Quand un rêve se réalise….

C’est l’histoire de Maël, un petit Français de 10 ans, atteint d’une forme sévère de leucémie, une maladie dont le seul nom fait peur. Le gamin avait deux rêves : « admirer des dauphins en Méditerranée et voir un volcan de près ». Après avoir vu les dauphins, il a débarqué dans les îles Éoliennes pour visiter le cratère de Vulcano.

La réalisation de ce rêve a été possible grâce au Rotary Club Eolien et à son homologue de Bourgoin La Tour du Pin (France) qui ont suivi le parcours de Maël et de maman qui ont été invités à passer deux journées dans l’archipel éolien.
Maël a pu observé le cratère de Vulcano, avec « les yeux brillants et pleins d’émotion » grâce à la collaboration du maire de Lipari, et de la section INGV de Palerme dirigée par Franco Italiano que je salue ici. Grâce à cet élan de solidarité, l’enfant a pu réaliser son rêve de voir de près un volcan et ses phénomènes. Rappelons que l’accès au cratère de la Fossa est actuellement interdit, mais tout avait été prévu pour assurer la sécurité du jeune visiteur qui était encadré par des volcanologues.
En fin de journée, Maël et sa mère ont remercié tous ceux qui ont permis la réalisation d’un rêve d’enfant.

Crédit photo: Eolie News

Vulcano (Iles Eoliennes) : Accès au cratère interdit ; gare aux carabiniers!

Comme je l’indiquais dans ma note à propos de l’activité volcanique dans le monde, l’accès au cratère de La Fossa et aux bains de boue sur l’île de Vulcano est actuellement interdit à cause de la hausse d’activité volcanique observée ces dernières semaines. Des touristes qui n’ont pas respecté l’interdiction d’accès au cratère ont été verbalisés par les carabiniers. Ils ont dû débourses 500 euros par personne.

Cette verbalisation est contestée par deux touristes italiens qui expliquent dans la vidéo ci-dessous que l’interdiction d’accès au cratère est fort mal signalée et donc non respectée par pas mal de touristes. Le recours qu’il ont intenté semble justifié. On peut voir un semblant de clôture matérialisé par un filet orange au sol (pris pour un déchet parles contrevenants) avec un avis apparemment rédigé en anglais sur une simple feuille de format A4. A côté de cela, d’autres panneaux indiquent toujours comment atteindre le sommet. L’interdiction d’accès est donc très mal matérialisée; il faudrait installer une barrière et un avis clairement lisible. Les carabiniers attendaient d’autres touristes qui n’avaient pas respecté l’interdiction. Pas très sympa tout ça.

Entre temps, le maire de Lipari – dont dépend l’île de Vulcano – a publié une nouvelle ordonnance prolongeant jusqu’au 9 mars 2022 les « Mesures de prévention et d’assistance à la population face au risque volcanique sur l’île de Vulcano ». Le premier magistrat confirme « la volonté de promulguer une nouvelle ordonnance, pour protéger la population, compte tenu de la cohérence des données recueillies avec l’activité de surveillance. » Selon lui, les restrictions d’accès concernant l’île de Vulcano s’appliqueront probablement pendant les mois d’été. La prolongation d’une semaine des mesures actuelles a été rendue nécessaire dans l’attente de la mise en place du comité de coordination présidé par le Président de la Région..

En conclusion, il est recommandé aux touristes qui se rendront à Vulcano de respecter l’interdiction d’accès au cratère de La Fossa, même si elle est mal indiquée. De toute évidence, la maréchaussée fait du zèle… .

Source: La Sicilia.

IDITAROD (Alaska) : la plus célèbre course de chiens de traîneau

Le 5 mars prochain sera donné le départ de l’IDITAROD, course de chiens de traîneau mythique, le plus important événement de l’année en Alaska. 2022 marquera le cinquantenaire de l’événement, en espérant qu’il ne sera pas trop affecté par l’épidémie de Covid-19.

J’ai toujours été fasciné par les courses de chiens de traîneau qui se rattachent à l’époque de la Ruée vers l’Or et aux récits de Jack London. En plus, comme je l’ai expliqué précédemment, l’IDITAROD est liée intimement à l’histoire du 49ème Etat des Etats Unis. La course célèbre un exploit Au cours de l’hiver 1925, une épidémie de diphtérie frappa la ville de Nome, dans l’ouest de l’Etat. La glace instable et un blizzard persistant empêchaient tout acheminement de sérum par avion ou bateau. Il fut alors décidé que, plusieurs mushers et leurs chiens se relaieraient pour rejoindre Nome avec le sérum salvateur. Ce trajet de 1750 kilomètres qui traverse tout le pays depuis Anchorage a donné naissance à la piste sur laquelle s’affrontent aujourd’hui tous les plus grands mushers du monde. La course est connue sous le nom de «course du sérum».

Nicolas Vanier – que je salue ici- y a participé en mars 2017. Le récit de son périple est ponctuellement diffusé par la chaîne Ushuaia TV:

https://ushuaiatv.fr/programmes/iditarod-la-derni%C3%A8re-course-de-nicolas-vanier-96128

On le trouve également en DVD.

J’ai eu la chance de visiter plusieurs chenils où sont élevés des chiens de traîneau, et de rencontrer des musherrs vainqueurs de l’Iditarod et de la Yukon Quest, autre course mythique du Grand Nord. Une balade au coeur de l’Alaska sur un traîneau tiré par une dizaine de chiens est une expérience qui vous marque….

Photos: C. Grandpey

Sécurité en montagne // Safety on mountains

Certains vont dire que j’insiste trop sur la sécurité en montagne – qui plus est sur les volcans – mais les derniers accidents observés sur le Mont Hood dans la Chaîne des Cascades aux Etats Unis, montrent que les conseils ne sont pas superflus.

Le 23 mars 2017, j’ai diffusé une note intitulée « Les pièges de l’Etna » qui invitait à la prudence sur le volcan sicilien.

Les pièges de l’Etna (Sicile / Italie) // The traps of Mount Etna (Sicily / Italy)

Le 26 janvier 2022 dans la soirée, le shérif du comté de Hood River (Oregon) a reçu un message indiquant qu’un randonneur de 28 ans avait chuté de la corniche de neige de Hogsback dans le cratère du Mont Hood; il avait fini sa course dans la fumerolle de Devils Kitchen. Son corps gisait sur des rochers au fond de la cavité de la fumerolle et il était grièvement blessé.
Le randonneur et ses deux amis s’étaient dirigés vers le sommet du Mt Hood en fin de journée le 26 janvier. Lorsqu’ils ont atteint la corniche de neige au cours de leur descente, la pente était verglacée. Le randonneur a tout de même voulu descendre en snowboard, mais il a perdu l’équilibre et le contrôle de sa planche et s’est retrouvé au fond de la fumerolle, plusieurs dizaines de mètres plus bas.
Grièvement blessé, il était incapable de s’extraire de cette fâcheuse posture. Ses amis ont appelé les secours. Deux équipes de sauveteurs ont été envoyées sur la montagne pour extraire le randonneur blessé et le mettre en lieu sûr. Un secouriste muni d’un respirateur a réussi à atteindre la victime vers minuit. L’homme a été sécurisé et hissé à la surface où il a été placé sur une coque. À l’aide de cordes pour gérer la descente le long du flanc abrupt du volcan, les sauveteurs ont atteint la remontée mécanique de Palmer, et la victime a pu ensuite être acheminée au parking de Timberline Lodge où une ambulance attendait.

Les autorités expliquent qu’il s’agissait de la troisième opération de sauvetage sur le Mont Hood en seulement cinq jours. Le beau temps de la semaine dernière a incité de nombreuses personnes à se rendre sur le volcan. Toutefois, même par temps clair, le Mont Hood en hiver reste un environnement dangereux. Escalader la montagne dans les conditions hivernales nécessite un équipement technique et de bonnes compétences en alpinisme. Les journées restent courtes en janvier, la température est extrêmement basse et il y a du vent. La montagne est souvent verglacée et la marge d’erreur est très faible.

Au cours de la semaine dernière, les sauveteurs ont observé des randonneurs sur le Mont Hood sans équipement adéquat, sans compétences en navigation et en alpinisme, et généralement mal préparés pour affronter de telles conditions. Il est donc conseillé aux randonneurs de solliciter l’aide d’un guide ou de suivre une formation auprès d’un club d’escalade.
Source : The Oregonian.

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Some will say that I insist too much on safety in the mountains – what’s more on volcanoes – but the latest accidents observed on Mount Hood in the Cascade Range (United States) show that some pieces of advice are not superfluous.
On March 23rd, 2017, I released a post entitled « The traps of Mt Etna » which urged visitors to be cautious on the Sicilian volcano.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/03/23/les-pieges-de-letna-sicily-italy-the-traps-of-mount-etna-sicily-italy/

On January 26th, 2022 in the evening, the Hood River County Sheriff received a report that a 28-year-old climber fell from a snow ridge in the Mt. Hood crater and slid into the Devils Kitchen fumarole. He landed on rocks deep in the fumarole cavity and sustained serious injuries.

The man and his two friends started for the summit late in the day on January 26th. When they reached the steep Hogsback snow ridge on their descent, the surface was slick with frozen ice. The climber attempted to snowboard down from this ridge, but lost his edge and slid out of control into the open fumarole several tens of meters below.

The climber fell to the rocky, exposed bottom of the fumarole cavity where he was seriously injured and unable to extract himself. His friends called 911 for a rescue. Two teams of rescuers were sent high on the mountain to extract and lower the injured climber to safety. A rescuer wearing a respirator and using gas monitors managed to reach the victim around midnight. The team stabilized the man and hoisted him to the surface where he was loaded in a litter.

Using ropes, the rescuers then lowered him down steep ice slopes to the top of the Palmer ski lift, where he was transferred to a snow cat that transported him to Timberline Lodge parking lot and a waiting ambulance.

Authorities explain that it was the third rescue on Mt. Hood in only five days. Clear skies during the past week encouraged many people to explore winter conditions high on the mountain. Even on a clear day, however, Mt. Hood’s winter is a dangerous environment. Climbing in these conditions requires technical equipment and advanced mountaineering skills. With short daylight, extreme low temperatures and wind, the mountain remains icy and slick, and gives no margin for error. Over the past week, rescuers observed climbers on Mt. Hood without appropriate equipment, lacking navigation and mountaineering skills, and generally unprepared for these conditions. Interested climbers are encouraged to hire a guide or seek training from an established climbing club.

Source: The Oregonian.

Vues du Mont Hood (Photos: C. Grandpey)