Nouvelle crise éruptive du Sinabung (Indonésie) // New eruptive crisis of Mount Sinabung

drapeau francaisSelon plusieurs organes de presse asiatiques, le Sinabung est à nouveau entré en éruption le samedi 12 juillet 2014, avec d’importantes émissions de cendre. Il n’est fait état d’aucune victime. Le volcan s’est manifesté à 23h05. La hauteur de la colonne éruptive n’a pas pu être déterminée car il faisait nuit et le temps était couvert. Des retombées de cendre ont été observées dans plusieurs localités du district de Karo, sans provoquer de nouvelles évacuations.

Même s’il est moins menaçant qu’il y a plusieurs mois, le Sinabung reste très actif. Une éruption a été enregistrée le 29 juin avec un panache de cendre de 4 km de hauteur. Une coulée pyroclastique s’est déclenchée le 10 juillet, suite à un effondrement de la partie supérieure d’un lobe de lave actif.

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drapeau anglaisAccording to several Asian newspapers, Mount Sinabung erupted again on Saturday July 12th 2014, spewing ash to the sky. No casualty was reported. The volcano erupted at 23.05 p.m. but the height of the eruptive column could not be determined as it took place at night and there were many clouds. Ashfall occurred in several place in Karo district, but it did not trigger further evacuation.
Although less threatening than several months ago, Mount Sinabung remains quite active. It erupted on June 29th, shooting ash up to 4,000 metres into the sky. A pyroclastic flow was also observed on July 10th, originating from a collapse on the upper part of an active lava lobe.

Les « tsunami earthquakes »

drapeau francaisQuand on évoque les séismes et les tsunamis, on a habituellement à l’esprit des événements très violents d’une magnitude très élevée, comme le séisme de M 9 qui a secoué Fukushima en 2011.
Cependant, tous les séismes ne sont pas identiques. Une nouvelle étude publiée le 5 mai dans la revue Earth and Planetary Science Letters nous apprend que des séismes inhabituellement lents peuvent, eux aussi, déclencher de puissants tsunamis.
Baptisés «tsunami earthquakes », ces séismes lents sont capables de créer des vagues énormes qui peuvent causer de graves dégâts aux villes côtières.

Les scientifiques ont découvert le premier exemple de « tsunami earthquake » il y  a 35 ans mais ils ont eu peu d’occasions d’en observer depuis car ils sont très rares. Aujourd’hui, la nouvelle étude explique que les « tsunami earthquakes » se produisent lorsque deux plaques tectoniques se trouvent « accrochées » à des volcans sous-marins éteints.
Les chercheurs pensent que les deux tsunamis qui ont frappé la Nouvelle-Zélande en 1947 ont été causés par des « tsunami earthquakes » qui se sont produits dans une zone située près de deux volcans sous-marins au large de la côte nord du pays. Le séisme a eu lieu lorsque la plaque tectonique Pacifique a glissé sous la plaque néo-zélandaise, provoquant la libération de l’énergie qui s’était accumulée. Cependant, la rupture provoquée par les «tsunami earthquakes » est lente comparée aux séismes classiques. Lors des «tsunami earthquakes », cette rupture se produit à 530-1070 kilomètres-heure. Lors des séismes classiques, la rupture peut se produire deux ou trois fois plus vite. La rupture lente laisse du temps pour la formation d’énormes vagues.
L’équipe de recherche estime que les tsunamis de Nouvelle-Zélande ont probablement atteint 13 mètres de hauteur. Depuis 1947, les scientifiques pensent que neuf autres événements similaires se sont produits.
Ainsi, le 2 Septembre 1992, un séisme d’une magnitude de M 5,3 (ce qui n’est pas énorme) s’est produit au large de la côte du Nicaragua. Il a généré une vague de 13 mètres de haut qui a atteint les côtes 40 à 70 minutes après le séisme, surprenant et tuant 170 personnes.
En 2006, un séisme au large de l’Indonésie avec une magnitude identique a créé une vague de 7 mètres de hauteur qui a noyé 637 personnes.
Les chercheurs sont arrivés à leur conclusion en étudiant les témoignages. Il n’est pas fait état des violentes secousses ressenties pendant les séismes classiques. Au contraire, les témoins ont déclaré qu’ils ont senti des « ondulations » du sol qui s’accompagnaient d’une sensation de mal de mer. Après l’analyse des données recueillies lors de recherches de gisement de pétrole et de gaz, les chercheurs ont pu localiser deux volcans éteints situés au large de la côte et qui ont probablement causé les tsunamis.
En comprenant les causes géologiques des « tsunami earthquakes », les scientifiques espèrent mieux cerner les zones les plus exposées et sensibiliser les populations vivant dans les régions côtières les plus à risque.

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drapeau anglaisWhen we think of earthquakes and tsunamis, we usually have in mind very violent events whose magnitude is very high, like the M 9 quake that shook Fukushima in 2011.

However, all earthquakes are not similar. A new study published on May 5th in the journal Earth and Planetary Science Letters informs us that unusually slow earthquakes can also trigger powerful tsunamis.

Called « tsunami earthquakes, » these slow quakes are capable of creating huge waves that can cause serious damage to coastal cities.

Scientists first discovered “tsunami earthquakes” 35 years ago. Now, the new study suggests that “tsunami earthquakes” happen when two tectonic plates get hung up on extinct seamounts.

The researchers propose that two tsunamis that struck New Zealand in 1947 were caused by “tsunami earthquakes” that struck in a zone near two sunken volcanoes off the country’s northern coast. The earthquake happened when the Pacific tectonic plate slid under the New Zealand tectonic plate, releasing a massive buildup of energy. However, the actual rupture of “tsunami earthquakes” is slow compared with regular earthquakes. The rupture happens at 530 to 1070 kilometres per hour. In regular earthquakes that rupturing can happen two or three times faster. The slow rupture allows time for huge waves to swell.

The research team estimates the New Zealand tsunamis might have reached 13 metres. Since the New Zealand “tsunami earthquake”, scientists think there have been nine other similar events.

On September 2nd, 1992, an earthquake with a magnitude of only M 5.3 occurred off the coast of Nicaragua. It created a wave 13 metres tall that reached the coasts 40 to 70 minutes after the quake and killed 170 people.

In 2006, an earthquake off the coast of Indonesia with the same magnitude created a wave 7 metres tall that drowned 637 people.

Researchers arrived at this conclusion by studying eyewitness accounts. Witnesses did not report any violent shaking associated with regular earthquakes. Instead they reported feeling the ground « rolling » and feelings of seasickness. After analyzing data originally collected for oil and gas deposit searches, the researchers were able to locate two extinct volcanoes off the coast that likely caused the tsunamis.

By understanding the geologic causes of “tsunami earthquakes”, scientists hope to pinpoint the areas that are most at risk and raise awareness among people living in coastal regions which are at risk.

Sangeang Api (Indonésie): Eruption en déclin // The eruption is declining

drapeau francaisLe volume de cendre émis par le Sangeang Api a commencé à diminuer mercredi, après plusieurs événements éruptifs qui ont laissé des milliers de personnes sans eau potable et provoqué l’annulation de vols intérieurs et internationaux à destination et en provenance d’Australie, de Singapour, de l’Est Timor et de Bali.
Les autorités locales indiquent que la cendre ne retombe plus sur les villages et les terres agricoles. De nombreux habitants qui avaient fui la région quand l’éruption a commencé ont regagné leurs maisons par bateau depuis leurs abris sur l’île voisine de Sangeang Darat, même si l’administration locale n’a pas encore approuvé leur retour.
En 1985, le gouvernement du président Suharto avait déplacé les habitants de Île Sangeang en mettant en place un programme de transmigration. Au cours des dernières années, plusieurs groupes d’habitants sont revenus sur l’île volcanique où ils pratiquent l’agriculture et l’élevage du bétail sur un sol particulièrement fertile.
Source: The Jakarta Post.

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drapeau anglaisThe volume of volcanic ash spewed by Mount Sangeang Api started to decrease on Wednesday, following eruptions that left thousands of people without clean water as well as the cancellations of domestic and international flights to and from Australia, Singapore, East Timor and Bali.

Local authorities indicate that volcanic ash is no longer falling upon village areas and farmland. Many residents who had fled the area when the eruption began have returned to their homes by boat from their shelters on neighbouring island Sangeang Darat, even though the local administration has not yet approved their return.

In 1985, then president Soeharto’s government displaced Sangeang Island inhabitants through a transmigration program. In the past few years several groups of residents have come back to the volcanic island to continue farming and raising cattle due to its fertile soil.

Source: The Jakarta Post.

Sangeang Api (Petites Iles de la Sonde / Indonésie) // Sangeang Api (Lesser Sunda Islands / Indonesia)

drapeau francaisVoici quelques détails supplémentaires sur le Sangeang Api qui n’est certainement pas le volcan le plus connu d’Indonésie, mais qui est capable de perturber le trafic aérien quand une éruption se produit ! A ce sujet, les vols au départ et à l’arrivée de Darwin (Australie) devaient reprendre ce dimanche. Il est toutefois demandé aux passagers de contacter leurs compagnies aériennes car la situation pourrait se modifier en cas de reprise de l’éruption.

Le Sangeang Api est situé sur l’une des Iles de la Sonde. Il est entré en éruption vendredi à 15h55 (heure locale) en émettant des panaches de cendre volumineux de plusieurs kilomètres de hauteur. Suite à l’éruption, le niveau d’alerte a été relevé de II (Waspada ) à III ( Siaga) à 16 heures.
L’île Sangeang Api n’a pas de résidents permanents. Elle a été évacuée par le gouvernement à travers un programme de transmigration en 1985. 263 familles ont alors été déplacées vers la terre ferme, soit dans le sous-district de Wera, soit dans le village de Sangeang. Les habitants de Sangeang possèdent des plantations sur l’île volcanique où ils travaillaient quand l’éruption s’est produite. Ils ont dû être évacués vers leur village qui se trouve à six kilomètres du volcan.
Des fournitures ont été distribuées dans le village et il n’est fait état d’aucune victime de l’éruption.
Le Sangeang Api est entré en éruption à plusieurs reprises en 1911 et 1953 ainsi que pendant les périodes 1964-1967, 1985-1987 et 1997-1999.

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drapeau anglaisHere are a few more details about Sangeang Api which is certainly not the best-known volcano of Indonesia, but which is able to disrupt air traffic when an eruption occurs! It should be noted that flights to and from Darwin were expected to resume this Sunday. However, passengers are advised to contact their air companies as the situation might change in case of a new eruption of the volcano.

Sangeang Api is located on an island in the Lesser Sunda Islands. It erupted on Friday at 03:55 p.m. (local time) spewing voluminous plumes of ash several kilometres into the air. Due to the eruption, the alert level was raised from II (Waspada) to III (Siaga) at 04:00 p. m.

Sangeang Api Island has no permanent residents. It was emptied by the government through a transmigration program in 1985 and 263 families were moved to Wera subdistrict or inland Sangeang. The people of inland Sangeang own plantations in the island, so that during the eruption they were working on the plantations and had to be evacuated to the mainland Sangeang village, six kilometres away from the volcano.
Supplies were distributed to the village, and there was no report of any casualty due to the eruption.
Mount Sangeang Api already erupted several times in 1911 and 1953 as well as in the 1964-1967, 1985-1987 and 1997-1999.

Sangeang_Api-blog

Vue du Sangeang Api depuis l’espace  (Crédit photo:  NASA)