Les incendies de forêts en Sibérie accélèrent le réchauffement climatique // Wildfires in Siberia accelerate global warming

Avec la hausse des températures liée au réchauffement climatique et à l’émission de gaz à effet de serre, les incendies de forêt sont devenus de plus en plus répandus dans le monde. En 2016, l’un d’eux à Fort McMurray (Alberta) a été la catastrophe naturelle la plus coûteuse dans l’histoire du Canada. Au cours des dernières semaines, de nouveaux feux de forêt ont affecté des parties de l’Arizona, de la Californie et de l’Alaska. Selon l’organisation Climate Central, la saison des feux de forêt en Alaska est beaucoup plus longue qu’il y a 75 ans et les départs de feux sont deux fois plus fréquents qu’à cette époque.
Chaque année, la Sibérie est, elle aussi, victime d’incendies qui détruisent de vastes étendues de forêt boréale. Le changement climatique a entraîné une hausse vertigineuse de leur nombre au cours des dernières décennies et les projections concernant le changement climatique en prévoient encore plus dans les années à venir. Les feux actuels, qui ont débuté fin juin, ont déjà brûlé quelque 538 kilomètres carrés de forêts dans le sud de la Sibérie.
Le changement climatique a entraîné une hausse des températures dans le monde entier, mais les régions les plus septentrionales, comme la Sibérie, connaissent une élévation de la température deux fois plus importante qu’ailleurs dans le monde. Depuis novembre, les températures dans le sud de la Sibérie ont augmenté de 4°C par rapport à la moyenne. A mesure que le temps devient plus sec et plus chaud, les forêts de la région deviennent de plus en plus exposées aux incendies. Ces derniers constituent une menace directe pour le rôle que jouent forêts sibériennes dans l’absorption des émissions de carbone. En effet, chaque année, les forêts russes absorbent 500 millions de tonnes de carbone de l’atmosphère.
Les images du satellite Aqua de la NASA (voir ci-dessous) montrent toute une série de feux de forêt et d’impressionnants nuages de fumée dans le sud de la Sibérie. Un autre satellite, Suomi NPP, a mesuré la qualité de l’air dans la région et révélé un indice d’aérosol de 19, preuve de la présence d’une fumée très dense à haute altitude. Selon l’Observatoire de la Terre (Earth Observatory) de la NASA, les scientifiques étudient actuellement trois formations probables de pyrocumulus (nuages de la famille des cumulus qui se forment au-dessus d’une source de chaleur intense) dans la région, ce qui peut y modifier le climat par la présence de cendre et de particules très haut dans l’atmosphère.
Cependant, l’impact le plus dévastateur de ces feux de forêt n’est pas visible depuis l’espace. Les forêts boréales de Sibérie jouent un rôle crucial dans le cycle du carbone. Elles représentent près de 10% de la surface terrestre de la planète et abritent plus de 30% du carbone sur Terre. Cela signifie que lorsque ces forêts brûlent, elles libèrent de vastes quantités de carbone dans l’atmosphère. La perte d’absorption de carbone combinée à l’émission de carbone crée un cercle vicieux qui entraîne un réchauffement climatique et, par conséquent, davantage de feux de forêt.
En outre, ces incendies accélèrent la fonte de la glace de l’Arctique, qui disparaît déjà à une vitesse inquiétante. Cette fonte s’accélère lorsque les feux produisent de grosses quantités de suie qui retombe ensuite sur la neige et la glace, obscurcissant leur surface et leur permettant d’absorber plus de lumière solaire. Par la chaleur qu’ils dégagent, les feux de forêt accélèrent également la fonte du pergélisol (ou permafrost) en Sibérie. Comme je l’ai déjà écrit, le pergélisol fond déjà depuis plusieurs années. On en a une preuve avec les «forêts ivres» où les racines des arbres qui ne sont plus maintenues en place par le sol gelé.
Source: Science Alert.

—————————————-

With the rising temperatures linked to global warming and the emission of greenhouse gases, wildfires have become more and more widespread around the world. Last year, a wildfire in Fort McMurray, Alberta, became the costliest natural disaster in Canadian history. In recent weeks, more wildfires have affected parts of Arizona, California and Alaska. According to Climate Central , the wildfire season in Alaska is 40 percent longer and large fires twice as common as they were 75 years ago.

Every year, Siberia is also struck by wildfires that destroy large areas of boreal forest. Climate change has caused wildfire activity in Siberia to increase radically over the past few decades.  The boreal forests in Siberia are burning at extraordinary rates, and climate change projections predict even more wildfires to come. The current wildfires, which started in late June, have already burned roughly 538 square kilometres of forest in southern Siberia.

Climate change has been increasing temperatures across the globe, but northernmost regions, like Siberia, are experiencing temperature rises at twice the rate.  Since November, temperatures in southern Siberia have been up 4°C from the average.  And as the weather turns drier and warmer, the forests in the region become more and more prone to wildfires. These wildfires are a direct threat to the role of Siberian forests in absorbing carbon emissions. Indeed, each year, the Russian forests absorb 500 million tonnes of carbon from the atmosphere.

The images from NASA’s Aqua satellite (see below) reveal a series of wildfires and huge plumes of smoke across southern Siberia. Another satellite, Suomi NPP, measured the air quality in the region and found the aerosol index reached over 19, indicating very dense smoke at high altitudes. According to NASA Earth Observatory, scientists are also currently investigating three possible pyrocumulus cloud formations in the area, which can alter local climates by lofting ash and particles high into the atmosphere.

However, the most devastating impact of these wildfires cannot be seen from a satellite. Siberian boreal forests play a crucial role in the carbon cycle, making up nearly 10 percent of the planet’s land surface and housing more than 30 percent of the carbon on Earth. That means that when these forests burn, they are releasing vast quantities of carbon into the atmosphere. The loss of carbon absorption in combination with the release of carbon, creates a vicious cycle that leads to more global warming and, as a result, more wildfires.

Besides, these wildfires can also hasten the melting of Arctic ice, which is already disappearing at alarming rates. This occurs when the fires produce hordes of soot that fall on snow and ice, darkening their surface and causing them to absorb more sunlight. The wildfires are also accelerating the melting of permafrost in Siberia. As I put it before, the permafrost has already been thawing for several years. An evidence of this are the “drunken forests” with the roots of the trees no longer held in place by the ice in the ground.

Source: Science Alert.

Feux de forêts et fumée au-dessus de la Sibérie vus depuis l’espace (Source: NASA Earth Observatory)

Elévation du niveau de la mer ? Vous voulez rire ! // Sea level rise ? You must be joking !

Voici une histoire qui confirme l’attitude de Donald Trump sur le changement climatique et la montée des mers, mais aussi l’attitude de la plupart des Américains à propos de la catastrophe climatique qui menace notre planète.
L’histoire se passe sur une petite île – Tangier Island (Virginie), dans la baie de Chesapeake – qui a voté majoritairement pour le président, et son maire est un ardent supporter de Trump. Il y a trois points à retenir dans cette histoire: d’abord, l’île est en train de disparaître si rapidement que le groupement des ingénieurs de l’armée américaine a déclaré que « l’érosion et l’élévation du niveau de la mer rendront inhabitable dans 20 ans cette île où l’on pratique depuis toujours la pêche au crabe. ». Ensuite, les habitants attendent désespérément l’aide du gouvernement qui permettrait de construire une digue coûteuse qui, selon eux, pourrait empêcher leur île de disparaître. Enfin, l’île a voté à 87 pour cent pour Trump, et le maire a déclaré qu’il «aimait Trump autant que n’importe quel membre de sa famille».
Trump a pris connaissance de l’histoire de Tangier par ses conseillers et il a décidé de téléphoner au maire. Le sujet de la conversation a rapidement tourné autour de l’avenir de l’île. Trump a dit de ne pas s’inquiéter de l’élévation du niveau de la mer. « Votre île est là depuis des centaines d’années, et je crois que votre île sera là dans des centaines d’autres ».
Cependant, les ingénieurs de l’armée américaine affirment que l’île sera inhabitable dans 20 ans ou beaucoup plus tôt si elle est frappée directement par une tempête majeure, mais le président a rejeté la cause principale : la montée des mers.
Après l’appel téléphonique de Trump, le maire a déclaré: « Comme le président, je ne suis pas préoccupé par l’élévation du niveau de la mer. Je suis tous les jours sur l’eau, et je ne m’en rends pas compte. C’est juste l’érosion qui détruit Tangier. » La chaîne CNN a expliqué que cela ne dérange pas les habitants de Tangier que Trump se soit retiré de l’accord climatique de Paris. Ils pensent que la décision leur permettra d’avoir plus d’argent pour la construction de l’infrastructure dont ils ont besoin pour sauver leur île. En réalité, ils se trompent lourdement ! Le budget environnemental proposé par Trump mettra fin au programme d’aide à la Baie de Chesapeake et réduira le grand programme de protection des côtes géré par la NOAA!
Source: Médias américains.

——————————————-

Here is a story that confirms both Donald Trump’s views about climate change and rising seas and the attitude of most Americans about the catastrophe that threatens our planet.

The story involves a tiny island – Tangier (Virginia), in the Chesapeake Bay – that voted overwhelmingly for the president and its mayor is a Trump supporter. It has three key points: First, the island is vanishing so rapidly that “the Army Corps of Engineers told erosion and sea level rise alone will make this historic crabbing community uninhabitable in as little as 20 years. Second, the residents are desperate for government help, like an expensive seawall, which they believe could save their vanishing island if it came quickly enough. Third, the island voted 87 percent for Trump, and the mayor said he “loved Trump as much as any family member he got.”

Trump viewed the story after staffers brought it to his attention and he decided to call the mayor. The subject of the call rapidly turned to the island’s fate. Trump “said not to worry about sea-level rise. Your island has been there for hundreds of years, and I believe your island will be there for hundreds more.’”

However, the Army Corps says the island will be uninhabitable in perhaps 20 years or much sooner if it gets struck directly by a major storm, but the president dismissed the primary cause, rising seas.

After Trump’s phone call, the mayor said: “Like the president, I’m not concerned about sea level rise. I’m on the water daily, and I just don’t see it. It’s just erosion that is destroying Tangier.” CNN explained that it doesn’t bother residents that Trump pulled out of the Paris climate deal. The residents on Tangier look at the decision as more money it will free up to help them build the infrastructure they need to save their island. In reality, Trump’s proposed budget would end federal support of the Chesapeake Bay Program and zero out NOAA’s major coastal protection and adaptation program!

Source: American news media.

Perdue dans la Baie de la Chesapeake, Tangier Island est fortement menacée par la montée du niveau de l’océan. (Source : Google Maps)

Histoire d’eau

La période de forte chaleur que nous venons de connaître,  s’ajoutant à l’absence de précipitations au cours des derniers mois, a incité certains départements à prendre des mesures de restrictions d’eau dès le mois de juin. Si la sécheresse devait continuer et les fortes chaleurs se renouveler, la situation prendrait une autre ampleur.

En date du 20 juin 2017, 29 départements avaient placé une partie de leur territoire à un niveau plus élevé que la simple vigilance en matière de sécheresse. Une dizaine de départements ont ainsi relevé leur niveau d’alerte. Les départements corses, la Haute-Garonne, l’Aude, l’Ariège ou encore le Val-d’Oise sont au niveau d’alerte. Les Landes et le Lot ont directement décrété l’alerte renforcée, restreignant ainsi les prélèvements d’irrigation de plus de 50 % ou de plus de 3,5 jours par semaine.

Neuf départements ont décrété localement une situation de crise, interdisant totalement  l’irrigation dans ces zones.

La liste de ces restrictions d’irrigation devrait s’allonger dans les prochains jours au regard des prévisions météorologiques, à moins que des orages apportent localement un peu de pluie.

Source: Terre-net.

Voici une carte montrant la situation le 19 juin 2017

Source : Propluvia

 Vigilance (en gris) : information et incitation des particuliers et des professionnels à faire des économies d’eau.

Alerte (en jaune) : réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50 % (ou interdiction jusqu’à 3 jours par semaine), mesures d’interdiction de manœuvre de vanne, d’activité nautique, interdiction à certaines heures d’arroser les jardins, espaces verts, golfs, de laver sa voiture…

Alerte renforcée (en orange) : réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 % (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine), limitation plus forte des prélèvements pour l’arrosage des jardins, espaces verts, golfs, lavage des voitures…, jusqu’à l’interdiction de certains prélèvements.

Crise (en rouge) : arrêt des prélèvements non prioritaires y compris à des fins agricoles. Seuls ceux permettant d’assurer l’exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité)

 

Le jour où toute la glace aura fondu…. // The day when all the ice will have melted away….

Malgré ce que dit Donald Trump, si nous continuons à brûler des combustibles fossiles indéfiniment, le réchauffement climatique finira par faire fondre toute la glace aux pôles et sur les sommets de nos montagnes, provoquant une élévation du niveau de la mer estimée à environ 64 mètres.
En septembre 2013, le National Geographic a publié des cartes qui montrent le monde tel qu’il est maintenant, mais avec une différence majeure: toute la glace de la Terre a fondu et s’est évacuée dans la mer en donnant naissance à de nouveaux rivages et à des mers intérieures.
Il y a plus de 20 millions de kilomètres cubes de glace sur Terre et certains scientifiques affirment qu’il faudra plus de 5 000 ans pour que cette glace fonde dans sa totalité. Si nous continuons à envoyer du carbone dans l’atmosphère, nous créerons très probablement une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne de 26°C contre 14°C aujourd’hui.
En regardant les cartes du National Geographic, on s’aperçoit qu’en Amérique du Nord, toute la côte atlantique disparaîtrait, en même temps que la Floride et la côte du Golfe du Mexique. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un groupe d’îles et la Vallée Centrale se transformerait en une baie géante. Le Golfe de Californie s’étendrait vers le nord, au-delà de la latitude de San Diego.
En Amérique du Sud, le bassin amazonien au nord et le bassin du fleuve Paraguay au sud deviendraient des bras de mer de l’Atlantique, faisant disparaître Buenos Aires, la côte de l’Uruguay et la plus grande partie du Paraguay.
Par rapport à d’autres continents, l’Afrique perdrait moins de terres à cause de la hausse du niveau de la mer, mais la chaleur ambiante de plus en plus forte pourrait rendre ce continent inhabitable. En Egypte, les villes d’Alexandrie et du Caire seraient englouties sous les eaux de la Méditerranée.
En Europe, Londres et Venise seraient considérablement affectées par l’élévation du niveau de la mer. Dans ce scénario catastrophe, les Pays-Bas seraient rendus à la mer et la majeure partie du Danemark disparaîtrait également. Dans le même temps, les eaux de la Méditerranée viendraient gonfler celles de la Mer Noire et de la Mer Caspienne.
En Asie, un territoire occupé aujourd’hui par 600 millions de Chinois serait sous les eaux, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie de l’Inde côtière. Au Cambodge, l’inondation du delta du Mékong transformerait en îles les sommets des Montagnes des Cardamomes.
Majoritairement désertique, le continent australien gagnerait une nouvelle mer intérieure, mais il perdrait une grande partie de la bande côtière étroite où vivent aujourd’hui quatre Australiens sur cinq.
Il semblait impossible que la couche de glace de l’Est Antarctique – qui représente quatre cinquièmes de toute la glace sur Terre – puisse fondre, tellement elle est immense et épaisse Elle a survécu à des périodes chaudes du passé. Ces derniers temps, elle semblait même épaissir légèrement à cause du réchauffement climatique. En effet, l’atmosphère plus chaude retient plus de vapeur d’eau qui tombe sous forme de neige sur l’Est Antarctique. Il est pourtant peu probable que cette partie de l’Antarctique puisse survivre à un nouveau réchauffement global comme celui de l’Eocène.
À l’instar de la calotte de glace du Groenland, celle de l’Antarctique de l’Ouest était apparemment beaucoup plus réduite pendant les périodes chaudes antérieures. Elle est vulnérable parce que la majeure partie repose sur un substrat rocheux qui se trouve au-dessous du niveau de la mer. L’eau plus chaude de l’océan fait fondre et s’effondrer la couche de glace en l’attaquant par en dessous. Depuis 1992, on a enregistré en moyenne une perte nette de 65 millions de tonnes de glace par an.
Source: The National Geographic.
On peut voir les cartes du National Geographic à cette adresse :
http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

—————————————

Despite what Donald Trump says, if we keep burning fossil fuels indefinitely, global warming will eventually melt all the ice at the poles and on mountaintops, raising sea level by about 64 metres.

In September 2013, the National Geographic released maps that show the world as it is now, with only one difference: All the ice on land has melted and drained into the sea, creating new shorelines for our continents and inland seas.
There are more than 20 million cubic kilometres of ice on Earth, and some scientists say it would take more than 5,000 years to melt it all. If we continue adding carbon to the atmosphere, we’ll very likely create an ice-free planet, with an average temperature of perhaps 26°C instead of the current 14°C.

In North America, the entire Atlantic seaboard would vanish, along with Florida and the Gulf Coast. In California, San Francisco’s hills would become a cluster of islands and the Central Valley a giant bay. The Gulf of California would stretch north past the latitude of San Diego.

 In South America, the Amazon Basin in the north and the Paraguay River Basin in the south would become Atlantic inlets, wiping out Buenos Aires, coastal Uruguay, and most of Paraguay.

Compared with other continents, Africa would lose less of its land to the ultimate sea-level catastrophe, but Earth’s rising heat might make much of it uninhabitable. In Egypt, Alexandria and Cairo will be swamped by the intruding Mediterranean.

In Europe, London and Venice will be dramatically affected by sea level rise. In this catastrophic scenario, the Netherlands will have surrendered to the sea, and most of Denmark will be gone too. Meanwhile, the Mediterranean’s expanding waters will also have swelled the Black and Caspian Seas.

In Asia, land now inhabited by 600 million Chinese would flood, as would all of Bangladesh, population 160 million, and much of coastal India. The inundation of the Mekong Delta would leave Cambodia’s Cardamom Mountains stranded as an island.

Predominantly desert, the Australian continent would gain a new inland sea—but it would lose much of the narrow coastal strip where four out of five Australians now live.

The East Antarctica ice sheet is so large—it contains four-fifths of all the ice on Earth—that it seemed unmeltable. It survived earlier warm periods intact. Lately it seemed to be thickening slightly, because of global warming. Indeed, the warmer atmosphere holds more water vapour which falls as snow on East Antarctica. But even East Antarctica is unlikely to survive a return to an Eocene Climate.

Like the Greenland ice sheet, the West Antarctic one was apparently much smaller during earlier warm periods. It is vulnerable because most of it sits on bedrock that is below sea level.The warming ocean is melting the floating ice sheet itself from below, causing it to collapse. Since 1992 it has averaged a net loss of 65 million metric tons of ice a year.

Source : The National Geographic.

The National Geographic maps can be seen at this address :

http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

L’Amérique du Nord après la fonte totale de la glace…

(Source: National Geographic)