Bonne nouvelle pour l’Arctique // Good news for the Arctic Ocean

drapeau francaisIl y a quelques semaines (voir ma note du 5 août), la compagnie pétrolière Shell décidait de reprendre les forages dans les eaux arctiques de l’Alaska, pour la première fois depuis 2012. Elle avait reçu l’autorisation de l’administration Obama de commencer les forages en mer dans la partie nord-ouest de l’Alaska.
La bonne nouvelle aujourd’hui est que Shell cessera jusqu’à nouvel ordre toute exploration dans les eaux arctiques au large des côtes de l’Alaska suite aux résultats décevants obtenus par un puits d’exploration dans lequel ont été investis des milliards de dollars et des années de travail. La décision concerne les mers des Tchouktches et de Beaufort.
Shell a décelé la présence de pétrole et de gaz dans un puits foré dans la mer des Tchouktches à environ 130 km au large de la côte nord ouest de l’Alaska. Toutefois, le pétrole n’est pas en quantité suffisante pour justifier une exploration supplémentaire dans la région.
Hier lundi, c’était pour Shell la dernière journée de forage de l’année sous permis fédéral. Il a été demandé à la compagnie d’arrêter un mois avant la formation de la banquise dans la zone de concession. Le forage a atteint une profondeur de 2.000 mètres avec le puits d’exploration sous 45 mètres d’eau. Malheureusement, ce puits révélait bien du pétrole et du gaz, mais il ne présentait pas d’intérêt commercial.
Source: Alaska Dispatch News

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drapeau anglaisA few weeks ago (see my note of August 5th), the Shell oil company decided to resume drilling in Alaska’s Arctic waters for first time since 2012. The company had received a permit from the Obama administration to begin drilling in the sea in Northwest Alaska.
The good news today is that Shell will cease exploration in Arctic waters off Alaska’s coast following disappointing results from an exploratory well backed by billions in investment and years of work. The decision affects both the Chukchi and the Beaufort.
Shell found indications of the oil and gas in the well in the Chukchi Sea about 130 km off Alaska’s northwest coast. However, the petroleum was not in quantities sufficient to warrant additional exploration in that portion of the basin.
Monday was Shell’s final day to drill this year under its federal permit. Regulators required Shell to stop a month before sea ice is expected to re-form in the lease area. The company reached a depth of 2,000 metres with the exploratory well drilling in about 45 metres of water. The well had oil and gas shows, but it was not commercial.
Source: Alaska Dispatch News.

Chukchi_Sea

Vues des mers des Tchouktches et de Beaufort où devaient avoir lieu les forages.

(Source: Wikipedia)

La fonte de l’Arctique: Un bienfait pour les compagnies pétrolières! // Arctic melting: A blessing for oil companies!

drapeau francaisShell est sur le point de reprendre le forage dans les eaux arctiques de l’Alaska pour la première fois depuis 2012. La semaine dernière, la compagnie pétrolière a reçu une autorisation de l’administration Obama pour commencer à forer dans la mer au nord-ouest de l’Alaska. Toutefois, Shell ne peut pas commencer à forer sans un élément clé de l’équipement (transporté par le brise-glace Fennica) destiné à contenir le pétrole si un puits explose ou si d’autres problèmes se présentent.
Le brise-glace a été endommagé ce mois-ci en se dirigeant vers les sites de forage de Shell dans l’Arctique. Il a heurté un objet inconnu après avoir quitté Dutch Harbor, en Alaska. Il a du rebrousser chemin et se rendre à Portland (Oregon) pour des réparations. Cette situation a permis à des militants de Greenpeace d’essayer de perturber les plans de Shell.
Shell dépense des milliards de dollars dans l’espoir de trouver de nouvelles réserves de pétrole en mer. Les militants de Greenpeace dans le Nord-Ouest ont organisé plusieurs manifestations pour s’opposer aux projets de la compagnie. À Seattle, ils ont essayé de bloquer l’entrée du terminal où la plateforme de forage de Shell était amarrée et ils inondés d’appels téléphoniques les lignes des entreprises de Seattle qui soutenaient Shell. Les militants disent que le risque de marée noire est réel et que le nettoyage serait trop difficile.
Selon les estimations fédérales, il pourrait y avoir 25 milliards de barils de pétrole dans la région où Shell a l’intention de forer.
Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le forage pétrolier dans l’Arctique sera une conséquence majeure du réchauffement climatique car de plus en plus de zones maritimes vont s’ouvrir avec la fonte de la glace. Je ne crois pas à la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris vers la fin de cette année. Comme d’habitude, il y aura des promesses non contraignantes qui ne seront jamais tenues par les participants. Il est évident que l’intérêt des Américains et les Russes est de voir l’Arctique fondre le plus vite possible. Cela permettra de mettre à jour de nouveaux gisements de pétrole et de gaz et d’ouvrir de nouvelles routes maritimes … avec de nouveaux intérêts économiques. La Russie vient d’ailleurs de soumettre aux Nations Unies une revendication sur plus d’un million de kilomètres carrés dans l’Arctique, affirmant que des années de recherche scientifique démontrent son droit sur les vastes ressources naturelles situées au fond de l’océan Arctique. La Russie fait valoir qu’au vu des recherches scientifiques, elle devrait avoir la souveraineté sur 1,2 million de kilomètres carrés supplémentaires dans l’Arctique. Cette demande comprend le pôle Nord et donnerait potentiellement à la Russie l’accès à des dépôts d’hydrocarbures d’un total de 4,9 milliards de tonnes, selon les estimations du gouvernement russe.

Protection de l’environnement? Vous plaisantez!
Source: Anchorage Dispatch News.

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drapeau anglaisShell is set to resume drilling in Alaska’s Arctic waters for first time since 2012. Last week, the oil company received a permit from the Obama administration to begin drilling in the sea in Northwest Alaska. But the company cannot drill into oil-bearing zones without a key piece of equipment (carried by the Fennica icebreaker) which can stop oil from flowing if a well blows out or other measures fail.

The icebreaker was damaged early this month on its way to Shell’s Arctic drilling sites after leaving Dutch Harbor, Alaska and headed back to Portland for repairs, giving activists a chance to try to disrupt Shell’s plans.

Shell is spending billions in hopes to find new offshore oil reserves. Activists in the Northwest have staged multiple protests to oppose the company’s efforts. In Seattle, they tried to block the entrance to the terminal where Shell’s drilling rig was moored and they flooded phone lines of firms in Seattle supporting the company. The activists say the risk of an oil spill is too great and that the cleanup after a potential spill would be too difficult.

Federal estimates indicate there could be 25 billion barrels of oil in the region where Shell intends to drill.

As I put it several times, oil drilling in the Arctic will be one major consequence of global warming with more and more sea areas left open with the melting of the ice. I do not believe in the climate conference that will be held in Paris later this year. As usual, there will be promises that will never be held by the participants. It is obvious that the interest of the Americans and the Russians is to see the Arctic melt as fast as possible. This will uncover new oil and gas fields and open new maritime routes… with new economic interests. Russia has just submitted a claim to the United Nations for more than one million square kilometers in the Arctic, indicating that years of scientific research demonstrate its interest in the vast natural resources at the bottom of the Arctic Ocean.
Russia argues that in view of scientific research, it should have sovereignty over an additional 1.2 million square kilometers in the Arctic. The claim includes the North Pole and would potentially give Russia access to hydrocarbon deposits totaling 4.9 billion tonnes, according to estimates from the Russian government.

Protection of the environment? You’re kidding!

Source: Anchorage Dispatch News.

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Photo: C. Grandpey

L’Ile de la Déception (Iles Shetland du Sud) : Baleines, manchots, science…et pétrole // Deception Island (South Shetlands): Whales, penguins, science…and oil

drapeau francaisL’île de la Déception appartient à l’archipel des Shetland du Sud dans l’Océan austral. Elle est située à environ 120 km au nord de la Péninsule Antarctique. Les seuls lieux habités sont des bases de recherche scientifique dépendantes des forces armées argentines et espagnoles.

L’île est connue pour sa baie, Port Foster, l’une des mieux protégées des vents et de la houle, et pour son volcan dont les dernières éruptions, en 1967 et 1969, infligèrent de gros dégâts aux bases scientifiques. L’île de la Déception abrite plusieurs importantes colonies de manchots à jugulaire. Elle est une destination prisée des croisières en Antarctique.

La Déception présente une caldeira en forme de fer à cheval qui s’est formée il y a plus de 10 000 ans pendant une éruption explosive qui a émis plus de 30 km³ de matériaux. Elle a été découverte par le Capitaine britannique William Smith en 1820 et a ensuite été utilisée dans le cadre de la chasse au phoque et à la baleine avant de trouver sa vocation moderne comme site scientifique et touristique.
Convoitée autrefois par le Royaume-Uni, le Chili et l’Argentine, la Déception offre un environnement clos exceptionnel pour étudier et surveiller un « volcan sous la glace ». Cependant, deux éruptions successives en 1967 et 1969 ont surpris tout le monde et causé de sérieux dégâts aux infrastructures scientifiques existantes. Les observatoires argentin et espagnol sont les seuls à exister encore de nos jours.
Les éruptions qui ont secoué l’Ile de la Déception sont de type sous-glaciaire. L’île possède un glacier d’une centaine de mètres d’épaisseur qui repose sur le plancher océanique. Normalement, on pourrait s’attendre à ce que le contact de la lave avec la glace entraîne une vaporisation de cette dernière et génère de simples panaches de vapeur. Mais il en va autrement sur l’Ile de la Déception. Au cours de son ascension, la lave se déplace lentement et elle a une forte teneur en eau. En conséquence, elle provoque la fonte du glacier qui, en plus de la vapeur, déverse des flots de boue qui ont causé la destruction des stations scientifiques britannique et chilienne.

D’un point de vue volcanique, l’Ile de la Déception est un mystère. De nombreux volcans comme ceux de la Chaîne des Cascades aux Etats-Unis naissent  par phénomène de subduction et les éruptions se produisent en général sur terre. La plupart des volcans en mer, comme Hawaï et les Açores, sont généralement décrits comme des points chauds. .
Pendant un temps, les scientifiques ont pensé que la Déception pourrait être un exemple exceptionnel de subduction océanique. Toutefois, une étude récente a révélé que les Shetland du Sud sont probablement une zone de rift. Au lieu d’entrer en collision, les plaques s’éloigneraient l’une de l’autre, entraînant la création d’une nouvelle croûte océanique.
Des relevés géophysiques détaillés sont effectués dans la zone de l’Ile de la Déception depuis 2000 ; ils sont principalement financés par les Espagnols. Les recherches géologiques entreprises par le Royaume Uni ont, elles aussi, pris de l’ampleur. On peut se demander pourquoi les gouvernements investissent autant d’argent dans la recherche autour de l’île de la Déception. Ce n’est malheureusement pas dans un but purement scientifique. On sait que les zones de rift se remplissent de matériaux laissés par les éruptions volcaniques et d’autres sédiments provenant de l’érosion des bordures du rift. Ce processus est essentiel dans l’apparition du pétrole. Par sa situation, la Déception est l’endroit idéal pour observer les processus de rift car Port Foster, le port naturel, met les scientifiques à l’abri des fureurs du climat antarctique.
Ce processus de rift est la raison pour laquelle on trouve du pétrole en Mer du Nord. Le pétrole ne se trouve pas exactement sur le rift, mais à une certaine distance de celui-ci. De la même manière, on ne découvrira probablement pas de pétrole sur l’Ile de la Déception, mais la compréhension du processus de rift donnera une forte indication de la présence ou non du pétrole au nord des îles Shetland du Sud. La Déception sans pétrole est donc aussi précieuse que la Déception avec pétrole !
Source: Université d’Aberdeen (Royaume-Uni).

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drapeau anglaisDeception Island belongs to the South Shetland Archipelago, about 120 km north of the Antarctic Peninsula.  It is a scientific outpost, with Argentine and Spanish research bases. It is known for its bay, Port Foster, one of the best shelters against the winds and the swell, and for its volcano whose last eruptions in 1967 and 1969 caused severe damage to the scientific bases. Deception has become a popular tourist stop in Antarctica because of its several colonies of chinstrap penguins.

Deception Island evinces a horseshoe-shaped caldeira that was produced more than 10,000 years ago by an explosive eruption that scattered more than 30km³ of material. It was discovered by the British Captain William Smith in 1820 and was subsequently used for purposes such as seal hunting and whaling before finding its modern calling as a site for science and tourism.

Claimed in the past by the UK, Chile and Argentina, it provides a unique enclosed environment in which to monitor a “volcano under the ice”.  However, the two consecutive eruptions of 1967 and 1969 went unpredicted and caused heavy damage. Only the Argentinian and the Spanish observatories still exist.

The volcanic events at Deception were subglacial eruptions. The island is situated in a place where there is a glacier on the ocean floor about 100 metres thick. Scientists would normally expect that if this were hit by lava from below, it would evaporate benignly into steam.

But the lava moving upwards at Deception has several qualities that made things happen differently: it moves slowly and it has high water content. This meant that it turned the glacier into meltwater as well as steam, creating a large overflow of mud to the surface. This was the main cause of the destruction of the UK and Chilean scientific stations.

From a volcanic point of view, Deception is a great puzzle. Many volcanoes are caused by subduction, like the Cascade Range in the U.S. The eruptions that scientists have observed happened on land. Most volcanoes at sea are like Hawaii and the Azores, and usually described as hot spots.  .

For a time, scientists thought that Deception might be an unusual example of subduction happening in the ocean. But a more recent hypothesis is that the South Shetlands may be a rift zone. Instead of colliding, the plates might be moving away from each other, creating new oceanic crust in the process.

Detailed geophysical surveys have been carried out across Deception since 2000, mainly financed by Spanish projects. UK geological research on the island has also been extensive. One may be wondering why governments have spent so much money on research in the Deception Island area. Unfortunately, it was not only with a purely scientific purpose. Rifts fill up with the remains of volcanic explosions and other sediment eroded from the margins of the valley. This process is critical for the production of oil. Located at the western edge of the arc, Deception is the ideal place to observe rift processes because Port Foster, the natural harbour, shelters scientists from the harsh Antarctic weather.

Rifting is the reason for all the oil in the North Sea. The oil is not deposited where the rift is located, but some distance away. In the same way, there is almost no likelihood of an oil discovery on Deception Island. But understanding the process of rifting there will be a strong indication that there is oil to the north of the South Shetland Islands. So Deception without oil is as valuable as Deception with oil.

Source : University of Aberdeen (UK).

Deception-blog

Source:  Wikipedia

Une menace pour l’Arctique // A threat to the Arctic Ocean

drapeau francaisComme je l’ai écrit à plusieurs reprises, l’une des conséquences du réchauffement climatique sera la facilité d’accès aux ressources naturelles de l’Arctique, comme le gaz et le pétrole, qui étaient protégées jusqu’à présent par une épaisse couche de glace. Un événement récent a confirmé toutes mes craintes.
La compagnie pétrolière Shell affirme qu’elle prévoit de forer dans les eaux au large des côtes arctiques de l’Alaska en 2015, même si la récente chute des prix du pétrole l’a fait douter sur la nécessité de poursuivre ses prospections dans cette région de l’Arctique. Si Shell entreprend effectivement un forage dans la Mer des Tchouktches (voir carte ci-dessous) – qui dépendra de l’obtention des permis nécessaires et d’un été sans trop de glace – la compagnie prévoit d’investir plus d’un milliard de dollars dans ce projet.
Shell a dû affronter de nombreux obstacles avant de prévoir un forage dans la Mer des Tchouktches. La compagnie pétrolière a abandonné des projets de forage en 2014 à cause d’une baisse de ses revenus et d’un procès qui mettaient en doute la validité des concessions qu’elle détenait dans la région. En outre, des affaires comme la condamnation en justice de l’un de ses sous-traitants pour non respect de l’environnement et des mesures de sécurité, ont déjà frappé la compagnie.
Dans un communiqué, le directeur exécutif de Greenpeace Etats-Unis a déclaré: «La décision irresponsable de Shell de revenir sur le site des méfaits commis en 2012 dans l’Arctique dépasse l’entendement. Non seulement le géant mondial du pétrole veut continuer à forer dans l’Arctique avec Noble Drilling, une entreprise coupable de huit délits lors de sa dernière campagne de forage, mais également en sachant parfaitement que l’administration Obama prévoit à 75% un risque de marée noire catastrophique si les concessions dans la Mer des Tchouktches reçoivent le feu vert. »
Greenpeace demande à l’administration Obama – qui a récemment publié un nouveau plan de 5 ans interdisant les forages dans d’autres secteurs des mers des Tchouktches et de Beaufort – de mettre un terme à la concession accordée à Shell. Greenpeace a été rejoint par d’autres groupes environnementaux pour condamner le nouveau projet de forage. Le responsable américain des programmes de l’Arctique pour le compte du World Wildlife Fund a déclaré: «Le risque d’une marée noire à cause de forages d’exploration à risques est une menace pour les mers arctiques de l’Alaska et les personnes qui en dépendent. Après la série d’accidents et des erreurs lors de sa première campagne d’exploration de l’Arctique, la dernière initiative de Shell soulève de graves préoccupations. Aucune compagnie pétrolière ne devrait être autorisée à forer dans l’Océan Arctique quand elle ne dispose pas de moyens permettant de le faire en toute sécurité ni de solutions efficaces pour faire face à d’éventuelles marées noires. »
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAs I put it several times, one of the consequences of global warming will be the easy access to Arctic natural resources like gas and oil that were once protected by a thick layer of ice. A recent event has confirmed all my fears.

The Shell oil company says it plans to drill in offshore waters in Alaska’s Arctic in 2015, although the recent steep drop in oil prices has cast doubts about whether the company would continue to pursue its Arctic prospects. If Shell does drill in the Chuckchi Sea (see map below) – which will depend on getting necessary permits and having a reasonably ice free summer – the company expects to spend more than $1 billion on the project.

Shell has faced numerous obstacles in its efforts to drill in the Chukchi Sea. The company scrapped plans to drill in 2014, facing a drop in earnings and a lawsuit that cast uncertainty on the company’s leases in the region. Besides, missteps, including the criminal conviction of one of Shell contractors for environmental and safety violations, have plagued the company so far.

In a statement, the U.S. executive director of Greenpeace said “Shell’s reckless decision to return to the scene of 2012’s Arctic crimes is stunning. Not only does the global oil giant wants to proceed in the Arctic with Noble Drilling, a contractor guilty of eight felonies from its last trip, but also with the knowledge that the Obama administration itself predicts a 75 percent chance of a catastrophic spill if the leases in the Chukchi Sea are developed. »

Greenpeace is calling on the Obama administration – which recently released a new 5-year offshore plan that places additional parts of the Chukchi and Beaufort seas off-limits to drilling – to stop the lease. Greenpeace was joined by other environmental groups in condemning the move. The managing director of U.S. Arctic programs for the World Wildlife Fund said: “The threat of oil spills from risky exploratory drilling threatens Alaska’s Arctic seas and the people who depend on them. After the series of accidents and errors during its first foray of Arctic exploration, today’s news from Shell raises serious concerns. No oil company should be drilling in the Arctic Ocean when there are no proven ways to do it safely and no viable means for cleaning up potential spills. »

Source: Alaska Dispatch News.

Chukchi-Sea-map

Source:  Wikipedia