Des nouvelles toujours aussi alarmantes du glacier Thwaites en Antarctique // More alarming news of Thwaites Glacier in Antarctica

Une équipe de scientifiques surveille attentivement le glacier Thwaites en Antarctique depuis 2018. Les résultats de leurs observations sont alarmants. Ils confirment ce que nous savions déjà : la fonte du glacier Thwaites va s’accélérer au cours de ce siècle et il faut s’attendre à sa disparition totale d’ici 200 ans. S’il fond dans a totalité, la masse de glace générera suffisamment d’eau pour faire monter le niveau des océans dans le monde de plus de 60 centimètres, avec des conséquences faciles à imaginer pour les villes côtières.

Le glacier Thwaites recule depuis plus de 80 ans et sa fonte s’est considérablement accélérée au cours des 30 dernières années. La dernière étude prévient qu’il est appelé à reculer davantage et plus rapidement. Il existe un consensus parmi les glaciologues sur le fait que le recul du glacier Thwaites s’accélérera au cours du siècle prochain. On craint également que d’autres processus, révélés par des études récentes mais pas suffisamment étayés pour être intégrés dans des modèles à grande échelle, puissent accélérer le recul dans des délais encore plus brefs.

Si le Thwaites disparaît, d’autres glaciers de l’Ouest Antarctique feront de même (Source: BAS)

Le glacier Thwaites contribue déjà à environ 4 % de l’élévation du niveau de la mer dans le monde. Avec un front de 120 kilomètres de longueur et une superficie d’environ 92 000 kilomètres carrés, il est plus grand que la Floride. Des recherches antérieures ont montré que le glacier est plus vulnérable à la fonte qu’on ne le pensait. En effet, on a découvert une intrusion d’eau salée sous la vaste masse du glacier. On pensait jusqu’à présent que cette zone était à l’abri du réchauffement car elle frotte le plancher océanique, ce qui devrait empêcher l’eau de l’océan de la toucher. Cependant, de nouvelles études ont révélé que le glacier se soulève pendant les épisodes de marée haute, permettant ainsi à l’eau de pénétrer par en dessous et d’accélérer sa fonte.

Processus d’infiltration de l’eau chaude de l’océan Austral sous les glaciers de l’Ouest Antarctique (Source: BAS)

Une conclusion moins pessimiste de l’étude est que le glacier Thwaites ne devrait pas disparaître d’ici la fin de ce siècle. Il semble désormais que sa disparition n’aura pas lieu avant le 23èm siècle. Il n’y a toutefois pas lieu de se réjouir. Si le réchauffement climatique n’est pas atténué, la fonte du Thwaites pourrait entraîner une disparition à grande échelle de la calotte glaciaire de l’Antarctique, ce qui noierait pratiquement la planète en élevant le niveau de la mer de plus de 3 mètres. Au moins, cela nous laisse un peu plus de temps pour réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre.

Source : Futurism.

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A team of scientists have been closely monitoring the Thwaites Glacier in Antarctica since 2018. The results of their six year project are alrming. To put it shortly, they confirm what we already knew : the Thwaites will melt at an even faster rate as the century marches on and face complete collapse within 200 years. Should it melt, the icy mass contains so much water that it could single-handedly raise global sea levels by over 60 centimeters, with consequences easy to imagine for coastal cities around the world.

Thwaites has been retreating for more than 80 years, and accelerating considerably over the past 30 years. The new research warns that it is set to retreat further and faster. There is a consensus among glaciologists that Thwaites Glacier retreat will accelerate sometime within the next century. There is also concern that additional processes revealed by recent studies, which are not yet well enough studied to be incorporated into large scale models, could cause retreat to accelerate sooner.

The Thwaites already contributes about four percent to the total current rise in sea levels. At 120 kilometers across and an area of around 92,000 square kilometers, it is larger than Florida.

Previous research has indicated that the glacier is more vulnerable to melting than once thought, due to the discovery of saltwater intrusion underneath its vast underbelly. This area was once believed to be protected from warming because it hugged the seafloor, blocking ocean water from touching it. But further studies revealed that the glacier was being lifted by high tides, allowing the water to intrude and accelerate the melting melting.

The optimistic conclusion of the study is that the glacier should not by the end of this century. Now, it’s looking like its demise won’t happen until the 23rd century. However, this is not a cause for celebration. If warming is not mitigated, the melting of the Thwaites could trigger a broader collapse of the entire Antarctic Ice Sheet, which would practically drown the planet by raising sea levels by over 3 meters. At the very least, it gives us more time to drastically curtail greenhouse gas emissions.

Source : Futurism.

https://futurism.com/

États Unis : Hemingway et l’ouragan de 1935 // United States : Hemingway and the 1935 hurricane

De puissants ouragans ont toujours frappé les États-Unis, en particulier la côte sud-est. La différence est qu’aujourd’hui ils sont devenus de plus en plus fréquents et destructeurs, alimentés par la température de plus en plus élevée du Golfe du Mexique. À quelques jours d’intervalle, Helene et Milton ont causé de lourdes pertes humaines et matérielles, notamment dans le Sud-Est du pays.
Hemingway est l’un de mes auteurs américains préférés. J’ai failli écrire une thèse sur son rapport à la Nature, mais j’ai finalement opté pour un travail sur la classe ouvrière anglaise pendant la Révolution Industrielle. Hemingway a écrit des Lettres lors de son séjour à Key West, au sud de la Floride, de la même manière que Mark Twain a écrit ses « Lettres d’Hawaï », avec des pages très intéressantes décrivant le lac de lave du volcan Kilauea.

La saison des ouragans 2024 avec Helene et Milton a été désastreuse, avec des centaines de victimes et des dégâts considérables causés par les inondations et les vents violents. Une catastrophe similaire s’est produite le jour de la Fête du travail (Labor Day, début septembre) 1935. Heminway a été témoin de cet événement. Dans l’une des « Lettres d’Ernest Hemingway, volume 6 (1934-1936) », on peut lire des détails sur l’ouragan qui a rasé Upper Matecumbe Key et Lower Matecumbe Key et a coûté la vie à plus de 400 personnes, dont beaucoup d’anciens combattants de la Première Guerre mondiale. Hemingway a vivement critiqué le gouvernement américain pour ne pas avoir évacué les deux Keys avant la tempête.
Hemingway avait une bonne connaissance de la météo marine et des ouragans. Pêcheur en haute mer au large de la Floride, il avait appris à observer les conditions météorologiques. Dans l’une de ses Lettres à ses amis en juin 1934, il écrit avec son humour habituel : « C’est maintenant le début de ces putains d’ouragans. J’aimerais que nous ayons beaucoup de vent d’est et de courants… et que nous ayons ensuite un beau mois de juillet et d’août sans ouragan. »
Malheureusement, contrairement à 1934, 1935 fut une année terrible en matière d’ouragans. Les 2 et 3 septembre 1935, l’un d’eux frappa les Keys de Floride. À l’époque, les ouragans n’avaient pas de nom spécifique. Celui-ci fut simplement baptisé ouragan de la Fête du Travail. Ce fut le premier ouragan de catégorie 5 enregistré aux États-Unis. Il reste comme étant le troisième événement de ce type jamais enregistré dans le bassin atlantique, avec une chute de pression atmosphérique à 892 millibars et des rafales de vent dépassant les 320 km/h. Une grande partie des dégâts fut causée par l’onde de tempête. L’Overseas Railroad, une voie ferrée qui avait été achevée en 1912 et reliait les Keys de Floride au continent, fut détruite et ne fut jamais reconstruite.
Ernest Hemingway a décrit les conséquences de l’ouragan dans l’une de ses Lettres. Si Key West, où il résidait, fut relativement épargné, ce fut une autre histoire pour l’Upper Matecumbe Key et le Lower Matecumbe Key. Hemingway a écrit : « Rien ne peut donner une idée de la destruction. Les arbres sont complètement dénudés comme si leur feuillage avait été brûlé sur une soixantaine de kilomètres et le sol ressemble au lit abandonné d’une rivière. Pas un seul bâtiment n’est debout. Plus de trente kilomètres de voies ferrées ont été emportés par les eaux et le vent. » Hemingway ajoute que la dernière fois qu’il a vu autant de morts au même endroit, c’était en Europe pendant la Première Guerre mondiale, alors qu’il était ambulancier de la Croix-Rouge.
Comme je l’ai écrit plus haut, de nombreuses victimes étaient des vétérans qui travaillaient sur le projet de construction de l’Overseas Highway. Outré par le refus du gouvernement fédéral à envoyer un train pour évacuer les ouvriers à temps, Hemingway écrit que les vétérans « ont été pratiquement assassinés ». La Lettre contient des descriptions graphiques des centaines de cadavres en train de se décomposer rapidement sous le soleil de Floride en attendant d’être transportés à Arlington, en Virginie, pour y être enterrés. Dans un article pour un magazine, Hemingway a écrit un article intitulé « Qui a tué ces hommes ? », et qui a été rebaptisé par les éditeurs « Qui a assassiné les vétérans ? » L’article critique le gouvernement fédéral pour ne pas avoir évacué les ouvriers. Sceptique à l’égard du New Deal de Franklin D. Roosevelt, Hemingway voyait dans les camps de travail ferroviaires un moyen pour Washington de se débarrasser de centaines de vétérans, dont beaucoup souffraient de stress post-traumatique causé par la Première Guerre mondiale.
La réaction passionnée d’Ernest Hemingway à la catastrophe de 1935 résonne encore aujourd’hui. Selon lui, si les tempêtes sont inévitables, les pertes à grande échelle ne le sont pas forcément. Certes, le gouvernement ne peut pas contrôler la météo, mais il peut s’acquitter de son obligation de protéger les plus vulnérables qui se trouvent sur la trajectoire de la tempête.
Source : Adapté d’un article publié dans The Conversation et relayé par Yahoo Actualités.

La maison et le bureau d’Hemingway à Key West où j’avais très envie de voir la machine à écrire « Royal » qu’il utilisait pour écrire ses oeuvres (Photos: C. Grandpey)

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Powerful hurricanes have always battered the U.S., especially the south-east coast. The difference is that today they are getting more and more frequent and destructive, fueled by the higher and higher water temperature of the Gulf of Mexico. One following the other, Helene and Milton caused heavy human and material losses, especially in South East United States.

Hemingway is one of my favorite American authors. I nearly wrote a thesis about his relationship with Nature, but finally opted for a work on the English working class during the Industrial Revolution. Hemingway wrote Letters during his stay in Key West in the same way Mark Twain wrote his « Letters from Hawaii », with very interesting pages describing the lava lake in Kilauea Volcano.

The 2024 hurricane season with Helene and Milton has been disastrous with hundreds of casualties and widespread damage from flooding and high winds. A similar catastrophe occurred on Labor Day (in early September) 1935. Heminway was a witness to this event. In one of “The Letters of Ernest Hemingway Volume 6 (1934-1936),” the author gives details about the hurricane that leveled Upper Matecumbe Key and Lower Matecumbe Key and took the lives of more than 400 people, many of them World War I veterans. He strongly criticized the U.S. government, for failing to evacuate the two Keys ahead of the storm.

Hemingway knew a lot about hurricanes. A deep-sea angler who fished the waters off Florida, he had learnt about weather patterns. In one of his Letters to friends of his in June 1934, he wrote iwith his usual humour : “Now the lousy hurricanes are starting. Wish we would get lots of east wind and current … and then have a fine July and August without hurricanes.”

Contrary to 1934, 1935 was a terrible hurricane year. On September 2nd and 3rd, 1935, a hurricane made landfall in the Florida Keys. By the times, hutrricanes had no specific names. This one was simply called the Labor Day hurricane. It was the first recorded Category 5 hurricane in the U.S.

It remains the third-most intense storm on record in the Atlantic basin, with a barometric pressure drop to 892 millibars and wind gusts exceeding 320 km per hour. Much of the damage was caused by the storm surge. The Overseas Railroad, which had been completed in 1912 and connected the Florida Keys to the mainland, was destroyed and was never rebuilt.

Ernest Hemingway described the aftermath of the hurricane in a Letter. If Key West, where Hemingway was living, was not severely hit by the hurricane, it was a different story for Upper Matecumbe Key and Lower Matecumbe Key. Hemingway wrote : “Nothing could give an idea of the destruction. The foliage is absolutely stripped as though by fire for forty miles and the land is looking like the abandoned bed of a river. Not a building of any sort is standing. Over thirty miles of railway were washed and blown away.” Hemingway added that the last time he witnessed so many dead in one place was in Europe during World War I as a Red Cross ambulance driver.

As I put it above, many of the victims were veterans, employed to work on the Overseas Highway construction project. Outraged by the federal government’s failure to send a train to evacuate the workers in time, Hemingway wrote that the veterans “were practically murdered.” The Letter contains graphic descriptions of the hundreds of dead bodies, rapidly decomposing in the Florida sun as they awaited transport to Arlington, Virginia, to be buried. In an article for a magazine, Hemingway wrote an article entitled “Who Killed These Men?,” and which was re-titled by the editors as “Who Murdered the Vets ?”, criticizing the federal government for not evacuating the workers. Skeptical of Franklin D. Roosevelt’s New Deal, Hemingway saw the railway work camps as a way for Washington to rid itself of hundreds of veterans, many of whom were experiencing post-traumatic stress disorder caused by Word War I.

Ernest Hemingway’s impassioned response to the 1935 disaster still resonates today. He said that while storms are inevitable, mass casualties do not have to be. The government can’t control the weather, but it can fulfill an obligation to protect the most vulnerable in the path of the storm.

Source : The Conversation via Yahoo News.

La fonte du champ de glace de Juneau (Alaska) // The melting of the Juneau Icefield (Alaska)

Tout comme le glacier Columbia, le champ de glace de Juneau, qui recouvre une partie de l’Alaska et de la Colombie-Britannique, a vu sa fonte augmenter considérablement depuis 2010. Plus globalement, la fonte des glaciers en Alaska s’est accélérée et pourrait atteindre un point de non-retour irréversible plus tôt qu’on ne le pensait.

Photo: C. Grandpey

C’est la conclusion d’une nouvelle étude publiée dans Nature Communications et conduite par une équipe regroupant des scientifiques du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Europe. Les chercheurs ont examiné des archives remontant à 1770 et ont identifié trois périodes distinctes dans l’évolution du volume du champ de glace. Ils ont constaté que la perte de volume des glaciers est restée assez constante de 1770 à 1979, puis a augmenté entre 1979 et 2010. Entre 2010 et 2020, il y a eu une forte accélération de la fonte. La vitesse de perte de glace a alors doublé, atteignant 5,91 km3 par an. En particulier, les observations ont révélé que le rétrécissement de la superficie des glaciers au niveau du champ de glace a été cinq fois plus rapide entre 2015 et 2019 qu’entre1948 et 1979. Cette fonte spectaculaire et soudaine entre 2010 et 2020 a également été révélée par les images satellite du glacier Columbia (voir ma note précédente). La perte totale de glace sur le champ de glace de Juneau entre 1770 et 2020 équivaut à presque le quart du volume de glace d’origine.
Cette accélération de l’amincissement des glaciers s’est également accompagnée d’une fragmentation de plus en plus fréquente. L’équipe scientifique a remarqué une augmentation spectaculaire des déconnexions, là où la partie inférieure d’un glacier se sépare de la partie supérieure. De plus, 100 % des glaciers cartographiés en 2019 ont reculé par rapport à leur position de 1770, et 108 glaciers ont complètement disparu.

Photo: C. Grandpey

Il est à la fois surprenant et inquiétant d’observer depuis le début du 21ème siècle une accélération rapide de la vitesse de fonte des glaciers sur le champ de glace de Juneau. Les champs de glace d’Alaska sont principalement plats et de type plateau. Ils sont donc particulièrement vulnérables à une fonte accélérée à mesure avec le réchauffement du climat, car la fonte des glaces sur un tel relief se produit sur toute la surface, et une zone beaucoup plus grande est donc affectée. De plus, les calottes glaciaires et les champs de glace plats ne peuvent pas se retirer vers des altitudes plus élevées pour trouver un nouvel équilibre. Cela signifie qu’une future régénérescence des glaciers est très peu probable. Les glaciers se dirigent probablement vers un point de non-retour et vers un recul irréversible.
L’Alaska abrite certains des plus grands champs de glace en plateau dans le monde. Leur fonte contribue pour beaucoup à l’élévation actuelle du niveau de la mer. Les chercheurs pensent que les processus qu’ils ont observés sur le champ de glace de Juneau sont susceptibles d’affecter d’autres champs de glace du même type ailleurs dans le monde, y compris en Norvège.
Source : Université de Newxastle.

 Evolution de la fonte du Juneau Icefield (Souce : Université de Newcastle)

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Just like the Columbia Glacier, the Juneau Icefield, which straddles the boundary between Alaska and British Columbia, Canada, has increased its melting dramatically since 2010. More globally, the melting of glaciers in Alaska has accelerated and could reach an irreversible tipping point earlier than previously thought.

This is the conclusuion of a new research published in Nature Communications and conducted by a team from the UK, USA and Europe. The scientists looked at records going back to 1770 and identified three distinct periods in how icefield volume changed. They saw that glacier volume loss remained fairly consistent from 1770 – 1979, then increased between 1979-2010. Between 2010-2020 there was a sharp acceleration of the melting when the rate of ice loss doubled, reaching 5.91 km3 per year. In particular, the research found that icefield-wide, rates of glacier area shrinkage were five times faster from 2015-2019 relative to 1948-1979.This sudden loss between 2010 and 2020 was also revealed by the satellite images of the Columbia Glacier (see my previous post). Overall, the total ice loss across the Juneau icefield between 1770-2020 equates to just under a quarter of the original ice volume.

The increased rate of glacier thinning has also been accompanied by increased glacier fragmentation. The team mapped a dramatic increase in disconnections, where the lower parts of a glacier become separated from the upper parts. Additionally, 100% of glaciers mapped in 2019 have receded relative to their position in 1770, and 108 glaciers have disappeared completely.

It is both surprising and worrying to observe a rapid acceleration since the early 21st century in the rate of glacier loss across the Juneau icefield. Alaskan icefields are predominantly flat, plateau icefields. As such, they are particularly vulnerable to accelerated melt as the climate warms since ice loss happens across the whole surface, meaning a much greater area is affected. Additionally, flatter ice caps and icefields cannot retreat to higher elevations and find a new equilibrium. This means that future glacier regrowth is highly unlikely, potentially pushing glaciers beyond a tipping point into irreversible recession.

Alaska contains some of the world’s largest plateau icefields whose melting is a major contributor to current sea level rise. The researchers think the processes they observed at Juneau are likely to affect other, similar icefields elsewhere in the world, including in Norway.

Source : Newxastle University.

Le recul constant du Columbia Glacier (Alaska) // The constant retreat of the Columbia Glacier (Alaska)

Le glacier Columbia est un glacier émissaire situé dans le sud de l’Alaska. C’est l’un des glaciers qui reculent le plus rapidement au monde. Aujourd’hui, les glaciers émissaires attirent l’attention des scientifiques car ils sont susceptibles de contribuer à l’élévation du niveau de la mer. Un glacier émissaire prend naissance sur terre, dans les montagnes, et déroule son ruban jusqu’à la mer, où il vient vêler en produisant des icebergs. Le Columbia est généré par un champ de glace situé à 3 050 mètres d’altitude, dans les Chugach Mountains et s’engouffre dans un fjord qui débouche dans la Baie du Prince William. Le glacier s’étalait autrefois vers le sud dans la Columbia Bay, jusqu’à Heather Island. Cette époque est révolue. Depuis les années 1980, il a perdu plus de la moitié de son épaisseur et de son volume, et son front a reculé de plus de 20 kilomètres vers le nord.
Les images satellites au fil des ans révèlent les changements subis par le glacier. Ils sont en particulier visibles sur la branche principale et la branche ouest. (Le glacier s’est divisé en deux branches vers 2011.) La branche ouest n’atteint plus la mer et ne produit donc plus d’icebergs depuis 2019, alors que le vêlage reste présent au niveau du front de la branche principale, mais pour combien de temps encore?.

Les glaciologues de la NASA expliquent que le recul rapide de glaciers comme le Columbia peut provoquer une instabilité de l’ancien encaissant du glacier. Des pans de montagne entiers, autrefois retenus par le glacier, peuvent commencer à bouger, accentuant le risque de glissements de terrain et de tsunamis pour les localités côtières, les pêcheurs et les voies de navigation. On a observé une telle situation en Nouvelle-Zélande où les flancs de montagne ont été déstabilisés par la fonte des glaciers Fox et Franz Josef. Les autorités locales ont alors décidé d’interdire l’accès à ces vallées en raison du risque de glissements de terrain et de chutes de pierres.
Les glaciers émissaires ont tendance à faire alterner les périodes d’avancée et de recul en fonction de facteurs tels que la forme du fjord, le changement du niveau de la mer, le vêlage des icebergs et la température de l’eau et de l’air. Ces dynamiques peuvent atténuer ou renforcer les effets du climat, ce qui fait que les glaciers émissaires réagissent différemment au réchauffement climatique.
Cependant, les images satellites confirment que le Columbia recule régulièrement depuis plusieurs années. Un scénario similaire se déroule ailleurs en Alaska, comme on peut le constater en survolant Glacier Bay, par exemple.
Les scientifiques expliquent que les glaciers émissaires comme le Columbia ont la capacité de contribuer rapidement à l’élévation du niveau de la mer, bien plus rapidement que leurs homologues terrestres.
Source : NASA.

Images satellite de la NASA et photos personnelles pour les années 2009 et 2013

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The Columbia Glacier is a tidewater – or outlet – glacier in southern Alaska. It is one of the world’s most rapidly retreating glaciers. Today, tidewater glaciers across the planet are garnering attention from scientists for their collective potential to contribute to sea level rise. The ice of a tidewater glacier originates on land and flows downslope into seawater, where the glacier loses mass through the calving of icebergs. Columbia’s ice descends from an icefield 3,050 meters above sea level, down the flanks of the Chugach Mountains, and into a fjord that leads into Prince William Sound. The glacier once reached south across Columbia Bay to Heather Island. But since the 1980s, it has lost more than half of its total thickness and volume, and its front has retreated more than 20 kilometers north into the bay.

Satellite images across the years reveal some of the more recent changes, Notable changes persist on the glacier’s Main Branch and West Branch. (The glacier split into these two branches around 2011.) The West Branch appears to have already lost its tidewater terminus by 2019. That means it no longer reaches fjord waters where it once spawned icebergs, as the Main Branch continues to do, but for how long?

NASA glaciologists explain that the rapid retreat of glaciers like Columbia can leave the surrounding land unstable. Entire mountainsides once held back by a glacier’s ice can start to move, increasing the risk of landslides and subsequent tsunamis for coastal communities, local fishers, and shipping lanes. This is what happened in New Zealand where mountainsides were destabilized by the melting of the Fox and Franz Josef glaciers. Local authorities decided to prohibit access to these valleys because of the risk of landslides and rockfalls.

Tidewater glaciers tend to cycle between periods of advance and retreat according to factors such as fjord shape, sea level change, iceberg calving, and water and air temperature. These dynamics can mitigate or reinforce the effects of climate, making tidewater glaciers highly variable in how rapidly they respond to global warming.

However, satellite images confirm that Columbia has been regularly retreating in the past years. A similar scenario is unfolding elsewhere in Alaska as can be seen during overflights of Glacier Bay, for instance.

Scientis explain that the wider implication of tidewater glaciers like Columbia is that they have the ability to rapidly contribute to sea level rise much faster than their land terminating counterparts.

Source : NASA