Ngauruhoe (Nouvelle Zélande // New Zealand)

Lorsque j’ai voyagé à travers la Nouvelle-Zélande en 2009, j’ai visité le complexe volcanique du Tongariro sur le Plateau Central de l’île du Nord. Je conseille fortement d’effectuer le Tongariro Alpine Crossing, une randonnée de 19 kilomètres qui offre de superbes vues sur les volcans de la région.
Le Ngauruhoe est l’édifice le plus jeune du complexe volcanique du Tongariro. Il est né il y a environ 2500 ans. Bien qu’il soit considéré par beaucoup comme un volcan à part entière, il s’agit en réalité d’un cône adventif du Mont Tongariro. Le Ngauruhoe se situe entre le Mont Tongariro au nord et le Mont Ruapehu au sud, et à 25 kilomètres au sud de la rive méridionale du lac Taupo.
Le Ngauruhoe est entré en éruption à 45 reprises au cours du 20ème siècle, et pour la dernière fois en 1974. On observe quelques fumerolles dans le cratère interne et sur la lèvre du cratère externe. Cependant, le volcan ne montre pas actuellement de signes d’activité et son niveau d’alerte volcanique est à zéro. On a enregistré une hausse de la sismicité en mai 2006; le niveau d’alerte a alors été élevé à un, mais aucune éruption n’a eu lieu. Une autre augmentation de l’activité sismique en mars 2015 a fait passer le niveau d’alerte à 1, mais trois semaines plus tard, il a été ramené à 0.
L’Otago Times a récemment publié la description par des témoins d’une éruption survenue à la mi-novembre 1917:
Le vendredi, un groupe composé de MM. W. Salt (Wanganui), W. P. Mead (Taumarunui) et Bourne (Auckland), a entrepris d’escalader le Ngauruhoe, et a effectué une ascension très intéressante.
La troupe est partie de bonne heure et a entrepris l’ascension de la montagne, au cours de laquelle plusieurs explosions ont été entendues. Le groupe est monté jusqu’à mi-pente et, comme il était dangereux d’aller plus loin, ils observèrent les environs et trouvèrent de la lave encore brûlante et des blocs de 3 pieds (90 centimètres) de diamètre.
En descendant, ils ont constaté que certaines des roches projetées par le volcan avaient atteint les plaines, et l’herbe avait été brûlée en conséquence. Au moment où le groupe arrivait à son hébergement, une très belle explosion se fit entendre.
Des roches, de la vapeur, etc. furent projetés à une distance de 600 pieds au-dessus du cratère. La masse brûlante semblait suspendue dans l’air pendant une seconde ou deux, étincelante et brûlante, avant de retomber sur terre avec un fracas de tonnerre.
M. Salt, qui avait beaucoup d’expérience avec les trois montagnes du merveilleux parc national de Nouvelle-Zélande, a émis l’idée qu’un nouveau cratère s’était formé sur le Ngauruhoe, plus au nord.
La montagne est généralement escaladée par le versant ouest. En été, la montée est difficile en raison des téphra qui roulent sous les pieds. En hiver, la neige consolide le sol. Comme la pente est d’environ 45 degrés, il est essentiel de creuser des marches à coups de pied, ce qui nécessite une bonne forme physique. Après la pluie, la neige peut se recouvrir de glace, ce qui rend la montée encore plus traître. Les randonneurs expérimentés qui parviennent à atteindre le sommet peuvent faire le tour du cratère. Avant de commencer toute ascension, il faut consulter les prévisions météorologiques, avoir un niveau de randonnée en montagne, des vêtements chauds et un bon équipement. Entre mars et octobre, la montagne est balayée par de violentes rafales de vent et des tempêtes de neige ; la température plonge alors bien au-dessous de zéro.
En 1974, dans le cadre d’une campagne promotionnelle pour une célèbre marque de Champagne, Jean-Claude Killy a été filmé en train de dévaler à ski le versant est de la montagne, ce qui n’avait encore jamais été tenté. La pente moyenne de ce côté du volcan est de 35 degrés. Le radar a révélé que Killy avançait à plus de 160 kilomètres par heure!
Le Ngauruhoe est extrêmement célèbre en Nouvelle-Zélande et même dans le monde entier. Il a servi de lieu de tournage pour la Montagne du Destin dans la trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Personnellement, bien qu’ayant beaucoup apprécié les paysages de la région, je n’ai pas vraiment ressenti de fascination pour cette Montagne du Destin pendant le Tongariro Alpine Crossing…

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When I travelled across New Zealand in 2009, I visited the Tongariro volcanic complex on the Central Plateau of the North Island. I would strongly advise people to perform the Tongariro Alpine Crossing, a 19-kilometre hike which offers great views of the volcanoes of the region.

Mount Ngauruhoe is the youngest vent in the Tongariro volcanic complex, and first erupted about 2,500 years ago. Although seen by most as a volcano in its own right, it is technically a secondary cone of Mount Tongariro. The volcano lies between the active volcanoes of Mount Tongariro to the north and Mount Ruapehu to the south, and 25 kilometres to the south of the southern shore of Lake Taupo.

Mt Ngauruhoe erupted 45 times in the 20th century, most recently in 1974. Fumaroles exist inside the inner crater and on the rim of the outer crater. However, the volcano is no longer showing signs of any significant unrest and the Volcanic Alert Level has been reduced to zero. There was an increase in seismicity in May 2006; it prompted the alert level to be raised to one, but no eruption occurred. Another increase in seismic activity in March 2015 resulted in the alert level being raised to1, but three weeks later it was lowered back to 0.

The Otago Times recently published an article with the description by witnesses of an eruption that occurred by mid-November 1917:

On Friday a party, consisting of Messrs W. Salt (Wanganui), W. P. Mead (Taumarunui), and Bourne (Auckland), made an ascent of Ngauruhoe, and had a most interesting climb.

The party got away at an early hour, and ascended the mountain, during which time several shots were sent up. They went half-way up, and, as it was considered dangerous to proceed any farther, they reconnoitred in the vicinity and found red-hot lava and rocks 3ft through lying around.

On descending, they found that some of the rocks thrown out by the volcano had reached the plains, and the grass had been burned and scorched in consequence. When the party arrived at the accommodation house a most beautiful shot was sent up.

Rocks, steam, etc., were thrown up to a distance of fully 600ft above the crater. The white-hot mass appeared to hang in the air for a second or two, sparkling and burning, then it fell with a thunderous roar to earth.

Mr Salt, who has had a great deal of experience with the three mountains in New Zealand’s wonderful National Park, expressed the opinion that a new crater had been formed in Ngauruhoe further to the northward.

The mountain is usually climbed from the western side. In summer the climb is difficult due to the loose tephra that gives way underfoot. In winter, snow consolidates the tephra. As the slope is about 45 degrees, kicking steps is essential, and this requires fitness. After rain, the snow may be covered by ice which is treacherous. Experienced climbers who manage to reach the summit can circumnavigate the crater. Before starting any climb hikers should have a look at the weather forecast, have the appropriate level of skill, warm clothing and equipment. Between March and October the mountain is subject to sudden violent wind gusts and snow storms with the temperature plunging well below zero.

In 1974, as part of a promotional campaign for a famous French Champagne, Jean-Claude Killy was filmed skiing down the previously unskied eastern slope of the mountain. The average slope on this side of the volcano is 35 degrees, and Killy was caught on radar skiing more than 160 kilometres per hour!

Mount Ngauruhoe is extremely famous in New Zealand and even around the world. It was used as a stand-in for the fictional Mount Doom in Peter Jackson’s The Lord of the Rings film trilogy. Personally, although I appreciated very much the landscapes around me, I did not feel any fascination for the place during the Tongariro Alpine Crossing.

Vues aériennes du Ngauruhoe…

du Ruapehu….

des Emerald Lakes pendant le Tongariro Alpine Crossing.

Photos: C. Grandpey

Ruapehu (Nouvelle Zélande / New Zealand)

Lors d’une visite à la zone sommitale du Ruapehu le 23 novembre 2017, les scientifiques de GeoNet ont pu mesurer les émissions de dioxyde de carbone qui atteignaient 2 290 tonnes par jour, l’une des valeurs les plus hautes enregistrées ces dernières années. La température du lac était de 37°C, vers le haut de la fourchette de température habituelle.
Le tremor volcanique reste à des niveaux modérés.
Le beau temps qui régnait sur le volcan a également permis de prélever des échantillons d’eau dans le cratère ; les analyses sont en cours.
Bien que les émissions de gaz et les températures soient plutôt élevées en ce moment, le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1. En effet, ce genre de situation apparaît périodiquement et les scientifiques de GeoNet pensent que l’on devrait rapidement observer un retour à la normale.

Source: Manawatu Evening Standard.

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During a visit to Mr Ruapehu’s summit area on November 23rd, 2017, GeoNet scientists could measure carbon dioxide emissions which reached 2,290 tonnes per day, one of the largest values recorded in recent years. The lake temperature was 37°C, near the top of its usual range.

The volcanic seismic tremor remains at moderate levels.

The fine weather also allowed for water samples to be taken from the crater, and analysis of those was underway.

Although gas emissions and temperatures are rather high at the moment, the volcanic alert level is kept at 1. This kind of situation appears periodically and GeoNet scientists think the volcano should settle down shortly.

Source: Manawatu Evening Standard.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Simulation d’une éruption à Auckland (Nouvelle Zélande) // Visualisation of an eruption at Auckland (New Zealand)

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, la ville d’Auckland a été construite sur un champ volcanique potentiellement actif. Un volcanologue maintenant à la retraite – le professeur Colin Wilson de l’Université de Victoria – vient de recevoir la médaille Rutherford pour son travail sur les volcans explosifs et la menace qu’ils représentent pour les populations.
Il a travaillé sur plusieurs volcans à travers le monde, comme le Taupo, Long Valley et Yellowstone aux États-Unis. Son travail a mis en oeuvre de nouvelles techniques pour cartographier les processus volcaniques depuis l’état de sommeil jusqu’à l’éruption proprement dite. Ses recherches ont également permis de relier les cycles s’étendant sur le long terme à certaines des éruptions les plus importantes et les plus destructrices connues à ce jour. Par exemple, il a démontré qu’il y a eu une longue phase de préparation avant le déclenchement, il y a environ 25 500 ans, de la super éruption du Taupo qui a créé l’énorme caldeira que le Lac Taupo ne remplit que partiellement aujourd’hui.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une simulation impressionnante d’une éruption dans la région d’Auckland. Elle débuterait près de l’île de Rangitoto que l’on peut voir à l’arrière-plan. Il convient de noter que la projection du document dans le musée a eu pour résultat des enfants effrayés et une dévaluation des biens immobiliers situés sur le rivage !
https://vimeo.com/29927106
Source: New Zealand Herald.

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As I indicated several times, the town of Auckland was built on a potentially active volcanic field. A veteran volcanologist – Victoria University’s Professor Colin Wilson – has just been awarded the Rutherford Medal for his work on explosive volcanoes and the threat they pose to the populations.

He has worked on many of the world’s volcanoes, including Taupo, and Long Valley and Yellowstone in the United States. His work has pioneered new techniques to map out the volcanic processes from slumber to massive eruption. His research has also been able to link long-term cycles with some of the largest and most destructive eruptions known to science. For instance, it showed how there was a long build-up to the massive super-eruption from Taupo about 25,500 years ago, which created the enormous caldera that Lake Taupo only fills partly today.

By clicking on the link below, you will see an impressive simulation of an eruption in the Auckland area. It would start near the Rangitoto Island one can see in the background. It should be noted that the result of the show in the museum was frightened children and de-valued waterfront property!

https://vimeo.com/29927106

Source : New Zealand Herald.

Une éruption dans la baie d’Auckland aurait des conséquences catastrophiques faciles à imaginer (Photo: C. Grandpey)

 

Visitez White Island (Nouvelle Zélande) avec Google Street View // Visit White Island (New Zealand) with Google Street View

Il est maintenant possible d’explorer l’île volcanique de White Island en ligne en utilisant Google Street View.
https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (le nom maori de White Island) est l’un des volcans actifs les plus accessibles au monde. Le projet, mis sur pied par le Whakatane District Council et Google, a été réalisé avec le Google Street View Trekker, un système photographique de 18 kg porté comme un sac à dos et qui prend des photos de haute qualité sur 360 ​​degrés toutes les 2,5 secondes.

Une équipe de randonneurs locaux a également sillonné la région pendant l’été et a pris des clichés le long de 35 km de sentiers, ainsi que dans les sites touristiques les plus emblématiques du district de Whakatane.

Il y a eu des discussions pour savoir si le projet ne ferait pas de tort aux entreprises locales de bateaux et d’hélicoptères car les gens pourraient être moins tentés de se rendre sur l’île. Toutefois, Google Street View ne peut pas reproduire les sensations éprouvées sur le terrain comme les odeurs, le bruit et l’ambiance réelle du site.

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People can now explore the landscape of White Island online using Google Street View.

https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (The maori name of White island) is one of the world’s most accessible active volcanoes. A project between the Whakatane District Council and Google aims to take that accessibility to a whole new level, by bringing the island online.

The project was achieved with the Google Street View Trekker, an 18-kg camera backpack that takes high-quality 360 degree photos every 2.5 seconds. A team of local trekkers also set out over summer and captured 35 km of the Whakatane District’s most iconic walks and landmarks.

There was some discussion around whether putting footage online would mean people would choose not to do the real thing, which might mean a loss of money for local boat and helicopter companies.. However, Google Street View can’t fully replicate the real life experiences: the smells, noise and scale of it is truly something best experienced in person.

Photo: C. Grandpey