Niveau d’alerte pour la zone sommitale de l’Etna (Sicile / Italie) // Alert level for the summit area of Mt Etna (Italy)

drapeau francaisSuite à la baisse d’activité de ces derniers jours, le niveau d’alerte pour la zone sommitale de l’Etna a été abaissé. Plus de détails en cliquant sur ce lien:

http://www.regione.sicilia.it/presidenza/protezionecivile/up/up_idro/Avviso%20MOD%20PROC_12%20del%2019.06.2014.pdf

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drapeau anglaisDue to the decline of activity during the past days, the alert level for the summit area of Mount Etna has been lowered. More details with this link:

http://www.regione.sicilia.it/presidenza/protezionecivile/up/up_idro/Avviso%20MOD%20PROC_12%20del%2019.06.2014.pdf

Etude approfondie du Mont St Helens (Etats Unis) // In-depth study of Mount St Helens (United States)

drapeau francaisDans une note intitulée « Des explosifs autour du Mont St Helens! »(31 mai 2014), j’indiquais que cet été, en utilisant des techniques développées par l’industrie pétrolière, des chercheurs de plusieurs universités américaines vont faire sauter des charges explosives enfouies à 25 mètres de profondeur dans une vingtaine de puits forés autour du volcan. Ils enregistreront alors l’énergie sismique des explosions sur des milliers de sismomètres portables. L’objectif est de « mieux comprendre comment le magma se fraye un chemin jusqu’au cratère du Mont St. Helens à partir de la zone où les plaques tectoniques Juan de Fuca et nord-américaine entrent en collision et où se forme le magma, à quelque 100 kilomètres sous la surface de la Terre.

Tandis que le magma se fraye un chemin vers la surface, il est possible qu’il s’accumule dans une grande chambre à quelques kilomètres de profondeur. Le trajet entre la source et cette chambre magmatique est presque totalement inconnu et sera sujet principal de l’étude. Le projet, financé par la National Science Foundation, devrait se terminer à l’été 2016. Les scientifiques espèrent que leurs recherches permettront de mieux comprendre les éruptions et donc conduire à une meilleure prévention.
Le projet « Imaging Magma Under St. Helens » comporte trois volets distincts: une étude sismique des sources actives (sources contrôlées), une étude sismique des sources passives (sources naturelles) et une étude magnétotellurique utilisant les fluctuations du champ électromagnétique de la Terre pour produire des images des structures qui se cachent sous la surface.
Les chercheurs commenceront par étudier les sources passives et l’aspect magnétotellurique, tandis que l’étude des sources actives (mesure des ondes sismiques générées par des explosions souterraines) sera effectuée plus tard.
L’étude des sources passives consiste à enterrer des sismomètres sur 70 sites différents à travers une zone de 100 kilomètres de côté centrée sur le Mont St. Helens. Les sismomètres enregistreront les données à partir d’une variété d’événements sismiques, qu’il soit locaux ou éloignés. Les signatures sismiques permettront d’obtenir plus de détails sur les structures géologiques sous le St. Helens.
L’étude magnétotellurique se fera sur 150 sites répartis sur une zone de 200 km du nord au sud et de 180 km d’est en ouest incluant le Mont Rainier et le Mont Adams. La plupart des sites ne seront utilisées qu’une seule journée, avec des instruments enregistrant les signaux électriques et magnétiques destinés à produire des images des structures du sous-sol.

Source : Science Daily.

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drapeau anglaisIn a note entitled « Explosives around Mount St Helens ! » (May 31st 2014), I explained that this summer, using techniques developed by the oil industry, researchers from several U.S. universities are preparing to set off explosive charges buried in two dozen 25-metre-deep wells drilled around the mountain. They’ll record the seismic energy of the explosions on thousands of portable seismometers. The goal is “to see with greater clarity the details of how magma makes its way to Mount St. Helens’ crater from the area where the Juan de Fuca and North American tectonic plates collide and the magma is created, some 100 kilometres beneath the surface”. As magma works its way toward the surface, it is possible that it gathers in a large chamber a few kilometres beneath the surface. The path from great depth to this chamber is almost completely unknown and is a main subject of the study. The project, funded by the National Science Foundation, is expected to conclude in the summer of 2016.

Scientists hope the research will produce data that will lead to better understanding of eruptions, which in turn could lead to greater public safety.

The Imaging Magma Under St. Helens project involves three distinct components: active-source seismic monitoring, passive-source seismic monitoring and magnetotelluric monitoring, using fluctuations in Earth’s electromagnetic field to produce images of structures beneath the surface.

The researchers are beginning passive-source and magnetotelluric monitoring, while active-source monitoring (measuring seismic waves generated by underground detonations) will be conducted later.

Passive-source monitoring involves burying seismometers at 70 different sites throughout a 100-by-100-kilometre area centered on Mount St. Helens. The seismometers will record data from a variety of seismic events, whether local or distant. Patterns in the earthquake signatures will reveal in greater detail the geological structures beneath St. Helens.

Magnetotelluric monitoring will be done at 150 sites spread over an area running 200 km north to south and 180 km east to west, which includes both Mount Rainier and Mount Adams. Most of the sites will only be used for a day, with instruments recording electric and magnetic field signals that will produce images of subsurface structures.

Source : Science Daily.

St-Helens-blog

(Photo:  C.  Grandpey)

Pavlof (Alaska / Etats Unis): Fin probable de l’éruption // The eruption may be over

drapeau francaisL’Alaska Volcano Observatory (AVO) vient d’envoyer une note indiquant que l’activité du Pavlof  semble avoir cessé. Les images fournies par les webcams et les satellites au cours des derniers jours ne montrent plus de fontaines de lave au sommet du volcan. On observe juste des températures de surface un peu élevées à proximité des dernières coulées de lave au NE du sommet. De plus, l’AVO n’a pas observé d’émissions de cendre depuis le début du mois de juin.

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drapeau anglaisThe Alaska Volcano Observatory (AVO) has just sent a message indicating that eruptive activity at Pavlof appears to have ceased. Webcam and satellite images over the past several days have shown no evidence of continued lava fountaining from the summit. Only weakly elevated surface temperatures in the vicinity of recent lava flows northeast of the summit have been recorded. AVO has observed no evidence of ash emission from the volcano since early June.

Un nouveau système d’alerte volcanique pour la Nouvelle Zélande // A new volcanic alert system for New Zealand

drapeau francaisLe système d’alerte volcanique utilisé par GNS Science et GeoNet pour donner des informations sur l’activité volcanique en Nouvelle-Zélande va changer le 1er juillet 2014. Le système à six niveaux sera modifié pour mieux répondre aux besoins des utilisateurs.
Avec cette réforme, il n’y aura plus qu’un seul système d’alerte pour tous les volcans de Nouvelle-Zélande (au lieu de deux jusqu’à présent). Il y aura également une restructuration du système avec un niveau supplémentaire pour l’«activité volcanique modérée à élevée» (au lieu d’un seul niveau pour toutes les types d’activité volcanique). De plus, on trouvera des informations sur les risques pour chaque niveau d’activité. Avec le nouveau système, le nombre de niveaux  reste inchangé et varie de 0 (pas d’activité volcanique) à 5 (éruption volcanique majeure). Aucun changement n’a été apporté au système international l’alerte pour l’aviation.
Un système d’alerte volcanique avait été mis au point avant l’éruption du Ruapehu en 1995 et il est en vigueur depuis cette date. Il a été utilisé pour les éruptions du Ruapehu, de White Island, de Raoul Island et du Tongariro. Ce système a été révisé entre 2010 et 2014 dans le cadre d’un projet de recherche qui s’est efforcé d’améliorer la communication des informations sur l’activité volcanique. On s’est alors rendu compte que le système était trop complexe et que l’évolution de la surveillance volcanique au cours des 20 dernières années permettait de l’améliorer. Des solutions visant à rendre le système plus compréhensible ont été identifiées au cours du processus de révision et cela a conduit à l’élaboration d’un nouveau système d’alerte volcanique.
Vous trouverez d’autres informations sur ce nouveau système d’alerte volcanique en visitant le GeoNet website.  Pour mieux connaître les risques volcaniques, visitez le site GNS Science. Pour savoir ce qu’il faut faire avant, pendant et après l’activité volcanique, visitez Get Ready Get Thru

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drapeau anglaisThe Volcanic Alert Level system, used by GNS Science and GeoNet to communicate volcanic activity in New Zealand, will be changing on 1 July 2014. The six-stage system is changing to better meet the needs of users.

Changes in the new Volcanic Alert Level (VAL) system include having just one system for all volcanoes in New Zealand (previously there were two), restructuring the system so that there is an additional level for ‘moderate to heightened volcanic unrest’ (instead of just one level for all volcanic unrest), and adding in information about the most likely hazards that will be seen for each level of volcanic activity. The number of levels in the new system remains unchanged, and ranges from 0 (no volcanic unrest) to 5 (major volcanic eruption). No changes have been made to the international Aviation Colour Code system.

A Volcanic Alert Level system was first developed before the Ruapehu eruptions in 1995, and the same system has been used ever since. The Volcanic Alert Level has been used for eruptions at Ruapehu, White Island, Raoul Island and Tongariro. That system was reviewed between 2010 and 2014 as part of a research project that looked at improving the communication of information about volcanic activity. This research found that the system was perceived to be too complex, and that developments in volcano monitoring over the past 20 years have created an opportunity to improve the system. Ways to make the system more understandable and useful were identified during the revision process, leading to the development of the ‘new’ Volcanic Alert Level system.

To find out more information on the new Volcanic Alert Level system, visit the GeoNet website. To learn about volcanic hazards visit GNS Science, and to find out what to do before, during and after volcanic activity, visit Get Ready Get Thru.

Ruapehu-blog

Le Ruapehu est l’un des volcans les plus actifs de Nouvelle Zélande  (Photo:  C. Grandpey)