Cartographie de Hunga Ha’apai (Iles Tonga) // Mapping of Hunga Ha’apai (Tonga Islands)

drapeau-francaisEn janvier 2015 (voir mes notes), une nouvelle île est brusquement apparue à la surface de l’Océan Pacifique dans l’archipel des Tonga. Au cours du printemps 2016, les scientifiques ont élaboré une carte détaillée de sa topographie.
La nouvelle île, officieusement baptisée «  Hunga Tonga Hunga Ha’apai »,.s’est formée au cours d’une éruption « surtseyenne », avec montée de magma depuis les fonds marins et rencontre avec les eaux froides de l’océan, ce qui a donné naissance à de spectaculaires gerbes cypressoïdes, bien connues dans un tel contexte.

Le navire de recherche Falkor du Schmidt Ocean Institute a permis de réaliser la cartographie de la nouvelle île en collaboration avec la NASA au cours d’une mission dont l’objectif était en fait d’étudier la vie marine dans les zones hydrothermales du Bassin de Lau (voir carte ci-dessous).
Comme une grande partie de la dynamique des paysages associés aux nouveaux volcans insulaires océaniques se produit sous l’eau, ce projet fournira aux scientifiques une vue en trois dimensions de la nouvelle île, depuis les fonds marins jusqu’à son sommet qui se dresse à environ 130 mètres au-dessus du niveau de la mer.
La cartographie permettra aux chercheurs de mieux comprendre comment évoluent ces îles à la formation rapide et pourquoi leur espérance de vie est souvent limitée. Une analyse préliminaire par les scientifiques de la NASA montre pourquoi la nouvelle île a perdu près de 30 pour cent de sa superficie initiale en seulement 15 mois, depuis l’arrêt de l’activité éruptive fin janvier 2015. Les travaux ont montré que la topographie sous-marine autour de la nouvelle île affecte la vitesse et l’emplacement de l’érosion qui est due principalement à l’abrasion marine et à l’affaissement de l’édifice.
Le travail contribuera également à la compréhension des processus hydro-volcaniques sur des planètes telles que Mars où les structures volcaniques de morphologie semblable ont été observées par les satellites de la NASA.
Source: Phys.org: http://phys.org/

————————————–

drapeau-anglaisIn January 2015 (see my notes), a new island exploded into view from the bottom of the Pacific Ocean and scientists this spring have created a detailed map of its topography.

The new island—unofficially named Hunga Tonga Hunga Ha’apai—was formed in a « surtseyan » eruption, with hot magma rising from the seafloor into cool water, which causes cypress tree-like steam and magma emissions.

The Schmidt Ocean Institute’s research vessel Falkor conducted the mapping in collaboration with NASA during a research cruise whose focus was actually to explore marine life around the hydrothermal vent fields of the nearby eastern Lau Basin (see map below).

Because much of the landscape dynamics associated with new oceanic island volcanoes happens underwater, this project provides scientists with a view of the three dimensional character of the new island, from the seafloor to its approximately 130-metre-tall summit above sea-level.

The mapping will help researchers understand how such rapidly formed volcanic islands evolve and why their survival as land is often limited. Preliminary analysis by NASA scientists show why the new island has lost nearly 30 percent of its initial land area in only 15 months since the eruptive activity ended in late January 2015. The work showed that the submarine topography around the new island clearly affects the pace and location of erosion due primarily to marine abrasion and local subsidence.

The work will contribute to understanding of hydro-volcanic processes on planets such as Mars, where similar-appearing volcanic structures have been observed by NASA satellites.

Source: Phys.org: http://phys.org/

 Tonga-blog

Archipel des Tonga.

Tonga Kermadec Arc

Vue de l’arc Tonga-Kermadec.

Tonga ile

Hunga Ha’apai vue depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

La carte géologique de l’Ile d’Hawaii // The geological map of the Island of Hawaii

drapeau-francais2016 marque le 20ème anniversaire de la Carte Géologique de l’Ile d’Hawaii, également connue sous le nom de BIMP (Big Island Mapping Project). La première édition de cette carte remonte à 1996. Numérisée en 2005, elle est encore imprimée aujourd’hui et est disponible en ligne à cette adresse : http://pubs.usgs.gov/ds/2005/144/.

La carte représente un travail de dix ans qui a permis de mettre à jour la carte géologique des années 1940 dessinée par des géologues hawaiiens Harold Stearns et Gordon Macdonald. La carte de 1996 a impliqué plus de vingt géologues, un cartographe, un analyseur de données et de nombreux bénévoles. Il a fallu un énorme travail sur le terrain de la part des géologues pour recueillir de nouvelles informations. Le cartographe a ensuite effectué la synthèse des données géologique pour dessiner la carte telle que nous la connaissons. Toutes ces informations ont ensuite été soigneusement reportées à la main et coloriées sur la carte de référence topographique de l’USGS au 1 : 100 000.

En 1996, la carte géologique présentait six feuilles. Un ensemble de trois feuilles contenait la carte géologique en couleur, avec les origines, les formes, les reliefs, l’âge des coulées de lave et d’autres dépôts de surface, les cônes de scories, les fractures, les bouches et les failles. Un livret explicatif de 18 pages était proposé avec la carte géologique.
La deuxième série de trois cartes présentait l’emplacement et les données analytiques de 1783 échantillons de roches ainsi que l’analyse au Carbone 14 de 242 autres échantillons recueillis par les géologues. L’âge et l’analyse chimique de chaque échantillon étaient indiqués dans des tableaux à l’intérieur d’une brochure de 51 pages qui accompagnait les cartes.
Cette évolution de la carte entre 1946 et 1996 est propre à toutes les cartes géologiques. Elle représente une image du terrain à un certain moment. Elle sera mise à jour par les futures générations de scientifiques. Un jour, les cartes géologiques numériques seront probablement en trois dimensions et totalement interactives, et utiliseront des technologies que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui.
Source: USGS / HVO.

NB : Je possède la dernière édition de cette carte. Autant que je me souvienne, je l’ai achetée dans la boutique du Jaggar Museum.

————————————

drapeau-anglais2016 marks the 20th anniversary of the Geologic Map of the Island of Hawaii, also known as the BIMP (Big Island Mapping Project). The first printing of this map was in 1996. Digitized in 2005, it is still in print today and is available online at pubs.usgs.gov/ds/2005/144/.

The BIMP was a decade-long project that updated the 1940s geologic map by legendary Hawaii geologists Harold Stearns and Gordon Macdonald. The 1996 map was a large undertaking involving more than two dozen geologists, a cartographer, a data technician, and many volunteers. It required a huge on-the-field work by geologist to gather new information. The cartographer then unified the field geologists’ linework for the final map. All this information was then carefully hand drawn and coloured onto the USGS 1:100,000 Hawaii County topographic base map.

The 1996 geologic map publication contains six sheets. One set of three sheets presents the coloured geologic map, which displays the origins, shapes, physical compositions, and ages of the lava flows and other surface deposits, including cinder cones, fissure vents, and faults. An 18-page text summary of the three sheets is included with the geologic map.

The second set of three maps displays the location and some analytical data for 1,783 rock and 242 radiocarbon samples gathered by BIMP geologists. The chemical composition or radiocarbon age of each sample is published in tables in the accompanying 51-page pamphlet.

This evolution of the map from 1946 to 1996 illustrates a theme of geologic maps: they are always a snapshot of understanding at a point in time. These maps will be updated by future generations of scientists. Someday, digital geologic maps will be three dimensional and completely interactive, probably in ways we cannot even imagine now.

Source: USGS / HVO.

2mapsVolMonitorV2

Source: USGS / HVO.

Nouvelle carte d’évacuation du Mont Fuji (Japon) // New evacuation map for Mt Fuji (Japan)

drapeau francaisSuite à l’augmentation de l’activité volcanique sur plusieurs sites touristiques très fréquentés au Japon, en particulier le Mont Hakone, et l’éruption meurtrière au Mont Ontake, une nouvelle carte d’évacuation a été diffusée dans l’éventualité d’une éruption du Mont Fuji.
La période d’ascension du volcan commence le mois prochain et dure jusqu’à la mi-septembre. Les autorités locales ont mis en ligne une carte montrant les itinéraires d’évacuation pour les randonneurs et les simples touristes. Elle a été réalisée en fonction de quatre scénarios éruptifs basés sur l’emplacement des bouches potentiellement actives et la trajectoire que pourrait emprunter la lave. Les modèles s’appuient sur les éruptions connues qui ont eu lieu il y a 1000 ans et auparavant. Les autorités ont également organisé un exercice de simulation de catastrophe destiné aux entreprises touristiques locales et aux services d’urgence.
Le Mont Fuji attire environ 300 000 randonneurs chaque année et il est considéré comme un volcan actif. Il est toutefois difficile de prévoir une éruption avec précision car ce volcan, qui culmine à 3776 mètres, présente plusieurs bouches potentiellement actives.
Source: The Japan Times.

 —————————————————

drapeau anglaisIn the wake of increased volcanic activity at some popular tourist spots across Japan, especially Mount Hakone, and the deadly eruption at Mt Ontake, a new evacuation map has been released in the event of an eruption of Mount Fuji.

The climbing season for the volcano begins next month and runs through mid-September. Local authorities have posted an evacuation route map online for climbers and tourists that outlines four scenarios for how the mountain might blow. They are based on the vent’s location and the reach of lava. The models are based on known eruptions that took place 1,000 years ago and earlier. Authorities also held a disaster drill for local tourism businesses and the emergency services.

Mount Fuji draws roughly 300,000 climbers a year and is designated as an active volcano. However, it is difficult to predict how it might erupt as the 3,776-meter mountain has a number of possible vents.

Source : The Japan Times.

Fuji-blog

Crédit photo:  Wikipedia.

Suivez la cendre du Turrialba (Costa Rica)! // Track the ash from Turrialba Volcano (Costa Rica)!

drapeau francaisL’Observatoire volcanologique et sismologique du Costa Rica (OVSICORI) a mis en ligne lundi un nouvel outil permettant de suivre la trajectoire de la cendre expulsée par le Turrialba. L’outil, appelé Ash3D, a été mis au point par l’USGS.

L’outil Ash3D calcule conditions météorologiques et évalue les changements de vent afin de créer un modèle de la trajectoire possible de la cendre en cas d’éruption. Le logiciel permet également aux scientifiques de déterminer les endroits où des matériaux volcaniques pourraient s’accumuler. L’information est mise à jour toutes les 12 heures et peut être consultée à l’adresse suivante: www.ovsicori.una.ac.cr

En ce qui concerne les effets de la cendre du Turrialba, un rapport du gouvernement indiquait lundi soir que 165 personnes dans 13 localités avaient été affectées par l’activité du volcan. Soixante-deux familles ont été évacuées par mesure de précaution. Un abri temporaire a été établi à Santa Cruz, au nord du canton de Turrialba. Jusqu’à présent, le refuge est vide.
Les cours ont été suspendus dans 13 écoles publiques et les fonctionnaires du Ministère l’Éducation ont assuré cette semaine le transfert des élèves des classes terminales du secondaire vers d’autres écoles publiques afin qu’ils puissent passer leurs examens de fin d’études qui commençaient ce mardi.

Source : The Tico Times.

 ————————————————-

drapeau anglaisThe Volcanological and Seismological Observatory of Costa Rica (OVSICORI) on Monday launched a new online tool for users to track the trajectory of ash expelled by the Turrialba Volcano. The tool, called Ash3D, was developed by the U.S. Geological Survey (USGS).

The Ash3D calculates weather conditions and evaluates wind changes in order to create a model of the possible trajectory of ash in case of an eruption. The software also allows experts to determine locations where volcanic material could accumulate. The information is updated every 12 hours and can be seen at: www.ovsicori.una.ac.cr

As far ash effects are concerned, on Monday evening, a governmental report noted that 165 people from 13 communities said they had been affected by the volcano’s activity. Sixty-two families were evacuated as a precautionary measure. A temporary shelter has been established in Santa Cruz, north of the Turrialba canton. So far, the shelter is empty.

Classes at 13 public schools have been suspended, and Education Ministry officials this week coordinated the transfer of high school seniors to other public schools in order to take their graduation tests that begin on Tuesday.

Source : The Tico Times.

Turrialba-blog

La bouche éruptive du Turrialba  (Crédit photo:  OVSICORI)