Nouveaux records de chaleur en Alaska // New record high temperatures in Alaska

Juillet 2017 a été de nouveau chaud en Alaska. Ainsi, plusieurs localités de l’Intérieur comme Bettles, Tanana et McGrath, ont enregistré le mois le plus chaud depuis des décennies. Il n’y a pas eu de vague de chaleur ou de températures exceptionnellement élevées en juillet, mais les journées et les nuits sont restées chaudes en permanence. A Bettles, la température moyenne a été de 17,7°C en juillet, contre 15°C d’habitude. A Tanana, la température moyenne a été de 18,3°C, contre les 15,5°C habituels. A McGrath, on a relevé une moyenne de 17,2°C, soit près de 4 degrés au-dessus de la température habituelle. Les derniers records remontaient à 1944 à Bettles, 1902 à Tanana et à 1940 à McGrath.
Dans le district de North Slope, dans le nord de l’Alaska, le mois de juillet a été particulièrement chaud. Barrow a enregistré le juillet le plus chaud depuis près d’un siècle d’observations climatiques, tandis que l’aéroport de Deadhorse à Prudhoe Bay a connu cinq journées avec des températures atteignant une vingtaine drés.
Source: National Weather Center.

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July 2017 was again warm in Alaska. As a result, several Interior locations, including Bettles, Tanana and McGrath recorded the warmest calendar month of record. The towns didn’t record any sort of heat wave or unusually scorching temperatures in July but had persistently warm days and warm nights. For Bettles, the average temperature was 17.7°C this July, compared to the typical 15 degrees. In Tanana, the average temperature was 18.3°C, compared to the usual 15.5°C. In McGrath, it was 17.2°C on average, nearly 4 degrees above what’s generally expected. Records date back to 1944 in Bettles, 1902 in Tanana and 1940 in McGrath.

On the North Slope, July was excessively warm. Barrow recorded the warmest July in nearly a century of climate observations, while the Deadhorse Airport at Prudhoe Bay saw five days with highs around 20°C.

Source: National Weather Center.

Source: NOAA / National Weather Center

Coups de chaleur à venir en Asie du Sud // Deadly heatwaves soon in South Asia

Une nouvelle étude montre les effets du changement Climatique en Asie du Sud, région où vit un cinquième de la population mondiale. D’ici la fin de ce siècle, le réchauffement climatique pourrait provoquer des vagues de chaleur pendant l’été, avec des niveaux de chaleur et d’humidité qui dépassent ce que les humains peuvent supporter sans protection. Ces vagues de chaleur mortelles pourraient commencer dans seulement quelques décennies et frapper des régions de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh, y compris les bassins fertiles de l’Indus et du Gange qui produisent une grande partie de la nourriture de la région.
Les résultats de cette étude, réalisée par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et la Loyola Marymount University à Los Angeles, ont été publiés dans la revue Science Advances,
L’étude fait suite à un rapport antérieur qui a examiné les vagues de chaleur prévues dans la région du Golfe Persique. Alors que le nombre de jours de chaleur extrême prévus pour cette zone était encore pire que pour l’Asie du Sud, leur impact dans cette dernière région pourrait être beaucoup plus sévère. En effet, si la région du golfe Persique a une population relativement réduite et riche avec peu de terres agricoles, les zones susceptibles d’être les plus touchées dans le nord de l’Inde, le Bangladesh et le sud du Pakistan abritent 1,5 milliard de personnes. Ces zones sont également parmi les plus pauvres. Une grande partie de la population dépend de l’agriculture de subsistance qui nécessite de longues heures de travail dans les champs, sans protection contre le soleil.
La nouvelle analyse s’appuie sur des recherches récentes qui montrent que les effets les plus dangereux de la chaleur pour les humains sont dus à la combinaison de hautes températures et une humidité élevée, phénomène connu sous le nom de « température humide ». Il reflète la capacité de l’humidité à s’évaporer, mécanisme requis pour que le corps humain maintienne sa température interne par l’évaporation de la sueur. À une température humide de 35 degrés Celsius, le corps humain ne peut pas se refroidir suffisamment pour survivre plus de quelques heures.
Une étude antérieure sur les relevés de température et d’humidité montre que dans le climat actuel, les températures humides ont rarement dépassé 31°C sur Terre. Bien que ce rapport antérieur ait montré que cette limite de survie pourrait être dépassée de temps en temps dans la région du Golfe Persique d’ici la fin de ce siècle, les relevés de l’été 2015 ont montré que la limite des températures humides à 35 degrés avait déjà été atteinte, ce qui montre que ces extrêmes pourraient commencer plus tôt que prévu. L’été 2015 a également produit l’une des vagues de chaleur les plus dévastatrices de l’histoire en Asie du Sud, avec quelque 3 500 morts au Pakistan et en Inde.
La dernière étude a examiné les résultats de trois modèles  climatiques sur la vingtaine qui a été réalisée à l’échelle de la planète. Ils ont été sélectionnés car ils correspondent le mieux aux données météorologiques réelles en Asie du Sud. L’étude montre que, à la fin du siècle, s’il n’y a pas de réduction sérieuse des émissions de gaz à effet de serre, les vagues de chaleur contribueront à faire passer les températures humides de 31°C à 34,2°C, ce qui rapprochera du seuil de survie mentionné précédemment.
Dans le cadre du climat actuel, environ 2% de la population indienne est parfois exposée à des températures humides de 32 degrés. Selon cette étude, d’ici 2100, 70% de la population de trouvera dans cette situation et 2% des personnes seront parfois exposées à la limite de capacité de survie de 35 degrés. Comme la région est importante sur le plan agricole, ce n’est pas seulement la population directement touchée par la chaleur qui en souffrira. Avec la perturbation de la production agricole, celle-ci connaîtra un fort déclin tout le monde en souffrira.
Voici une vidéo qui illustre parfaitement la situation:
https://youtu.be/oSJLvs2Il5A

Source: Massachusetts Institute of Technology.

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A new study suggests that by the end of this century, in South Asia, a region where one-fifth of the world’s people live, climate change could lead to summer heat waves with levels of heat and humidity that exceed what humans can survive without protection. These deadly heat waves could begin within as little as a few decades to strike regions of India, Pakistan, and Bangladesh, including the fertile Indus and Ganges river basins that produce much of the region’s food supply.

The results of the new study, performed by researchers of the Massachusetts Institute of Technology and Loyola Marymount University in Los Angeles have just been described in the journal Science Advances,

The study follows an earlier report that looked at projected heat waves in the Persian Gulf region. While the number of extreme-heat days projected for that region was even worse than for South Asia, the impact in the latter area could be vastly more severe. This is because while the Persian Gulf area has a relatively small, relatively wealthy population and little agricultural land, the areas likely to be hardest hit in northern India, Bangladesh, and southern Pakistan are home to 1.5 billion people. These areas are also among the poorest in the region, with much of the population dependent on subsistence farming that requires long hours of hard labour out in the open and unprotected from the sun.

The new analysis is based on recent research showing that hot weather’s most deadly effects for humans comes from a combination of high temperature and high humidity, an index which is measured by a reading known as wet-bulb temperature. This reflects the ability of moisture to evaporate, which is the mechanism required for the human body to maintain its internal temperature through the evaporation of sweat. At a wet-bulb temperature of 35 degrees Celsius, the human body cannot cool itself enough to survive more than a few hours.

A previous study of temperature and humidity records show that in today’s climate, wet-bulb temperatures have rarely exceeded about 31°C anywhere on Earth. While the earlier report showed that this survivability limit would start to be exceeded occasionally in the Persian Gulf region by the end of this century, actual readings there in the summer of 2015 showed that the 35-degree wet-bulb limit had almost been reached already, suggesting that such extremes could begin happening earlier than projected. The summer of 2015 also produced one of the deadliest heat waves in history in South Asia, killing an estimated 3,500 people in Pakistan and India.

The new analysis looked at results from three of the more than 20 comprehensive global climate models, which were selected because they most accurately matched actual weather data from the South Asian region. The study shows that by century’s end, absent serious reductions in global emissions, heat waves would increase from wet-bulb temperatures of about 31°C to 34.2°C, which brings us close to the threshold of survivability.

In today’s climate, about 2 percent of the Indian population sometimes gets exposed to extremes of 32-degree wet-bulb temperatures. According to this study, by 2100 that will increase to about 70 percent of the population, and about 2 percent of the people will sometimes be exposed to the survivability limit of 35 degrees. Because the region is important agriculturally, it is not just those directly affected by the heat who will suffer. With the disruption to the agricultural production, this one will go down and potentially everyone will suffer.

Here is a video that perfectly illustrates the situation:

https://youtu.be/oSJLvs2Il5A

Source: Massachusetts Institute of Technology.

Source: MIT

COP 21 : La planète n’a que 5% de chances d’atteindre ce but // The planet has just 5% chance of reaching this goal

Selon une nouvelle étude de l’Université de Washington à propos de l’effort international pour endiguer le changement climatique, il n’y a que 5% de chance pour que la Terre évite un réchauffement d’au moins 2°C d’ici la fin du siècle. Au niveau mondial,  la tendance en matière d’économie, d’émissions de gaz à effet de serre et de croissance de population montre qu’il est extrêmement improbable que la planète reste inférieure au seuil de 2°C fixé lors de la COP 21 en 2015 .

Il faut garder à l’esprit que, dans le cadre de l’accord de Paris, 195 pays se sont engagés à maintenir la température mondiale moyenne « bien en dessous de 2°C » par rapport aux niveaux préindustriels, et ont établi un objectif plus ambitieux de limiter le réchauffement à 1,5°C. La nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Climate Change, indique que cette dernière cible n’est guère réaliste et qu’il y a seulement 1% de chances que les températures augmentent de moins de 1,5°C.
Les gouvernements présents à la COP 21 se sont fixés un seuil de 2°C en partie par opportunisme politique, mais aussi parce que les scientifiques ont mis en garde contre les graves conséquences de l’élévation du niveau de la mer, de la sécheresse, des vagues de chaleur et des troubles sociaux si la température s’élève au-delà de ce seuil. De tels risques ont été soulignés par une étude de l’Université de Caroline du Nord. Elle montre qu’un changement climatique ininterrompu causerait environ 60 000 décès dans le monde d’ici 2030 et 260 000 d’ici 2100. Les chercheurs ont également constaté que la hausse des températures favoriserait la propagation des polluants atmosphériques qui viendraient s’ajouter à ceux existant déjà.

Selon l’étude de l’Université de Washington, il y a 90% de chances pour que les températures augmentent entre 2°C et 4,9°C d’ici 2100. Cela placerait le monde dans les scénarios moyens de réchauffement définis par le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Cela met aux oubliettes les résultats les plus optimistes, tout comme le scénario le plus pessimiste qui prévoyait que les températures grimperaient jusqu’à près de 6°C au-dessus de celles de l’ère préindustrielle.
Plutôt que de voir comment les gaz à effet de serre affecteront la température, la nouvelle étude a analysé l’évolution de la population mondiale sur les 50 dernières années, le produit intérieur brut (PIB) par habitant, ainsi que l’intensité carbone qui représente la quantité de dioxyde de carbone émise pour chaque dollar d’activité économique. Après avoir construit un modèle statistique couvrant une gamme de scénarios d’émissions, les chercheurs ont constaté que l’intensité carbone serait un facteur crucial dans le réchauffement futur. On s’attend à ce que les progrès technologiques réduisent l’intensité carbone globale de 90% au cours du siècle, avec des baisses nettes en Chine et en Inde qui sont deux très gros consommateurs d’énergie. Cependant, cette réduction ne sera pas assez significative pour empêcher de franchir la barre fatidique des 2°C.
La population mondiale devrait atteindre environ 11 milliards de personnes d’ici 2100 mais l’étude montre que cela aura un impact relativement faible sur les températures car cette croissance aura lieu en Afrique subsaharienne qui est un contributeur mineur en matière d’émissions de gaz à effet de serre.
Les chercheurs insistent sur le fait que les résultats de leur étude ne signifient pas que 2°C sera une cible impossible à atteindre et qu’il est trop tard pour prendre des mesures. Au contraire, éviter les fortes hausses de température prévues par leur modèle est «extrêmement important et exige une action urgente». Des percées technologiques pourraient changer les perspectives de manière spectaculaire, mais les progrès majeurs réalisés au cours des 50 dernières années, comme l’informatique, la robotique, les voitures hybrides, Internet et l’injection électronique de carburant, ont déjà permis de réduire progressivement les émissions de carbone à raison d’environ 2% par an.

Cette approche optimiste du changement climatique est celle qui imprègne le dernier film d’Al Gore « Une vérité qui dérange (suite) ».
Source: The Guardian.

Pendant ce temps, la France vient de battre son record de températures nocturnes, officiellement à cause du sirocco. Ne nous leurrons pas; le vent saharien n’est pas seul responsable!

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According to new University of Washington research that paints a sobering picture of the international effort to stem dangerous climate change, there is only a 5% chance that the Earth will avoid warming by at least 2°C by the end of the century. Global trends in the economy, emissions and population growth make it extremely unlikely that the planet will remain below the 2°C threshold set out in the Paris climate agreement in 2015.

One should keep in mind that the Paris accord, signed by 195 countries, commits to holding the average global temperature to “well below 2°C” above pre-industrial levels and sets a more aspirational goal to limit warming to 1.5°C. The new research, published in Nature Climate Change, indicates that this latter target is barely plausible, with just a 1% chance that temperatures will rise by less than 1.5°C.

Governments at the COP 21 settled on the 2°C threshold partly through political expediency but also because scientists have warned of severe consequences from sea level rise, drought, heatwaves and social unrest should the temperature rise beyond this. Such risks have been underscored by a separate study by the University of North Carolina. It shows unabated climate change will cause around 60,000 deaths globally in 2030 and 260,000 deaths by 2100. It also found that rising temperatures will exacerbate air pollutants that will particularly threaten those with existing conditions.

According to the University of Washington study, there is a 90% likelihood that temperatures will rise between 2°C and 4.9°C by 2100. This would put the world in the mid-range warming scenarios mapped out by the UN’s Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). It negates the most optimistic outcome as well as the worst case, which would see temperatures climb nearly 6°C beyond the pre-industrial era.

Rather than look at how greenhouse gases will influence temperature, the new research analyzed the past 50 years of trends in world population, per capita gross domestic product (GDP) and carbon intensity, which is the amount of carbon dioxide emitted for each dollar of economic activity. After building a statistical model covering a range of emissions scenarios, the researchers found that carbon intensity will be a crucial factor in future warming. Technological advances are expected to cut global carbon intensity by 90% over the course of the century, with sharp declines in China and India which are two newly voracious consumers of energy. However, this decline still will not be steep enough to avoid breaching the 2°C limit.

The world’s population is expected to grow to about 11 billion people by 2100, but the research found that this will have a relatively small impact upon temperatures as much of this growth will take place in sub-Saharan Africa, which is a minor contributor of greenhouse gas emissions.

The researchers insist that the results of their study do not mean that 2°C is an impossible target and that it is too late to do anything. On the contrary, avoiding the higher temperature increases that their model envisages is “even more important, and also requires urgent action.” A breakthrough technology could “dramatically” change the outlook but major advances of the past 50 years, such as the computer, robotics, hybrid cars, the internet and electronic fuel injection, have improved carbon efficiency steadily at around 2% a year, rather than in huge jumps. This optimistic approach to climate change is the one that pervades Al Gore’s last film “An inconvenient Sequel”.

Source: The Guardian.

Vue de la courbe de Keeling fin juillet 2017: les concentrations de CO2 dans l’atmosphère restent largement supérieures à 400 ppm. Aucun progrès n’est observé par l’observatoire du Mauna Loa à Hawaii.

Pékin, l’une des villes les plus polluées au monde

(Crédit photo: Wikipedia)

 

« Une Vérité qui Dérange (suite) » // « An Inconvenient Sequel »

Dix ans après, «Une Vérité qui Dérange » – An Inconvenient Truth – qui a propulsé le changement climatique au cœur de la culture populaire, An Inconvenient Sequel montre que nous sommes sur le point d’entrer dans une véritable révolution énergétique. Le vice-président Al Gore y poursuit sa lutte infatigable. C’est un voyage autour du monde au cours duquel il forme une armée de défenseurs du climat et influence la politique climatique internationale. Les caméras le suivent dans les coulisses – dans des moments à la fois privés et publics, drôles et poignants – pendant lesquels il poursuit l’idée que, bien que les enjeux n’aient jamais été aussi importants, les dangers du changement climatique peuvent être surmontés grâce à l’ingéniosité humaine et la passion.

Voici la bande annonce du film sorti le 28 juillet 2017 dans un nombre limité de cinémas américains

https://www.youtube.com/watch?v=huX1bmfdkyA&feature=youtu.be

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Ten years after An Inconvenient Truth brought climate change into the heart of popular culture, An Inconvenient Sequel shows just how close we are to a real energy revolution. Vice President Al Gore continues his tireless fight, travelling around the world, training an army of climate champions and influencing international climate policy. Cameras follow him behind the scenes – in moments both private and public, funny and poignant – as he pursues the inspirational idea that while the stakes have never been higher, the perils of climate change can be overcome with human ingenuity and passion.

Here is the trailer of the film that was released on July 28th 2017 in a limited number of U.S. cinemas

https://www.youtube.com/watch?v=huX1bmfdkyA&feature=youtu.be

Sawyer Glacier (Alaska)  [Photo: C. Grandpey]