L’indice d’explosivité volcanique (Volcanic Explosivity Index)

drapeau francaisOn peut lire sur le site « geology.com » un article très intéressant sur l’indice d’explosivité volcanique (VolcanicExplosivity Index, ou VEI en raccourci).
http://geology.com/stories/13/volcanic-explosivity-index/

L’indice d’explosivité volcanique est une échelle utilisée pour comparer les éruptions volcaniques entre elles. Il a été mis au point en 1982 par Chris Newhall de l’USGS et Stephen Self de l’Université d’Hawaii. C’est un instrument très précieux, car il peut être utilisé à la fois pour définir les dernières éruptions dont les scientifiques ont été témoins et les éruptions historiques qui se sont produites il y a des milliers ou des millions d’années.
Le principal facteur utilisé pour déterminer le VEI est le volume de matériaux pyroclastiques émis par le volcan, que ce soit la cendre, les tephra, les coulées pyroclastiques, ou d’autres types d’éjectas. La hauteur de la colonne éruptive et la durée de l’éruption sont également prises en compte dans l’attribution d’un niveau VEI.
L’échelle VEI commence à 0 pour les éruptions qui produisent moins de 0,0001 kilomètre cube de matériaux. La plupart de ces éruptions sont de très petite taille ; elles peuvent être effusives plutôt qu’explosives.
Les éruptions de VEI 1 produisent entre 0,0001 et 0,001 kilomètres cubes de matériaux. Au-dessus du VEI 1, l’échelle devient logarithmique, ce qui signifie que chaque échelon représente une augmentation de 10 fois la quantité de matière éjectée. Ainsi, les éruptions de VEI 2 produisent entre 0,001 et 0,01 kilomètres cubes d’éjectas. Celles de VEI 3 en produisent entre 0,01 et 0,1 kilomètres cubes. On peut voir l’échelle de VEI 0 de VEI 8 dans le schéma qui figure dans la partie droite de la page.
Comme chaque échelon correspond à une augmentation de 10 fois de la matière éjectée, il y a une énorme différence entre la taille d’une éruption sur le bas d’un échelon et une éruption sur le haut d’un autre. Pour cette raison, un « + » est souvent ajouté à des éruptions qui sont connues pour être dans la partie supérieure de l’échelon. Par exemple, l’éruption du Katla (Islande) le 12 Octobre, 1918 a reçu un « VEI 4 + » parce qu’elle avait un VEI 4 très élevé.

Il s’agit là d’un résumé rapide de l’article du site « geology.com ». Même s’il est rédigé en anglais, je vous conseille de le lire dans son intégralité, car il donne d’autres informations intéressantes, en particulier sur les grandes éruptions.

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drapeau anglaisOne can read on the website “geology.com” a very interesting article about the Volcanic Explosivity Index (VEI).

http://geology.com/stories/13/volcanic-explosivity-index/

The Volcanic Explosivity Index is a scale used to compare volcanic eruptions with one another. It was developed in 1982 by Chris Newhall of the United States Geological Survey and Stephen Self of the University of Hawaii. It is a very precious instrument because it can be used for both recent eruptions that scientists have witnessed and historic eruptions that happened thousands to millions of years ago.
The main characteristic used to determine the VEI is the volume of pyroclastic material ejected by the volcano, whether ash, tephra, pyroclastic flows, and other types of ejecta. The height of the eruption column and the duration of the eruption are also considered in assigning a VEI level to an eruption.
The VEI scale begins at 0 for eruptions that produce less than 0.0001 cubic kilometre of volcanic material. Most of these eruptions are very small in size and can be effusive rather than explosive.
Eruptions rated at VEI 1 produce between 0.0001 and 0.001 cubic kilometres of ejecta. Above VEI 1, the scale becomes logarithmic, meaning that each step in the scale represents a 10-fold increase in the amount of material ejected. VEI 2 eruptions produce between 0.001 and 0.01 cubic kilometres of ejecta. VEI 3 eruptions produce between 0.01 and 0.1 cubic kilometres of ejecta. The progression of the scale from VEI 0 to VEI 8 is shown in the diagram at right.
Because each step of the scale is a 10-fold increase in material ejected, there is an enormous difference in the size of an eruption on the low end of a step and an eruption on the high end of a step. For this reason, a « + » is often added to eruptions that are known to be on the upper end of their step. For example, the eruption of Katla (Iceland) on October 12th, 1918 was rated at VEI 4+ because the eruption was a very strong VEI 4.

This is a rapid summary of the article. I would advise you to read it completely as it gives more interesting information, especially on major eruptions.

VEI-blog

St-helens-eruption

En 1980, l’éruption du St Helens  (0,25

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km3 de matériaux émis) avait un VEI 4.

Sangeang Api (Indonésie): Eruption en déclin // The eruption is declining

drapeau francaisLe volume de cendre émis par le Sangeang Api a commencé à diminuer mercredi, après plusieurs événements éruptifs qui ont laissé des milliers de personnes sans eau potable et provoqué l’annulation de vols intérieurs et internationaux à destination et en provenance d’Australie, de Singapour, de l’Est Timor et de Bali.
Les autorités locales indiquent que la cendre ne retombe plus sur les villages et les terres agricoles. De nombreux habitants qui avaient fui la région quand l’éruption a commencé ont regagné leurs maisons par bateau depuis leurs abris sur l’île voisine de Sangeang Darat, même si l’administration locale n’a pas encore approuvé leur retour.
En 1985, le gouvernement du président Suharto avait déplacé les habitants de Île Sangeang en mettant en place un programme de transmigration. Au cours des dernières années, plusieurs groupes d’habitants sont revenus sur l’île volcanique où ils pratiquent l’agriculture et l’élevage du bétail sur un sol particulièrement fertile.
Source: The Jakarta Post.

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drapeau anglaisThe volume of volcanic ash spewed by Mount Sangeang Api started to decrease on Wednesday, following eruptions that left thousands of people without clean water as well as the cancellations of domestic and international flights to and from Australia, Singapore, East Timor and Bali.

Local authorities indicate that volcanic ash is no longer falling upon village areas and farmland. Many residents who had fled the area when the eruption began have returned to their homes by boat from their shelters on neighbouring island Sangeang Darat, even though the local administration has not yet approved their return.

In 1985, then president Soeharto’s government displaced Sangeang Island inhabitants through a transmigration program. In the past few years several groups of residents have come back to the volcanic island to continue farming and raising cattle due to its fertile soil.

Source: The Jakarta Post.

Les volcans vont-ils empêcher le redémarrage des centrales nucléaires japonaises ? // Will volcanoes be an obstacle to the restart of Japan’s nuclear plants?

drapeau francaisDans les trois années qui ont suivi la catastrophe de Fukushima, les distributeurs d’électricité japonais ont dépensé 15 milliards de dollars pour renforcer la protection des centrales nucléaires contre les séismes, les tsunamis, les tornades et les menaces terroristes.
Au moment où l’agence de sécurité nucléaire japonaise s’apprête à décider si le premier des 48 réacteurs à l’arrêt dans le pays peut recommencer à fonctionner, le débat sur la sécurité qui a fait suite à la catastrophe de Fukushima se trouve confronté à un autre risque : les volcans .
L’Autorité de Régulation Nucléaire ( NRA) a déjà indiqué que le risque d’une activité volcanique au cours de la durée de vie de la centrale nucléaire Kyushu Electric Power à Sendai (Préfecture de Kagoshima) était négligeable, ce qui suggère qu’elle va lui donner le feu vert. La centrale, à environ 1000 km au sud de Tokyo, se trouve dans une région volcanique active.
Les critiques disent que l’agence refuse de prendre en compte la chaîne dévastatrice – quoique peu probable – d’événements qui a entraîné une catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011, quand un tsunami a fracassé la structure.
Pendant la période où les réacteurs ont été mis à l’arrêt, le Japon a dû dépenser environ 87 milliards de dollars en combustible de remplacement. En effet, avant 2011, le Japon produisait environ 30 pour cent de son électricité à partir du nucléaire.
Comme Kyushu Electric a perdu 5,9 milliards de dollars au cours des trois dernières années, ses gestionnaires sont impatients de voir redémarrer les deux réacteurs de la centrale.
Le problème est que les volcans ne sont pas loin de cette centrale et le risque d’une éruption ne peut pas être mis de côté. Sendai se trouve à l’extrémité sud de l’île de Kyushu, à 50 km du Sakurajima. La région héberge également cinq caldeiras géantes et la plus proche est à seulement 40 km de la centrale de Sendai.
Il y a de fortes chances pour que le risque volcanique n’ait jamais vraiment été abordé au cours des débats et discussions. Ceux qui défendent le redémarrage de Sendai expliquent que les éruptions qui donnent naissance aux caldeiras sont dévastatrices, mais extrêmement rares. Les scientifiques évaluent à moins de 1 sur 10 000 le risque d’une éruption majeure de ce type au Japon en une année donnée. La plus récente méga éruption dans le sud du Japon se trouve dans la caldeira sous-marine de Kikai qui a été formée par une éruption violente il y a environ 7300 ans. L’éruption a recouvert le sud de Kyushu de plus de 60 centimètres de cendre.
Dans un modèle présenté par Kyushu Electric, une éruption semblable à celle qui a eu lieu il y a 12 000 ans couvrirait la centrale de Sendai de 15 centimètres de cendre et bloquerait les routes. Le distributeur d’électricité qui gère la centrale a déclaré qu’il serait en mesure de dégager la cendre et que Sendai pourrait continuer à fonctionner. Il a également déclaré qu’il installerait de nouveaux équipements de surveillance autour des caldeiras proximité et qu’il élaborerait des plans pour déplacer les combustibles hautement radioactifs vers un site plus sûr si la menace d’une éruption était détectée.
Le problème est que la science n’est pas en mesure de prévoir  les éruptions. Comme l’a déclaré le président de la commission de surveillance des éruptions volcaniques de l’Agence Météorologique Japonaise:  » Il n’existe aucun moyen réel de prévoir les éruptions. La question est de savoir quand l’éruption va se produire, et nous n’avons pas la technologie pour le faire. »
Dès que la NRA donnera le feu vert au redémarrage de la centrale nucléaire de Sendai, les localités situées à proximité organiseront des réunions publiques. Le gouvernement japonais a dit qu’il s’en remettrait à la préfecture et aux autorités locales avant de prendre la décision finale concernant le redémarrage de la centrale de Sendai.
Source : Agence Reuters.

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drapeau anglaisIn the three years since the Fukushima disaster, Japan’s utilities have spent $15 billion to reinforce their nuclear plants against earthquakes, tsunamis, tornadoes and terrorist attacks.

But as Japan’s nuclear safety agency prepares to decide on whether the first of the country’s 48 idled reactors is ready to start again, the post-Fukushima debate about safety has turned to another risk: volcanoes.

The Nuclear Regulation Authority (NRA) has already said the chance of volcanic activity during the lifespan of Kyushu Electric Power’s nuclear plant at Sendai (Kagoshima Prefecture) was negligible, suggesting it will give it the green light. The plant, some 1,000 km south of Tokyo, lies in an active volcanic region.

Critics say that the agency do not want to take into account the unlikely but potentially devastating chain of events that sent the Fukushima Daiichi plant into nuclear disaster in 2011 when a tsunami crashed into the facility.

While reactors have been offline, Japan has had to spend around $87 billion on replacement fuel. Indeed, before 2011, Japan got about 30 percent of its electricity from nuclear power.

As Kyushu Electric has lost $5.9 billion over the past three years, the facility is eager to have its two-reactor facility at Sendai restarted.

The problem is that volcanoes are not far from the nuclear plant and the risk of an eruption may not be put aside. Sendai is located at the southern end of the island of Kyushu, is 50 km from Sakurajima. Five giant calderas are also in the region, the closest one just 40 km from the Sendai plant.

The odds are that volcanic risks have never been adequately discussed. Those who defend the restart of the Sendai facility explain that eruptions that form calderas are devastating, but extremely rare. Scientists believe the odds of a massive caldera-forming eruption happening in Japan are less than 1 in 10,000 in any given year. Evidence of the most recent mega-eruption in southern Japan is the underwater Kikai caldera, which was formed by a violent eruption around 7,300 years ago. The eruption covered southern Kyushu with more than 60 centimetres of ash.

In one model presented by Kyushu Electric, an eruption similar to one 12,000 years ago would cover the Sendai facility with 15 centimetres of ash and block roads. The utility said it would be able to clear the ash and Sendai could still function. Kyushu Electric also said it would install new monitoring equipment around nearby calderas and develop plans to remove highly radioactive fuel to a safer site if the threat of an eruption is detected.

The problem is that science is not yet able to predict eruption. As the head of the Japan Meteorological Agency’s volcanic eruption monitoring committee put it: “There is no demonstrated way to predict eruptions. The question is to know when an eruption will occur, and we don’t have the technology to predict that. »

As soon as the NRA gives the Sendai nuclear plant the go ahead, local communities close to the facility will hold public hearings. The government has said it will defer to the prefecture and the host city to make the final decision.

Source : Reuters press agency.

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Centrale nucléaire Kyushu Electric à Sendai.

Une éruption volcanique dans l’Himachal Pradesh (Inde) ? Non! // A volcanic eruption in Himachal Pradesh (India) ? No!

drapeau francaisL’Himachal Pradesh est un état du nord de l’Inde. La région est connue pour sa grande beauté naturelle. Son nom signifie littéralement « Au cœur de l’Himalaya enneigé ». Aujourd’hui, l’Himachal Pradesh fait la une des journaux car il se pourrait qu’une éruption volcanique soit en cours dans le district de Kangra, avec un mouvement de  panique parmi les habitants de la région.
Des flammes et un « écoulement à très haute température » ont été observés sur une colline à 100 mètres du village de Gadiyada, situé à plus de 200 km de Shimla, la capitale. Les géologues ont confirmé qu’il s’agissait d’une «petite activité magmatique ». C’est la première fois qu’une telle activité volcanique est constatée dans l’Etat.
Malgré la menace que pourrait représenter l’activité volcanique, le site est devenu un endroit touristique et des centaines de personnes sont venues des régions environnantes pour voir le phénomène. Afin d’éviter tout accident, l’administration du district a décidé de clôturer l’ensemble de la zone et déployer des gardes de sécurité.
Un secrétaire parlementaire qui a visité mardi le lieu de l’événement a fait état d’ »une très importante hausse de la température du sous-sol dans le secteur ; les gens disent qu’un poteau électrique en acier était devenu rouge sous l’effet de la chaleur il y a quelques jours. » Le secrétaire parlementaire a ajouté qu’un matériau ressemblant à du soufre et de la roche noire était en train d’être émis dans le secteur de la colline.
Un ancien géologue a déclaré que c’est la première fois que l’on observe un tel phénomène éruptif dans l’Himachal Pradesh mais la présence de substance magmatique n’est pas nouvelle dans cet Etat. L’existence de sources chaudes soufrées à Manikaran, Kalath, Tattapni et Vashishth confirme que du magma est présent sous ces sources.

Dans son édition d’aujourd’hui, le Times of India indique qu’aucune activité magmatique n’a eu lieu à Gadyiada. Des géologues ont constaté que la fusion très superficielle de matériaux était due au passage souterrain d’un courant haute tension de 33 kilovolts. C’est d’ailleurs ce qui expliquerait qu’un poteau électrique en acier soit devenu rouge. Aucune crainte donc pour la population du village!

Source : The Times of India.

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drapeau anglaisHimachal Pradesh is a state in northern India. The region is known for its great natural beauty. Litteraly, the name means “in the lap of the snowy Himalayas”. Today, Himachal Pradesh is making the headlines as there are reports of a « volcano-like eruption » in Kangra district, with panic among the people of the area.

Flames and a “hot liquid stream” were seen spewing out of a hill 100 metres from Gadiyada village, located over 200 km from Shimla.
Geologists confirmed the eruption as ‘small magmatic activity’. This is the first time such a volcanic activity has been witnessed in the state.
Unmindful of the threat of more volcanic activity the site has turned into a tourist spot with hundreds of people from surrounding areas heading there to see the phenomenon. To prevent any accident, the district administration has decided to fence off the entire area and deploy security guards.
A parliamentary secretary who visited the place on Tuesday said « underground temperature in the area has increased manifold and people say that a steel electricity pole had become red hot a couple of days back.” He also said a sulphur-like material and black stone was flowing out from the perimeter of the hill.
A former state geologist said occurrence of such a volcanic eruption has been reported for the first time in Himachal Pradesh but the presence of magmatic substance is not new to the state. He said that existence of hot sulphur springs at Manikaran, Kalath, Tattapni and Vashishth confirms that magmatic material is present underneath these springs.

In its issue of June 7th, The Times of India indicates that no magmatic activity took place at Gadyiada. The geologists who were sent to the place concluded that the shallow meltdown of materials was caused by the passing underground of high tension (33KV) current. This would explain why a steel  electric pole had become red. Thus, the population of the village does not need to be anxious.

Source : The Times of India.

Manikaran-blog

Sources chaudes à Manikaran dans l’Himachal Pradesh  (Source:  Wikipedia)