Réchauffement climatique  : les glaciers rendent leur butin // Global warming : glaciers give back their booty

Partout dans le monde, les glaciers fondent à une vitesse incroyable et ouvrent un nouveau champ de recherche : l’archéologie glaciaire. C’est un sujet que j’ai abordé dans une note publiée le 28 janvier 2018. Artefacts, corps humains et d’animaux et virus enfouis dans la glace depuis des millions d’années émergent maintenant à la surface. La fonte des glaciers permet également aux archéologues d’explorer des zones autrefois trop dangereuses d’accès.
Les archéologues n’ont pas à s’inquiéter de la décomposition des objets enfouis dans la glace car ils sont bien préservés par cette dernière. Certains des sites les plus riches en découvertes se trouvent en Norvège, dans le Parc national de Yellowstone et en Sibérie.
La découverte en 1991 d’Ötzi (voir ma note du 4 mars 2023) dans un glacier des Alpes italiennes reste la plus spectaculaire de l’archéologie glaciaire. Ce n’est toutefois pas la seule découverte remarquable des deux dernières décennies.

Ötzi au musée archéologique de Bolzano (Source: le musée)

En septembre 2023, des scientifiques norvégiens ont découvert une flèche en bois avec une pointe en quartzite et trois plumes dans les montagnes de Jotunheimen, dans l’est de la Norvège. Les anciens utilisaient des plumes pour stabiliser les flèches et les guider vers leur cible. On estime que la flèche a 3 000 ans et pourrait avoir appartenu à un chasseur de rennes du début de l’Age du Bronze.
L’équipe scientifique norvégienne a également découvert une flèche en bois semblable, vieille de 1 400 ans, d’environ 25 centimètres de long, avec une extrémité émoussée. Il s’agit probablement d’une flèche jouet utilisée par un enfant qui essayait de maîtriser le tir à l’arc. Cela montre l’accent mis sur la chasse à cette époque.

Crédit photo : Espen Finstad/secretsoftheice.com

En 2014, des archéologues glaciaires norvégiens ont également découvert un ski préhistorique dans une plaque de glace en train de fondre en Norvège. Le ski datait probablement d’il y a 1 300 ans et ses fixations étaient encore intactes. Un autre ski parfaitement conservé a été extrait de la glace en 2021.

Crédit photo : Espen Finstad, secretsoftheice.com

Les découvertes ne comprennent pas uniquement des objets. En août 2010, la carcasse assez bien conservée d’un bébé mammouth laineux a été découverte dans le pergélisol de Sibérie. L’animal vivait probablement il y a environ 30 000 ans, ce qui le situe à la dernière période glaciaire. On pense que le mammouth s’est éloigné de son troupeau et s’est retrouvé immobilisé dans la boue.
S’agissant de la faune, la fonte de la glace et de la neige en Antarctique a également conduit à la découverte en 2016 de restes bien conservés de manchots Adélie vieux de 800 ans, ainsi que de restes moins bien conservés d’oiseaux aquatiques vieux d’environ 5 000 ans. Il est probable que les manchots se déplaçaient en raison des conditions changeantes de la glace de mer et qu’ils aient été recouverts par des chutes de neige de plus en plus abondantes, ce qui a empêché leurs restes de se décomposer.

Crédit photo : Samuel Blanc / Wikipedia

La fonte des plaques de glace a également permis aux archéologues d’identifier dans le nord des États-Unis des objets ayant appartenu aux ancêtres des premiers Amérindiens. Contrairement aux glaciers, les plaques de glace qui sont plus petites se déplacent plus lentement, ce qui leur permet de mieux préserver des objets historiques. Les archéologues ont localisé toutes sortes d’objets dans cet environnement, tels que des flèches et lances, ou encore les restes bien conservés d’animaux anciens.
Des matériaux organiques comme le bois, les textiles et les outils en pierre taillée ont également été découverts. .

Le problème, c’est que la fonte très rapide de la glace et de la neige a transformé la recherche d’objets anciens en une course contre la montre. Ces objets risquent de se perdre, et avec eux toutes les histoires qu’ils peuvent nous raconter. Si les températures continuent d’augmenter, 90 pour cent de la glace qui recouvre les montagnes norvégiennes pourraient disparaître d’ici 2100.
Source  : D’après un article paru dans Yahoo Actualités.

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Glaciers are melting at an incredible speed around the world, and they have opened up a new field of research : glacial archaeology., a topic I have already developed in a post published on January 28th, 2018. Artifacts, bodies, and viruses frozen deep in ice for millions of years are now emerging to the surface. Melting glaciers are also allowing archaeologists to explore areas that were once too dangerous to reach.

Glacial archaeologists do not have to worry about buried objects decaying as they are well preserved by the ice. Some of the most productive sites include Norway, Yellowstone National Park, and Siberia.

The 1991 discovery of Ötzi (see my post of March 4th, 2023) in a melting glacier in the Italian Alps currently remains the greatest discovery for glacial archaeology. But it’s not the only noteworthy find of the last two decades.

In September 2023, Norwegian scientists uncovered a wooden arrow with a quartzite arrowhead and three feathers while searching through the Jotunheimen mountains in eastern Norway. Ancient people used feathers to stabilize the arrow and guide it to its target. The arrow is estimated to be 3,000 years old and may have belonged to a reindeer hunter from the early Bronze Age.

The scientific team also discovered a similar wooden arrow, 1,400 years old, with a blunt end, about 25 centimeters long, which revealed it to be a toy arrow, likely used by a child trying to master archery. It shows the emphasis on hunting in this time period.

In 2014, Norwegian glacial archaeologists uncovered a prehistoric ski in a melting ice patch in Norway. The ski probably dated back to 1,300 years ago, and had the bindings still intact. Another perfectly preserved ski was pulled out of the ice in 2021.

The discoveries do not include objects only. In August 2010, a partially preserved carcass of a baby wooly mammoth was found in Siberia’s permafrost. The animal probably lived around 30,000 years ago, which puts it back in the last Ice Age. It is believed that the mammoth wandered away from its herd and got stuck in mud.

As far as wildlife is concerned, the melting snow in Antarctica has also led to sthe discovery in 2016 of the preserved remains of 800-year-old Adelie penguins, along with some less well-preserved remains of aquatic birds estimated to be around 5,000 years old. It is likely that the penguins were moving because of changing sea-ice conditions and were covered up by increasing snowfall, which prevented their remains from decaying.

Melting ice patches have also helped archaeologists identify objects belonging to the ancestors of early Native Americans in the northern part of the U.S. Unlike glaciers, ice patches are smaller and move more slowly, making them better at preserving historical objects, Archaeologists have located all sorts of historical materials in this environment, from ancient arrow shafts and spears to well-preserved remains of ancient animals.

Organic materials like wood, textiles, and flake-stone tools have also been retrieved. .

However, the very rapid melting of the ice and the snow has turned searching for old objects into a race against time. These oblects may get lost, and so will the stories they can tell us. If temperatures continue to rise, 90 percent of mountain ice in Norway might disappear by 2100.

Source : After ans article in Yahoo News.

La mort des glaciers pyrénéens et le dégel des glaciers alpins

On le sait depuis plusieurs années : avec les réchauffement climatique, les glaciers des Pyrénées sont en sursis et la canicule de ces derniers jours aura forcément accéléré leur agonie. Tous les témoignages vont dans le même sens et arrivent à la même conclusion : il n’y aura plus de glace sur la chaîne d’ici 2040 ou 2050, peut-être même avant.

Plusieurs visiteurs de mon blog m’ont fait part de leurs observations à l’issue de randonnées dans le massif.

Le glacier de la Maladeta fait partie des victimes du réchauffement climatique. Voici deux photos prises depuis Vénasque.

 

Des photos du cirque des Crabioules montrent l’étendue des dégâts, même si le Maupas (3109 mètres) abrite encore un famélique névé… Au cours des années 1960, toute la zone grise des moraines était couverte de glaciers.

 

Un ami qui a randonné dans le secteur de Gavarnie m’explique qu’ « à part un petit névé juste en dessous de la brèche de Roland, il n’y a absolument plus de glacier et c’est à la fois un crève cœur et des difficultés supplémentaires pour accéder au site, tellement le sol rempli de pierres est glissant et instable. »

Même punition pour le glacier des Oulettes de Gaube à 2285 m d’altitude, dans le massif du Vignemale. L’immense masse de glace d’autrefois n’offre plus désormais qu’une mince étendue et ses jours sont comptés. Comme pour ses homologues pyrénéens, sa disparition bouleversera à tout jamais le paysage de la région. Il y a eu peu de neige sur le glacier cet hiver, 3 ou 4 mètres de neige au maximum alors qu’il y en avait 6 ou 7 mètres il y a quelques années. Avec la chaleur au printemps, tout a fondu et la zone d’accumulation ne s’est donc pas rechargée.

Depuis 1850, le glacier des Oulettes a perdu pratiquement 600 mètres de longueur, soit plus de la moitié de sa taille. Depuis 1980, sa diminution de longueur s’est accélérée en lien avec l’accélération du réchauffement climatique. On estime qu’il lui reste encore cinq ans à vivre. Cela correspond à une tendance globale : au cours des vingt dernières années, le nombre de glaciers dans les Pyrénées a été divisé par deux, ainsi que leur surface totale. Il y avait une centaine de glaciers dans le massif vers le milieu du 19ème siècle. Aujourd’hui, une vingtaine ont disparu, emportant avec eux une part de la biodiversité montagnarde.

À la disparition des glaciers dans les Pyrénées s’ajoute une autre mauvaise nouvelle. Selon les climatologues, dans 70 ans , il n’y aura plus de neige sur la chaîne. 70 ans, c’est demain, avant la fin du 21e siècle ! Les stations de ski pyrénéennes ont intérêt à diversifier leurs activités ; c’est urgent !

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De son côté, la police suisse mets en garde les alpinistes sur les risques des chutes de pierres et de glace occasionnés par la vague de chaleur qui s’est abattue sur le massif alpin. On recense de nombreux décès cette année, surtout parmi les étrangers.
Les températures élevées ont mis en péril le regel nocturne qui assure habituellement la cohésion de la roche gelée. Avec le dégel qui en résulte, des plaques et blocs de glace tels que les séracs, ainsi que des formations rocheuses maintenues ensemble par la glace, ppeuvent lâcher prise et constituer une menace pour les alpinistes.
Depuis le début de l’année 2023, 17 alpinistes ont perdu la vie à haute altitude dans les Alpes valaisannes. C’est plus que les bilans annuels enregistrés au cours de chacune des cinq années précédentes. Par ailleurs, six randonneurs sont morts cette année lors d’excursions à basse altitude dans le Valais.
Seules cinq de ces 23 victimes étaient suisses. Les autres sont des ressortissants autrichiens, belges, britanniques, néerlandais, français, allemands, italiens, roumains, taïwanais et ukrainiens.
Source : Associated Press.

Massif du Mont Rose au-dessus de Zermatt Photo: C. Grandpey

Le ski français sur la mauvaise pente ?

Au vu des statistiques, le marché du ski en France se porte bien. Il serait à l’origine de la création d’environ 18 000 emplois directs, auxquels il faudrait ajouter près de 120 000 emplois induits dans les stations. Les recettes de fréquentation dépasseraient les 1 400 millions d’euros, et la contribution du secteur aux exportations commerciales françaises serait estimée à 2 milliards d’euros. Le France se situerait ainsi dans le trio de tête mondial des destinations de ski, aux côtés des États-Unis et de l’Autriche.

Il est vrai que la France possède, en particulier dans les Alpes, de superbes domaines skiables et des infrastructures capables d’accueillir des millions de skieurs. Malgré tout, la bonne santé de l’économie du ski montre de nombreuses failles et l’avenir n’est pas très réjouissant. Quand on étudie l’évolution de la fréquentation des stations sur 15 ans, on s’aperçoit qu’elle a stagné, voire légèrement chuté. Des problèmes structurels pourraient bien entraîner la filière française sur la voie de la décroissance.

1) Le premier problème concerne le taux de pénétration de la pratique du ski au sein de la population nationale. En France, seuls 28 % des skieurs viennent de l’étranger. Les perspectives de croissance reposent donc en grande partie sur la capacité à renouveler le vivier de skieurs nationaux. Or, seulement 13 % de la population française s’adonne aux sports d’hiver, et encore, pas toujours de façon régulière. À titre de comparaison, la Suisse est à 34 %.

2) Le deuxième problème concerne le développement immobilier des stations. La France dispose, en théorie, d’une surcapacité d’accueil, mais de trop nombreux logements ne correspondent plus aux nouveaux standards de marché.

3) Le troisième problème concerne la baisse de l’enneigement liée au réchauffement climatique. En France, le Centre d’études de la neige a montré que la hauteur moyenne de neige sur la période 1990-2017 a baissé de 40 cm par rapport à la période 1960-1990. Les stations de basse et moyenne altitude sont les plus menacées. On l’a vu avec la station du Mont-Dore (1050 m d’altitude) qui a été mise en redressement judiciaire.

Selon les projections de l’Institute of Snow and Avalanche Research de Davos, à horizon 2050-2080, la neige aura quasiment disparu dans les Alpes françaises entre 1200 et 1800 mètres d’altitude.

Face à ces problèmes structurels, les solutions envisagées ou mises en place paraissent risquées. Pour faire face au problème d’enneigement, la France s’est dotée d’un réseau d’enneigeurs qui couvre aujourd’hui 37 % des domaines skiables. L’eau nécessaire à la production de cette neige de culture est « empruntée » aux réserves locales avant de leur être rendue via la fonte des neiges. De ce fait, les conflits d’usage avec l’eau potable ne sont pas des cas isolés.

La livraison héliportée de neige, comme à Luchon-Superbagnères dans les Pyrénées est une action désespérée qui donne une piètre image de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour faire face au problème de fréquentation et à la pression concurrentielle exercée par les grandes stations internationales, la filière française et les tours opérateurs se sont tournés vers la clientèle étrangère aisée, pour l’essentiel russe ou asiatique. Or, une telle stratégie pose deux problèmes majeurs. D’une part, il s’agit d’une clientèle difficile à fidéliser (effet du Brexit, guerre en Ukraine). D’autre part, la venue de skieurs de l’autre bout du monde implique un bilan carbone désastreux.

Pour assurer l’accueil de cette clientèle exigeante, les projets de constructions de très grandes résidences de standing dans nos massifs se multiplient, avec le risque évident de mettre les ressources naturelles sous tension pour les alimenter en eau et en électricité.

On assiste de plus en plus à une volonté des stations de diversifier leur activités (culture, balnéothérapie, centres aqua-ludiques, etc.) sans savoir quel impact cela aura sur le choix des destinations. Il est bien beau de communiquer sur des superlatifs (comme la création de l’escape ‘game’ le plus haut d’Europe à Val Thorens), ou de vouloir connecter les domaines déjà vastes des Deux Alpes et l’Alpe d’Huez avec un ambitieux projet de téléphérique, mais au final que ressortira-t-il d’une telle politique ? Les belles années du ski français sont probablement derrière nous.

Source : The Conversation.

Vue du projet de téléphérique entre les domaines skiables des Deux-Alpes et de l’Alpe d’Huez. (Source : Skiinfo / YouTube)

L’avenir sombre du ski

Dans mes notes sur le réchauffement climatique dans l’Arctique, je fais souvent référence à l’albédo, autrement dit la part de rayonnement solaire renvoyée vers l’atmosphère. L’albédo est une valeur comprise entre 0 et 1. Ainsi, un corps noir parfait, qui absorberait toutes les longueurs d’onde sans en réfléchir aucune, aurait un albédo nul. En revanche, un miroir parfait, qui réfléchirait toutes les longueurs d’onde, sans en absorber une seule, aurait un albédo égal à 1.

Pas sa capacité à réfléchir la lumière du soleil, la glace pourrait réduire l’impact du réchauffement climatique. La glace de mer est malheureusement en train de régresser, accordant plus de place aux eaux libres de l’océan. Ces dernières, plus sombres, absorbent la lumière du soleil, favorisant le réchauffement de notre planète.

L’albédo doit également être pris en compte sur les terres autres que l’Arctique et l’Antarctique. Ainsi, dans les Alpes, la réduction de la surface couverte de glace et de neige atténue considérablement l’albédo, favorisant, là aussi, l’accélération du réchauffement climatique.

Au cours de l’hiver 2022-2023, la neige s’est fait attendre dans les Alpes. Les vacances de Noël ont vu la mise à l’arrêt des remontées mécaniques. La neige est enfin arrivée en janvier, mais la douceur printanière qui s’est installée en février laisse supposer que la saison de ski sera courte. Les études sont formelles : s’il y a des années où il y a beaucoup de neige et d’autres où il y en a moins, la tendance générale est à la baisse. Par exemple, le CNRS nous apprend qu’au Col de Porte dans les Alpes, à 1325 m d’altitude, l’épaisseur du manteau neigeux a diminué de 40% entre la période 1960-1990 et la période 1990-2017.

La durée de l’enneigement diminue aussi : chaque degré de réchauffement au niveau mondial tend à conduire à une perte d’un mois d’enneigement en moyenne. On peut raisonnablement se demander quel sera l’avenir des stations de sport d’hiver. Pas de neige = pas de ski ! A cela s’ajoute la hausse des coûts de l’énergie, ce qui, au final, a un effet direct sur la fréquentation touristique. Avec la hausse des tarifs, les gens réfléchissent à deux fois avant d’aller skier.

Certains diront que la neige de culture comblera le vide créé par la neige naturelle, mais c’est loin d’être gagné. La neige artificielle est très consommatrice d’eau et d’énergie et les enneigeurs demandent des températures négatives pour fonctionner, ce qui n’est pas dans l’air du temps. On sait d’ores et déjà que d’ici 2030-2050 la quasi-totalité des stations de ski dans les Pyrénées ainsi qu’une grosse partie de celles à basse et moyenne altitude dans les Alpes ne seront plus rentables.

Je n’ai de cesse de le répéter : il faut que ces stations se diversifient si elles veulent survivre. Il est urgent qu’elles réfléchissent à une autre forme d’économie et à la mise en place de nouvelles activités.

De grands champions de ski vainqueurs de la Coupe du monde font partie des signataires d’une lettre adressée à la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) exigeant une action rapide contre le réchauffement climatique.
La lettre a été rédigée à l’occasion des championnats du monde de ski et à l’issue de plusieurs mois pendant lesquels le temps chaud et le manque de neige ont entraîné l’annulation de près d’un mois de compétition au début de cette saison, avec un entraînement de pré-saison réduit à néant par la fonte des glaciers européens, eux mêmes en voie de disparition.
On peut lire dans la lettre : « Nous subissons les effets du changement climatique dans notre vie quotidienne et notre profession. L’opinion publique sur le ski évolue vers l’injustifiable. Nous avons besoin d’une action organisationnelle progressive.. Les efforts actuels de la FIS en matière de développement durable sont insuffisants. »
Côté ski alpin, les athlètes ont demandé à la fédération de décaler le début de saison de fin octobre à fin novembre et la fin de saison de mi-mars à fin avril. Les saisons ont changé et tous les champions disent qu’ils doivent s’adapter à ces nouvelles circonstances.
Les skieurs ont également demandé un calendrier de compétitions plus «géographiquement raisonnable» pour réduire le bilan carbone.
A ce jour, la FIS n’a pas répondu.

La douceur de la température n’a pas permis aux enneigeurs de fonctionner à la fin de l’année 2022 (Photo: C. Grandpey)