Nouvelle approche des dorsales médio-océaniques // A new approach of mid-ocean ridges

drapeau francais   Des chercheurs de l’Institut Océanographique Scripps de San Diego ont publié une nouvelle étude sur la naissance du plancher le long des dorsales médio-océaniques. En utilisant une technologie électromagnétique mise au point à Scripps, ils ont cartographié une vaste zone située sous le plancher océanique dans la partie septentrionale de la dorsale Est-Pacifique, au large de l’Amérique Centrale. Il s’agit d’une zone où deux plaques tectoniques s’écartent et où le magma en provenance du manteau forme un nouveau plancher océanique.

Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Nature du 28 mars. La technologie électromagnétique a démontré que le soulèvement du manteau sous cette dorsale crée une zone de fusion beaucoup plus vaste et plus profonde qu’on le pensait jusqu’à présent (voir l’image ci-dessous).

Ces résultats ont été obtenus grâce à un travail sur le terrain effectué en 2004 à bord du navire scientifique Roger Revelle, propriété de l’US Navy et géré par l’Institut Océanographique Scripps.

La technologie électromagnétique à des fins maritimes a été mise au point dans les années 1960 et a été améliorée par la suite. Depuis 1995, les chercheurs de Scripps collaborent avec le monde de l’industrie énergétique pour appliquer cette technologie à la géologie marine, en particulier dans la détection des gisements de pétrole et de gaz.

Les chercheurs sont persuadés que la science électromagnétique va continuer à progresser, en particulier avec l’amélioration des analyses de données. Jusqu’à aujourd’hui, on s’appuyait essentiellement sur les techniques sismiques pour étudier la croûte et le manteau terrestres. Désormais, la technologie électromagnétique va ouvrir de nouvelles perspectives. Par exemple, il est prévu de l’utiliser pour cartographier les lacs sous-glaciaires dans les régions polaires.

 

drapeau anglais   Researchers at the Scripps Institution of Oceanography of San Diego have studied how new seafloor is created along mid-ocean ridges. Using electromagnetic technology developed and advanced at Scripps, they mapped a large area beneath the seafloor off Central America at the northern East Pacific Rise, an area where two of the planet’s tectonic plates are spreading apart from each another. Mantle rising between the plates melts to generate the magma that forms fresh seafloor.

The results of the study were published in the March 28th issue of the journal Nature. They revealed that electromagnetic technology helped to show that mantle upwelling beneath the mid-ocean ridge creates a deeper and broader melting region than previously thought. (see image below).

Data for the study was obtained during a 2004 field study conducted aboard the research vessel Roger Revelle, a ship operated by Scripps and owned by the U.S. Navy.

The marine electromagnetic technology behind the study was originally developed in the 1960s and was improved in the following years. Since 1995 Scripps researchers have been working with the energy industry to apply this technology to map offshore geology as an aid to exploring for oil and gas reservoirs.

The researchers are convinced that electromagnetics will continue to grow as the technology matures and data analysis techniques improve. Much of what is known about the crust and mantle is a result of using seismic techniques. Now electromagnetic technology is offering promise for further discoveries. For instance, it could be used to map subglacial lakes in the polar regions.

Dorsale-blog

Credit: University of California – San Diego

 

L’éruption de l’Eyjafjallajökull a fertilisé l’océan! // The eruption of Eyjafjallajökull fertilised the ocean !

drapeau francais   Au printemps 2010, l’éruption de l’Eyjafjallajokull (Islande) semait la panique dans le trafic aérien en Europe, mais on s’aperçoit aujourd’hui qu’elle a aussi été bénéfique pour la vie dans l’Océan Atlantique

C’est ce qu’ont découvert des scientifiques de l’Université de Southampton (Angleterre) en étudiant les eaux de l’Atlantique Nord pendant et après l’éruption. Au cours de plusieurs campagnes, ils ont mesuré les concentrations en fer à la surface de l’océan dans des zones affectées par le nuage de cendre et ses retombées. En effet, le fer est un élément essentiel au développement du phytoplancton. Comme les plantes, ces organismes convertissent la lumière du soleil en énergie chimique par le biais de la photosynthèse et ils servent de base à la chaîne alimentaire.

Les analyses ont révélé que les zones de l’océan soumises aux retombées de cendre contenaient des teneurs en fer 20 à 45 fois supérieures à leur situation avant l’éruption. Le spectre de dispersion de la cendre montre qu’une zone de 570 000 kilomètres carrés a pu recevoir jusqu’à 100 tonnes de fer grâce au nuage.

Les chercheurs ont également remarqué que, dans le même temps, les teneurs en nitrates avaient diminué de manière spectaculaire dans le Bassin Islandais de l’Atlantique Nord, ce qui tend à montrer que pendant que le fer fertilise l’eau de mer, le développement du phytoplancton absorbe les autres nutriments.

Dans la mesure où le phytoplancton utilise le CO2 comme les autres plantes, on pourrait conclure de cette étude que la cendre volcanique riche en fer à la surface de l’océan pourrait contribuer à réduire la quantité de gaz qui produit l’effet de serre dans l’atmosphère. Toutefois, les scientifiques font remarquer que, dans le cas du nuage de l’Eyjafjallajökull ; la surface océanique affectée par la cendre est beaucoup trop limitée pour avoir un impact significatif.  En extrapolant, les résultats de l’étude conduite pas les universitaires anglais prouvent qu’il serait vain de déverser d’énormes quantités de fer dans la mer dans le but de réduire l’impact des gaz à effet de serre.

Cette étude est censée être la première du genre à aboutir à de telles conclusions à propos de la cendre volcanique et la prolifération du phytoplancton. Il faut toutefois remarquer que les Alaskiens étaient arrivés à des conclusions identiques en observant l’abondance de saumons après l’éruption du Mont Redoubt en 2009. Le volcan avait alors émis d’importantes quantités de cendre et les scientifiques américains pensaient que cette cendre chargée en fer était susceptible de favoriser le développement du plancton et donc le développement de la vie dans l’océan.

Source : Live Science.

 

drapeau anglais   In spring 2010, the eruption of Eyjafjallajokull (Iceland) triggered panic in the air traffic of Europe, but we now realize it was also beneficial for life in the Atlantic Ocean.

This was discovered by scientists of the University of Southampton (England) who studied the waters of the North Atlantic during and after the eruption. During several campaigns, they measured iron concentrations at the ocean surface in areas affected by the ash cloud and its fallout. In fact, iron is an essential element to the development of phytoplankton. Like plants, these organisms convert sunlight into chemical energy through photosynthesis and they represent the basis of the food chain.

Analyses revealed that areas subject to ashfall contained dissolved iron levels 20 to 45 times higher than their situation before the eruption. The dispersion spectrum of the ash shows that an area of ​​570,000 square kilometres could receive up to 100 tons of iron through the cloud.
The researchers also noted that, at the same time, nitrate levels had dramatically decreased in the Icelandic Basin of the North Atlantic, which suggests that while the iron fertilizes seawater, the development of phytoplankton absorbs other nutrients.

Insofar as phytoplankton uses CO2 like other plants, one might conclude from this study that the iron-rich volcanic ash on the surface of the ocean could reduce the amount of gas that produces the greenhouse effect in the atmosphere. However, scientists note that, in the case of the cloud of Eyjafjallajökull, the ocean surface affected by the ash was too limited to have a significant impact. By extrapolating, the results of the study conducted by the English researchers prove it would be useless to pour huge amounts of iron into the sea in order to reduce the impact of greenhouse gas emissions.

This study is supposed to be the first of its kind to reach such conclusions about volcanic ash and phytoplankton. It should be noted that Alaskans had arrived at similar conclusions by observing the abundance of salmon after the eruption of Mount Redoubt in 2009. The volcano had then feleased large amounts of ash and American scientists believed that this iron-laden ash might have triggered the development of plankton and thus the development of life in the ocean.

Source: Live Science.

Eyjafjallajokull-blog

Crédit photo:  Wikipedia.

De gigantesques éruptions volcaniques ont balayé la moitié de la vie sur Terre il y a 200 millions d’années // Massive volcanic eruptions wiped out half of life on Earth 200 million years ago

drapeau francais   Plusieurs organes de presse viennent de publier des articles indiquant que de nouvelles datations précises de roches ont confirmé que de gigantesques éruptions volcaniques survenues il y a 200 millions d’années avaient bien provoqué l’extinction soudaine de la moitié des espèces vivantes sur la Terre, ouvrant la voie à l’avènement des dinosaures.

Dans une étude publiée jeudi, des chercheurs estiment que cette disparition massive de la fin du triasique s’est produite il y a 201.564.000 d’années, exactement au moment de l’éruption d’une série de volcans qui a bouleversé le climat en émettant d’énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

Pour arriver à leurs conclusions, les scientifiques ont analysé des échantillons de basalte qui se trouvaient dans la Province Magmatique Centre Atlantique, dans des régions comme la Nouvelle Ecosse (Canada), le Maroc et la banlieue de New York. En effet, à l’époque où ces énormes éruptions se sont produites, il n’y avait qu’un seul vaste continent sur la Terre.

Cette extinction a ouvert la voie à l’avènement des dinosaures qui ont dominé la planète pendant 135 millions d’années avant de disparaître à leur tour voilà 65 millions d’années –une disparition attribuée à la chute d’un énorme astéroïde qui a, à son tour, bouleversé le climat terrestre.

Selon les chercheurs, cette période pourrait aussi offrir un parallèle historique avec le réchauffement rapide actuel de la planète provoqué par les émissions de CO2, qui pourrait être fatal aux espèces les plus vulnérables incapables de s’adapter rapidement.

Un article quasiment identique a été diffusé sur le site Internet de journaux comme La Croix ou Le Parisien. Vous pourrez le lire en cliquant sur ce lien :

http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences/Sciences/L-extinction-des-especes-il-y-a-200-millions-d-annees-due-a-des-volcans-_NG_-2013-03-21-923618

 

drapeau anglais   Several newspapers have just published articles indicating that new precise dating of rocks confirmed that massive volcanic eruptions that occurred 200 million years ago had indeed caused the sudden extinction of half the species on Earth, paving the way for the advent of dinosaurs.

In a study published on Thursday, researchers believe that the mass extinction of the late Triassic occurred 201,564,000 years ago, exactly at the time of the eruption of a series of volcanoes that changed the climate by emitting huge amounts of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere.

To reach their conclusions, the scientists analyzed samples of basalt they found in the Central Atlantic Magmatic Province (CAMP), in places like Nova Scotia (Canada), Morocco and in the suburbs of New York. Indeed, at the time these enormous eruptions occurred, there was only one large continent on Earth.

This extinction paved the way for the advent of dinosaurs which dominated the planet for 135 million years before disappearing in turn 65 million years ago – a phenomenon attributed to the fall of a huge asteroid that changed the Earth’s climate.

According to these researchers, this could also provide a historical parallel with the current rapid warming of the planet caused by CO2 emissions, which could be fatal to the most vulnerable species unable to adapt quickly.

Similar articles were published on the websites of newspapers like The Daily Mail. You can read them by clicking on this link:

http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2297050/Massive-volcanic-eruptions-wiped-HALF-life-Earth-200-million-years-ago.html?ITO=1490&ns_mchannel=rss&ns_campaign=1490

Olympus Mons: un volcan géant sur la Planète Mars / A giant volcano on Mars

drapeau francais   On peut lire sur le site space.com un article très intéressant à propos de Olympus Mons, le plus grand volcan du système solaire. Situé dans la région de Tharsis Montes proche de l’équateur martien, il fait partie d’une douzaine d’imposants volcans dont plusieurs sont dix à cent fois plus grands que leurs homologues terrestres. Le plus imposant d’entre eux dresse ses 25 kilomètres au-dessus des plaines environnantes ; il s’étire sur 624 km, ce qui est à peu près la taille de l’État d’Arizona. En comparaison, le sommet du Mauna Loa à Hawaii, le plus haut volcan sur Terre, atteint une hauteur de 10 kilomètres au-dessus du plancher océanique. Le volume d’Olympus Mons est environ cent fois celui du Mauna Loa. Le volcan martien est trois fois plus haut que le Mont Everest, point culminant de la Terre avec 8848 mètres.
Olympus Mons est un volcan bouclier avec une pente moyenne de seulement 5 pour cent.
Six caldeiras s’entassent les unes sur les autres pour créer une dépression sommitale de 85 km de diamètre. Une falaise entoure le bord extérieur du volcan ; elle dresse ses 10 km au-dessus de la zone environnante. La falaise à elle seule est à peu près aussi haute que le Mauna Loa.
Olympus Mons est un volcan relativement jeune. Bien que sa formation ait pris des milliards d’années, il se peut que certaines zones de la montagne ne soient âgées que de quelques millions d’années, ce qui est relativement jeune dans le système solaire. Olympus Mons est peut-être un volcan actif susceptible d’entrer en éruption.
On peut se demander pourquoi un volcan aussi énorme peut se former sur Mars alors que c’est impossible sur Terre. Les scientifiques pensent que la gravité plus faible sur la Planète Rouge, associée à des éruptions plus fréquentes, a permis à la lave de s’accumuler et d’atteindre des hauteurs considérables. Par ailleurs, le mouvement très limité des plaques tectoniques sur Mars pourrait être une autre raison. Sur Terre, le mouvement de la croûte empêche l’accumulation constante de lave. Contrairement à ce qui se passe à Hawaï, le point chaud et la croûte restent immobiles sur Mars. Lorsque la lave atteint la surface, elle continue à s’accumuler en un seul endroit. Au lieu d’une chaîne d’îles volcaniques, on assiste à la formation de très gros volcans comme Olympus Mons.
Les volcans de Tharsis Montes sont si grands qu’ils dressent leurs sommets au-dessus des tempêtes de poussières qui se produisent périodiquement sur Mars. Par exemple, lorsque la sonde Mariner 9 lancée par la NASA a atteint la Planète Rouge en 1971, il a été en mesure de détecter les sommets des volcans au-dessus des tempêtes de poussière.
Vous pourrez lire l’article dans son intégralité et voir des modélisations informatiques de Olympus Mons à cette adresse:

http://www.space.com/20133-olympus-mons-giant-mountain-of-mars.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+spaceheadlines+%28SPACE.com+Headline+Feed%29

 

 

drapeau anglais   One can read in the space.com website a very interesting article about Olympus Mons, the largest volcano in the solar system. Located in the Tharsis Montes region near the Martian equator, it is one of a dozen large volcanoes, many of which are ten to a hundred times taller than their terrestrial counterparts. The tallest of them all towers 25 kilometres above the surrounding plains and stretches across 624 km, which is roughly the size of the state of Arizona.

In comparison, Hawaii’s Mauna Loa, the tallest volcano on Earth, rises 10 kilometres above the sea floor. The volume of Olympus Mons is about a hundred times that of Mauna Loa. The Martian volcano rises three times higher than Earth’s highest mountain, Mount Everest, whose peak is 8,848 metres above sea level.

Olympus Mons is a shield volcano with an average slope of only 5 percent.

Six calderas stack on top of one another to create a depression at the summit that is 85 km wide. A cliff surrounds the outer edge of the volcano, reaching as high as 10 km above the surrounding area. (The cliff alone is about as tall as Mauna Loa.)

Olympus Mons is still a relatively young volcano. Although it has taken billions of years to form, some regions of the mountain may be only a few million years old, relatively young in the lifetime of the solar system. Olympus Mons may still be an active volcano with the potential to erupt.

One may wonder why such a huge volcano can form on Mars but not on Earth. Scientists think that the lower surface gravity of the red planet, combined with higher eruption rates, allowed for the lava on Mars to pile up higher.

Besides, the very limited tectonic plate movement on Mars could be another reason. On Earth, the movement of the crust prevents the steady buildup of lava. Unlike Hawaii, both the hot spot and the crust remain unmoving on Mars. When lava flows to the surface, it continues to pile up in a single spot. Instead of a chain of volcanic islands, large volcanoes such as Olympus Mons form.

The volcanoes in Tharsis Montes are so large that they tower above the seasonal Martian dust storms. For instance, when NASA’s Mariner 9 arrived at the Red Planet in 1971, it was able to pick out the tops of the volcanoes above the storms.

 

You can read the whole article and see computer-generated views of Olympus Mons at this address:

http://www.space.com/20133-olympus-mons-giant-mountain-of-mars.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+spaceheadlines+%28SPACE.com+Headline+Feed%29

Olympus-Mons

Modélisation informatique du volcan Olympus Mons   (Avec l’aimable autorisation de la NASA)