Le sud de l’Arizona / South Arizona : 2) Or, argent et cuivre / Gold, silver and copper

Durant environ 30 millions d’années, les roches du sud de l’Arizona se sont soulevées suite à la collision entre la plaque nord-américaine et une plaque tectonique océanique. À cette époque, la zone de Tucson fut sujette à des éruptions volcaniques. C’est aussi à cette époque que se sont déposés les minerais de cuivre, d’argent et d’or. En voyageant entre Tucson et la frontière avec le Mexique, la route traverse Bisbee où j’ai pu observer les impressionnantes carrières de cuivre à ciel ouvert.

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For about 30 million years, the rocks of South Arizona were uplifted as a result of the collision between the North American plate and an oceanic tectonic plate. At that time, the Tucson area was subject to volcanic eruptions. It was also at that time that ores of copper, silver, and gold were deposited. Travelling between Tucson and the border with Mexico, the road passes through Bisbee where I could see the impressive open-air copper quarries.

Photos: C. Grandpey

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Passage en « Vigilance » // Alert level raised to « Watch »

La situation n’a guère évolué sur le Piton de la Fournaise au cours des derniers jours. Toutefois, la Préfecture explique dans son dernier communiqué de presse du 1er juin 2017 que « suite aux observations (gonflement de l’édifice, activité sismique…) de l’OVPF et à la reconnaissance de terrain effectuée le 30 mai 2017, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de VIGILANCE à partir du vendredi 2 juin 2017 pour le Piton de la Fournaise, ce qui signifie qu’une éruption est possible ou qu’il existe une présence de risques sur le secteur.

L’accès à la partie haute de l’enclos reste strictement limité aux deux sentiers balisés suivants :

– Pas de Bellecombe – Formica Léo – Chapelle Rosemont- Sentier Rivals- Cratère Caubet

– Pas de Bellecombe – Formica Léo -Chapelle Rosemont -sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le Nord du cratère).

Rappels : les sentiers Kapor jusqu’à Piton Kapor et du cratère Caubet au Belvédère du Château Fort restent interdits d’accès. Le public a interdiction de s’engager au-delà des limites provisoires qui sont matérialisées sur le sentier RIVALS. »

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The situation has not much changed on Piton de la Fournaise during the past few days. However, the Prefecture explains in its latest press release of June 1, 2017 that « following OVPF’s observations (inflation of the volcano, seismic activity …) and the overflight performed on May 30th, 2017, the Préfet of La Réunion has decided to return to the VIGILANCE phase of the alert system, starting on Friday 2 June 2017 for Piton de la Fournaise, which means that an eruption is possible or that there is a presence of risks on the sector.
Access to the upper part of the Enclos remains strictly limited to the following two signposted paths:
– Pas de Bellecombe – Formica Léo – Rosemont Chapel – Sentier Rivals- Crater Caubet
– Pas de Bellecombe – Formica Léo – Posement Chapel – access to the observation site of the Dolomieu Crater (access by the north of the crater).

The Ptefect reminds visitors that he Kapor trails to Piton Kapor and from the Caubet Crater to the Chateau Fort Belvedere cannot be accessed. The public is prohibited from engaging beyond the provisional limits that are materialized on the RIVALS trail.

Photo: Thomas Pesquet / CNES.

Les volcans vus par Thomas Pesquet // Volcanoes as seen by Thomas Pesquet

L’astronaute français Thomas Pesquet a atterri sans encombre, vendredi, dans les steppes du Kazakhstan, avec son coéquipier russe, après six mois passés dans l’ISS, la station spatiale internationale.

La mission de notre compatriote a été une réussite technique, mais aussi un extraordinaire succès populaire et un exemple de communication avec l’espace. Son fil Twitter regorge de superbes clichés de la Terre pris depuis la Cupola, ce balcon vitré offrant une vue imprenable sur notre planète. L’astronaute a beaucoup communiqué avec les médias, mais aussi avec les scolaires, notamment grâce à Astro Pi, suivi par de nombreux établissements.
Il y avait très longtemps – depuis le dernier atterrissage de la navette spatiale Atlantis –  que je n’avais pas regardé une fin de mission astronautique. C’est avec grand plaisir que j’ai assisté vendredi au retour de Thomas Pesquet, dans le cadre d’une émission qui se tenait au Centre National d’Etudes Spatiales, avec la présence d’anciens astronautes et du président Emmanuel Macron qui a eu parfaitement raison de se déplacer pour assister à cet événement.

Voici quelques images de volcans photographiés par Thomas Pesquet depuis la Cupola de l’ISS.

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French astronaut Thomas Pesquet landed safely on Friday in the steppes of Kazakhstan with his Russian  colleague after six months spent in the International Space Station.
The mission performed by our compatriot was a technical success, but also an extraordinary popular success and an example of communication with space. His Twitter feed is packed with great snapshots of the Earth taken from the Cupola, the balcony with a breathtaking view of our planet. The astronaut communicated extensively with the media, but also with the students, thanks to Astro Pi, followed by many schools.
It was a very long time – since the last landing of the Space Shuttle Atlantis – that I had not watched an astronautical mission. It was with great pleasure that I watched on Friday the return of Thomas Pesquet, during a program that was held at the National Center for Space Studies, with the presence of former astronauts and President Emmanuel Macron who was perfectly right to move to attend this event.
Here are some images of volcanoes photographed by Thomas Pesquet from the ISS Cupola.

L’Etna (Sicile) en mars 2017.

Le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) au coeur des nuages

Le Taranaki (Nouvelle Zélande)

Le cratère du Mauna Loa (Hawaii).

Plus près de nous, les Monts du Cantal avec le Plateau du Coyan, encadré par la vallée de la Cère et celle de la Jordanne.

[Photos: Thomas Pesquet]

Sismicité islandaise // Seismicity in Iceland

L’activité sismique est relativement soutenue en Islande depuis quelque temps, avec plusieurs essaims dans la région du Bardarbunga. Certaines personnes pensent que cette sismicité pourrait être annonciatrice d’une éruption du volcan sous-glaciaire, mais rien ne s’est produit jusqu’à présent. En fait, cette sismicité a une origine tectonique et non volcanique. Le Bardarbunga présente une caldeira de 700 mètres, cachée sous la glace, avec deux fractures principales. La fracture de Veidivötn s’étend sur plus de 100 km au sud-ouest, presque jusqu’au Torfajökull, tandis que la fracture de Trollagigar s’étend sur 50 km vers le nord-est et l’Askja. Bien que la sismicité le long de ces fractures puisse être le signe d’une activité volcanique imminente, elle peut aussi avoir une origine purement tectonique, ce qui fut le cas pendant les dernières semaines.
Il faut se rappeler que l’Islande connaît une activité sismique presque constante car le pays se trouve sur la dorsale médio-atlantique. On enregistre environ 500 événements chaque semaine. La position de l’Islande à la limite entre les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine signifie que le pays se déchire lentement et des secteurs de la Zone sismique Sud-Islandaise pourraient un jour ou l’autre être secoués par un puissant séisme
Les plaques eurasienne et nord-américaine se déplacent au rythme d’environ 2,5 centimètres par an, ce qui correspond à environ 25 kilomètres sur un million d’années. Cette ligne de séparation entre les plaques tectoniques correspond également aux zones volcaniques de l’Islande qui connaît généralement deux types de séismes: ceux créés par l’activité volcanique et ceux générés par la libération des contraintes liées au mouvement des plaques tectoniques. D’autres types de séismes sont causés par des changements dans l’activité hydrothermale.
La Zone sismique Sud-Islandaise n’a pas de volcans actifs. C’est une faille transformante extrêmement active. Au fil du temps, les contraintes générées par les plaques tectoniques s’accroissent jusqu’au moment où cette énergie est libérée sous forme de séisme. C’est ce qui a provoqué certains des événements les plus catastrophiques de ce pays avec, en 1784, un séisme qui avait probablement une magnitude de M 7,1. En 1912, un autre séisme dans cette même Zone sismique Sud-Islandaise avait une magnitude de M 7,0. On craint qu’un autre puissant séisme affecte la région dans un proche avenir. Bien que les scientifiques affirment qu’ils pourront prédire un tel événement avec une « certitude considérable », ils indiquent aussi que la population n’aura qu’un préavis d’environ une heure. Autant dire que prévision et prévention sont inexistantes. Des séismes de cette ampleur sont censés se produire une fois tous les 100-150 ans et ils peuvent causer des dégâts considérables.

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Seismic activity has been quite intense in Iceland in recent days, with several swarms in the Bardarbunga area. Several people expressed fears of a possible eruption but nothing happened. Actually, this seismicity had a tectonic – and not volcanic – origin. Bardarbunga lies underneath Vatnajokull glacier, in the centre of the country. It contains a 700-metre caldeira, hidden beneath ice, covered in extensive flank fissures. The Veidivötn fissure extends for over 100km to the south west, almost reaching Torfajökull volcano, while the Trollagigar fissure extends 50km to the north east, towards the Askja volcano. Although seismicity along these fissures can be the sign of impending volcanic activity, they can also only have a tectonic origin, like during the past weeks.

One should remember Iceland is home to a near-constant stream of seismic activity; as it is perched atop the Mid-Atlantic Ridge. The nation experiences roughly 500 earthquakes every week.

While most of the tremors are small, Iceland’s position on the boundary between the Eurasian and North American tectonic plates means it is slowly being split apart, and areas in the South Iceland Seismic Zone could be due for a ‘Big One.’

The Eurasian and North American plates are drifting at a rate of roughly 2.5 centimetres per year, which translates to about 25 kilometres over the course of a million years. This boundary also lines up with Iceland’s volcanic zones. The overlap means Iceland typically experiences two different types of earthquakes: Quakes created by volcanic activity and quakes caused by the release of tension caused by the movement of the tectonic plates. Other types include quakes caused by changes in geothermal activity.

The South Iceland Seismic Zone has no active volcanoes within its breadth. It is a transform fault which is extremely active due to the drifting plates. Over time, tension in the region builds up until it is suddenly released, in the form of an earthquake. This has spurred some of the nation’s most catastrophic earthquakes. This includes a devastating quake in 1784 which scientists estimate had a magnitude 7.1. More than a century later, in 1912, another earthquake in the Southern Seismic Zone shook the region, with a 7.0 magnitude.

Many suspect another large earthquake could hit the area within the foreseeable future.

While scientists believe they would be able to predict such an event with ‘considerable certainty,’ they say citizens would only have about an hour’s notice. Quakes of this magnitude are believed to hit once every 100-150 years, and could cause significant damage.

La faille d’Almannagja à Thingvellir est le parfait exemple de la zone de fractures qui tranche l’Islande du sud-ouest au nord-est. Un géant capable d’enjamber la faille aurait un pied sur la plaque nord-américaine et l’autre sur la plaque eurasienne (Photo :C. Grandpey).