Quelques détails supplémentaires sur l’éruption au Japon // Some more details about the eruption in Japan

Comme je l’ai écrit hier, un membre des Forces japonaises d’Autodéfense (GSDF) est mort et 11 autres personnes ont été blessées au cours de l’éruption du volcan Moto-Shirane près d’une station de ski mardi matin. L’événement a  probablement causé une avalanche.
L’éruption surprise du Mont Moto-Shirane – qui fait partie du complexe volcanique Kusatsu-Shirane – dans la préfecture de Gunma, a arrêté le fonctionnement des remontées mécaniques, si bien qu’environ 80 personnes, dont des touristes de Taiwan et de Grande-Bretagne, se  sont retrouvés temporairement bloqués dans un restaurant près du sommet de la montagne.
Un responsable de la Japan Meteorological Agency ( JMA) a déclaré que les paramètres d’observation n’avaient pas indiqué une augmentation de l’activité volcanique. Cela confirme la difficulté d’émettre des alertes de catastrophe dans un pays sujet aux éruptions volcaniques et aux tremblements de terre.
Une trentaine de soldats de la 12ème brigade de la Force d’Autodéfense au Sol, bien connue pour avoir été envoyée dans des zones touchées par des catastrophes naturelles, effectuaient un stage d’entraînement de ski dans la région au moment de l’éruption. Selon le GSDF et le ministère de la Défense, un homme de 49 ans est décédé suite à l’avalanche et sept autres soldats ont été blessés, dont deux grièvement.
Selon les secouristes, des pierres provenant de l’éruption du Mont Moto-Shirane ont frappé une télécabine et les bris de verre ont blessé au moins quatre personnes à l’intérieur. Les blocs ont également percuté le toit d’une maison de repos où environ 100 personnes avaient trouvé refuge.

L’éruption de du Mont Moto-Shirane (2171 mètres) est la première depuis 1983. [NDLR: Elle avait probablement une origine phréatique]
Des images vidéo enregistrées par la caméra de la gare d’arrivée de la télécabine montrent que les skieurs glissaient sur les pentes et que des blocs noirs tombaient du ciel ; des gerbes de neige jaillissaient lorsqu’ils frappaient le sol, très près des skieurs. Un nuage de fumée noire est ensuite apparu.
Le gouvernement n’a pas signalé de nouvelles victimes ni de personnes disparues.
Une panne d’électricité s’est produite près de la station de ski après l’éruption.
Suite à l’éruption, le JMA a relevé le niveau d’alerte volcanique de 1 à 3, sur une échelle de 5. Ce niveau limite l’accès à la montagne, tout en mettant en garde sur les grandes quantités de cendre retombées dans le secteur au moment de l’éruption.

Le mont Moto-Shirane est situé près de la limite entre les préfectures de Gunma et Nagano et fait partie des 50 volcans surveillés en permanence par l’Agence Météorologique Japonaise.
Source: The Japan Times.

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As I put it yesterday, a Self-Defense Forces member died and 11 other people were injured after a volcano erupted near a ski resort on Tuesday morning, spewing cinders and possibly causing an avalanche.

The unexpected eruption of Mount Moto-Shirane, which is part of Mount Kusatsu-Shirane, in Gunma Prefecture halted ski lift operations, leaving around 80 people, including tourists from Taiwan and Britain, temporarily stranded in a restaurant near the top of the mountain.

A JMA official said observational data had not indicated heightened volcanic activity, highlighting the difficulty of issuing disaster alerts in a nation prone to volcanic eruptions and earthquakes.

Around 30 Ground Self-Defense Force troops of the 12th Brigade, well known for being sent to areas affected by natural disasters, were engaging in ski training in the area at the time. According to the GSDF and the Defense Ministry, a 49-year-old male GSDF member died and seven other troops were injured, with two in serious condition.

Separately, stones from the eruption of Mount Moto-Shirane hit a gondola lift and injured at least four people on board with shattered glass, according to local rescuers. The stones also crashed through the roof of a rest house where about 100 people had evacuated.

The eruption of the 2,171-metre mountain was the first since 1983. [Personal remark: It propably had a phreatic origin.]

Video footage from the top of the resort’s gondola showed skiers gliding down the slopes as black rocks plummeted from the skies and snow billowed up as they struck the ground, sometimes just missing skiers. A cloud of black smoke later drifted in.

The government has no reports of additional casualties or missing people.

A power outage occurred near the ski resort after the eruption.

Following the eruption, the weather agency raised the volcanic alert status from 1 to 3, on a scale of 5, a level that restricts entry to the mountain, while warning of large amounts of ash in the area.

Mount Moto-Shirane  is located near the border of Gunma and Nagano prefectures and is one of 50 volcanoes continuously monitored by the Japan Meteorological Agency.

Source: The Japan Times.

Vue de la zone sommitale du volcan (Photo: F. Gueffier)

Une éruption tue un skieur et blesse 11 personnes au Japon // A volcanic eruption kills a skier and injures 11 persons in Japan

Selon plusieurs articles de presse, le mont Kusatsu-Shirane à proximité de la ville de Kusatsu, dans la préfecture de Gunma, dans le centre du Japon, est entré en éruption le mardi 23 janvier 2018 vers 10h. Selon les autorités, le volcan a explosé sans prévenir et a provoqué une avalanche près de la station de ski. Au moins neuf personnes (14 selon certaines dépêches) ont été blessées. La plupart d’entre elles étaient sur les pistes de ski, tandis que d’autres étaient dans une télécabine dont les vitres ont été brisées par les projections volcaniques. L’éruption a arrosé une zone d’un kilomètre de large. Cinq personnes ont eu des fractures, mais aucun pronostic vital n’a été engagé.

L’armée japonaise a déclaré que six soldats qui faisaient partie d’un groupe d’une trentaine en stage de ski ont été surpris par une avalanche, mais ils ont tous été secourus. On ne sait pas si c’est l’éruption qui a déclenché l’avalanche.
L’Agence Météorologique Japonaise recommande de ne pas escalader la montagne
En septembre 2014, 63 personnes ont été tuées dans une éruption phréatique soudaine du Mont Ontake. Il est probable que la dernière éruption était du même type.

(Dernière minute): Un militaire aurait péri sous l’avalanche mais l’information demande à être confirmée.

D’après le Japan Times, l’éruption aurait blessé 4 touristes qui se trouvaient dans la télécabine . Un militaire a été tué et 7 de ses compagnons ont été blessés. Le journal japonais ne fait pas état de l’avalanche. Toutes les victimes semblent avoir été atteintes par les projections pendant l’éruption.

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According to several press reports, Mount Kusatsu-Shirane in Kusatsu, Gunma prefecture, central Japan, erupted on Tuesday, January 23rd 2018 around 10 a.m.. A disaster official said the volcano erupted without warning and caused an avalanche near the ski resort. At least nine people (14 according to some reports) were injured. Most of them were on the ski slopes, while some were in a gondola where glass was broken apparently by a flying rock. The eruption sent rocks raining down over a kilometre-wide area. Five people sustained broken bones but none of the injuries were life-threatening.

The Japanese military said six soldiers who were among about 30 people on ski training were buried by a nearby avalanche, but they were all rescued. It is not clear whether the eruption triggered the avalanche.

The Japan Meteorological Agency has warned people not climb the mountain

In September 2014, 63 people were killed in a sudden phreatic eruption of Mount Ontake. It is likely that the last eruption was of the same type.

Last minute: One military is said to have been buried by the avalanche and to be dead. The information needs to be confirmed.

According to the Japan Times, the eruption injured 4 touristes who were in a gondola. A Ground Self-Defense Force member died and 7 other soldiers were injured. The Japanese newspaper does not mention the avalanche. It seems all the victims were struck by ejections from the volcano.

Volcan Kusatsu-Shirana (Crédit photo: Wikipedia)

Voici une vue du cratère…

…avec mes remerciements à Franck Gueffier!

 

Sagesse japonaise ? // Japanese wisdom ?

Le 13 décembre 2017, la Haute Cour de Justice d’Hiroshima a décidé qu’un réacteur nucléaire près du Mont Aso dans le sud-ouest du Japon ne serait plus autorisé à fonctionner parce qu’il se trouve trop près du volcan actif et pourrait de ce fait être affecté par une éruption majeure. La décision de justice est susceptible d’entraîner la mise hors service du réacteur de l’Unité 3 de la centrale nucléaire d’Ikata (Préfecture d’Ehime) après la fin de son inspection en février 2018.
Le mont Aso se trouve à 130 kilomètres au sud-ouest de la centrale nucléaire. La cour a fait référence à une éruption qui a eu lieu il y a plusieurs de dizaines de milliers d’années et qui a provoqué des coulées pyroclastiques qui ont dépassé cette distance. Le juge a déclaré que la validation du réacteur par l’Autorité de Régulation Nucléaire était « irrationnelle » et que la vie de la population pourrait être menacée par les radiations en cas d’accident majeur.
La décision annule de ce fait celle d’une juridiction inférieure et reste valable jusqu’en septembre pour « protéger la sécurité des habitants pendant leur action en justice demandant une fermeture permanente de la centrale. »
Une fermeture de l’Unité 3 serait une perte commerciale importante pour la compagnie Shikoku Electric qui a déclaré qu’elle ferait appel de la décision. La compagnie avait déjà décidé de mettre à l’arrêt le réacteur de l’Unité 1 vieux de 40 ans, tandis que le réacteur de l’Unité 2 avait été arrêté suite à la catastrophe de la centrale de Fukushima en 2011, provoquée par un violent séisme et un tsunami.
Tous les réacteurs en service au Japon ont été temporairement arrêtés pour des contrôles de sécurité après l’accident de Fukushima. Cinq réacteurs, dont l’Unité 3 de la centrale d’Ikata, ont depuis repris leur activité avec des normes de sécurité plus strictes. Sept autres réacteurs sont en phase de redémarrage.
Pour des motifs de sécurité, des dizaines d’actions en justice ont fait suite à la catastrophe de Fukushima, ce qui a ralenti la politique du gouvernement en faveur de la mise en route de nouveaux réacteurs sous prétexte que le Japon manque de ressources énergétiques.
Source: Presse japonaise.

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On December 13th 2017, an injunction ordered by the Hiroshima high court ruled that a nuclear reactor near Mount Aso in southwestern Japan should not operate because it is too close to the active volcano and could be affected by a major eruption. The injunction is likely to force the Unit 3 reactor at the Ikata nuclear plant in Ehime prefecture to stay offline after its regular inspection ends in February.

Mount Aso is located 130 kilometres southwest of the plant. The court cited a past eruption tens of thousands of years ago that caused pyroclastic flows that exceeded that distance. The judge said the Nuclear Regulation Authority’s safety approval of the reactor was « irrational » and that the residents’ lives could be endangered by radiation in the event of a major accident.

The decision reverses a lower court ruling and upholds the request for an injunction through September “to protect the safety of residents while their lawsuit demanding a permanent shutdown is pending.”

An extended closure of Unit 3 would be a major business loss for Shikoku Electric, and the utility said it will appeal the decision. The utility had earlier decided to decommission the 40-year-old Unit 1 reactor, while the Unit 2 reactor has been shut down since the 2011 Fukushima nuclear plant disaster triggered by a massive earthquake and tsunami.

All operating reactors in Japan were temporarily stopped for safety checks after the Fukushima accident. Five reactors, including Ikata No. 3, have since resumed operation under a tougher post-Fukushima safety standard, with seven others in the final stages of restarting.

Dozens of lawsuits and injunction requests have been filed across Japan over safety concerns since the Fukushima disaster, slowing down a government push for more reactors to be operated because Japan lacks natural energy resources. .   :

Source: Japanese press.

Activité éruptive sur le Mont Aso (Crédit photo: Franck Gueffier)

Vers une exploitation commerciale des « fumeurs noirs » ? // Toward a commercial exploitation of the « black smokers » ?

Le Japon a commencé à exploiter avec succès un gisement de ressources minérales en eaux profondes au large de la côte d’Okinawa. C’est, à ce jour, la plus grande extraction de ce type sur des monts hydrothermaux. Elle soulève des inquiétudes dans le monde scientifique car cette nouvelle ruée vers l’or pourrait affecter les créatures uniques qui vivent sur ces gisements.
Les gisements d’Okinawa, situés à plus de 1 500 mètres sous la surface de la mer, sont dus à la présence de bouches hydrothermales. Ces cheminées, connues sous le nom de «fumeurs noirs», émettent des panaches à haute température riches en zinc, nickel, cuivre et autres éléments rares. Lorsque les panaches entrent en contact avec l’eau de mer froide, les métaux retombent et s’accumulent sur le fond marin.
Depuis  des années, les compagnies d’extraction minière à travers le monde entier sont impatientes d’exploiter ces trésors sous-marins qui détiennent de nombreux éléments essentiels à la fabrication des smartphones et des ordinateurs. Le gisement exploité par le Japon est censé contenir une quantité de zinc équivalente à la consommation annuelle du pays. Il produit également de l’or, du cuivre et du plomb.
Le Japon exploite le gisement au large d’Okinawa depuis un mois. Il s’agit en fait davantage de tester des robots miniers sous-marins plutôt qu’une opération commerciale. Malgré tout, c’est un pas en avant vers une exploitation minière des fonds marins à grande échelle.
Les sources hydrothermales sur les fonds océaniques ont été découvertes dans les années 1970 et fascinent les scientifiques depuis cette époque. Chaque source est unique et peuplée par des créatures différentes qui se nourrissent à partir des fluides hydrothermaux toxiques qui jaillissent dans l’océan.
L’un des problèmes auxquels les scientifiques sont confrontés est que ces systèmes hydrothermaux sont très dynamiques. Ils peuvent apparaître et disparaître au cours des décennies, voire des siècles. On sait que certains systèmes ont été affectés par une éruption volcanique, recouverts de lave, mais sont redevenus actifs au bout d’une dizaine d’années.
Les « fumeurs noirs » recèlent également des substances chimiques toxiques comme le plomb et l’arsenic et on ne sait pas trop ce qui se passerait si une exploitation minière rencontrait des problèmes entraînant leur épanchement dans la mer. Les animaux qui vivent sur les fonds marins ou sur la source hydrothermale seraient-ils blessés? Que se passerait-il si un épanchement de fluides toxiques se produisait dans les eaux proches du rivage, dans une région où vivent les gens?
L’International Seabed Authority (ISA), organisme dépendant des Nations Unies pour la gestion des fonds marins, a accordé plus de 25 contrats à certains pays, parmi lesquels le Japon, pour explorer des gisements. Toutefois, aucune opération minière à des fins commerciales n’a encore lieu. L’ISA veut s’assurer que l’exploitation minière en profondeur se fera en toute sécurité. L’agence s’est engagée à élaborer des réglementations environnementales d’ici 2020, ce qui signifie que les robots sous-marins destinés à l’exploitation des gisements hydrothermaux seront commercialement opérationnels vers 2025. Si un État membre de l’ISA devait exploiter les gisements à des fins commerciales, sans attendre la diffusion des conditions environnementales de l’ISA, il y aurait des répercussions diplomatiques.
Pour le moment, le Japon se contente d’explorer les sources hydrothermales dans ses eaux côtières. Le Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie envisage l’exploitation commerciale des gisements hydrothermaux au large d’Okinawa vers le milieu de l’année 2020.
Indépendamment de ce que le Japon fait dans ses propres eaux, les sources hydrothermales et les autres gisements minéraux sous-marins en haute mer seront bientôt ouverts à l’exploitation minière. L’enjeu concerne l’un des écosystèmes les plus rares et les plus méconnus de notre planète. À l’échelle mondiale, on pense que les sources hydrothermales dans les profondeurs des océans couvrent environ 30 kilomètres carrés, soit moins d’un pour cent de la superficie du Parc National de Yellowstone. Il ne faudrait pas oublier que les êtres vivant qui peuplent ces sources ont déjà permis de grandes découvertes. Par exemple, l’un de ces petits organismes contient un composé qui pourrait aider à traiter la maladie d’Alzheimer. Il n’est pas impossible que les « fumeurs noirs » hébergent des communautés d’organismes susceptibles de donner naissance au prochain grand médicament.
Source: Presse japonaise, en particulier The Japan Times.

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Japan has successfully tapped into a deposit of mineral resources from a deep-water seabed off the coast of Okinawa, the largest such extraction of its type. It is sparking renewed concerns among scientists about how this new gold rush will affect the unique creatures living off these ore deposits.

The Okinawa deposits, located over 1,500 metres below the sea surface, are formed by hydrothermal vents. These chimneys, known as “black smokers”, on the seafloor spew out hot plumes rife with zinc, nickel, copper, and other rare elements; when the plumes collide against the cold seawater, the metals fall out and accumulate on the seafloor.

Mineral extraction companies all over the world have been gearing up for years to tap into these underwater treasure troves which hold many of the rare elements key to power smartphones and computers. The deposit mined by Japan is believed to contain an amount of zinc equivalent to the country’s annual consumption. The ore also includes gold, copper, and lead.

Japan has been working on the deposit off Okinawa for a month. It is still part of an effort to test underwater mining robots rather than a full-blown commercial operation. Still, it’s a step forward in making large-scale seabed mining a reality.

Hydrothermal vents were discovered in the 1970s and have fascinated scientists ever since. Each vent system is unique, with different creatures inhabiting its slopes and feeding off the toxic hydrothermal fluids spewing out into the ocean.

One of the problems scientists are confronted with is that hydrothermal are very dynamic, turning on and off over the span of decades or even centuries. Some hydrothermal vent systems are known to have been completely wiped out by a volcanic eruption, buried by lava, but began spewing out fluids again after about a decade.

Hydrothermal vents also contain toxic chemicals like lead and arsenic and it is unclear what would happen if mining equipment failed, leading to a spill. Will animals on the seafloor or water column be harmed? What if there is a spill in waters close to the shore, where people live?

The International Seabed Authority (ISA), the United Nations’ independent treaty organization, has granted over 25 contracts to countries, including Japan, to explore for minerals. But no large-scale commercial mining operations are taking place just yet. The ISA is still figuring out how to make sure deep-sea mining is done safely. The agency has committed to develop environmental regulations by 2020, which means that big underwater robots mining hydrothermal vents will be commercially operational around 2025. If any ISA member state were to conduct large-scale commercial seabed mining within its own coastal waters without waiting for the production of the ISA environmental code, that would have diplomatic repercussions.

For now, Japan is mining vents in its own coastal water. The country’s Economy, Trade and Industry Ministry then plans to commercialize mining at the sites off Okinawa around the middle of 2020.

Regardless of what Japan is doing in its own waters, hydrothermal vents and other underwater mineral deposits in the high seas will be opened to mining soon. At stake is one of the most unique ecosystems on our planet. Globally, active vents are estimated to cover about 30 square kilometres, less than one percent of the area of Yellowstone National Park. It should not be forgotten that deep-sea animals have yielded big discoveries before, including one small organism that contains a compound that could help treat Alzheimer’s. Maybe hydrothermal vents host communities of organisms that may yield the next big drug. Source: Presse japonaise, en particulier The Japan Times.

« Fumeur noir » dans l’Atlantique (Source : Wikipedia)