L’Arctique et l’Antarctique ont encore eu chaud en février // Arctic and Antarctic still warm in February

Selon les dernières données communiquées par la NOAA, la couverture de glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique a de nouveau atteint des niveaux record au cours du mois de février qui a été exceptionnellement chaud.
La moyenne des températures de surface terrestre et océanique entre décembre et février est la deuxième plus haute depuis que les mesures ont commencé en 1880. Elle se situe juste derrière les températures record pour la même période au cours de l’hiver 2015-2016.
Février a été, lui aussi, le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré, au vu des températures relevées sur terre et à la surface de la mer.
Dans l’Arctique, la faible étendue de glace de mer ne fait que confirmer la tendance sur le long terme et les pertes observées au cours des dernières décennies. L’étendue moyenne de glace de mer dans l’Arctique en février s’élève à un peu plus de 1 165 000 kilomètres carrés. C’est la plus petite surface observée depuis le début des relevés en 1979. Cette surface est de 7,6% en dessous de la moyenne de 1981-2010. Le National Snow and Ice Data Center indique que ce chiffre est inférieur de 40 000 kilomètres carrés au record précédent, établi en 2016.
Le déclin de la glace antarctique est remarquable lui aussi. Il n’y a pas si longtemps, les données indiquaient une légère augmentation de la banquise. Aujourd’hui, la couverture de glace de mer a pratiquement perdu 25% – 752 000 kilomètres carrés – par rapport à la moyenne sur 30 ans, et 155 400 kilomètres carrés par rapport à 1997 qui est l’année record.
L’étendue de glace de mer dans l’Antarctique a atteint son plus bas niveau, avec 2 290 000 kilomètres carrés, le 13 février et a continué à décliner pour atteindre 2 123 000 kilomètres carrés à la fin du mois.
A côté de cela, il faut noter que la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord a été légèrement supérieure à la moyenne entre 1981 et 2010, même si l’Amérique du Nord a reçu moins de neige que la moyenne. En revanche, la vaste région eurasienne a reçu plus de neige que la moyenne, ce qui influe sur le total pour cet hémisphère.

Source: NOAA.

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According to the latest data from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), sea ice cover in both the Arctic and Antarctic reached record lows during an exceptionally warm February.

Both land and ocean surface temperature averages from December through February were the second highest they have been since measurements began in 1880, and were right behind the record setting temperatures observed in the same winter period of 2015/2016.

February itself was also the second warmest February on record for both land and sea surface temperatures.

In the Arctic, the lower levels of sea ice extent continue a longer-term trend of losses over the last several decades. Average Arctic sea ice extent during February totaled more than 1 165 000 square kilometres, the smallest since record-keeping began in 1979, and 7.6% below the 1981-2010 average.  The National Snow and Ice Data Center indicates that this is 40 000 square kilometres less than the previous record, set in 2016.

The Antarctic decline is also remarkable. In years past, the data indicated slight increases in sea ice. Now, the sea ice cover is almost 25% smaller – a full 752 000 square kilometres – than the 30-year average, and 155 400 square kilometres smaller than the previous record year of 1997.

Daily sea ice extent in Antarctica reached a record low of 2 290 000 square kilometres on February 13th and continued to drop from there to hit about 2 123 000 square kilometres by the end of the month.

However, snow cover for the Northern Hemisphere was slightly above the 1981-2010 average, though North America alone received less snow than the average, the vast Eurasian region received more snow than average, bringing up the total for the hemisphere.

Source: NOAA.

Photo: C. Grandpey

 

Le déficit de glace de mer en Antarctique // The loss of sea ice in Antarctica

drapeau-francaisComme je l’ai écrit à plusieurs reprises, la glace de mer autour du continent antarctique s’est réduite comme peau de chagrin ces derniers mois, atteignant un niveau de baisse record quelques années seulement après avoir atteint un niveau de hausse record.
En 38 ans d’observations depuis1979, les scientifiques n’ont jamais vu un niveau de glace de mer aussi bas à la fin du mois de février, période de l’année où la glace dans l’Antarctique est à son minimum annuel. Qui plus est, la zone recouverte de glace de mer semble ne pas avoir fini de se rétrécir. Le 28 février, elle n’était que de 2,131 millions de kilomètres carrés, selon des données en temps réel fournies par le National Snow and Ice Data Center. C’est beaucoup moins que le minimum précédent de 2,29 millions de kilomètres carrés le 27 février 1997. La différence – environ 159 000 kilomètres carrés – équivaut environ à la superficie de la Floride.
Les courbes ci-dessous comparent 2017 (la ligne bleu clair) aux quatre autres années où la glace de mer était au plus bas (1984, 1993, 1997 et 2011), d’après les données fournies par le National Snow and Ice Data Center.
Selon l’article du Washington Post, il est difficile de trouver la cause du déficit actuel en glace de mer. Comme mentionné précédemment, avant cette année, la glace de mer en Antarctique avait atteint une surface record en octobre 2014. C’est une des raisons pour lesquelles les climato-sceptiques faisaient référence à l’Antarctique pour justifier leur rejet du changement climatique.
Un climatologue explique qu’il faut prendre en compte les mois de septembre et octobre 2016 pour comprendre le comportement de la glace de mer en Antarctique cette année. A cette époque, le niveau de glace était relativement normal, avant de chuter brusquement en Novembre et Décembre. En deux mois, le continent est passé de conditions normales à une baisse record. On pense que la cause est une arrivée d’air chaud, en provenance du nord, dans de nombreuses parties de l’Antarctique. Toutefois, on ne sait pas ce qui a provoqué cette arrivée d’air chaud.
Des chercheurs du National Center for Atmospheric Research pensent qu’il faut regarder du côté des changements intervenus dans l’Océan Pacifique pour expliquer l’expansion inattendue de la glace de mer en Antarctique entre 2000 et 2014, une tendance qui était contraire aux prévisions des modèles climatiques. Ces scientifiques pensent que l’expansion de la glace a trouvé sa cause  dans la variabilité naturelle du Pacifique, un phénomène qui modifie l’atmosphère et affecte les vents qui se dirigent vers l’Antarctique. Cependant, il convient de noter que la variabilité en question – l’oscillation (multi)décennale du Pacifique – s’étale sur des décennies et il est donc difficile de savoir si une modification de ce cycle est responsable de la réduction de la glace de mer en Antarctique.
Nulle part dans l’article ne sont mentionnées les expressions « changement climatique » et « réchauffement climatique » ! Jusqu’à présent, il était rare que le changement climatique soit tenu pour responsable de la fonte des pôles et des glaciers par la presse outre-Atlantique. Il y a de fortes chances pour qu’il soit encore moins mentionné avec la nouvelle politique environnementale du gouvernement américain!

Source : The Washington Post.

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drapeau-anglaisAs I put it several times before, the sea ice ringing the Antarctic continent has fallen precipitously — reaching a record low just a few years after it reached a record high.

In 38 years of records dating back to 1979, the sea ice lows seen as of the end of February 2017 – a time of year when ice in Antarctica is at its annual minimum – are unprecedented. What is more, the area of ocean covered by sea ice still appears to be shrinking. On February 28th, there were just 2.131 million square kilometres of floating ice surrounding Antarctica, according to real time data provided by the National Snow and Ice Data Center. This is much less than the previous low of 2.29 million square kilometres on February 27th, 1997. The difference – about 159,000 square kilometres – amounts to an area nearly as large as Florida.

The curves here below show what 2017 (the light blue line) looks like compared with the other four lowest years in the record (1984, 1993, 1997 and 2011), based on data provided by the National Snow and Ice Data Center:

According to the article from the Washington Post, it is difficult to pinpoint the cause of the current low ice extent. As mentioned earlier, before this most recent crash, Antarctic sea ice reached a record high in October 2014. This is one reason why, until recently, climate change skeptics loved to point to Antarctic sea ice behaviour to justify their rejection of climate change.

A climate scientist explains that the story for Antarctic ice this year can’t be understood unless we look back to September and October, when ice levels were relatively normal but suddenly plunged in November and December. The continent went from really typical conditions to record low in a two-month period. The cause at that time was an incursion of warm air from the north into multiple parts of the Antarctic. What drove down the warm air, though, is a mystery.

An idea developed by the National Center for Atmospheric Research targets changes in the Pacific Ocean to explain the unexpected expansion of Antarctic sea ice between 2000 and 2014, a trend that ran contrary to climate model projections. This study suggests the expansion was a fluke of natural variability in the world’s largest ocean, which changed the atmosphere in ways that affected winds all the way down in the Antarctica. However, it should be noted that the cycle in question, the Interdecadal Pacific Oscillation, plays out over decades, making it hard to be sure yet whether a turn in this cycle will correspond to Antarctic ice shrinkage.

Nowhere in the article are climate change and global warming mentioned. They were not often held responsible for the melting of the poles and glaciers around the world. The odds are that they will be even less mentioned with the new American government environment policy!

Source: The Washington Post.

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 La ligne noire fait référence à l’étendue moyenne de glace entre 1981 et 2010 (Source : National Snow and Ice Data Center).

Nouvelle conférence, nouvelles images : « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique »

Tous les randonneurs qui fréquentent le milieu de la haute montagne et donc celui des glaciers s’en rendent compte : la glace est en train de fondre à grande vitesse sur les sommets. Au train où vont les choses, la majorité des glaciers aura disparu dans les prochaines décennies.

Mes pérégrinations à travers notre planète m’ont permis de me rendre compte de la gravité de la situation et j’ai décidé de m’éloigner un peu du monde chaud des volcans pour tirer la sonnette d’alarme à travers une conférence intitulée « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique ».

Je ne suis pas glaciologue. Il n’est donc pas question pour moi de m’aventurer dans des dédales techniques compliqués. Mes seuls instruments d’observation sont mes yeux et je puis assurer qu’ils ont vu des choses inquiétantes, que ce soit au cours de survols des zones glaciaires, ou au cours de randonnées en haute montagne ou dans les hautes latitudes.

Le but de la conférence n’est pas de chercher les coupables et d’accuser les uns ou les autres. La tâche serait à la fois stérile et inutile. La question n’est pas non plus de savoir si la fonte de la glace dans le monde est due à un cycle naturel ou à des activités humaines abusives. Chaque partie tirant le drap de son côté, aucune conclusion valable ne serait finalement déterminée.

Une chose est sure : la banquise et les glaciers fondent… Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.

Mes propos seront illustrés par un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé : « Glaciers d’Alaska, un monde en péril« .

Des livres et CD seront proposés au public à l’issue de la conférence.

La conférence sera présentée le vendredi 24 mars à 20h45 à la Salle des Fêtes de Puymoyen (Charente). N’hésitez pas à me contacter si votre commune ou votre comité d’entreprise sont intéressés:  grandpeyc@club-internet.fr

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Sawyer Glacier (Alaska): Un recul spectaculaire. (Photo: C. Grandpey)

Sale temps pour les manchots! // A dark future for the penguins!

drapeau-francaisUne étude récente publiée par l’Institut Goddard pour les Etudes Spatiales de la NASA confirme que le réchauffement climatique est en train de faire fondre l’Antarctique à un rythme impressionnant. La surface occupée par la glace de mer autour de l’Antarctique n’a jamais été aussi faible depuis le début des relevés en 1979 et elle est en train de se réduire encore davantage. Déjà en 2016, les scientifiques avaient relevé des indices qui annonçaient la situation actuelle. Par exemple, en mai 2016, la glace de l’Antarctique Ouest commençait à se fracturer. Les chercheurs de la NASA ont alors tiré la sonnette d’alarme et annoncé que la fonte pourrait déstabiliser d’énormes surfaces de glace, ce qui entraînerait une élévation globale du niveau des océans de plus de 3 mètres. La seule inconnue était la rapidité avec laquelle se produirait cette élévation du niveau de la mer.
La chaleur infusée dans les océans par la combustion des combustibles fossiles a doublé depuis 1997. Pour faire une comparaison, la NASA indique que c’est l’énergie équivalente à l’explosion d’une bombe atomique de type Hiroshima toutes les secondes pendant 75 années consécutives. La banquise antarctique perd de la masse de plus en plus vite, avec un doublement de cette perte environ tous les dix ans. Au train où vont les choses, on assistera à une élévation du niveau de la mer de plus de 1,80 mètres dans 40 ou 50 ans.
Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, une fracture d’environ 175 km de longueur s’ouvre depuis 2011 dans la plate-forme glaciaire Larsen C dans l’Antarctique Ouest. A tout moment, un iceberg quatre fois plus grand que la ville de  Los Angeles est susceptible de se détacher.
La glace de l’Antarctique Ouest est en train de fondre dans un processus qui semble irréversible, mais ce qui se passe de l’autre côté du continent antarctique est peut-être encore plus inquiétant. Jusqu’à maintenant épargnée, la banquise de l’Antarctique Est montre  elle aussi des signes de fonte. Huit mille lacs de fonte ont été découverts en août 2016 le long du glacier Langhovde, ce qui confirme des observations effectuées entre 2000 et 2013. Ces lacs de fonte ressemblent à ceux que l’on rencontre au Groenland qui est en train de fondre à un rythme beaucoup plus rapide que l’Antarctique.

Un autre élément de l’Antarctique Est, le Glacier Totten, perd entre 63 et 80 milliards de tonnes de glace par an, soit 10 mètres d’épaisseur. Ce glacier contient assez d’eau pour faire monter le niveau des océans de plus de 3 mètres. Les conséquences d’une telle élévation du niveau de la mer seraient désastreuses car toutes les villes côtières seraient impactées

Alors que la glace de mer de l’Antarctique est à son plus bas niveau, il en va de même pour le krill qui alimente tout l’écosystème, que ce soient les oiseaux de mer, les phoques, les manchots et les baleines. Les stocks de krill ont déjà chuté de près de 80 pour cent dans l’Océan Antarctique occidental. Le krill a besoin de la glace de mer pour survivre à son premier hiver. Ces petits crustacés se nourrissent d’algues de glace de mer et de plancton qui sont indispensables à leur existence. Des chercheurs australiens ont détecté les effets en cascade du manque de krill. Ils ont remarqué que les baleines à bosse étaient plus maigres au cours de leur migration vers le nord où se trouvent leurs aires de mise bas pendant l’hiver, dans le nord-ouest de l’Australie. La diminution du krill a une incidence directe sur la capacité des baleines à bosse à se reproduire. Une fois que les cétacés quittent leur aire d’alimentation estivale, ils jeûnent généralement jusqu’à leur retour l’été suivant. C’est pourquoi les femelles doivent se gaver de krill pendant l’été pour produire leur lait riche en calories pendant l’hiver.
En plus de la réduction de la glace de mer en Antarctique, on apprend que la Chine a l’intention de faire passer son tonnage de krill pêché dans l’Océan Austral de 32 000 tonnes à 2 millions de tonnes par an. Cela serait bien sûr une catastrophe pour tout l’écosystème de la région.
Source: Institut Goddard pour les Etudes Spatiales.

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drapeau-anglaisA recent study released by NASA’s Goddard Institute for Space Studies confirms that global warming is melting Antarctica at a stunning rate. The area of sea ice surrounding Antarctica is the lowest since the inception of continuous record keeping began in 1979 and it’s still tumbling. Already in 2016, all signs were pointing towards this situation. In May, 2016, the West Antarctic ice sheet began tearing apart. NASA researchers sounded the alarm that the melting could destabilize enormous areas of ice, resulting in global sea rise of more than 3 metres. The only unknown is how quickly this sea level rise will occur.

Man-made heat, infused into the oceans from the burning of fossil fuels, has doubled since 1997. To make a comparison, NASA indicates it is the equivalent energy of detonating one atomic Hiroshima-style bomb every second for 75 straight years. The ice sheets are losing mass faster and faster, with a doubling time of about 10 years. If that continues, there will be sea level rise of more than 1.80 metres by 40 to 50 years.

As I put it in previous posts, since 2011, the Larsen C ice shelf in West Antarctica has developed a rift of approximately 175 km in length. Any day now it will calve an iceberg four times the size of Los Angeles.

West Antarctica’s ice sheets are irrefutably thawing. Perhaps even more worrisome is what is occurring on the other half of the continent. East Antarctic ice sheets are now showing signs of a huge melt well underway. Eight thousand superglacial lakes were revealed in August, 2016, along the Langhovde Glacier, from observation taken between 2000 and 2013. Those superglacial Antarctic lakes resemble the melt-water lakes on Greenland, which is currently thawing at a much faster rate than Antarctica.

Another East Antarctic ice sheet, the Totten Glacier, is losing between 63 and 80 billion tons of ice annually or 10 metres in thickness each year. The Totten Glacier contains enough water to raise oceans globally by more than 3 metres. The consequences of a 3-metre sea level rise are unimaginable. All coastal cities would become dysfunctional.

In the meantime, while the Antarctic sea ice is at an all-time low, so too is the Antarctic krill which feeds the entire ecosystem, from seabirds to seals, penguins and whales. Already, krill populations have plummeted by as much as 80 percent in the western Antarctic Ocean. Krill require sea ice in order to survive its first winter. They feed on sea ice algae and plankton; it is central to their existence. Australian researchers have detected the cascading effects of missing krill. They recorded skinnier humpback whales migrating northward to their winter calving grounds in northwestern Australia. Fewer krill directly impacts the humpback’s ability to reproduce. Once the whales leave their summer feeding grounds, they mostly fast until returning the following summer. Females must bulk-up on krill in order to feed calves their rich caloric milk during the winter.

In addition to vast amounts of missing Antarctic sea ice, China intends to increase its 32,000-ton catch of Southern Ocean krill up to 2 million tons annually. This would be disastrous for all Southern Ocean marine life.

Source : NASA’s Goddard Institute for Space Studies.

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 Evolution de la glace de mer antarctique entre le 1er et le 30novembre 2016.

(Source: NASA)

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Krill antarctique (Source : Wikipedia)