Hawaï, terre des dieux // Hawaii, a land of gods

Un épisode de la série Volcano Watch est dédié aux divinités qui gèrent la puissance de la Nature à Hawaï.
La région sommitale du Kilauea, sur la Grande Île, a subi des retombées de téphra et une tempête vers la mi-mars 2026. S’en sont suivies les opérations de nettoyage, de réparation des dégâts et une régénération de la Nature. Ces processus sont naturels, reconnus et ancrés dans les traditions orales autochtones qui évoquent les divinités hawaïennes : Pele, Lono et Hiʻiaka.

Le Kīlauea et les autres volcans actifs de la Grande Île d’Hawaï façonnent des paysages en perpétuelle évolution. Des sommets jusqu’aux côtes, la lave dévale les pentes, recouvre les terres et agrandit l’île lorsqu’elle entre dans l’océan. Les fontaines de lave provoquent des pōhāhā (retombées de téphra) qui envahissent les zones sous le vent. Lorsque le magma circule dans le sous-sol, il peut ouvrir des fissures ou façonner des cratères en surface.

Les traditions orales hawaïennes attribuent l’activité volcanique à Pelehonuamea, déesse hawaïenne des volcans, également connue sous le nom de Pélé, créatrice de la terre.

Pélé est la déesse des volcans et du feu (Photo : C. Grandpey)

L’archipel hawaïen, situé au cœur de l’océan Pacifique, est exposé à des tempêtes venant de diverses directions, notamment des ouragans en été et des tempêtes en hiver. Ces phénomènes météorologiques, accompagnés de vents violents, de pluies torrentielles et de fortes vagues, peuvent déraciner des arbres, provoquer des inondations et recouvrir de neige les sommets du Mauna Kea et du Mauna Loa.
Selon les traditions orales hawaïennes, la pluie, le vent, le tonnerre et la foudre sont l’œuvre de la puissance de Lono, l’un des quatre principaux dieux hawaïens, et qui confère à la terre sa fertilité.

Lono est associé à la fertilité, l’agriculture, la pluie, la musique et la paix. On l’associe également aux tempêtes hivernales qui frappent l’île d’Hawaï (Source : Wikipedia)

Les éruptions volcaniques et les tempêtes peuvent métamorphoser les paysages, mais la régénération naturelle commence rapidement. Là où la végétation a été endommagée par des dépôts volcaniques ou des tempêtes, elle repousse vite suite à ces événements. Lorsque la végétation est complètement détruite ou enfouie, les spores et les graines qui se déposent dans les zones affectées amorcent le lent processus de restauration de la végétation.

Les traditions orales hawaïennes attribuent ce processus à Hiʻiakaikapoliopele, déesse protectrice des danseuses de hula, des chants, de la sorcellerie et de la médecine. C’est la guérisseuse de la terre. Elle est également connue sous le nom de Hiʻiaka, celle qui entreprend de reverdir la Nature.

Hi’iaka est considérée comme la guérisseuse de la terre et l’image de sa régénération (Source : Wikipedia)

Ces traditions orales relatent les interactions passées entre Pélé, Lono et Hiʻiaka, interactions que les Hawaïens continuent de percevoir aujourd’hui. Par exemple, Pélé serait apparue au sommet du Kīlauea lors de l’Épisode 43 de l’éruption qui s’est accompagné d’un puissant pōhāhā. Quelques jours plus tard, Lono, plein de vigueur, serait apparu lors d’une tempête hivernale, et Hiʻiaka est désormais présente pour régénérer la Nature.

La Nature continuera de remodeler le territoire, et les derniers événements nous rappellent leur impact considérable. Ils montrent aussi que Pele, Lono et Hiʻiaka font toujours partie intégrante de la vie à Hawaï.
Source : USGS / HVO.

Un jour sur le Kilauea, Pélé m’a tendu la main, comme pour m’inviter à profiter de la beauté des éruptions qu’elle déclenche.(Photo: C. Grandpey)

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An episode of the series Volcano Watch is dedicated to the gods behind Nature’s power in Hawaii.

The summit region of Kilauea on the Big Island experienced tephra fallout and a kona low storm by mid-March 2026. They were followed by cleanup, recovery and regrowth. These processes are natural, recognized and embodied in Native Hawaiian oral traditions about Hawaiian deities of Pele, Lono, and Hiʻiaka.

Kīlauea and the other active volcanoes on Hawaii Big Island are ever-changing landscapes. From summits to coastlines, lava flows downslope to resurface land and add acreage where it enters the ocean. Lava fountains blanket areas downwind with pōhāhā – fallout of tephra. As magma moves beneath the surface, it can cause ground cracks or collapsed areas such as craters to form on the ground above.

Native Hawaiian oral traditions attribute those active volcanic processes to Hawaiian volcano goddess Pelehonuamea, also known by the shorter Pele, the creator of land.

The Hawaiian archipelago, located in the Central Pacific Ocean, is susceptible to storms that approach from various directions, including hurricanes during the summer and kona low storms during the winter. These weather systems and accompanying wind, rain and ocean surges can topple trees, cause flooding and cover the summits of Mauna Kea and Mauna Loa with snow.

Native Hawaiian oral traditions say rains, winds, thunder and lightning are the works of the elemental force and one of the four principal Hawaiian gods Lono, who brings fertility to the land.

Volcanic eruptions and storms can completely transform landscapes, but natural recovery begins soon afterward. Where vegetation was damaged by new volcanic deposits or storms, new growth quickly begins. When vegetation is completely destroyed or buried, spores and seeds landing in these areas begin the processes of slowly restoring vegetation.

Native Hawaiian oral traditions attribute these actions to Hawaiian patron goddess of hula dancers, chants, sorcery and medicine – the healer of land – Hiʻiakaikapoliopele, also known by the shorter Hiʻiaka, as she begins to re-green the land.

The oral traditions recorded interactions between Pele, Lono and Hiʻiaka in the past, and Hawaiians continue to see their interactions today. For instance, Pele appeared at the summit of Kīlauea during Episode 43 of the Kilauea eruption with a heavy pōhāhā. This event was followed by a wildly enthusiastic Lono in a kona low storm a few days later, and now Hiʻiaka is present in recovery.

Nature will continue to reshape the land, and these recent natural events are reminders about how impactful they can be. But they also show that Pele, Lono and Hiʻiaka are still largely part of life in Hawaii.

Source : USGS / HVO.

Réchauffement climatique : la relocalisation de Miquelon

Saint-Pierre-et-Miquelon est un archipel français au sud de l’île canadienne de Terre-Neuve. Il est principalement composé de deux îles : l’île Saint-Pierre, la plus petite des deux, qui abrite 86 % de la population, au côté de Miquelon, constituée de trois presqu’îles reliées entre elles par deux tombolos.

 L’île Saint-Pierre, plus animée, est caractérisée par une atmosphère française marquée, avec une cathédrale et le musée Héritage, qui célèbre l’histoire régionale.

L’île de Miquelon-Langlade, peu peuplée, abrite la lagune du Grand Barachois, accueillant des oiseaux de mer et des phoques.

Ancienne colonie, puis territoire d’outre-mer de l’Union française (1946-1976), puis département d’outre-mer (1976-1985), puis collectivité territoriale à statut particulier (1985-2003), Saint-Pierre-et-Miquelon est aujourd’hui une collectivité d’outre-mer. Ainsi, l’archipel est un pays et territoire d’outre-mer ne faisant pas partie intégrante du territoire de l’Union européenne. Il ne fait pas partie de l’espace Schengen. En revanche, Saint-Pierre-et-Miquelon fait partie de la zone euro, d’Euratom et ses habitants disposent de la citoyenneté européenne.

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La chaîne de télévision France 3 propose un documentaire intitulé «  Miquelon, une île face au réchauffement climatique ». Il montre que l’outre-mer est également confronté à ce phénomène et à ses conséquences. Il dure 52 minutes et se trouve à cette adresse :

https://www.france.tv/france-3/outremer-ledoc/5275818-miquelon-une-ile-face-au-rechauffement-climatique.html

S’agissant de l’outre-mer, j’ai déjà indiqué sur ce blog que la Martinique et la Guadeloupe étaient confrontées à l’érosion littorale au même titre que le littoral atlantique en métropole. Il en va de même pour l’archipel français de Saint-Pierre et Miquelon. Le village de Miquelon et ses 600 habitants subit de plein fouet les aléas de la météo. L’archipel se trouve à la confluence du courant froid du Labrador et du Gulf Stream plus chaud, ce qui n’arrange rien.

De plus en plus fréquemment, la localité est confrontée à un risque de submersion par les vagues lors des tempêtes les plus violentes. Avec le réchauffement climatique, certaines tempêtes tropicales, comme ce fut le cas du cyclone Fiona en 2022, remontent jusqu’aux côtes canadiennes et touchent l’archipel de plein fouet. Au risque de submersion s’ajoute celui des remontées de nappes phréatiques.

Devant l’augmentation de la force des tempêtes et du risque de submersion, une décision radicale a été prise en 2015. François Hollande, alors Président de la République a décidé que Miquelon serait en zone rouge. Cela signifiait que l’île devenait inhabitable et qu’aucune nouvelle construction ne serait autorisée.

Pour les habitants, cela signifiait aussi que leurs maisons n’avaient plus aucune valeur. Il a alors été décidé de relocaliser le village à un kilomètre de distance à vol d’oiseau, dans un endroit plus sûr.

Un Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) a été approuvé en 2018. Il limite fortement les nouvelles constructions et les projets d’urbanisation, condamnant ainsi le développement de Miquelon. La décision de relocaliser le village redonne donc des perspectives d’avenir aux habitants tout en assurant leur sécurité.

Le nouveau village sera reconstruit sur un secteur de l’île de Miquelon situé plus au sud et, surtout, plus en hauteur que l’emplacement actuel. La limite basse du nouveau secteur se situe à 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, alors que le village actuel se situe entre 0 et 3 mètres.

Le projet est déjà bien avancé. Après une phase de concertation citoyenne et des études réalisées en 2022 et 2023, les nouveaux terrains ont été acquis, avec des parcelles cédées pour un euro symbolique par la collectivité territoriale.

En 2024, la mairie de Miquelon a réalisé un appel à candidatures, sélectionnant les 14 premiers ménages à venir s’installer. Des permis de construire ont été délivrés. Les fondations et les murs des premières maisons sortent de terre. Il faudra toutefois plusieurs dizaines d’années pour que la relocalisation soit menée à son terme.

Le principe de cette relocalisation est intéressant car il repose sur le volontariat et la population est le moteur du projet. Les habitants de Miquelon dont les maisons sont soumises à un risque grave et imminent sont éligibles au Fonds Barnier. Ce dispositif permet à l’État de subventionner la commune pour le rachat des biens, garantissant ainsi un montant juste et équitable, que les habitants peuvent utiliser pour reconstruire sur le nouveau secteur. Une fois le bien racheté par la commune, le Fonds Barnier finance également sa déconstruction et la renaturation de l’ancienne parcelle.

Le projet de relocalisation et de reconstruction de Miquelon pourrait bien servir de cobaye pour le territoire français dans son ensemble. Avec l’érosion littorale galopante, d’autres localités vont être obligées de s’installer ailleurs. J’ai évoqué le cas de Lacanau en Gironde.

Au final, il y a la volonté de construire un nouveau village exemplaire en matière de développement durable. Des performances environnementales ont été définies, notamment en termes de performance énergétique des nouvelles constructions, ce qui est crucial étant donné le climat de l’archipel. La commune de Miquelon est notamment accompagnée par un architecte, disponible pour aider les habitants à réfléchir à des implantations optimales et à l’utilisation de matériaux biosourcés par exemple.

Ce projet est considéré comme un « laboratoire français de l’adaptation » et est suivi de très près à tous les échelons de l’État.

Source : France 3, gouvernement français.

La Nouvelle Orléans bientôt engloutie par la montée des eaux // New Orleans soon engulfed by rising seas

En Louisiane, la Nouvelle-Orléans, l’une des villes les plus emblématiques des États-Unis, s’enfonce peu à peu et risque d’être bientôt engloutie par la montée des eaux.

Selon la NASA et des chercheurs de l’université Tulane, la Nouvelle-Orléans s’enfonce de 2,5 à 5 centimètres par an. Les raisons sont faciles à comprendre. La ville est construite sur des terres meubles et marécageuses, formées par des siècles de sédiments laissés par le Mississippi. Avec le temps, ces terres se compriment et s’enfoncent naturellement dans un processus de subsidence.

Toutefois, la Nature n’est pas seule responsable ; l’intervention humaine a aggravé la situation. D’après un rapport du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, « le paysage du sud-est de la Louisiane s’est construit sur un delta côtier créé par le Mississippi au cours des 8 000 dernières années, lorsque la montée du niveau de la mer due à la fonte des glaciers lors de la dernière glaciation a ralenti ».

Le rapport de l’université Tulane apporte un éclairage supplémentaire. On peut y lire : « Avec l’activité humaine, la subsidence naturelle a été favorisée par une combinaison de sédiments déposés lors des crues du Mississippi et par la décomposition de la végétation des zones humides ». Il faudrait ajouter que la construction de digues anti-inondations pour protéger l’économie et les populations locales le long de la côte du Golfe du Mexique a entravé l’apport de sédiments, ce qui a entraîné une accélération de l’affaissement des sols.

La montée du niveau de la mer, due au réchauffement climatique, aggrave également le problème. La Nouvelle-Orléans était déjà vulnérable aux inondations, aux ondes de tempête et autres ouragans. Aujourd’hui, la montée des eaux recouvre les zones humides qui constituaient une zone tampon naturelle pour protéger la ville. La combinaison de tous ces facteurs expose encore davantage la Nouvelle Orléans aux inondations.
Toutes les villes côtières du monde subissent les conséquences du réchauffement climatique, avec notamment la montée du niveau de la mer et l’intensification des tempêtes. La Nouvelle-Orléans doit faire face à ces menaces, en plus de l’affaissement des sols qu’elle subit déjà.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prévoit une élévation du niveau de la mer de 40 à 80 centimètres d’ici la fin du siècle, voire de près de 2,10 mètres dans le pire des scénarios. Cela modifierait considérablement le paysage des États côtiers, et de vastes portions de la Louisiane seraient inondées par la montée des eaux.

De nouvelles recherches permettront de mieux cerner les problèmes complexes auxquels sont confrontées des villes comme La Nouvelle-Orléans. L’université Tulane a reçu une subvention de 3,2 millions de dollars pour étudier l’impact de la montée du niveau de la mer sur plus de 1 800 installations militaires à travers le monde. L’objectif est que les données recueillies grâce à ces recherches aident les autorités à prendre des mesures pour remédier aux problèmes tels que ceux rencontrés à La Nouvelle-Orléans.

Source : Université Tulane via Yahoo News.

Photos: C. Grandpey

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New Orleans, one of theUnited States’ most iconic cities, is not only sinking, but it is also being engulfed by rising seas.

NASA and researchers at the local Tulane University say New Orleans is sinking at the rate of 2.5 to 5 centimeters per year. The reasons are esay to understand. New Orleans is built on soft, marshy land formed by centuries of Mississippi River sediment. Over time, that land naturally compresses and sinks in a process called subsidence. But Nature is not the only culprit ; human intervention has made it worse.

According to a report from NASA’s Jet Propulsion Laboratory, « The landscape of Southeast Louisiana was built upon a coastal delta created by the Mississippi River during the past 8,000 years as sea level rise due to glacial melting in the last ice age slowed. »

The Tulane University report offers additional context about the reasons, saying that with human activity, « natural subsidence was offset by a combination of sediments deposited during Mississippi River floods … the decay of wetland vegetation. » Somewhat tragically, « construction of flood control levees to protect the Gulf Coast economy and local populations interrupted the sediment supply, leading to a net increase in land subsidence. »

Rising sea levels caused by global warming are exacerbating the problem, too. New Orleans was already vulnerable to flooding and storm surges, and now, as rising seas inundate wetlands that act as a natural buffer to help protect the city, it is even more at risk of flooding today.

All coastal cities in the world are dealing with the impacts of a warming world that include rising sea levels and supercharged storms.  New Orleans faces those threats in addition to the subsidence it is experiencing.

The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) has projected sea levels to rise between 40 and 80 centimeters by the end of this century, with even a jump of nearly 2.10 meters possible in a worst-case scenario. This would dramatically alter coastal states, with large portions of Louisiana being inundated by rising seas.

Additional research will help bring focus to the complicated problems cities like New Orleans face. Tulane University received a $3.2 million grant to study how sea-level rise will impact more than 1800 military installations worldwide. The hope is that data gathered from research like this will help officials make decisions on how they can remediate the problems in New Orleans.

Source : Tulane University via Yahoo News.

Nouvelles disparitions de maisons en Caroline du Nord // New collapses of houses in North Carolina

Dans une note publiée le 25 novembre 2024, j’indiquais qu’une tempête côtière en Caroline du Nord avait précipité une maison inoccupée dans l’océan, dans le village de Rodanthe, dans le comté de Dare, au large de l’île de Hatteras, le 15 novembre 2024. Il s’agissait de la sixième disparition de maison dans la région cette année-là. Une portion de la Route 12 a été temporairement fermée près du site de l’événement, ainsi que la plage face à Rodanthe, en raison de la présence de débris dangereux. Les visiteurs ont été priés de rester à l’écart de la zone. Le Service météorologique national avait prévu des rafales de vent pouvant atteindre 80 km/h le long de l’île, tout en avertissant d’un risque de submersion par l’océan.
Le 25 novembre 2024, six maisons avaient été avalées par l’océan à Rodanthe depuis mai de la même année. Fin septembre, trois maisons en bord de mer ont disparu en une semaine en raison de violentes tempêtes et de la montée du niveau de la mer. Le village de Rodanthe, ainsi que d’autres villages adjacents au littoral, est particulièrement exposé à l’érosion côtière causée par la combinaison des vents, des vagues, des marées et de la montée des eaux.

Les maisons de plage surélevées, posées sur pilotis, étaient autrefois protégées par les dunes et le sable sec. Mais ces dernières années, les fondations de nombre de ces maisons ont été régulièrement recouvertes, partiellement ou totalement, par l’eau de mer. Lorsque les maisons sont battues par des vents violents et de fortes vagues, l’eau érode le sable qui les soutient, augmentant ainsi les risques d’effondrement.

Crédit photo: USA Today

Aujourd’hui, en octobre 2025, nous apprenons qu’une neuvième maison a été avalée par l’océan sous l’effet de l’érosion accentuée par les vagues générées par les ouragans Humberto et Imelda. L’événement s’est produit plus au nord que les huit précédents.
Une vingtaine d’équipes ont été dépêchées à Buxton pour évacuer les matériaux accumulés. En effet, plusieurs autres maisons risquent encore de s’effondrer car les vagues continuent d’éroder leurs fondations. La hauteur des vagues a atteint jusqu’à 4,20 m le 2 octobre. Des années d’érosion côtière, combinées au passage au large des ouragans Humberto et Imelda, ont provoqué les derniers effondrements.
Depuis 2020, 21 maisons de plage ont ainsi disparu du littoral du Cap Hatteras. Neuf de ces effondrements se sont produits à Buxton depuis la mi-septembre. Les 12 autres ont eu lieu à Rodanthe, le plus récent avant le dernier effondrement a eu lieu en novembre 2024.

https://youtu.be/dD_A3UBrnlM

Source : Médias américains.

La France n’est pas à l’abri de telles disparitions d’habitations dans la mer lorsque surviennent des tempêtes au moment où les coefficients de marée sont élevés et supérieurs à 100. Si une tempête se produit dans de telles conditions, le danger devient très élevé pour la côte, comme on a pu l’observer à plusieurs reprises dans le passé. Dans de nombreux endroits, des enrochements ont été installés mais ils ne sont qu’une protection très provisoire car de puissantes vagues les détruisent rapidement. La seule solution pour lutter contre l’érosion côtière est de s’attaquer à la cause, à savoir le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.

Les prochaines grandes marées auront lieu du 6 au 10 octobre 2025 avec un coefficient maximal de 110, puis du 5 au 7 décembre 2025 avec un coefficient maximal de 98. Croisons les doigts pour que la mer soit calme…

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In a post released on 25 November 2024, I indicated a North Carolina coastal storm had sent an unoccupied house into the ocean in the village of Rodanthe in Dare County, off the island of Hatteras, on November 15th, 2024, marking the sixth house collapse in the area that year. A portion of Highway 12 was temporarily closed near the collapse, as well as the beach in front of Rodanthe due hazardous debris. Visitors were urged to stay clear of the area The National Weather Service had forecasted wind gusts up to 80 km per hour along the island while also warning of ocean overwash.

On 25 Novemver 2024, a total of six houses had collapsed in Rodanthe since May if that year. In late September, three beachfront houses had collapsed within a week due to intense storms and rising sea levels.

The village of Rodanthe, as well as others adjacent to the seashore, have been especially susceptible to coastal erosion caused by a combination of winds, waves, tides and rising seas. Elevated beach-style homes sitting atop pilings were once protected by dunes and dry sand. But in recent years, the bases of many of these homes have been regularly, either partially or fully, covered with ocean water. When the houses are battered by strong winds and large waves, the water erodes the sand supporting the homes, increasing the chance of collapse.

Today, in October 2025, we learn that a ninth home collapsed unto the ocean due to erosion from waves generated by hurricanes Humberto and Imelda. The event occurred farther north than any of the previous eight.

Around two dozen crews have been dispatched to Buxton for cleanup, as several other homes remain at risk of collapse as surf continues to erode their foundations. Wave heights reached up to 4.2 m on October 2. Years of coastal erosion, combined with the offshore passage of hurricanes Humberto and Imelda, led to the most recent collapses.

Since 2020, 21 privately owned beach homes have collapsed within Cape Hatteras National Seashore. Nine of those collapses occurred in Buxton since mid-September. The remaining 12 took place in Rodanthe, with the most recent before the latest collapse recorded in November 2024.

https://youtu.be/dD_A3UBrnlM

Source : U.S. News media.