Nouveaux séismes sur le Mauna Loa (Hawaii) // More earthquakes on Mauna Loa (Hawaii)

drapeau-francaisL’USGS a enregistré deux séismes lundi en début de matinée dans les environs du sommet du Mauna Loa.
Le premier événement, d’une magnitude de M 3,9, s’est produit à 01h52, à environ 6,6 km au nord-nord-est du sommet, à une profondeur de 12 km. Onze personnes, principalement dans la région de Captain Cook, ont déclaré avoir ressenti la secousse.
Le deuxième événement, d’une magnitude de M 3, a été enregistré à 04h01 à environ 6 km au sud-sud-ouest du sommet du Mauna Loa, à une profondeur de 2,4 km. Trois personnes ont déclaré avoir ressenti la secousse; deux se trouvaient à Captain Cook et une autre à Kailua-Kona.
Le HVO indique que depuis le 17 septembre 2015, lorsque le niveau d’alerte du Mauna Loa est passé de « Normal » à « Vigilance », on observe en permanence une forte sismicité et une déformation des flancs du volcan.
La semaine dernière, les séismes ont été enregistrés principalement dans la partie supérieure de la Rift Zone Sud-Ouest, à des profondeurs de moins de 5 km. L’événement de magnitude M 3 observé lundi a été localisé dans cette zone, tandis que le premier séisme s’est produit sur le versant nord du volcan.
Les mesures GPS continuent de montrer une déformation liée à l’inflation des réservoirs de magma sous le sommet et sous la partie supérieure de la Rift Zone Sud-Ouest.
Source: West Hawaii Today.

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drapeau-anglaisUSGS recorded two earthquakes early Monday in the vicinity of the Mauna Loa summit.
The first event with a magnitude of M 3.9, struck at 1:52 a.m. about 6.6 km north-northeast of Mauna Loa summit at a depth of 12 km. Eleven people, mainly in the Captain Cook area, reported feeling the earthquake.
The second event, with a magnitude of M 3, was recorded at 4:01 a.m. about 6 km south-southwest of the Mauna Loa summit, at a depth of 2.4 km. Three people reported feeling the earthquake; two were in Captain Cook and one was in Kailua-Kona.
HVO indicates that since September 17th 2015, when the Volcano Alert Level for Mauna Loa was raised from “normal” to “advisory,” elevated seismicity within the volcano and deformation across its flanks persist
In the past week, earthquakes have been occurring mostly beneath the volcano’s upper Southwest Rift Zone at depths less than 5 km. The M 3 event that struck Monday was located in this region, while the first earthquake was located on the north side of the volcano.
GPS measurements continue to show deformation related to inflation of a magma reservoir complex beneath the summit and upper Southwest Rift Zone.
Source : West Hawaii Today.

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Mokuʻāweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

La sismicité sur l’Etna aujourd’hui // Today’s seismicity on Mt Etna

drapeau-francaisVoici des informations supplémentaires fournies par l’INGV sur la crise sismique enregistrée dans la région de l’Etna aujourd’hui. Au total, 42 secousses ont été détectées par les instruments. Beaucoup étaient trop faibles pour être ressenties par la population. Comme je l’indiquais précédemment la première secousse avait une magnitude de M 3,8 (M 3,9 initialement). Elle a été suivie d’autres événements de M 2,9, M 2,4 et M 3,2. Tous étaient concentrés dans une zone comprise entre Provenzana et Piano Pernicana, à des profondeurs comprises entre 2 et 4 km. Les autres secousses plus faibles se situaient entre 7 et 14 km de profondeur.
Parallèlement à cette sismicité, des fractures de 2 à 4 cm ont été signalées sur le revêtement de la route de Mareneve, à environ 1450 mètres d’altitude.
La situation est étroitement contrôlée par l’INGV.
Il se peut que cette sismicité soit due à des mouvements de failles, celle de Pernicana en particulier, mais je n’y crois guère. Selon moi, (cette opinion est sous ma seule responsabilité), il ne serait pas surprenant qu’une éruption de plus grande ampleur survienne à court terme. Il est clair que l’Etna connaît une importante montée de magma qui est loin de s’être évacué dans sa totalité via la Voragine ou le Cratère SE.

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drapeau-anglaisHere is some additional information provided by INGV about the seismic crisis recorded in the Mt Etna area today. A total of 42 quakes were detected by the instruments. Many were too weak to be felt by the population. As I put it previously, the first quake had a magnitude of M3.8 (M 3.9 initially). It was followed by other events of M 2.9, M 2.4 and M 3.2. All of them were concentrated in an area between Provenzana and Piano Pernicana at depths between 2 and 4 km. Other weaker quakes were between 7 and 14 km deep.
Alongside this seismicity, fractures of 2 to 4 cm were reported on the road surface of Mareneve, at about 1450 meters a.s.l.
The situation is closely controlled by INGV.
This seismicity may be caused by movements of faults, Pernicana for instance, but I’m not sure. I think (this opinion is my own responsibility), it would not be surprising if a larger scale eruption occurred in the short term. Clearly, Mt Etna experiencing significant a significant magma ascent which has not been fully evacuated through the Voragine or the SE Crater.

National Earthquake Information Center (Etats Unis)

drapeau francaisAux États-Unis, le National Earthquake Information Center (NEIC) – Centre National d’Information sur les Séismes – géré par l’USGS est situé à Golden, Colorado. Cet emplacement peut sembler assez surprenant dans la mesure où le Colorado n’est pas une région particulièrement exposée aux séismes. En fait, c’est la raison pour laquelle le Centre se trouve dans le Colorado! Le risque sismique relativement faible dans cet Etat, comparé à Hawaii, l’Alaska ou la côte ouest, en fait un lieu idéal de secours et de sauvegarde dans le cas où un puissant séisme ou une autre catastrophe naturelle perturbe un réseau sismologique local. En outre, il existe de vastes réseaux de télécommunications dans la région de Denver. Le NEIC profite de ces réseaux pour assurer une connectivité très fiable avec une énorme capacité de communication.
Le rôle du NEIC en tant que sauvegarde à distance a déjà prouvé son utilité. Par exemple, lors de l’ouragan Iselle, les systèmes de mesures de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) sont restés inopérationnels pendant plusieurs jours, période au cours de laquelle le NEIC a assuré la surveillance sismique que fait habituellement le HVO. Lors de cet événement, un poste temporaire a été installé pour surveiller le sommet du Kilauea. Les données transmises par cette station ont été recueillies par le NEIC à l’aide d’un modem radio cellulaire car le HVO ne pouvait plus communiquer, faute d’électricité. Quand Internet fonctionna de nouveau, les scientifiques du HVO basé à Hilo ont pu consulter les données à Golden et garder le contrôle du Kilauea.
En fait, le NEIC est beaucoup plus que juste une unité de secours et de sauvegarde pour les autorités locales. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, le Centre enregistre les séismes dans le monde entier en utilisant un réseau mondial de sismomètres complété par des réseaux sismiques régionaux comme celui du HVO. Avec cette couverture mondiale, le NEIC est capable d’analyser les séismes dans le monde jusqu’à une magnitude de M 4,5 ou moins. Donc, quand un puissant séisme se produit au Japon, en Indonésie, au Népal ou ailleurs sur la planète, la magnitude et le lieu de l’événement tels qu’ils sont indiqués dans les bulletins d’information proviennent le plus souvent du NEIC.
Adapté d’un article publié par le HVO:
http://www.hawaii247.com/2015/06/11/volcano-watch-what-does-the-national-earthquake-information-center-have-to-do-with-hawaii/

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drapeau anglaisIn the United States, the USGS’ National Earthquake Information Center (NEIC) is located in Golden, Colorado. This location might look quite surprising as Colorado is not prone to earthquakes. Actually, this is the reason why the Center is in Colorado! The relatively low seismic risk in this state, compared to Hawaii, Alaska or the West Coast, makes it an ideal backup location in case a large earthquake or other natural disaster disrupts a local seismic network. In addition, there are major telecommunications networks across the Denver area. The NEIC takes advantage of these to ensure highly reliable connectivity with lots of communication capacity.

The role of the NEIC as remote backup has already proved its utility. For instance, during Hurricane Iselle, systems at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) were down for several days, during which the NEIC backed up HVO’s earthquake monitoring operations. Besides, during the outage, a single temporary station was installed to monitor Kilauea’s summit. Data from this station was collected by the NEIC using a cell modem radio because HVO had no communications or power. When the Internet was available, HVO scientists based in Hilo could then see the data in Golden and keep track of Kilauea volcano.

But, the NEIC is much more than just a backup for the local authorities. 24 hours a day, 7 days a week, it monitors earthquakes worldwide using a global network of seismometers supplemented by regional seismic networks (like those operated by HVO). With this global coverage, the NEIC is able to analyze earthquakes worldwide down to about M 4.5 or less. So, when a large earthquake occurs in Japan, Indonesia, Nepal, or elsewhere in the world, the magnitude and location reported in the news are typically from the NEIC.

Adapted from an article released by the Hawaiian Volcano Observatory:

http://www.hawaii247.com/2015/06/11/volcano-watch-what-does-the-national-earthquake-information-center-have-to-do-with-hawaii/

Sismos

Quand les sismos du HVO sont en panne, le NEIC prend la relève.  (Photo:  C. Grandpey)

Séismes hawaiiens // Hawaiian earthquakes

drapeau francaisUn séisme de magnitude M 4 a secoué la Grande Ile d’Hawaii lundi matin vers 08h30. Il a été localisé à 13 km à l’ouest-sud-ouest du village de Volcano, à une profondeur de 13 km. Le Centre d’Alerte aux Tsunamis dans le Pacifique a indiqué que la secousse ne causerait pas de raz-de-marée. L’événement avait son épicentre à environ 8 km à l’ouest-sud-ouest du sommet du Kilauea mais il n’a pas entraîné de changements significatifs dans le comportement du volcan ou des autres volcans actifs sur la Grande Ile. Cinq répliques ont été enregistrées. La plus forte d’entre elles atteignait seulement M 1.
De tels séismes sont monnaie courante sur l’archipel hawaïen. Alors que la plupart passent inaperçus, d’autres peuvent être destructeurs. L’année dernière, Hawaï a enregistré 10 000 tremblements de terre. La plupart d’entre eux étaient si faibles que la population ne les a pas ressentis mais, dans le passé, certains d’entre eux ont détruit et même tué.
Selon le HVO, il y a trois principaux types de séismes à Hawaï :
La première catégorie comprend les séismes d’origine volcanique (« volcanic earthquakes ») qui se produisent lorsque le magma se déplace dans la chambre magmatique et dans les conduits lors de sa remontée vers la surface. Il exerce alors des contraintes sur la croûte qui se trouve autour. Ce mouvement de magma provoque la plupart des séismes à Hawaii, mais ils sont si faibles que la population ne les ressent pas et ils ne causent pas beaucoup de dégâts.
Pour vraiment comprendre ce qui provoque les séismes les plus destructeurs et donc les plus dangereux  à Hawaï, il faut plonger sous la surface et aller jusqu’à la base du volcan proprement dit. Les deux autres types de séismes sont causés par la taille volumineuse des volcans sur la Grande Ile.
Certains séismes se produisent à la frontière entre l’ancien plancher océanique et les édifices volcaniques qui se trouvent au-dessus. Ces séismes se produisent parce que la gravité exerce une pression sur le volcan, ce qui le force à s’étaler. Ils sont connus sous le nom de « boundary earthquakes ». Les tremblements de terre de 1975 et 1989 à Kalapana en sont de parfaites illustrations. Ils peuvent causer des dégâts importants, voire un tsunami.
Le dernier type inclut les séismes qui se produisent au niveau du manteau (« mantle earthquakes »). Le manteau se trouve sous le volcan, sous le plancher océanique, jusqu’à une trentaine de km de profondeur et il est en relation avec la présence du volcan dans ce secteur. Le manteau doit bouger un peu pour créer effectivement des séismes, afin d’évacuer la pression du volcan qui se trouve au-dessus. En raison du poids des îles, ces « mantle earthquakes » peuvent se produire n’importe où le long du chapelet hawaiien. Un bon exemple de « mantle earthquakes » est celui qui a secoué Kiholo en 2006 sur la Grande Ile. Le séisme, d’une magnitude de M 6,7, juste au nord de Kailua-Kona, a été ressenti dans tout l’État et a même entraîné une panne d’électricité sur l’île d’Oahu.
Une carte des risques sismiques à Hawaii (voir ci-dessous) montre que le sud de Big Island est le plus exposé et les scientifiques expliquent que le risque est le même que sur la célèbre Faille de San Andreas.

Source: KITV.COM.

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drapeau anglaisAn M 4 earthquake shook Hawaii Island on Monday morning at about 8:30. The quake was located 13 km W-SW of Volcano at a depth of 13 km. The Pacific Tsunami Warning Center said no tsunami is expected from the earthquake. The event was centered about 8 km west-southwest of the summit of Kilauea, but it caused no detectable changes on Kilauea or other active volcanoes on the Big Island. Five aftershocks have been recorded. The strongest of them was M 1.

Similar earthquakes are a common occurrence on the Hawaiian archipelago. While most are not noticeable, others can be destructive. Just last year, Hawaii recorded 10,000 earthquakes. Most of them were so small people could not feel them, but in the past some of them were deadly and destructive

According to HVO, there are three basic types of Hawaii earthquakes.

The first category includes volcanic earthquakes which occur when magma is moving through conduits and through magma chambers towards the surface. As a consequence, magma puts the stress on the crust around it. This magma movement causes most of the earthquakes in Hawaii, but they are so small people don’t feel them and they don’t cause much damage.

But to truly understand what causes Hawaii’s most destructive and dangerous earthquakes, you have to go below the surface to the base of the volcano itself. The other two types of earthquakes are caused by the large size of the volcanoes on the Big Island.

The first one occurs right along the boundary between the old ocean floor, and the pile above it. They happen because gravity pushes down on the volcano causing it to spread out. Such earthquakes are known as “boundary earthquakes”. The 1975 and 1989 quakes in Kalapana are examples. They can cause substantial damage and possibly a tsunami.

The last type includes the mantle earthquakes. The mantle is below the volcano and deep below the ocean floor down around 30 km deep and it’s essentially due to the volcano in that area. The mantle has to move a bit to actually create earthquakes to release the stress of the volcano on top of it. Because of the weight of the islands, these mantle quakes can occur anywhere along the island chain. An example of a mantle earthquake is the 2006 Kiholo earthquake on the Big Island. The M 6.7 quake just north of Kailua-Kona could be felt statewide and caused a blackout on Oahu.

A map with the earthquake hazards in the state (see below) shows Southeast Big Island has the greatest hazard and scientists say it’s similar to living on the San Andreas Fault.

Earthquake-Hawaii

Sources:  HVO & KITV.