Le réveil du Steamboat Geyser (Yellowstone) n’annonce pas une éruption! // The awakening of Steamboat Geyser (Yellowstone) does not herald a volcanic eruption!

Lorsque des événements anormaux ou exceptionnels se produisent dans le Parc National de Yellowstone, ils s’accompagnent souvent de fausses informations, les fameuses fake news. Par exemple, certaines personnes qui ont vu des bisons courir dans le parc ont affirmé que les animaux avaient peur d’une éruption imminente. D’autres touristes ont eu peur lorsqu’ils ont vu que du goudron en train de fondre sur une route, phénomène uniquement causé par l’activité géothermale dans le sous-sol.

Aujourd’hui, les scientifiques expliquent que les éruptions à répétition du célèbre Steamboat Steamboat n’annoncent pas une éruption volcanique majeure. Le geyser, situé dans le Norris Geyser Basin, envoie de l’eau à plus de 90 mètres de hauteur quand il se manifeste.

Le Steamboat, qui est le plus haut geyser actif au monde, s’est réveillé avec des éruptions intenses en 2018 après 34 ans d’activité sporadique. En septembre 2019, l’USGS a indiqué que «le geyser actif le plus haut du monde était entré en éruption à 34 reprises, le plus grand nombre jamais enregistré en un an. Le record de 2018 était de 32 éruptions, et avant cela, le record était de 29 éruptions en 1964. Les plus grosses éruptions du Steamboat durent en général de trois à 40 minutes, et sont suivies de puissants jets de vapeur. Selon le National Park Service, « une fois que l’alimentation en eau est épuisée, le geyser continue tout de même à envoyer de puissants jets de vapeur pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Ses rugissements sont si forts qu’il est difficile d’engager une conversation à proximité. Des campeurs du camping de Norris, à plus d’un kilomètre au nord, ont été réveillés par le bruit. »

Le réveil du Steamboat a donné lieu à des spéculations selon lesquelles cela pourrait annoncer de prochaines éruptions volcaniques dans le secteur. [NDLR : Le Norris Geyser Basin es l’un des ponts les plus chauds du Parc].

Cependant, une nouvelle étude publiée dans les Proceedings of the  National Academy of Sciences, affirme que ce n’est pas le cas. Les scientifiques n’int pas détecté de mouvements du magma qui seraient nécessaire pour une éruption. L’étude, dirigée par un professeur de l’Université de Californie à Berkeley, a également impliqué des chercheurs de l’Université Columbia, de l’Université du Chili, de l’Université Rice, de l’Université de l’Utah, de l’Université de l’Alaska, de l’Université Brown, de l’Université du Texas à El Paso, le Parc National de Yellowstone et l’USGS.

Source: Fox News.

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When abnormal or exceptional events occur in Yellowstone Natinal Park, they are often accompanied by fake news. For instance, some people who saw buffaloes running in the park said they were afraid of an upcoming eruption. Other tourists were alarmed when they saw that tar was melting on a road, a phenomenon only caused by geothermal activity in the subsoil.

Today, scientists explain that the repeated eruptions of the famous Steamboat geyser do not herald a major volcanic eruption. The geyser in the Norris Geyser basin shoots water more than 90 metres into the air during its major eruptions.

Steamboat, which is the world’s tallest active geyser, reawakened with prolific eruptions in 2018 after 34 years of sporadic activity.

In September 2019, the U.S. Geologic Survey indicated that “the world’s tallest active geyser had erupted 34 times, the largest number ever recorded in a year. The 2018 record was 32 eruptions, and prior to that, the record was 29 eruptions in 1964. Steamboat’s larger eruptions tend to last from three to 40 minutes, and are followed by powerful jets of steam. According to the National Park Service, « once the water supply is exhausted, the geyser continues with a powerful steam phase lasting several hours to several days. Its roar is so great that conversation near the geyser is difficult, and visitors in the Norris Campground, a mile to the north, have been awakened by the noise. »

Steamboat’s return to activity sparked speculation that it could indicate future volcanic eruptions in the surrounding geyser basin. [Personal note: The Norris Geyser Basin is one of the hottest spots in the Park].

However, new research, published in the Proceedings of the National Academy of Sciences, suggests this is not the case. Scientists have found few indications of the movement of magma that would be necessary for an eruption.

The research, led by a professor from UC Berkeley, also involved experts from Columbia University, the University of Chile, Rice University, the University of Utah, the University of Alaska, Brown University, the University of Texas at El Paso, Yellowstone National Park and the U.S. Geological Survey.

Source: Fox News.

Photos : C. Grandpey

Le Vieux Fidèle pas éternel? // Will Old Faithful stop erupting some day?

Les touristes qui visitent le Parc National de Yellowstone ne sauraient manquer les éruptions du Vieux Fidèle, le vénérable « Old Faithful ». Le geyser se manifeste si régulièrement que ses éruptions peuvent être prédites et leurs horaires sont indiqués dans le lodge principal du Parc. Elles se produisent à des intervalles allant, en moyenne, de 90 à 94 minutes. Cependant, les scientifiques préviennent que ce geyser pourrait cesser son activité dans les années à venir.
Une étude publiée dans les Geophysical Research Letters indique que le Vieux Fidèle pourrait entrer en éruption moins fréquemment, ou s’arrêter définitivement, si les conditions actuelles de forte sécheresse se prolongent et se généralisent.

Les chercheurs ont découvert que des arbres poussaient pendant les années 1233-1362 au sommet du monticule où se manifeste le geyser. Il s’agit d’une découverte importante car les arbres ne peuvent pas survivre aux eaux chaudes et hautement alcalines expulsées par les geysers. Pour que des arbres poussent dans un tel lieu, il a fallu qu’un événement empêche le Vieux Fidèle d’entrer en éruption pendant plusieurs décennies.
Les geysers ont besoin d’une bonne alimentation en eau et ne se trouvent que dans les zones d’activité volcanique soutenue où le magma joue le rôle de source de chaleur. Après avoir analysé les composants dissous dans l’eau éjectée par le geyser, les scientifiques ont exclu un changement dans l’activité volcanique pour expliquer le sommeil du geyser il y a 800 ans. De la même façon, l’activité sismique a été laissée de côté car il n’y a pas eu de grands tremblements de terre à Yellowstone entre 800 et 1300.
Le seul facteur qui puisse expliquer l’inactivité du Vieux Fidèle et à la croissance des arbres qui l’a accompagnée est la grande sécheresse observée à la fin de l’anomalie climatique médiévale, lorsque des températures anormalement élevées ont persisté en Amérique du Nord entre 900 à 1300 environ.
De petites particules de bois remontant à la période 1233-1362 et appartenant à ce qui était autrefois des souches et des racines d’arbres ont été trouvées dans le monticule où se manifeste le Vieux Fidèle. La taille des fragments de bois était de 2 cm ou plus et les tiges prélevées étaient en grande partie intactes et pouvaient atteindre 2 mètres de long. Il s’est écoulé un laps de temps d’environ 81 ans entre les échantillons les plus anciens et les plus jeunes du même arbre. L’étude indique qu’il s’agit de la durée pendant laquelle les températures chaudes et sèches ont eu un impact sur la croissance des arbres et l’alimentation en eau du geyser.
Les archives scientifiques indiquent que les arbres du monticule du Vieux Fidèle sont morts au milieu des années 1300 en raison d’un événement pluvieux important, qui, selon les chercheurs, a augmenté les niveaux d’eau dans la région et a permis aux éruptions du geyser de reprendre.
Les archives du Vieux Fidèle remontent à près de 150 ans, date à laquelle Yellowstone est devenu le premier parc national des États-Unis en 1872. Les chercheurs expliquent qu’il s’écoulait 60 à 65 minutes entre les éruptions du geyser dans les années 1950. Cet intervalle de temps est ensuite passé à 90 – 94 minutes depuis 2001. Une fois encore, ces changements dans le rythme éruptif du geyser sont liés aux conditions de sécheresse qui ont persisté dans cette partie des États-Unis jusqu’en 2010.
Les modèles climatiques prévoient une augmentation des conditions de sécheresse intense dans la région de Yellowstone ainsi que de grands incendies de forêt d’ici 2050, en partie en raison de la hausse des températures qui devrait atteindre près de 3°C. Cela entraînera par ailleurs une modification majeure des écosystèmes de Yellowstone».
Dans la conclusion de leur étude, les chercheurs expliquent que le tourisme dans le Parc National de Yellowstone pourrait être affecté si les éruptions du Vieux Fidèle et des autres geysers deviennent moins fréquentes. En raison des récentes périodes de sécheresse et de le réduction de l’alimentation en eau, il convient de noter que les couleurs des Mammoth Hot Springs ont considérablement changé.
Source: Yahoo News.
Vous pourrez voir les éruptions du Vieux Fidèle en direct en cliquant sur ce lien:
https://www.nps.gov/yell/learn/photosmultimedia/webcams.htm

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The tourists who visit Yellowstone National Park would never miss the eruptions of Old Faithful. Yhe geyser comes to lfe so regularly that its eruptions can be predicted ansd are indicated in the park’s main lodge. The eruptions occur at typical intervals of 90 to 94 minutes. However, scientists warn that this geyser might stop erupting in the coming years.

A study published in Geophysical Research Letters states that Old Faithful could erupt less frequently, or entirely stop erupting, as severe drought conditions become more prolonged and widespread.

The researchers discovered that trees grew on top of the geyser mound during the years 1233-1362, which was a peculiar finding since trees cannot survive the hot and highly alkaline waters that geysers release. They figured that for this to happen, something must have stopped Old Faithful from erupting for several decades.

Geysers require an abundant water supply and are only found in areas with active volcanic activity because the magma acts as a source of heat. While changes in volcanic activity might seem like a probable explanation for Old Faithful’s inactivity 800 years ago, the researchers ruled this out after studying dissolved components in the geyser’s erupted water.

Earthquakes were also ruled out as a potential contributor to the frequency of the geyser’s eruptions due to the lack of large earthquakes that occurred between 800-1300.

The only factor that was correlated with Old Faithful’s inactivity and the tree growth on the geyser mound was a severe drought at the end of the Medieval Climate Anomaly, which was when abnormally warm temperatures persisted in North America from approximately 900 to 1300.

Small particles of wood that were once tree stumps and roots were found in the Old Faithful geyser mound, which date back to 1233-1362. The size of the wood fragments were 2 cm or larger and stems that were largely intact stretched over 2 metres in length. There were roughly 81 years between the oldest and youngest samples from the same tree, which the study says indicates the length of time the hot, dry temperatures impacted tree growth and the geyser’s water supply.

Records indicated that trees on the Old Faithful mound died in the mid-1300s due to a significant rainfall event, which the researchers said increased water levels in the region and allowed the geyser’s eruptions to resume.

Old Faithful’s records date back nearly 150 years to the date that Yellowstone became the United State’s first National Park in 1872. The researchers say that 60-65 minutes used to pass between Old Faithful’s eruptions in the 1950s, which then increased to 90-94 minutes since 2001. These changes in the geyser’s eruptions were once again linked to the drought conditions that were persistent in this part of the U.S. until 2010.

Climate models project an increase in severe drought conditions in the Yellowstone area as well as large wildfires by 2050, partly due to temperatures increasing by nearly 3°C, which will lead to “a major transportation of Yellowstone’s ecosystems.”

The researchers conclude that tourism at Yellowstone National Park could be impacted if the eruptions of Old Faithful and other geysers become less frequent. Due to the recent droughts and the reduced water supply, it should be noted that the colours of Mammoth Hot Springs have changed considerably.

Source: Yahoo News.

The eruptions of Old Faithful can be seen live by clicking on this link:

https://www.nps.gov/yell/learn/photosmultimedia/webcams.htm

Eruption du Vieux Fidèle (Photo : C. Grandpey)

Les Mammoth Hot Springs en 2002 et en 2015, avec modification de la couleur du travertin suite à la réduction d’alimentation en eau. (Photos : C. Grandpey).

Photos old f, mamm

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Nouvel essaim sismique à Yellowstone mais pas de quoi s’inquiéter // New seismic swarm at Yellowstone but nothing to worry about.

Un essaim sismique comprenant 91 événements a été enregistré dans la région du Parc National de Yellowstone en seulement 24 heures le 10 septembre 2020. Les Les secousses ont été localisées au sud-ouest du Lac de Yellowstone entre Heart Lake et West Thumb. Bien qu’il s’agisse de l’une des régions les plus sismiquement actives des États-Unis, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO) explique que ce dernier essaim « est assez important en nombre et magnitude, mais il est loin d’être le plus important observé dans la région. »
Dans le passé, Yellowstone a été secoué par des essaims incluant plusieurs centaines de secousses en une journée. Par exemple, on a enregistré un essaim de 3 mois entre juin et septembre 2017 avec 2400 événements qui ont atteint une magnitude de M 4,4.
Le dernier essaim sismique n’a pas dépassé M 3,0. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 2,8, tandis que le plus faible a été mesuré à M 0,1. De plus, les 91 secousses ont cohabité avec de «faux» séismes déclenchés par un camion «vibroseis» qui s’est déplacé dans les secteurs du Vieux Fidèle, West Thumb, Canyon Village et Lake Butte dans le cadre d’une étude conduite par l’Université de l’Utah et l’Université du Nouveau-Mexique. Ces camions sont de gros véhicules pouvant peser jusqu’à 32 tonnes. Ils font vibrer des plaques d’acier, ce qui envoie de l’énergie basse fréquence à travers le sol; ils permettent de créer des images de la partie sommitale de la chambre magmatique de Yellowstone grâce à des centaines de sismomètres temporaires disséminés à travers le Parc.
Comme d’habitude, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone a dû rassurer les gens qui qui se sont inquiétés quans ils ont ressenti l’essaim sismique. Le YVo rappelle une fois de plus qu’il n’y a actuellement AUCUN SIGNE INDIQUANT UNE ERUPTION IMMINENTE. Le programme Volcano Hazards de l’USGS a déclaré que le niveau d’alerte était «NORMAL» le 1er septembre 2020.
Source: Miami Herald, YVO.

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 A seismic swarm including 91 events was recorded in the Yellowstone National Park region in just 24 hours on September 10th, 2020. The quakes were located southwest of Yellowstone Lake between Heart Lake and West Thumb. Although the area is one of the most seismically active regions in the U.S., the Yellowstone Volcano Observatory (YVO) explains that the cluster of quakes “is on the large side in terms of number and magnitude, but nowhere near the largest.”

In the past, Yellowstone had swarms that included many hundreds of earthquakes in a day. For example, there was a 3-month-long swarm in June-September 2017 with 2,400 events reaching a maximum magnitude of M 4.4.

The recent cluster of quakes did not exceed M 3.0. The biggest temblor was recorded at M 2.8, while the weakest was measured at M 0.1. What’s more, the 91 quakes rattled alongside “fake” tremors set off by a “vibroseis” truck driven through Old Faithful, West Thumb, Canyon Village and Lake Butte as part of an experiment conducted by the University of Utah and University of New Mexico. These trucks are giant vehicles that can weigh up to 32 tonnes that vibrate steel plates on the ground, sending low frequency energy through it; they help to create images of the top of Yellowstone’s magma chamber with the help of hundreds of temporary seismometers located across the park.

As usual, YVO had to reassure people who got worried when they felt the swarm. There are currently NO SIGNS OF AN IMMINENT ERUPTION. The USGS Volcano Hazards Program declared a “NORMAL” alert level on September 1st, 2020.

Source: Miami Herald, YVO.

Source chaude à West Thumb (Photo : C. Grandpey)

Une histoire de températures // About temperatures

Comme je l’ai écrit précédemment, une température de 54,4°C (130°F) a été enregistrée à 15h41 le 16 août 2020 dans la Vallée de la Mort. C’est probablement la température la plus élevée jamais enregistrée sur Terre. Cependant, pour que le record soit officiel, il doit être calidé par l’Organisation Météorologique Mondiale.
Un précédent record de 58°C (136,4°F) a été enregistré en 1922 à El Azizia, en Libye, mais il a été invalidé 90 ans plus tard en raison du type de surface sur lequel il avait été enregistré. On dit souvent que Dallol, en Éthiopie, est le lieu le plus chaud de la planète, mais aucune température officielle n’a jamais été publiée.
Selon le National Park Service, la Vallée de la Mort est très chaude en raison de sa «géographie, du manque d’eau et de la chaleur torride.» Il tombe moins de 5 centimètres de pluie chaque année dans la Vallée dont un point se trouve à 85 mètres sous le niveau de la mer. De plus la Vallée est entourée de chaînes de montagnes de tous les côtés. L’air chaud, plus léger, s’élève et est piégé par les chaînes de montagnes environnantes. Il se refroidit et, plus lourd, redescend dans la Vallée où il est comprimé et chauffé par la pression de l’air à une aussi basse altitude.
Plusieurs articles parus dans la presse américains font remarquer que la Vallée de la Mort a peut-être la température de l’air la plus chaude enregistrée sur Terre, mais il existe d’autres points chauds sur Terre. Ainsi, la température des sources chaudes dans le Parc National de Yellowstone peut atteindre plus de 120°C.

Les bouches hydrothermales – les fameux fumeurs noirs – au fond de l’océan crachent des liquides pouvant atteindre des températures supérieures à 400°C. Certains organismes – les extrémophiles – se sont adaptés à ces environnements hostiles.
La température du noyau de la Terre est d’environ 6100°C. Notre planète a un noyau interne en fer solide et un noyau externe en fer liquide. C’est entre ces deux zones que se situe la température à laquelle le fer sous pression fond. Pour la simuler, des scientifiques français ont réussi à reproduire ces conditions physiques en comprimant entre des enclumes en diamant, jusqu’à 200 gigapascals de pression, des échantillons de fer chauffés par un puissant  laser et analysés en temps réel par la diffraction par rayons X. Ils en ont déduit une température de 6000°C ± 500 °C à la limite entre le noyau solide et le noyau liquide de la Terre.

En ce qui concerne le Soleil, son noyau aurait une température d’environ 26 millions de degrés Fahrenheit, soit environ 15 millions de degrés Celsius.
En fait, la température la plus chaude de l’univers a été atteinte à proximité de Genève, en Suisse. Les scientifiques et les ingénieurs du CERN qui travaillent sur le Grand collisionneur de hadrons (LHC) ont déjà obtenu des températures de plusieurs milliards de degrés Celsius. Avec les collisions d’ions plomb, les expériences LHC vont pouvoir étudier un état de la matière qui a existé juste après le Big Bang, à une température atteignant plusieurs milliers de milliards de degrés Celsius !

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As I put it before, a temperature of 130°F (54,4°C) was recorded at 15:41 on August 16th, 2020 in the Death Valley. It was probably the highest temperature ever recorded on Earth. However, to be official, the record needs to be checked by the World Meteorological Organization.

A previous record of 136.4°F (58°C) was recorded in 1922 in El Azizia, Libya, but was disqualified 90 years later as the record could have been off by as much as seven degrees due to the type of surface it was recorded on. Dallol, Ethiopia, has been dubbed as the hottest regularly inhabited place on Earth, but no official temperature has ever been released.

Death Valley is very hot because of its “geography, the lack of water, and blistering heat”, according to the National Park Service. Less than 5 centimetres of rain fall in the valley which dips 85 metres below sea level and is surrounded by mountain ranges on all sides. As a consequence; hot air rises and is trapped by the surrounding mountain ranges. It cools and falls back into the valley, where it is compressed and heated by air pressure found at such low elevations.

According to several articles in the American press, Death Valley may have the hottest recorded air temperature on Earth, but there are other hot spots on Earth. Temperatures in the geothermal pools at Yellowstone National Park, for instance, can spike to over 120°C.

Hydrothermal vents at the bottom of the ocean spit out liquids that can reach temperatures of over 400°C. Some organisms—extremophiles—have adapted to live life in these severe environments.

The temperature of Earth’s core is about 6100°C. Earth has a solid iron inner core and a liquid iron outer core. The boundary between the two is expected to be the temperature at which pressurized iron melts. To estimate this number, scientists placed a tiny piece of iron between two diamond points, heated up the experiment with a laser and squeezed. To get the precise temperature, they measured how x-rays trained on the spec of iron were diffracted.

As far as the Sun is concerned, its core is said to have a temperature of about 26 million degrees Fahrenheit, or about 15 million degrees Celsius.

Surprisingly, the hottest temperature in the universe can be found outside of Geneva, Switzerland. Scientists and engineers at the CERN’s Large Hadron Collider (LHC) have been smashing atoms together in a slew of incredible experiments. Temperatures inside these chambers have reached several billion degrees Celsius. With the collision of lead ions, LHC experiments will allow to study a state of matter that existed just after the Big Bang, at a temperature reaching several trillions of degrees Celsius!

Badwater, le point le plus bas de la Vallée de la Mort (Photo : C. Grandpey)

Source chaude à Yellowstone (Photo : C. Grandpey)

Explosion solaire (Source : NASA)