2025 : La glace de mer toujours trop réduite en Arctique et Antarctique // 2025 : Sea ice extent still too low in Arctic and Antarctic

L’étendue de la banquise (ou glace de mer) arctique semble avoir atteint son maximum annuel le 22 mars 2025. Il s’agit du maximum le plus faible enregistré en 47 ans de relevés satellitaires. Les précédents minimums ont été observés en 2017, 2018, 2016 et 2015.
Le 22 mars, la banquise arctique a atteint son étendue maximale avec 14,33 millions de kilomètres carrés. Cette étendue maximale est inférieure de 1,31 million de kilomètres carrés à la moyenne maximale de 15,64 millions de kilomètres carrés observée entre 1981 et 2010, et inférieure de 80 000 kilomètres carrés au précédent maximum le plus faible, enregistré le 7 mars 2017.
Le maximum de cette année a été atteint 10 jours plus tard que la date moyenne du 12 mars pour la période 1981-2010.
La faible étendue de banquise a persisté sur la majeure partie de l’Arctique durant l’hiver 2024-2025. Notamment, le golfe du Saint-Laurent est resté pratiquement libre de glace et la mer d’Okhotsk a connu une étendue de banquise nettement inférieure à la moyenne. Seule la mer du Groenland oriental a affiché une étendue proche de la moyenne durant l’hiver. L’étendue de la banquise dans la mer de Béring est restée faible pendant une grande partie de la saison ; toutefois, la croissance observée entre fin février et fin mars a permis de rapprocher la région des conditions moyennes et a été le principal facteur contribuant à l’augmentation de la banquise arctique en mars. La température a été de 1 à 2 degrés Celsius supérieure à la moyenne dans l’Arctique et les mers environnantes, ce qui a forcément ralenti le rythme de croissance de la glace.
Il convient également de noter que la banquise arctique a atteint son minimum annuel le 10 septembre 2025, se classant au 10ème rang des plus faibles étendues jamais enregistrées par satellite. Avec 1,6 million de km², le minimum de 2025 partage cette place avec ceux de 2008 et 2010. Le NSIDC souligne que les 19 plus faibles étendues de banquise jamais enregistrées se sont toutes produites au cours des 19 dernières années.
Source : National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

 

Étendue de la banquise arctique le 22 mars 2025. La ligne orange représente l’étendue moyenne pour cette date entre 1981 et 2010. (Source : NSIDC)

++++++++++

Les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC) montrent que la banquise antarctique a atteint son maximum hivernal de 17,81 millions de kilomètres carrés le 17 septembre 2025. Cela représente 900 000 km² de moins que l’étendue maximale moyenne de la période 1981-2010. Cette période représente la référence historique par rapport à laquelle l’étendue de la banquise est généralement comparée. Le minimum du 17 septembre représente la troisième plus faible étendue jamais enregistrée par satellite et cela marque la troisième année consécutive de forte diminution de la banquise antarctique. 2025 rejoint 2023 et 2024 parmi les trois plus faibles étendues maximales jamais enregistrées. L’étendue de la glace est inférieure de 900 000 km² à la moyenne de 1981-2010. D’après un expert, « l’allongement progressif du minimum de la banquise antarctique suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité et à la fonte de la calotte glaciaire ». En effet, on sait que la banquise antarctique sert de rempart aux glaciers de l’Ouest antarctique. Si elle venait à disparaître, des glaciers comme le Thwaites viendraient finir leur course dans l’océan dont ils feraient s’élever le niveau.
La carte ci-dessous illustre l’étendue maximale de la banquise antarctique le 17 septembre 2025, jour où elle a atteint son maximum annuel. La ligne jaune représente la moyenne de la période 1981-2010.
Source : National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

Étendue de la banquise antarctique le 17 septembre. La limite moyenne de la banquise pour la période 1981-2010 est représentée en jaune. (Source : NSIDC)

**********

En février 2025, la combinaison d’une étendue de banquise arctique record pour la saison et d’une étendue antarctique bien inférieure à la moyenne à son minimum annuel a entraîné la plus faible couverture de glace de mer dans le monde pour un mois donné depuis le début des observations satellitaires à la fin des années 1970.

——————————————————-

Arctic sea ice extent appears to have reached its annual maximum on March 22, 2025. This is the lowest maximum in the 47-year satellite record, with previous low maximums occurring in 2017, 2018, 2016, and 2015.

On March 22, Arctic sea ice reached its maximum extent for the year, at 14.33 million square kilometers. This year’s maximum extent is 1.31 million square kilometers below the 1981 to 2010 average maximum of 15.64 million square kilometers and 80,000 square kilometers below the previous lowest maximum that occurred on March 7, 2017.

This year’s maximum occurred 10 days later than the 1981 to 2010 average date of March 12.

Low sea ice extent persisted around most of the Arctic during the 2024 to 2025 winter season. Notably, the Gulf of St. Lawrence remained virtually ice free and the Sea Okhotsk had substantially lower sea ice extent than average. Only the East Greenland Sea had near-average extent through the winter. The Bering Sea ice extent was low for much of the season, but growth from late February through late March brought the region closer to average conditions and was the primary contributor to the increase of total Arctic sea ice during March. Temperatures were 1 to 2 degrees Celsius above average in the Arctic and the surrounding seas, which likely slowed the rate of ice growth.

It should also be noted that Arctic sea ice reached its annual minimum on 10 September 2025, ranking as the joint-10th lowest in the satellite record. At 1.6 million km2, the 2025 minimum shares the spot with 2008 and 2010. The NSIDC notes that all 19 of the lowest sea ice extents in the record have occurred in the past 19 years.

Source : National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

++++++++++

Data from the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) shows that Antarctic sea ice reached a winter maximum of 17.81million square kilometres on 17 September 2025. This is 900,000 km2 below the 1981-2010 average maximum extent, the historical baseline against which more recent sea ice extent is typically compared. This is the 3rd lowest extent in the satellite record and marks the 3rd consecutive year of severely depleted Antarctic sea ice.  2025 joins 2023 and 2024 as the three lowest maximum extents ever recorded. The ice extent is 900,000 square kilometers below the 1981-2010 average. According to one expert, the “lengthening trend of lower Antarctic sea ice poses real concerns regarding stability and melting of the ice sheet”. Indeed, we know that the Antarctic sea ice acts as a barrier to the glaciers of West Antarctica. If it were to disappear, glaciers like the Thwaites would eventually flow into the ocean, causing sea levels to rise.

The map above shows Antarctic sea ice on the day of its maximum extent for the year on 17 September 2025, where the yellow line shows the 1981-2010 average.

Source : National Snow and Ice Data Center (NSIDC).

**********

In February 2025, the combination of record-low Arctic sea ice extent for the time of year and much-below-average Antarctic extent at its annual minimum resulted in the lowest global sea ice cover for any month since the beginning of satellite observations in the late 1970s.

Nouvelle alerte sur la fonte de l’Antarctique // New warning about Antarctic melting

Selon une étude menée par des scientifiques de l’Université nationale d’Australie et publiée dans la revue Nature en août 2025, des changements soudains et potentiellement irréversibles en Antarctique, provoqués par le réchauffement climatique, pourraient entraîner une élévation du niveau des océans de plusieurs mètres et des « conséquences catastrophiques pour des générations ». Les chercheurs ont observé une accélération des changements dans la région, souvent à la fois cause et effet du réchauffement climatique.
L’étude indique que « l’Antarctique montre des signes inquiétants de changements rapides dans sa glace, ses océans et ses écosystèmes. Certains de ces changements soudains seront difficiles à arrêter. » Les changements dans les différentes facettes du système climatique de l’Antarctique s’amplifient mutuellement et ont également accéléré le rythme du réchauffement à l’échelle de la planète.
L’étude a examiné les signes de changements soudains dans la banquise, les courants océaniques dans la région, la calotte glaciaire et les plateformes de glace le long du continent, ainsi que la vie marine. Les chercheurs ont également examiné leurs interactions. J’ai expliqué qu’en flottant la banquise ne contribue pas à la hausse de niveau de la mer lorsqu’elle fond, comme un glaçon dans un verre d’eau. Mais son recul fait disparaître les surfaces blanches qui réfléchissent la quasi-totalité de l’énergie solaire vers l’espace et les remplace par des eaux d’un bleu profond, qui en absorbent la même quantité. 90 % de la chaleur générée par le réchauffement climatique d’origine anthropique est absorbée par les océans.
Après avoir légèrement augmenté au cours des 35 premières années analysées grâce aux données satellitaires, la couverture de glace de mer en Antarctique a chuté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie. Depuis 2014, elle a reculé en moyenne de 120 kilomètres par rapport au littoral du continent blanc. Cette contraction a été environ trois fois plus rapide en dix ans que le recul de la glace de mer dans l’Arctique sur près de 50 ans.
Les « preuves irréfutables d’un changement de régime de la glace de mer » signifient que, si les tendances actuelles se maintiennent, l’Antarctique pourrait devenir libre de glace en été plus tôt que l’Arctique. Cela accélérerait le réchauffement dans la région et au-delà, et pourrait conduire certaines espèces marines à l’extinction. Au cours des deux dernières années, par exemple, des poussins de manchots empereurs ont péri sur plusieurs sites de reproduction ; ils se sont noyés ou sont morts de froid lorsque la glace de mer a cédé plus tôt que d’habitude sous leurs pattes. Sur les cinq sites surveillés dans la région de la mer de Bellingshausen en 2023, tous sauf un ont connu une perte totale de poussins.
L’étude explique qu’il faudrait que les températures actuelles à l’échelle mondiale augmentent de cinq degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels pour faire fondre l’intégralité de la calotte glaciaire de l’Antarctique, ce qui ferait monter les océans de 58 mètres, un niveau presque inimaginable. Le plus inquiétant est que le réchauffement climatique actuel – estimé à environ 1,3 °C – approche rapidement d’un seuil qui entraînerait une élévation du niveau de la mer d’au moins trois mètres. Un tel phénomène inonderait des zones côtières aujourd’hui habitées par des centaines de millions de personnes.
La disparition annoncée de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental est l’un des points de basculement les plus préoccupants. Les données indiquent qu’il se déclenchera à un réchauffement climatique bien inférieur à 2 °C.
Un autre risque potentiel est l »arrêt de la circulation de retournement antarctique, qui distribue la chaleur et les nutriments dans la région et à l’échelle mondiale. Un ralentissement rapide et significatif des courants a déjà commencé, et les données fournies par la dernière période interglaciaire, il y a 125 000 ans, révèlent une stagnation brutale du système dans des conditions semblables à celles observées aujourd’hui. La nouvelle étude explique qu’une telle situation entraînerait des impacts climatiques et écosystémiques à grande échelle, allant d’une intensification du réchauffement climatique à une diminution de la capacité des océans à absorber le CO2.
En conclusion, les chercheurs réaffirment que le seul moyen de ralentir ces changements liés les une aux autres est de cesser d’ajouter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. « Les décisions que nous prendrons en matière d’émissions de gaz à effet de serre au cours des dix ou vingt prochaines années détermineront la quantité de glace que nous perdrons et la rapidité de cette perte.»
Source : AFP via Yahoo News.

La fonte des glaciers de l’ouest Antarctique serait une catastrophe planétaire (Source: BAS)

———————————————-

According to a study by scientists at the Australian National University and published in Nature in August 2025, abrupt and potentially irreversible changes in Antarctica, driven by global warming, could lift global oceans by metres and lead to « catastrophic consequences for generations. » The researchers have observed accelerating shifts across the region that are often both cause and effect of global warming.

One can read in the study that « Antarctica is showing worrying signs of rapid change across its ice, ocean and ecosystems. Some of these abrupt changes will be difficult to stop. » Shifts in different facets of Antarctica’s climate system amplify each other and have accelerated the pace of warming globally as well.

The study looked at evidence of abrupt change in sea ice, regional ocean currents, the continent’s ice sheet and ice shelves, and marine life. It also examined how they interact. I have explained that Floating sea ice does not add to sea level when it melts, just like an ice cube in a glass of water. But its retreat does replace white surfaces that reflect almost all of the Sun’s energy back into space with deep blue water, which absorbs the same amount instead. 90% of the heat generated by manmade global warming is soaked up by oceans.

After increasing slightly during the first 35 years that satellite data was available, Antarctic sea ice cover plunged dramatically over the last decade. Since 2014, sea ice has retreated on average 120 kilometres from the continent’s shoreline. That contraction has happened about three times faster in 10 years than the decline in Arctic sea ice over nearly 50.

The « overwhelming evidence of a regime shift in sea ice » means that, on current trends, Antarctica could become ice free in summer sooner than the Arctic. This will speed up warming in the region and beyond, and could push some marine species toward extinction. Over the last two years, for example, emperor penguin chicks perished at multiple breeding grounds, drowning or freezing to death when sea ice gave way earlier than usual under their feet. Of five sites monitored in the Bellingshausen Sea region in 2023, all but one experienced a 100% loss of chicks.

The study warns that today’s world temperatures would need to increase by five degrees Celsius compared with pre-industrial levels to melt the entire Antarctic ice sheet, which would lift global oceans an almost unimaginable 58 metres. What is most worrying is that global warming to date – measured at about 1.3°C – is fast approaching a threshold that would cause part of the ice sheet to generate at least three metres of sea level rise, flooding coastal areas inhabited today by hundreds of millions.

The unstoppable collapse of the West Antarctic Ice Sheet is one of the most concerning global tipping points. The evidence points to this being triggered at global warming well below 2°C.

Another potential risk is the collapse of the Antarctic Overturning Circulation that distributes heat and nutrients within the the region and globally. A rapid and significant slowdown of the currents has already begun, and evidence from the previous interglacial period before our own, 125,000 years ago, points to an abrupt stagnation of the system under conditions similar to those seen today.

The new study explains that this would lead to widespread climate and ecosystem impacts, ranging from an intensification of global warming to a decrease in the ocean’s capacity to absorb CO2.

In the conclusion of the study, the researchers reaffirm that the only way to slow down the interlocking changes is to stop adding more planet-warming gases into the atmosphere. « The greenhouse gas emission decisions that we’ll make over the coming decade or two will lock in how much ice we will lose and how quickly it will be lost. »

Source : AFP via Yahoo News.

Encore des nouvelles inquiétantes // More disturbing news

Selon l’observatoire Copernicus, l’étendue de la banquise en Antarctique, où c’est actuellement l’été, a atteint un nouveau record à la baisse pour un mois de janvier, bien en dessous du précédent record de janvier 2017. Suite aux records de chaleurs de 2022, l’étendue de banquise était en janvier 2023 inférieure de 31% à la moyenne, soit le niveau le plus bas jamais atteint pour le premier mois de l’année.

Les nouvelles ne sont guère meilleures pour l’Arctique, où c’est l’hiver, et où une étendue de glace de mer 4% inférieure à la normale été observée. Il s’agit de la troisième plus faible mesure pour un mois de janvier. Ces mesures sont inquiétantes. En effet, si la fonte de la glace de mer n’a pas d’effet perceptible sur la hausse du niveau des océans puisqu’elle se trouve déjà dans l’eau de mer, elle accélère le réchauffement climatique. Par albédo, sa surface blanche, agit comme un miroir et réfléchit l’essentiel de l’énergie du soleil. Sa fonte laisse place une surface maritime sombre qui absorbe la chaleur du rayonnement solaire et participe ainsi à l’accélération du réchauffement de la planète.

——————————————–

According to the Copernicus observatory, the extent of sea ice in Antarctica, where it is currently summer, has reached a new downward record for a month of January, well below the previous record of January 2017. Following the 2022 heat records, the extent of sea ice in January 2023 was 31% below average, i.e. the lowest level ever reached for the first month of the year.
The news is not much better for the Arctic, where it is winter, and where an extent of sea ice 4% lower than normal has been observed. This is the third lowest measurement for a month of January. These figures are worrying. Indeed, if the melting of sea ice has no perceptible effect on the rise in the level of the oceans since it is already in the sea water, it accelerates global warming. By albedo, its white surface acts like a mirror and reflects most of the sun’s energy. Its melting gives way to a dark maritime surface that absorbs heat from solar radiation and thus contributes to accelerating global warming.

En disparaissant, la glace de mer accélère le réchauffement climatique (Photo: C. Grandpey)

Le réchauffement de l’Arctique et de l’Antarctique // Warming of the Arctic and the Antarctic

Dans une note publiée le 11 octobre 2020, j’expliquais que la « dernière zone de glace » de l’Arctique était menacée par le réchauffement climatique. On désigne par cette expression une partie de l’Arctique où la glace est si épaisse qu’elle est censée résister au réchauffement climatique pendant des décennies.

Au cours de l’été 2020, les scientifiques ont été très surpris de pouvoir naviguer dans une eau libre de glace dans cette zone. Selon eux, cette région au nord du Groenland et du Canada pourrait devenir le dernier refuge pour des animaux comme les ours polaires qui dépendent de la glace.

La principale cause de la fonte soudaine de cette glace est à attribuer aux vents extraordinairement forts qui réussi à faire sortir la glace de la région et l’ont envoyée le long de la côte du Groenland. Un tel événement s’était déjà produit, mais avec des épisodes de moindre importance et peu fréquents. En 2020, la situation était bien différente.

Les chercheurs ont utilisé des simulations informatiques et 40 ans de données pour aboutir à la conclusion qu’« il y avait un signal significatif de changement climatique ».

Une autre partie de « la dernière zone de glace », au large de l’île d’Ellesmere au Canada, a montré des eaux libres après la fonte en juillet 2020 d’une partie de la plateforme glaciaire de Milne. Les scientifiques poursuivent actuellement leurs recherches pour déterminer s’il existe un lien avec le réchauffement climatique.

Source : Associated Press.

°°°°°°°°°

De l’autre côté du globe, un nouveau record de température de 18,3°C pour le continent antarctique a été confirmé par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Cette température a été relevée le 6 février 2020 à la station argentine d’Esperanza.

Une température de 20,75 °C qui avait été enregistrée sur l’île Seymour n’a pas été acceptée par l’Organisation.

Les températures sur le continent antarctique ont augmenté ces dernières années, en particulier le long de la Péninsule, la langue de terre qui s’étire vers le nord en direction de l’Amérique du Sud. Au cours des 50 dernières années, la Péninsule s’est réchauffée de près de trois degrés.

L’une des causes de la hausse des températures est le renforcement des vents d’ouest qui soufflent désormais sur le continent. Ce puissant flux d’air entraîne des conditions de réchauffement sur la partie est, sous le vent, de la chaîne de montagne qui parcourt la Péninsule.

Le continent antarctique s’étend sur une superficie de 14 millions de kilomètres carrés et est recouvert de 26,5 millions de kilomètres cubes de glace. La température annuelle moyenne varie d’environ -10°C sur la côte à -60°C dans les parties les plus élevées de l’intérieur. La température la plus froide jamais enregistrée dans l’Antarctique a été de -89,2 °C à la station russe Vostok le 21 juillet 1983.

Source : La BBC.

————————————

In a post released on October 11th, 2020, I explained that the Last Ice Area in the Arctic was threatened by global warming. The “Last Ice Area” includes a part of the Arctic where the ice is so thick that it is supposed to withstand global warming for decades.

In the summer 2020, scientists were shocked when there was suddenly enough open water for a ship to pass through. They believe the area, which lies north of Greenland and Canada, could become the last refuge for animals like polar bears that depend on ice.

The main cause for the sudden ice loss was the extraordinary strong winds that pushed the ice out the region and down the coast of Greenland. That had already happened in smaller, infrequent episodes, but the situation in 2020 was different. The researchers used computer simulations and 40 years of Arctic sea data to calculate that “there was a significant climate change signal. »

Another part of the Last Ice Area, off Canada’s Ellesmere Island, had open waters after the July 2020 collapse of part of the Milne ice shelf, but scientists are still studying it to determine if there is a climate change connection.

Source : Associated Press.

°°°°°°°°°

On the other side of the globe, a new record high temperature of 18.3°C for the Antarctic continent has been confirmed by the World Meteorological Organization (WMO). It occurred on February 6th, 2020 at Argentina’s Esperanza research station. A higher temperature of 20.75°C on Seymour Island has not been accepted by the Organisation.

Temperatures on the normally frigid Antarctic continent have been rising, especially along its peninsula, the great tongue of terrain that stretches north in the direction of South America. Over the last 50 years, the peninsula warmed almost three degrees.

One of the drivers of the rise in temperatures is the strengthened westerlies that now blow around the continent. This powerful airflow produces warming conditions on the eastern, leeward side of the peninsula’s mountainous spine.

The Antarctic continent spans an area of 14 million square kilometres, and is covered by 26.5 million cubic kilometres of ice. Its weather stations are sparse but average annual temperature are seen to range from about −10°C at the coast to -60°C in the highest parts of the interior. The coldest temperature ever recorded in the Antarctic stands at -89.2C at the Russian Vostok station on July 21st, 1983.

Source : The BBC.

Source : La BBC