Hilo (Hawaii) et le séisme de 1960 au Chili // Hilo (Hawaii) and the 1960 earthquake in Chile

drapeau francaisLe 22 mai 1960, un puissant séisme de M 9,5 a secoué le Chili et généré un énorme tsunami qui a atteint Hawaï quelque 15 heures plus tard, avec des effets dévastateurs pour Hilo où 61 personnes ont perdu la vie.
Un photographe anonyme a pris des photos en noir et blanc de cette scène de destruction. Il ya des raisons de croire que c’était un militaire car la série de clichés contient des images d’avions de l’US Air Force qui sont allés au Chili dans le cadre d’une aide internationale. Plus de 50 ans plus tard, un bénévole de la bibliothèque de Providence (Rhode Island) a retrouvé les photos et les a apportées au Tsunami Museum de Hilo. Ces photos représentent désormais une pièce du puzzle qui retrace l’histoire de la ville de Hilo.
Après le tsunami, le centre de Hilo a été transformé en un espace vert dont les Liliuokalani Gardens constituent la pièce maîtresse.
Si un puissant séisme semblable à celui survenu au Chili devait se reproduire, le nombre de morts à Hawaï ne serait probablement pas aussi élevé. Des balises ont été mises en place sur l’Océan Pacifique; elles permettraient d’observer la vitesse de déplacement du raz de marée. Aujourd’hui, le Centre d’Alerte aux Tsunamis dans le Pacifique (PTWC) basé à Hawaï donne des informations et évalue le risque de tsunami pour l’archipel.
Vous pouvez avoir accès au PTWC en cliquant sur ce lien: http://ptwc.weather.gov/
Des images de la ville de Hilo après le tsunami peuvent être vues à cette adresse:
http://westhawaiitoday.com/news/local-news/photos-1960-chile-earthquake-donated-pacific-tsunami-museum

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drapeau anglaisOn May 22nd 1960, a powerful M 9.5 earthquake shook Chile and generated a huge tsunami that reached Hawaii some 15 hours later and wreaked havoc in Hilo where 61 people died.
An unknown photographer came to the scene of destruction and documented the wreckage in stark black-and-white images. There are reasons to believe he was a military as the collection contains photographs of United States Air Force planes, which came to Chile as part of an international aid coalition.
More than 50 years later, a library volunteer in Providence, Rhode Island, came across the photographs and brought them to the Tsunami Museum in Hilo. Now the photos represent a puzzle piece that fits into the story of Hilo itself.
After the tsunami, Hilo downtown area was rebuilt as a green space, with Liliuokalani Gardens as its centerpiece.
Should a similar powerful earthquake occurred again in Chile, the death toll in Hawaii would probably not be so high. Beacons have been set up over the Pacific ocean, which would help to see haw fast the tidal wave is moving. Today, the Pacific Tsunami Warning Center (PTWC) in Hawaii is giving information and assessing the risk of a tsunami for the archipelago.
You can have access to the PTWC by clicking on this link: http://ptwc.weather.gov/
Photos of Hilo after the 1960 tsunami can be seen at this address:
http://westhawaiitoday.com/news/local-news/photos-1960-chile-earthquake-donated-pacific-tsunami-museum

Pas d’activité volcanique en Malaisie // No volcanic activity in Malaysia

drapeau francaisUn séisme de M 6.0 a secoué la région du Mont Kinabalu sur l’île de Bornéo en Malaisie vendredi dernier à 07h15 (heure locale). Des éboulements ont bloqué plus de 160 personnes sur la montagne. On déplore 11 morts, 8 disparus et plusieurs blessés. Au moins quatre randonneurs souffrent de fractures et de blessures à la tête.
Selon l’USGS, l’hypocentre du séisme se trouve à une profondeur de 10 km, avec son épicentre à environ 54 kilomètres à l’est de Kota Kinabalu, la capitale de l’Etat de Sabah.
Aucun dégât majeur et aucun décès n’ont été signalés et il n’y a pas eu d’alerte au tsunami. Le séisme a endommagé une route et au moins dix bâtiments, y compris des écoles, un hôpital, un commissariat de police, des banques, une mosquée et des supermarchés dans la ville de Ranau.
Le Mont Kinabalu (4095 mètres) est une destination touristique très populaire. Des milliers de personnes affluent chaque année pour faire l’ascension de la montagne. Un groupe tribal local estime que c’est un lieu sacré. La semaine qui a précédé le tremblement de terre, un groupe de 10 Occidentaux a téléchargé sur Internet leurs photos de nus, faites au sommet de la montagne, et suscité la colère des habitants qui pensent que le séisme est la preuve que les esprits de la montagne n’ont pas apprécié un tel acte.
La Malaisie se situe en dehors de la Ceinture de Feu, de sorte que les séismes majeurs sont rares dans le pays. Cependant, ceux enregistrés dans l’Etat de Sabah pourraient indiquer une activité volcanique en profondeur dans la croûte terrestre mais il n’y a aucune raison de s’inquiéter à l’heure actuelle. Un géologue de la région a déclaré que si une éruption devait se produire, ce serait dans un avenir très lointain. Cependant, le Service Météorologique Malaisien a indiqué qu’une telle possibilité ne saurait être écartée.
Le dernier séisme semble être un événement indépendant, sans relation avec ceux qui secouent le Japon et sans rapport avec l’activité volcanique du Mont Sinabung en Indonésie.
Source: Presse malaisienne.

Le seul volcan présent en Malaisie est le Mont Bombalai, dans la partie NE de l’Ile de Bornéo. Deux coulées de lave descendent vers la mer. Elles sont apparues lors d’une éruption qui a eu lieu il y a environ 27 000 ans.

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drapeau anglaisA M 6.0 earthquake rocked the area of Mount Kinabalu on Borneo Island in Malaysia last Friday at 7:15 a.m. (local time), leaving more than 160 people stranded on the peak. 11 trekkers are deas, 8 are missing and several were injured. At least four climbers suffered broken bones and head wounds.

According to the US Geological Survey, the quake hit at a depth of 10 kilometres, with its epicentre located about 54 kilometres east of Kota Kinabalu, the capital of Sabah.

No major damage or deaths were initially reported, and there was no tsunami warning. The earthquake damaged a road and at least ten buildings including schools, a hospital, a police station, banks, a mosque and supermarkets in the town of Ranau.

Mount Kinabalu (4095 m.)  is a popular tourist destination with thousands of people flocking each year to climb it. A local tribal group believes it to be a sacred place. The week before the earthquake, a group of 10 Westerners uploaded their nude photos, made on the mountain’s top, on the Internet, thus angering the locals and provoking suggestions that the quake was a sign that the spirits were disturbed by their act.

Malaysia lies outside the Ring of Fire, so major earthquakes are rare in the country. However, earthquakes in Sabah could be indications of volcanic activity deep in the earth’s crust but there’s no cause for alarm. A local geologist said that any eruption, if at all, would be in the very distant future. However, the Malaysian Meteo­rological Department said they cannot discount this possibility.

The last quake is considered as an independent geological condition and not related to recent earthquakes in Japan and Indonesian Mount Sinabung’s volcanic ac­­tivity.

Source: Malaysian newspapers.

The only volcano in Malaysia is Mount Bombalai in NE Borneo. Two lava flows extend almost to the coastal plain. The last eruption occurred about 27,000 years before present.

Kinabalu

Vue du Mont Kinabalu  (Crédit photo:  Wikipedia)

L’Aquila (Italie): La justice prononce l’acquitement des scientifiques

La Cour d’appel de L’Aquila a finalement acquitté lundi les sept scientifiques condamnés en première instance à six ans de prison pour avoir sous-estimé les risques avant le séisme qui avait fait plus de 300 morts en 2009. Pour mémoire, les scientifiques s’étaient réunis à L’Aquila six jours avant le tremblement de terre, mais n’avaient pas alerté les habitants des sérieux risques liés à celui-ci.

Jugés en appel, les sept scientifiques italiens (Franco Barberi, Enzo Boschi, Mauro Dolce, Bernardo De Bernardinis, Giulio Selvaggi, Claudio Eva et Gian Michele Calvi) ont été acquittés. Ces membres de la Commission « grands risques », six experts des tremblements de terre et le sous-directeur de la Protection civile Bernardo De Bernardinis, avaient été condamnés en octobre 2012 à six années de prison chacun  pour « homicide par imprudence ».

Sans donner d’explication, la cour a estimé que les faits ne constituaient pas un délit. La lecture de la décision dans la salle d’audience a été accueillie par des huées du public. Seule exception à l’acquittement général, Bernardo De Bernardinis a été condamné à deux ans de prison pour la mort de certaines victimes, mais acquitté pour la mort d’autres. La cour a toutefois suspendu sa peine de prison.

Les parties civiles ou le parquet peuvent encore introduire un recours devant la Cour de Cassation.

Comme je l’ai indiqué au cours de l’émission « Vies d’Envies », je trouvais scandaleuse la condamnation des sept scientifiques. Apparemment, la justice italienne ne connaît rien en sismologie, sinon elle saurait que nous sommes absolument incapables de prévoir le déclenchement d’un tremblement de terre. Dans ce contexte, comment les 7 scientifiques auraient-ils pu alerter la population ? Certes, la région de l’Aquila est une zone à risques, mais c’est tout ce que l’on peut dire ; rien de plus concernant la prévision !.

La condamnation (même si elle est suivie d’un acquittement) est grave car, à l’avenir, les scientifiques italiens réfléchiront deux fois avant d’alerter une population à propos d’un risque sismique ou volcanique. Comme me le confiait un jour Franco Barberi – l’un des scientifiques acquittés – à propos de la prochaine éruption du Vésuve : « Si je fais évacuer la population de Naples qu’il ne se passe rien, je passe pour un imbécile ; si je ne fais pas évacuer et qu’une catastrophe se produit, je vais en prison. »

Plus têtu qu’un Japonais, tu meurs! // Who can be more obstinate than a Japanese?

drapeau francaisLes autorités locales viennent de voter en faveur du redémarrage de la centrale nucléaire de Sendai, malgré les mises en garde des scientifiques et en dépit de l’opposition de l’opinion publique à l’énergie nucléaire. A Ichikikushikino, une ville à moins de 5 km de la centrale de Sendai, plus de la moitié des 30000 habitants ont signé au début de cette année une pétition contre le redémarrage de la centrale. De plus, les volcanologues ont fait remarquer que le séisme de 2011 (M 9,0 sur l’échelle de Richter) avait augmenté la probabilité d’activité volcanique dans la région. La centrale de Sendai est située à seulement 50 km du Sakurajima, un volcan très actif qui entre régulièrement en éruption
En dépit de ces mises en garde, le conseil municipal de Satsumasendai, dans la préfecture de Kagoshima, a massivement approuvé (avec19 voix sur 26) la décision de rouvrir la centrale de Sendai qui est l’un des principaux employeurs de l’île de Kyushu. Avant la catastrophe de Fukushima, les Japonais tiraient 30 pour cent de leur électricité à partir de l’énergie atomique.
L’Autorité de Régulation Nucléaire au Japon (NRA) a approuvé les normes de sécurité de Sendai en septembre, mais la centrale doit encore subir des contrôles de sécurité avant de pouvoir redémarrer.
Le vote est intervenu alors qu’un incendie a s’est déclaré mardi dans une autre centrale nucléaire gérée par Kyushu Electric. Le feu a pris dans un bâtiment annexe de la centrale de Genkai, dans la préfecture de Saga. Selon les autorités locales, l’incendie a été circonscrit par les ouvriers de la centrale. Personne n’a été blessé et on n’a observé aucun rejet de matières radioactives.

Source : The Japan Times.

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drapeau anglaisLocal officials have voted to reopen the Sendai nuclear plant, despite scientists’warnings of increased volcanic activity in the region and against the opposition of public opinion to nuclear energy. In Ichikikushikino, a city less than 5 km from the Sendai plant, more than half of its 30,000 residents signed a petition opposing the restart earlier this year. Besides, scientific authorities warned of increased seismic activity on the island. Volcanologists have warned that the 2011 earthquake, which measured 9.0 on the Richter scale, may have increased the likelihood of volcanic activity throughout the region.

The Sendai plant is also situated only 50 km from Mount Sakurajima, an extremely active volcano which erupts on a regular basis.

The municipal assembly in Satsumasendai, Kagoshima Prefecture, overwhelmingly approved (19 out of 26 votes) of proposals to open the Sendai plant, which is one of the chief employers on Kyushu island. The vote has been seen as an attempt to resurrect the country’s nuclear industry, which the Japanese government hopes to restart despite public opposition to nuclear energy in the wake of the Fukushima disaster. Prior to the disaster, the Japanese had derived 30 percent of their electricity from atomic power.

Japan’s Nuclear Regulation Authority (NRA) approved Sendai’s safety features in September, but the plant must still pass operational safety checks before it will be able to reopen.

The vote came as a fire broke out Tuesday at Kyushu Electric’s other nuclear plant, the Genkai facility in Saga Prefecture. The blaze started in an auxiliary building of the power station and was extinguished by plant workers, local officials said. There were no injuries and no release of radioactive materials.

Source: The Japan Times.