italie)

1475806114.40.jpgLe dernier bulletin de l’INGV en date du 10 juin confirme ce que j’écrivais hier dans mes « nouvelles en vrac ». Aucun effondrement n’a été enregistré sur la Sciara del Fuoco. L’amplitude du tremor éruptif reste sur des valeurs basses. Les événements de très longue période (VLP) – c’est-à-dire ceux correspondant aux explosions – se produisent à raison d’environ dix par heure et leur amplitude se situe sur des valeurs basses, voire moyennes.

 

993348610.43.jpgINGV’s latest report (June 10th) confirms what I wrote yesterday. No collapse occurred on the Sciara del Fuoco. The amplitude of the eruptive tremor is stable, with low values. Very Long Period (VLP) events – those that accompany the explosions – occur at a pace of ten or so every hour and their amplitude is stable, with low or medium values.  

Quelques nouvelles en vrac…

La situation sur le Mont Redoubt (Alaska / Etats-Unis) reste stable, avec une sismicité faible, mais supérieure à la normale. Les photos du volcan montrent un panache de vapeur en train de s’échapper du dôme. L’éruption – jugée imminente par certains il y a quelques semaines – se fait toujours attendre.

 

On parle également d’imminence d’une éruption majeure pour le Galeras (Colombie), après que trois explosions aient secoué le volcan depuis dimanche et entraîné l’évacuation de 8000 personnes. Attendons de voir si les prophètes avaient raison… !

 

On observe une certaine stabilité sur le Stromboli (Sicile / Italie), avec une dizaine d’événements explosifs par heure. Toutefois, leur intensité est en baisse depuis mon dernier bulletin sur ce volcan.

 

La lave de l’Etna (Sicile / Italie) continue à s’écouler en tunnels à partir de la fracture située à 2800 m d’altitude, avant de réapparaître sous forme de coulées éphémères peu vigoureuses.

 

Ecoulement de lave également sur le Kilauea (Hawai’i / Etats-Unis). La lave prend sa source au Thanksgiving Eve Breakout et voyage en tunnels avant d’entrer dans le Pacifique avec un débit relativement faible ces derniers jours. Des coulées de surface sont visibles dans la partie supérieure du pali et sont donc hors de portée des randonneurs. La lave continue à bouillonner au fond de la bouche qui perce le plancher de l’Halema’uma’u, mais ce lieu est , lui aussi, interdit d’accès.

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Vue aérienne du Thanksgiving Eve Breakout (Photo: C. Grandpey)

Galeras (Colombie) [suite]

1475806114.54.jpgComme le laissait supposer la hauteur du panache de cendre (environ 2,5 km) mentionnée dans ma dernière note, l’éruption de dimanche matin n’a pas été très violente. Une nouvelle explosions du même type s’est produite hier, avec des retombées de cendre. L’évacuation des 8000 personnes vivant à proximité du volcan a surtout été décrétée par précaution. Comme l’a affirmé la directrice de l’INGEOMINAS, « le volcan peut rester calme pendant plusieurs jours et se réactiver par la suite ». Le Galeras est particulièrement actif depuis 1988 et personne ne peut oublier l’éruption de 1993 pendant laquelle neuf personnes ont perdu la vie.

 

993348610.42.jpgThe height of the ash plume mentioned in my previous note showed that Sunday morning’s eruption was not very violent. Another explosion of the same type occurred yeasday, with asfall on the slopes. 8,000 people living in the vicinity of the volcano were ordered to evacuate as a precaution. Indeed, as the director of the national Geology and Mining Institute aptly said: “The volcano could be calm for several days, but it could reactivate”. Galeras has been quite active since 1988 and nobody can forget the 1993 eruption which killed nine people.