La fonte du Groenland (suite) // The melting of Greenland (continued)

Alors que plus de la moitié de la saison de fonte 2023 s’est écoulée, le Groenland a connu une transformation substantielle de sa couverture neigeuse. Selon le National Snow and Ice Data Center (NSIDC ), la fonte a été supérieure à la moyenne pendant une grande partie de la saison, avec en particulier plusieurs jours en juin et juillet, lorsque la fonte a été observée sur 800 000 kilomètres carrés, soit 50 % de la surface de la calotte glaciaire du Groenland.

La fonte estivale était en train de s’accélérer le 14 juin 2023, lorsque l’Operational Land Imager (OLI) du satellite Landsat 8 a acquis la première image du glacier Frederikshåb. Ce glacier, situé dans le sud-ouest du Groenland, descend de la calotte glaciaire, serpente le long d’une série de vallées, puis atteint un terrain plus régulierle long de la côte.

Glacier Frederikshåb le 14 juin 2023

La deuxième image du glacier Frederikshåb , acquise par l’OLI-2 sur le satellite Landsat 9, montre la même zone le 24 juillet 2023, après plus d’un mois de fonte supplémentaire. On remarquera la réduction spectaculaire de l’étendue de la neige en surface, avec réduction parallèle de l’albédo.

Glacier Frederikshåb le 24 juillet 2023

Depuis septembre 2021, lorsque le satellite Landsat 9 a rejoint son homologue Landsat 8 en orbite au-dessus de la Terre, les scientifiques obtiennent des vues détaillées plus fréquentes de notre planète. Les satellites Landsat 8 et Landsat 9 acquièrent ensemble quelque 1 500 vues chaque jour. Ces images sont très utiles pour observer les régions glaciaires, là où les changements saisonniers peuvent être rapides et spectaculaires.

Un autre changement saisonnier visible dans les deux images ci-dessus est le passage de la neige «propre» à la glace «sale». Ce phénomène est dû à la présence de particules de carbone ou de poussière qui se sont accumulées sur la glace. Au fur et à mesure que la neige et la glace fondent, ces impuretés se déposent et donnent cette couleur. Comme indiqué plus haut, l’assombrissement de la surface de la glace réduit son albédo, ce qui va accélérer sa fonte avec l’absorption d’énergie solaire supplémentaire pendant les mois d’été.

Un autre changement observable sur les images satellitaires est la présence d’ « étangs ou lacs – de fonte« , à la surface de la calotte glaciaire. De couleur bleu foncé, ils se forment là où la neige a fondu et où l’eau s’est accumulée dans les points bas de la surface ondulée de la calotte glaciaire. Ils sont un indicateur important de l’intensité de la saison de fonte au Groenland, qui s’étend généralement de mai à début septembre.
Seuls quelques étangs de fonte sont visibles sur l’image du 24 juillet, peut-être parce que l’eau de fonte a déjà quitté la calotte glaciaire et s’est infiltrée à travers la glace. En revanche, un grand nombre d’étangs de fonte était visible à une centaine de kilomètres au nord de Frederikshåb le 8 juillet, lorsque l’OLI-2 sur Landsat 9 a acquis l’image ci-dessous.
Ces changements sont dus à l’été de plus en plus chaud qui s’est installé dans la région à la fin juin. Au même moment, les vents chauds du sud-ouest et le ciel clair ont considérablement augmenté la fonte sur la calotte glaciaire, en particulier vers le sud de l’île.

Lacs de fonte le 8 juillet 2023

(Source images : NASA)

Jusqu’à présent, au cours de la saison de fonte du Groenland en 2023, les pics de fonte quotidienne sont restés inférieurs à ceux de 2012 qui fut une année de fonte exceptionnelle par son ampleur. Pourtant, à la mi-juillet, l’étendue de la fonte quotidienne était a été constamment supérieure à la moyenne de 1981-2010, et 2023 est à égalité avec plusieurs autres années de forte fonte au cours des dernières décennies.

Source : Friends of NASA.

————————————————–

More than halfway through the 2023 melting season, Greenland has seen a substantial transformation of its snow cover. Melting has been above average for much of the season, including on several days in June and July when melt was detected across 800,000 square kilometers – up to 50 percent – of Greenland Ice Sheet’s surface, according to the National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

Summer melting was ramping up on June 14th, 2023, when the Operational Land Imager (OLI) on Landsat 8 acquired the first image of , Glacier (see above). This glacier, located in southwest Greenland, flows downward from the Greenland Ice Sheet, winds past a series of valleys, then flattens out on smoother terrain along the coast.

The second image (see above), acquired with the OLI-2 on Landsat 9, shows the same area on July 24th, 2023, after more than a month of additional melting. One can notice the dramatic reduction in the extent of brighter (high albedo) surface snow.

Since September 2021, when Landsat 9 joined Landsat 8 in orbit over Earth, scientists have been getting more frequent detailed views of Earth. The Landsat 8 and Landsat 9 satellites together acquire about 1,500 scenes from across the planet every day. This comes in handy for observing the planet’s icy regions, where seasonal changes can be quick and dramatic.

Another seasonal change visible in the image pair above is the transition from “clean” snow to “dirty” ice. One reason for the darker color is due to the presence of particles, such as black carbon or dust, that have accumulated on the ice. As the snow and ice melt, these impurities are left behind. Darkening of the ice surface lowers its albedo, which can hasten melting through the absorption of additional solar energy in the summer months.

Another change is in the presence of ponded water, or “melt ponds,” on the surface of the ice sheet (see image above). Deep blue in color, they form where snow has melted and pooled in low spots on the ice sheet’s undulating topography. They can be an important indicator of the strength of Greenland’s melting season, which generally runs from May to early September.

Only a few melt ponds are visible in the July 24th image, possibly because meltwater had already run off the ice sheet or been channeled down through the ice. However, abundant melt ponds were visible about 100 kilometers north of Frederikshåb on July 8th, when the OLI-2 on Landsat 9 acquired the image above.

The changes are the result of the increasing warmth of summer weather that took hold across the region in late June. This is when warm southwesterly winds and clear skies significantly enhanced the amount of melting on the ice sheet, especially toward the island’s south.

So far in Greenland’s 2023 melting season, spikes in daily melt area have stayed below those of 2012, a year with exceptionally widespread melting. Still, as of mid-July, daily melt extents have been consistently higher than the 1981-2010 average, and 2023 is on par with several other high melt years in recent decades.

Source : Friends of NASA.

Jean-Louis Etienne : entre « Persévérance «  et « Polar Pod »

Le 16 mars 2021, j’écrivais une note sur ce blog à propos du « Polar Pod« , une expédition autour du continent antarctique, imaginée par le médecin et explorateur Jean-Louis Etienne. Le projet initial prévoyait une mise en œuvre à partir de 2015 mais des retards sont intervenus. En 2017, à l’occasion d’une rencontre avec Jean-Louis Etienne, à laquelle participait également Laurent Ballesta, l’explorateur nous avait fait part des retards probables au niveau du financement du projet. Par la suite, le lancement du projet a été prévu en 2023. Aujourd’hui, on parle plutôt de 2025.

Le Polar Pod est un grand flotteur vertical de 100 mètres de haut dont 80 sont immergés pour plus de stabilité, avec un poids total de 1000 tonnes. De chaque côté du flotteur sont arrimées deux passerelles sur lesquelles on peut mettre des voiles permettant d’infléchir légèrement la trajectoire de navigation..

Se laissant entraîner par le courant circumpolaire, le Polar Pod devrait réaliser deux tours de l’Antarctique.Trois marins et quatre ingénieurs seront mobilisés, et relayés en moyenne tous les deux mois. L’objectif de l’expédition est de recueillir des données sur le climat, la biodiversité et la pollution dans cette région du monde qui est un élément essentiel de la régulation du climat. Selon les scientifiques, les eaux froides autour de l’Antarctique absorbent 40 % des émissions de gaz carbonique d’origine anthropique. Il est également prévu de faire un inventaire de la faune locale par acoustique parce que le Polar Pod est un navire totalement silencieux.

Jean-Louis Etienne m’avait indiqué que la pédagogie serait présente dans le projet et qu’une communication avec les établissements scolaires serait mise en place.

En attendant la mise en route du Polar Pod, Jean-Louis Etienne a quitté Marseille le 15 juin 2023 à bord de son navire « Persévérance« , conçu pour naviguer dans les eaux polaires. Avec ses 42 mètres de long et 11 mètres de large, c’est un voilier robuste à la coque en aluminium. Sa véritable finalité sera de ravitailler en mer l’équipage du Polar Pod dans l’océan Austral autour de l’Antarctique.

D’ici 2025, le « Persévérance » va beaucoup naviguer et servir à faire des prélèvements dans l’océan pour les scientifiques du GIEC. À bord du navire, un laboratoire collectera des données dans les zones polaires, notamment au Groenland.

Le voilier servira aussi d’attraction touristique pour financer ce projet estimé à 18 millions d’euros. Si l’Etat s’occupe du financement du Polar Pod, Jean-Louis Etienne doit assurer celui de l’expédition. « Persévérance » a une capacité d’accueil de 12 personnes qui payent pour venir à bord et qui participent dans ce sens à l’économie du projet. La première croisière est prévue dès le 15 juin, avec un cap sur l’Arctique et l’île norvégienne du Spitzberg. Si vous êtes intéressé par ces croisières, rendez-vous sur ce lien : https://www.bateauperseverance.com/fr/

Source : France Info, Jean-Louis Etienne.

 

Source: Jean-Louis Etienne

Réchauffement climatique et glaciers : un cycle infernal // Global warming and glaciers : an infernal cycle

Comme je l’ai écrit dans ma note précédente, l’interaction du glacier Petermann (Groenland) avec les eaux océaniques de plus en plus chaudes le fait reculer de plus en plus vite. De 2017 à 2022, la ligne d’échouage – aussi appelée ligne d’ancrage – du glacier a reculé de 1,6 km dans la partie ouest du glacier et de 3,7 kilomètres en son centre. Une immense cavité de 204 mètres de haut a été creusée par l’eau de mer plus chaude sous le glacier.
Si cette interaction océanique se poursuit, l’élévation du niveau de la mer due à la fonte des glaciers interviendra plus rapidement que les scientifiques ne le pensaient auparavant. C’est particulièrement inquiétant car les modèles actuels de réchauffement climatique devront peut-être être ajustés et inclure la contribution de la fonte des zones d’échouage glaciaire à l’élévation du niveau de la mer. Le processus va générer un cycle infernal et inarrêtable dans lequel le réchauffement des océans fait fondre les glaciers, ce qui entraîne une élévation du niveau de la mer, ce qui signifie aussi plus de contact entre les glaciers et l’océan, et ce qui signifie plus de fonte glaciaire.
Cette interaction glace-océan rend les glaciers plus sensibles au réchauffement des océans. A l’heure actuelle, ces dynamiques ne sont pas incluses dans les modèles ; si elles l’étaient, cela augmenterait les projections d’élévation du niveau de la mer jusqu’à 200%, non seulement pour le glacier Petermann mais pour tous les glaciers qui terminent leur course dans l’océan, comme c’est le cas dans la majeure partie du nord du Groenland et dans tout l’Antarctique.
La situation est particulièrement inquiétante car la calotte glaciaire du Groenland a perdu des milliards de tonnes de glace au cours des dernières décennies, avec une hausse du niveau de la mer de 14 millimètres depuis le début des années 1970. De plus, avec la hausse de la température des océans au fil du temps, les conditions seront réunies pour que les eaux plus chaudes viennent saper les glaciers encore davantage. L’élévation du niveau de la mer déjà observée menace les villes côtières du monde entier.
Dans plusieurs régions des États-Unis, l’élévation rapide du niveau de la mer a conduit des États comme le Texas et la Louisiane à lutter contre l’érosion. L’élévation du niveau de la mer signifiera également plus d’inondations lors des grandes marées en Floride dans un proche avenir. L’augmentation du nombre d’inondations va perturber le marché immobilier de cet État, car les propriétaires vont probablement voir la valeur des propriétés chuter au fil du temps.
Source : Yahoo Actualités.

——————————————-

As I put it in my previous post, the Petermann Glacier’s interactions with increasingly warming ocean tides are causing that glacier to retreat faster than previously observed. From 2017 to 2022, the glacier’s grounding line retreated 1.6 kmon the western side of the glacier, and 3.7 kilometers at the glacier’s center. A huge cavity, 204 meters tall, was carved by the warmer ocean water in the underside of the glacier.

If those ocean interactions continue, it will mean that sea level rise from melting glaciers will happen faster than scientists previously thought. This is especially alarming because current global warming models may have to be adjusted to include how melting observed at glacial grounding zones will contribute to sea level rise. The process could create a cycle: warming oceans melt glaciers, which causes sea levels to rise, which means more contact between glaciers and the ocean, which means more glacial melting.

These ice-ocean interactions make the glaciers more sensitive to ocean warming. These dynamics are not included in models ; should they be included, it would increase projections of sea level rise by up to 200 percent, not just for Petermann but for all glaciers ending in the ocean, which is most of northern Greenland and all of Antarctica.

The findings are also worrying because the Greenland Ice Sheet has lost billions of tons of ice to the oceans in the last few decades, which has increased sea levels by 14 millimeters since the early 1970s. Moreover, ocean temperatures have increased over time, creating even more conditions where warming waters will deplete glaciers even faster. Already rapidly observed sea level rise is threatening coastal cities all over the world.

In several parts of the U.S., rapid sea level rise has led to states like Texas and Louisiana struggling with erosion. Sea level rise will also mean more flooding and king tides for Florida in the near future. In more personal terms—increased flooding has also messed with the state’s real estate market, as homeowners could see property values plunge over time.

Source : Yahoo News.

Comportement de la plate-forme glaciaire au Groenland et en Antarctique

Les Vikings chassés du Groenland par la montée des eaux ? // Were the Vikings driven from Greenland by rising seas?

Des scientifiques ont récemment découvert que l’extension de la calotte glaciaire arctique et l’élévation du niveau de la mer qui s’est produite par la suite ont entraîné des inondations côtières à grande échelle. Elles ont chassé les Vikings du Groenland au 15ème siècle.
Les Vikings se sont établis dans le sud du Groenland vers l’an 985 après J.-C. avec l’arrivée d’Erik Thorvaldsson, mieux connu sous le nom d' »Erik le Rouge », un explorateur d’origine norvégienne qui s’embarqua pour le Groenland après avoir été chassé d’Islande pour meurtre. D’autres colons vikings l’ont rapidement suivi et formé des communautés qui ont prospéré pendant des siècles. Il faut toutefois se rappeler qu’au moment de l’arrivée des Vikings, le Groenland était déjà habité par des peuplades de la culture Dorset, un groupe autochtone qui a précédé l’arrivée des Inuits dans l’Arctique.
Vers le 15ème siècle, de manière surprenante, les signes d’implantation nordique dans la région ont disparu des archives archéologiques. Les chercheurs ont tout d’abord pensé que des facteurs tels que le changement climatique et des bouleversements économiques avaient probablement conduit les Vikings à abandonner le Groenland. Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée en avril 2023 dans les Proceedings de l’Académie des Sciences montre que la montée des eaux a joué un rôle clé en submergeant des kilomètres de côtes.
Entre le 14ème et le 19ème siècle, l’Europe et l’Amérique du Nord ont connu une période de froid connue sous le nom de Petit Age Glaciaire. Dans ces conditions, la calotte glaciaire du Groenland s’est agrandie considérablement. Dans le même temps, son impact sur le substrat a rendu les zones côtières plus sujettes aux inondations. De plus, la hausse de l’attraction gravitationnelle entre la calotte glaciaire en expansion et les grandes étendues de glace de mer a repoussé l’eau de mer vers la côte du Groenland. Ces deux processus ont probablement causé des inondations à grande échelle le long du littoral, dans la région où les Vikings s’étaient installés.
Les scientifiques ont testé leur hypothèse en modélisant la croissance de la glace dans le sud-ouest du Groenland au cours de la période de 400 ans d’occupation nordique, et en ajoutant ces calculs à un modèle montrant l’élévation du niveau de la mer pendant cette période. Ils ont ensuite analysé les cartes connues de sites vikings pour voir s’il y avait correspondance entre leurs modélisations et les preuves archéologiques marquant la fin d’une présence viking au Groenland.
Les modèles montrent qu’entre 1000 et 1400 la montée des eaux autour du Groenland a inondé de 3,30 mètres les colonies vikings, submergeant quelque 204 kilomètres carrés de terres côtières. La mer a recouvert les terres que les Vikings utilisaient pour l’agriculture et comme pâturages pour leur bétail.
Cependant, l’élévation du niveau de la mer n’est probablement pas la seule raison pour laquelle les Vikings ont quitté le Groenland. D’autres problèmes ont pu provoquer la disparition de ces communautés. Des facteurs externes telles que le changement climatique, les agitations sociales et l’épuisement des moyens de subsistance ont pu inciter les Vikings à abandonner définitivement leurs colonies. On peut lire dans l’étude qu’« une combinaison de changements climatiques et environnementaux, l’évolution des ressources, le flux de l’offre et de la demande de produits exclusifs pour le marché étranger et les interactions avec les Inuits du Nord ont pu contribuer à cette situation. Il est probable qu’une combinaison de ces facteurs a poussé les Scandinaves à quitter le Groenland et aller plus à l’ouest. »
Source : Yahoo Actualités.

———————————————

Scientists recently found that ice sheet growth and sea level rise led to massive coastal flooding that drove the Vikings out of Greenland in the 15th century.

The Vikings first established a foothold in southern Greenland around A.D. 985 with the arrival of Erik Thorvaldsson, also known as « Erik the Red, » a Norwegian-born explorer who sailed to Greenland after being exiled from Iceland. Other Viking settlers soon followed, forming communities that thrived for centuries. One should remember that at the time of the Vikings’ arrival, Greenland was already inhabited by people of the Dorset Culture, an Indigenous group that preceded the arrival of the Inuit people in the Arctic.

Around the 15th century, signs of Norse habitation in the region vanished from the archaeological record. Researchers previously suggested that factors such as climate change and economic shifts likely led the Vikings to abandon Greenland. Now, a new study published in April 2023 in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences shows that rising seas played a key role, by submerging kilometers of coastline.

Between the 14th and 19th centuries, Europe and North America experienced a period of significantly cooler temperatures, known as the Little Ice Age. Under these cold conditions, the Greenland Ice Sheet probably became much bigger. As it increased, its heaviness weighed down the substrate underneath, making coastal areas more prone to flooding. At the same time, the increased gravitational attraction between the expanding ice sheet and large masses of sea ice pushed more seawater over Greenland’s coast. These two processes probably caused widespread flooding along the coastline, in the region where the Vikings were settled.

The scientists tested their hypothesis by modeling estimated ice growth in southwestern Greenland over the 400-year period of Norse occupation and adding those calculations to a model showing sea level rise during that time. Then, they analyzed maps of known Viking sites to see how their findings lined up with archaeological evidence marking the end of a Viking presence in Greenland.

Their models showed that from about 1000 to 1400, rising seas around Greenland flooded Viking settlements by as much as 3.3 meters, affecting about 204 square kilometers of coastal land. This flooding submerged land that the Vikings used for farming and as grazing pastures for their cattle.

However, sea level rise was probably not the only reason the Vikings left Greenland. Other types of challenges can cause long-standing communities to collapse, and external pressures such as climate change, social unrest and resource depletion may have spurred the Vikings to abandon their settlements for good. One can read in the study that « a combination of climate and environmental change, the shifting resource landscape, the flux of supply and demand of exclusive products for the foreign market, and interactions with Inuit in the North all could have contributed to this out-migration. Likely a combination of these factors led to the Norse migration out of Greenland and further west. »

Source : Yahoo News.

Erik le Rouge (Photo: C. Grandpey)