Neige noire en Sibérie // Black snow in Siberia

En regardant les photos d’un article dans le Siberian Times, on comprend mieux les ravages causés par les combustibles fossiles et leur impact sur le réchauffement de la planète. Les photos ont été prises dans la région charbonnière de Kemerovo, dans le sud de la Sibérie, où trois villes – Prokopyevsk, Kiselyovsk et Leninsk-Kuznetsky – sont recouvertes de neige noire. La cause officielle de la pollution est un filtre défectueux, mais le problème est beaucoup plus profond.
La presse locale explique que les usines de traitement du charbon sont responsables de ce paysage peu idyllique. Sur les réseaux sociaux, les habitants pointent également le doigt d’autres usines, affirmant qu’il existe un manque de protection de l’environnement sur le long terme dans une région où le charbon est roi. Les chaudières au charbon, les gaz d’échappement des voitures et d’autres centrales au charbon sont également à blâmer. Les gens se plaignent de l’absence de systèmes de filtrage et de nettoyage dans les usines, de sorte que tous les rejets, la poussière et la crasse envahissent la région. Le gouvernement interdit de fumer dans les lieux publics mais laisse la population inhaler la poussière de charbon qui colle aux poumons.
Beaucoup de médias sociaux s’inquiètent de la pollution. Selon eux, la région « est juste un lieu d’extraction de ressources minières et les autorités ne se préoccupent pas des conditions de vie et de la culture ».
Vous verrez une impressionnante galerie de photos dans le Siberian Times.
http://siberiantimes.com/other/others/news/eerie-black-snow-falls-over-siberian-region-triggering-acute-pollution-concerns-from-locals/

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Looking at the photos of an article released by the Siberian Times, one can understand the damage caused by fossil fuels and their impact on global warming. The photos were taken in the Kemerovo coalmining region in southern Siberia where three cities – Prokopyevsk, Kiselyovsk and Leninsk-Kuznetsky – have been covered with black snow. The official cause of the pollution is a filter that stopped working a plant but the problem is much broader.

Local news media blame the gloomy landscape on local plants processing coal. On social media residents also point the finger at other plants too, alleging there is a long-term lack of environmental protection in a region whose lifeblood is coal. Coal boilers, car exhausts and other coal-burning plants are also to blame. Residents complain there are no cleansing systems in the plants so that all the waste, dust and dirt, coal lay in the area. They say the government bans smoking in public places, but lets the population inhale the coal dust that sticks to the lungs.

Many on social media worry about the pollution. They say the region ‘is just a place for extracting resources’ with the authorities not caring about ‘living conditions (and) culture.’

You will see an impressive gallery of photos in The Siberian Times.

http://siberiantimes.com/other/others/news/eerie-black-snow-falls-over-siberian-region-triggering-acute-pollution-concerns-from-locals/

Crédit photo: The Siberian Times

Etat d’urgence face à une invasion d’ours polaires // State of emergency after polar bear invasion

C’est une situation très particulière à laquelle sont confrontés les 3 000 habitants de l’archipel de Nouvelle-Zemble, dans le nord de la Russie. Ils font face à une invasion d’ours polaires. La situation a pris une tournure tellement importante que des experts ont été envoyés à la rescousse de la population.

Une cinquantaine de plantigrades sont arrivés sur les îles et ont montré un comportement particulièrement agressif. Les habitants n’ont jamais assisté à une telle invasion d’ours polaires qui se sont littéralement mis à les chasser. Les gens ont peur de quitter leurs maisons. Les parents ne veulent pas laisser leurs enfants aller à l’école. On peut voir sur des vidéos les animaux se nourrir dans les poubelles ou encore tenter de pénétrer dans les maisons. Utiliser des klaxons ou des chiens pour les éloigner s’est révélé sans effet. L’état d’urgence a été déclaré et des spécialistes de la faune arctique sont arrivés pour s’occuper des animaux. L’ours polaire étant une espèce protégée en Russie, la seule solution est d’endormir ceux qui ont envahi l’archipel.

Le réchauffement climatique explique cette invasion. Comme je l’indiquais encore vendredi dans ma conférence à Verneuil sur Vienne, la réduction de la banquise, là où les ours vivent et chassent, oblige les mammifères à un exode. Plusieurs d’entre eux ont été repérés en train de plonger pendant plus de trois minutes, ce qui est beaucoup plus longtemps que d’habitude. Normalement les ours remontent à la surface pour reprendre leur souffle et ils utilisent la banquise pour se reposer et se dissimuler quand ils chassent les phoques. Avec la disparition de la glace, ils poursuivent les phoques plus longtemps sous l’eau, la plupart du temps en ratant leurs cibles. Il s’ensuit un risque évident d’épuisement, puis de famine, d’où leur agressivité quand ils atteignent des zones susceptibles de leur fournir de la nourriture. Cette situation dramatique ne concerne pas que les ours polaires. Les morses sont confrontés aux même problèmes. La hausse des températures a fait fondre la glace sous laquelle les morses avaient l’habitude de plonger et sur laquelle ils venaient se reposer. Ils ont migré vers des espaces situés plus au nord.

Ce n’est pas la première fois que des ours polaires font parler d’eux dans la région. En 2016, cinq scientifiques russes avaient été assiégés dans une station météorologique par plusieurs animaux. À noter que le phénomène n’est pas exclusivement russe. Au Canada, les ours polaires, forcés de quitter la banquise à cause du réchauffement climatique, pénètrent dans la ville de Churchill au Manitoba. Là-bas, les autorités ont fait le choix de les isoler et de les confiner. En 2016, 53 animaux se sont ainsi retrouvés derrière les barreaux.

Source : Presse internationale.

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The 3,000 inhabitants of the Novaya Zemlya archipelago, in northern Russia are confronted with a very peculiar situation. They are facing an invasion of polar bears. The situation has taken such an important turn that experts have been sent to the rescue of the population.
About fifty plantigrades arrived on the islands and showed a very aggressive behaviour. The locals have never witnessed such an invasion of polar bears that literally started chasing them. People are afraid to leave their homes. Parents do not want to let their children go to school. One can see on video animals feed in garbage cans or try to enter homes. Using horns or dogs to keep them away has not worked. The state of emergency was declared and Arctic wildlife specialists arrived to study the animals. As the polar bear is a protected species in Russia, the only solution is to set to sleep those that have invaded the archipelago. .
Global warming is the cause of this invasion. As I explained again Friday during my conference in Verneuil sur Vienne, the reduction of the ice sheet, where the bears live and hunt, forces the mammals to an exodus. Several of them have been spotted diving for more than three minutes, which is much longer than usual. Normally, bears come to the surface to catch their breath and they use the ice slabs to rest and hide when they hunt seals. With the disappearance of ice, they pursue seals longer underwater, mostly missing their targets. The result is a clear risk of burnout and famine, hence their aggression when they reach areas likely to provide food. This tragic situation is not just about polar bears. Walruses have to face the same problems. Rising temperatures have melted the ice under which walruses used to dive and on which they came to rest. They migrated to areas further north.
This is not the first time that polar bears have been talked about in the area. In 2016, five Russian scientists were besieged in a meteorological station by several animals. Note that the phenomenon is not exclusively Russian. In Canada, polar bears, forced to leave the ice sheet because of global warming, enter the city of Churchill, Manitoba. There, the authorities have chosen to isolate them and confine them. In 2016, 53 animals ended up behind bars.
Source: International press.

Photo: C. Grandpey