Fréquence des nuages de cendre volcanique en Europe du Nord // Frequency of volcanic ash clouds in Northern Europe

drapeau-francaisVoici le genre d’étude qui ne rime pas à grand-chose. Elle suppose que les volcans ont une aptitude à entrer en éruption avec une certaine régularité, ce qui est bien sûr faux. Les volcans se manifestent lorsque toutes les conditions éruptives sont réunies et laisser entendre que leurs éruptions sont cycliques ou présentent une régularité est sans fondement.

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Earth and Planetary Science Letters, des chercheurs des universités de St Andrews et South Florida ont découvert que les nuages de cendre volcanique susceptibles de causer des problèmes à travers l’Europe du Nord apparaissent plus fréquemment qu’on le pensait jusqu’à présent. Ces chercheurs ont étudié des archives où figurent des relevés de dépôts de cendre au cours des derniers millénaires et ont conclu que ces nuages de cendre apparaissaient environ tous les 44 ans. Des recherches antérieures estimaient cette répétition à environ 56 ans.
La cendre provient presque toujours d’Islande. En 2010, l’Eyjafjallajökull est entré en éruption et a rejeté dans l’atmosphère d’énormes quantités de fines particules qui ont bloqué le trafic aérien à travers l’Europe. L’éruption de Grímsvötn en 2011 a également perturbé le trafic aérien, même si ce fut à moindre échelle.
Malgré ces deux évènements récents et à quelques mois d’intervalle, les auteurs des dernières recherches indiquent que, globalement, la fréquence des nuages de cendre volcanique sur l’Europe du Nord est très faible. Cependant, les chercheurs pensent que des estimations fiables de cette fréquence pourraient aider les compagnies aériennes, les compagnies d’assurance et les voyageurs à mieux anticiper les pertes économiques et les perturbations causées par les nuages de cendre dans les années à venir.
Les archives relatant les retombées de cendre en Europe remontent à quelques siècles, ; elles révèlent où et quand la cendre  est tombée dans le passé, mais les scientifiques voulaient s’assurer qu’il n’y avait pas de lacunes dans les bases de données. Ils ont donc examiné des tourbières et le fond de lacs en Angleterre, au Pays de Galles, en Suède et en Pologne. Ils ont recueilli des carottes de sédiments pour tenter de trouver des traces de téphras émis par les volcans. Leur travail a été couronné de succès car ils ont découvert de nouvelles couches de cendre confirmant qu’il y avait bien des lacunes dans les archives. Pour beaucoup de ces nouvelles couches, les chercheurs ont pu faire correspondre les téphras aux archives historiques ou aux archives géologiques cataloguant des éruptions spécifiques. En remontant à plus de 7 000 ans, l’étude a révélé la présence de 84 nuages de cendre au-dessus de l’Europe du Nord. La plupart sont d’origine islandaise, même si des traces proviennent de l’Alaska et de la Russie.
En examinant les archives les plus fiables des 1000 dernières années, l’équipe scientifique a estimé que la fréquence moyenne des nuages de cendre était de 44 ans, plus ou moins sept ans. Autrement dit, il y a environ une chance sur cinq  pour qu’un nouveau nuage de cendre vienne perturber le trafic aérien au cours d’une décennie [NDLR : … sauf si, bien sûr, un volcan décide d’entrer en éruption à un autre moment !]
Source: La BBC.

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drapeau-anglaisHere is the kind of study that does not make much sense. It assumes that volcanoes have an ability to erupt with a certain regularity, which is of course false. Volcanoes erupt when all eruptive conditions are present and suggesting that their eruptions are cyclical or regular, is unfounded.

According to a new study published in the journal Earth and Planetary Science Letters, researchers from the universities of St Andrews and South Florida discovered that potentially disruptive volcanic ash clouds across Northern Europe occur more frequently than previously thought. They investigated known and newly identified records of ash fall deposits over the past few thousand years and concluded the average return rate to be about 44 years. Previous research had put the recurrence at roughly 56 years.

The source of the ash is almost always from Iceland. In 2010, Eyjafjallajökull erupted, throwing huge quantities of fine particles into the atmosphere that grounded planes across Europe. The eruption of Grímsvötn in 2011 also disrupted air traffic, even if it was on a much smaller scale.

Despite these two recent, closely spaced events, the team behind the latest research says the general frequency of volcanic ash clouds over Northern Europe is still generally quite low. However, the researchers think that reliable estimates of the frequency of volcanic ash events could help airlines, insurance companies and the travelling public mitigate the economic losses and disruption caused by ash clouds in the future.

Written records of ashfall across Europe extending back over only a few hundred years show where and and when ash has fallen in the past, but the scientists wanted to check whether there were any gaps in the databases. They therefore examined peatlands and lake beds in England, Wales, Sweden and Poland, drilling sediment cores to try to find traces of the tephra produced by volcanoes. They indeed found new ash layers, indicating that gaps in the archives. For many of the layers, the group could match the tephra to historical records or to the existing geological archives that catalogued specific eruptions. Looking back over 7,000 years, the study found evidence for 84 ash clouds spreading over Northern Europe. Most of these were Icelandic in origin, although Alaskan and Russian traces were evident too.

Looking at the better preserved record of the past 1,000 years, the team estimated an average recurrence of 44 years, give or take seven years. Put it differently, there is about a one-in-five chance of a disruptive cloud occurring in any one decade.

Source : The BBC.

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Nuage de cendre de l’Eyjafjallajökull en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

Cayambe (Equateur): Persistance de l’activité sismique // Continued seismic activity

drapeau-francaisDans son dernier rapport de l’année 2016, publié le 28 décembre, l’Institut de Géophysique indique qu’une activité sismique anormale continue sur le Cayambe, avec des événements volcan-tectoniques et de longue période à 2-8 km sous le sommet. Jusqu’à 40 séismes ont été enregistrés quotidiennement pendant les deux semaines précédant la diffusion du rapport et, à partir du 24 décembre, ce nombre a de nouveau augmenté, en particulier en ce qui concerne les événements volcano-tectoniques. Un essaim sismique le 27 décembre a inclus une centaine d’événements de faible magnitude. Il persiste une forte odeur de soufre et les fractures récemment signalées dans le glacier près du sommet par des alpinistes ont été confirmées lors d’un survol. De plus, des déformations sur les flancs ont été détectées dans les données GPS. Aucune anomalie thermique n’a toutefois été observée sur le volcan.
Ces observations montrent que la sismicité est associée à des mouvements de magma sous l’édifice volcanique. Si elle venait à s’intensifier, une éruption du Cayambe pourrait survenir à court ou à moyen terme.

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drapeau-anglaisIn its last report of the year 2016, released on On 28 December, the Instituto Geofisico indicates continued anomalous seismic activity at Cayambe Volcano, characterized by volcano-tectonic and long-period earthquakes located 2-8 km below the summit. As many as 40 earthquakes had been recorded each day for the previous two weeks and starting on 24 December that number again increased, especially for volcano-tectonic events. A swarm on 27 December consisted of 100 small-magnitude events. A strong sulphur odour persisted, and cracks in the glacier near the summit that climbers has recently reported were visible during an overflight. In addition, deformation on the flanks was detected in GPS data. However, no thermal anomaly was observed on the volcano.

These observations show that seismicity is associated with magma movements beneath the volcanic edifice. Should it increase, an eruption of Cayambe volcano might occur in the short or medium term.

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Vue aérienne du Cayambe le 23 décembre 2016 (Crédit photo: IG)

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Evolution de la sismicité en décembre (Source: IG)

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Evolution de la sismicité en 2016 (courbe bleue) [Source: IG]

Suite de l’éruption du Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska) // The eruption of Bogoslof Volcano continues in the Aleutians

drapeau-francaisL’AVO m’a envoyé un premier e-mail indiquant que dans la soirée du 5 janvier, l’Observatoire avait détecté une hausse de la sismicité sur le Bogoslof. Elle s’est accompagnée d’éclairs indiquant qu’un épisode  explosif était en train d’avoir lieu. Sur la base de ces signaux, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne à Rouge.
Dans un deuxième message, l’AVO m’a dit que l’éruption avait été de courte durée avec une durée estimée à environ 5 minutes. Le nuage volcanique était visible sur les images satellitaires ; il se déplaçait vers le nord du volcan à une altitude estimée de 10 500 mètres.
De nouvelles éruptions explosives peuvent se produire sur le Bogoslof sans prévenir. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Rouge et l’alerte volcanique à Vigilance.

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drapeau-anglaisAVO sent me a first e-mail indicating that late in the evening of January 5th, the Observatory detected an escalation in seismicty. It was accompanied by lightning strikes indicating that a significant explosion had occurred. Based on the intensity of these signals AVO raised the Aviation Colour Code to RED.

In a second message, AVO told me the explosion was short-lived with an estimated duration of about 5 minutes. The volcanic cloud was visible in satellite data moving north from the volcano at an estimated height of 10,500 metres a.s.l.

Additional explosive events at Bogoslof may occur without warning. Due to the unpredictability of the situation, the Aviation Colour Code remains RED and the Volcano Alert Level WARNING.

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Image satellitaire montrant le nuage éruptif du Bogoslof quelques minutes après l’éruption du 5 janvier.

La cendre du Turrialba perturbe la vie au Costa Rica // Ash from Turrialba Volcano disturbs life in Costa Rica

drapeau-francaisJeudi après-midi, la Commission Nationale d’Urgence (CNE) a décrété la mise en place d’un niveau d’alerte Vert pour la Vallée Centrale du Costa Rica car le Turrialba est en éruption depuis deux semaines et il continue d’émettre des panaches de cendre de façon constante.
Cette éruption se conjugue à un système d’air sec sur l’Amérique centrale avec moins de pluie et des vents forts, ce qui contribue à l’augmentation des retombées de cendre dans la région.
Le CNE demande aux services locaux en charge de la protection civile d’être vigilantes, de tenir leurs communautés informées et de surveiller les niveaux de cendre. Si les gens doivent quitter leurs maisons dans les zones où il y a des retombées importantes, le gouvernement leur recommande de se couvrir la bouche et le nez avec des serviettes ou d’utiliser des masques anti-poussières. Le CNE conseille également de ne pas consommer de nourriture à l’extérieur et d’éviter de conduire des véhicules dans des zones où les retombées de cendre sont les plus intenses.
Jeudi matin, l’OVSICORI a signalé de nouveaux panaches de cendre transportés par un vent de sud-ouest vers San José où la cendre recouvrait les voitures et les bâtiments, ainsi que dans la Vallée Centrale, y compris au nord jusqu’à Heredia et à l’ouest jusqu’à Escazú.
Le trafic aérien semblait être redevenu normal jeudi après les nombreux retards et les annulations enregistrés mercredi.
Une vidéo envoyée mercredi à l’OVSICORI et mise en ligne sur la page Facebook de l’Institut montre l’impact du nuage de cendre dans la partie centrale du pays.
Https://www.facebook.com/OVSICORI/videos/1189495647754358/

Source: The Tico Times.

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drapeau-anglaisThe National Emergency Commission (CNE) declared a Green Alert for the Central Valley on Thursday afternoon as Turrialba Volcano continued to send ash intothe sky in the latest of the constant eruptions that have lasted throughout the past two weeks.

A combination of continued eruptions, a dry air system over Central America that has reduced the chance of rain, and strong winds have all contributed to the increase of ashfall in the area.

The CNE asks municipal emergency commissions to be vigilant, keep their communities informed and monitor ash levels. If people have to leave their houses in areas where significant ash is present, the government recommends that they cover their mouths and noses with towels or dust masks. The CNE also suggests not consuming food outdoors and to even avoid driving in areas with high ash levels.

On Thursday morning, OVSICORI reported more ashfall being carried by southwest winds towards the San José metro area. Ash was seen covering cars and buildings Wednesday throughout the capital and the broader Central Valley, including as far north as Heredia and as far west as Escazú.

Inbound and outgoing flights seem to be back to normal Thursday after numerous delays and cancellations on Wednesday.

A video sent to OVSICORI and posted on the institute’s Facebook page Wednesday shows just how much ash is being sent into the middle of the country.

https://www.facebook.com/OVSICORI/videos/1189495647754358/

Source : The Tico Times.

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Source: OVSICORI