La cendre de l’Etna pour filtrer les eaux usées // Mt Etna’s ash to filter wastewater

Lors des paroxysmes, l’Etna émet souvent de volumineux panaches de cendres qui retombent sur les pentes du volcan et perturbent la vie dans les bourgades sous le vent. Il arrive même que le trafic aérien doive cesser momentanément à l’aéroport Fontanarossa de Catane.

A côté de ces désagréments, la cendre de l’Etna fertilise le sol, comme on peut s’en rendre compte en regardant les vergers et les jardins sur les pentes du volcan.

Aujourd’hui, une nouvelle utilisation de la cendre pourrait voir le jour. En relation avec des organismes comme le Dipartimento di Agricoltura, Alimentazione e Ambiente, deux chercheurs de l’Université de Catane ont élaboré un projet – baptisé Agritech – visant à réutiliser la cendre dans les systèmes de phytoépuration afin d’augmenter leur efficacité et leur durabilité.
L’un des objectifs d’Agritech est en effet « l’identification de substrats à faible coût, provenant de préférence de processus de production et de cycles de récupération, avec des performances de traitement élevées afin de réduire l’empreinte superficielle des systèmes de zones humides construites et d’augmenter leur durabilité, également en termes économiques. »
C’est pourquoi les laboratoires Di3A évaluent actuellement l’utilisation de matériaux filtrants innovants, parmi lesquels les dépôts pyroclastiques de l’Etna, comme substrat pour les systèmes de phytoépuration destinés au traitement des eaux usées urbaines, c’est-à-dire des écosystèmes artificiels (également appelés « zones humides artificielles » ou zones humides construites), dans lesquels sont reproduits les processus d’épuration caractéristiques des zones humides, obtenus principalement par l’action combinée du sol, de la végétation et des micro-organismes.
Ces systèmes de phytoépuration présentent plusieurs avantages, tels qu’une consommation d’énergie faible ou nulle, une simplicité d’exploitation et de maintenance, de faibles coûts de gestion et de maintenance, un traitement efficace des eaux usées et une fiabilité même dans des conditions de fonctionnement extrêmes. C’est pourquoi les systèmes de phytoépuration sont particulièrement adaptés au traitement des eaux usées urbaines des petites et moyennes collectivités, tant en cas de rejet dans les plans d’eau et sur le sol qu’en cas de réutilisation agricole.
Ces systèmes sont également en mesure de répondre aux exigences établies par la nouvelle directive européenne sur le traitement des eaux usées urbaines du 10 avril 2024 qui impose l’obligation d’appliquer un traitement secondaire aux eaux usées urbaines dans toutes les agglomérations à partir de mille équivalents habitants d’ici 2035. Par ailleurs, selon les directives communautaires, les stations d’épuration des eaux usées urbaines devront atteindre l’objectif de neutralité énergétique d’ici 2045.
Source : La Sicilia.

Photo: C. Grandpey

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During paroxysms, Mount Etna often emits voluminous plumes of ash that fall back on the slopes of the volcano and disrupt life in downwind villages. Sometimes, air traffic even has to stop temporarily at Catania’s Fontanarossa airport.
Beside these inconveniences, Mt Etna’s ash fertilizes the soil, as can be seen when looking at the orchards and gardens on the slopes of the volcano.
Today, there could emerge a new use for the ash. In conjunction with organizations such as the Dipartimento di Agricoltura, Alimentazione e Ambiente, two researchers from the University of Catania have developed a project – called Agritech – aimed at reusing the ash in phytoremediation systems in order to increase their efficiency and sustainability.
One of Agritech’s objectives is in fact « the identification of low-cost substrates, preferably from production processes and recovery cycles, with high treatment performance in order to reduce the surface footprint of constructed wetland systems and increase their sustainability, also in economic terms. »
For this reason, Di3A laboratories are currently evaluating the use of innovative filter materials, including pyroclastic deposits from Mt Etna, as a substrate for phytorremediation systems for the treatment of urban wastewater, i.e. artificial ecosystems (also called « artificial wetlands » or constructed wetlands), in which the purification processes characteristic of wetlands are reproduced, obtained mainly by the combined action of soil, vegetation and microorganisms.
These phytoremediation systems have several advantages, such as low or zero energy consumption, ease of operation and maintenance, low management and maintenance costs, efficient wastewater treatment and reliability even in extreme operating conditions. For this reason, phytoremediation systems are particularly suitable for treating urban wastewater in small and medium-sized communities, both in the case of discharge into bodies of water and on the ground and in the case of agricultural reuse.
These systems are also able to meet the requirements established by the new European directive on urban wastewater treatment of 10 April 2024, which imposes the obligation to apply secondary treatment to urban wastewater in all agglomerations starting from a thousand population equivalents by 2035. Furthermore, according to Community directives, urban wastewater treatment plants must achieve the objective of energy neutrality by 2045.
Source: La Sicilia.
https://www.lasicilia.it/

Juste une mise au point…

Suite à la note « Le volcan Ngautuhoe (Nouvelle Zélande) à Aubusson (Creuse) » publiée sur mon blog le 1er septembre 2024, j’ai reçu des commentaires me faisant remarquer que mon voyage en Nouvelle Zélande en 2009 avait contribué à accroître l’empreinte carbone sur notre planète. Pire, j’ai osé survoler le Tongariro, le Ngauruhoe et le Ruapehu !

C’est vrai que je voyage souvent par avion et que, paradoxalement, j’alerte la société sur les dangers du réchauffement climatique d’origine anthropique. Je suis habitué à ces critiques qui ont également été adressées à Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand, entre autres.

On me fait remarquer qu’ « il y a des centaines de millions de personnes dans le monde qui aimeraient comme je le fais, pour leur travail, pouvoir se déplacer en avion. Mais ils culpabilisent de participer au réchauffement climatique, ou n’ont pas les moyens de se déplacer en avion. » Sans vouloir me critiquer (en fait, il le fait), ce visiteur de mon blog ajoute : « C’est difficile pour nous de respecter les consignes de diminuer notre « empreinte carbone », alors que vous et ceux qui alarment le monde avec la situation, ne montrent pas vraiment l’exemple. »

Un autre visiteur de mon blog m’explique qu’en tant que manager, il interdit à son équipe de prendre l’avion pour aller à Toulouse. « C’est parfois plus de 10 personnes qui ne prennent pas l’avion. A multiplier par d’autres initiatives, ce sont des vols qui ne sont plus rentables et des avions qui restent au sol. Les flocons font les plus gros glaciers, si vous ne prenez pas votre ligne régulière, avec d’autres, je vous garantis qu’à court terme la compagnie laissera ses avions au sol, ce qui évitera des quantités astronomiques d’émissions. Si vous ne prenez pas l’avion, personne ne le prendra à votre place. »

Pour répondre à cette dernière remarque, j’habite à la périphérie de Limoges et le train est donc le mode de transport le moins polluant pour aller à Paris. Encore faut-il que le trains soient à l’heure ! Depuis quelque temps, la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) est dans un tel état de délabrement que les retards (de quelques dizaines de minutes à plusieurs heures ) s’accumulent. Des entreprises locales comme Legrand et les porcelaines Benardaud ont menacé de déplacer leur siège social à Paris, sans oublier que la ligne aérienne Limoges -Paris a été supprimée ! Me concernant, je me vois contraint de prendre la voiture pour aller à Paris afin d’arriver à l’heure à mes rendez-vous. Un comble !

S’agissant de mes voyages, je reconnais humblement avoir pris l’avion de très nombreuses fois pour aller à Hawaï, en Indonésie, en Nouvelle Zélande, sur le continent nord et sud américain et que j’ai donc contribué à l’empreinte carbone. J’ai toujours voyagé avec des lignes régulières, avec des taux de remplissage des aéronefs très importants. Qu’aurais-je dû faire ? Aller voir chaque passager pour le dissuader de prendre l’avion à l’avenir ? Ecrire aux compagnies aériennes pour leur dire de mettre la clé sous le paillasson et de licencier leurs employés ? Pas sûr que ça aurait marché !

Si on veut que les choses avancent, c’est en haut lieu que les mesures doivent être prises, pas au niveau des particuliers. C’est à nos gouvernants, via les fameuses COP, d’alerter sur la catastrophe environnementale qui nous attend. Mais aucune COP n’a à ce jour pris de mesures dignes de ce nom. Pire que ça : la dernière Conférence a eu lieu à Dubaï et la prochaine se tiendra à Baku, en plein chez des producteurs de pétrole ! Cherchez l’erreur. Tant que nos gouvernants ne feront rien et se passeront la patate chaude d’une élection présidentielle à une autre, rien ne changera !

Il est bien évident que les mesurettes quotidiennes qu’on nous incite à prendre sont quelques gouttes dans un océan de misère. Vous me parlez des avions, je pourrais vous parlez des poids lourds dont les cortèges ornent les autoroutes européennes. On nous incite à acheter des voitures électriques à l’autonomie kilométrique limitée, mais je n’ai encore jamais vu de publicité pour les camions électriques et il n’y en aura pas. La transition vers l’électrique serait trop coûteuse dans le secteur des transports et les lobbies de la profession s’y opposeront. Ce sont eux qui commandent, pas le gouvernement !

Quand une visiteuse de ma page Facebook m’a fait remarquer que le feu d’artifice de Verneuil sur Vienne était une menace pour la faune, surtout les oiseaux, je lui ait fait remarquer que de plus en plus de feux d’artifice étaient remplacés par des spectacles de drones lumineux moins polluants, même s’il faut de l’électricité pour les alimenter et que cette électricité peut avoir une origine nucléaire, comme celle qui sert à recharger les batteries des véhicules électriques (voitures et vélos). Ces mêmes véhicules sont dotés de batteries au lithium dont l’extraction est une catastrophe environnementale. L’avion m’a permis d’aller le constater en Amérique du Sud. Mais là, je n’entends pas trop les protestations des écolos. Que dire du projet d’une mine de lithium dans l’Allier, avec pompage de l’eau dans la Sioule ?

Au final, je suis comme beaucoup. Notre société m’incite à contribuer à l’accélération du réchauffement climatique, avec des concentrations de CO2 dans l’atmosphère qui ne cessent d’augmenter. Dans la vie courante, j’essaye de faire en sorte de ne pas trop polluer. Mon vélo avance à la force de mes seuls mollets. Si rien n’est fait en haut lieu, nous pourrons faire tous les efforts possibles et imaginables, nous continuerons de courir à notre perte.

Sommet du Ruapehu avec le lac de cratère. Pour rappel, les survols permettent de voir l’évolution d’un volcan actif et d’alerter les autorités compétentes si des anomaliees sont observées (Photo: C. Grandpey)

Adieu Jakarta, bienvenue Nusantara ! // Goodbye Jakarta, welcome Nusantara!

Dans une note publiée le 31 août 2019, j’écrivais: « Le président Joko Widodo a annoncé le 26 août 2019 que la capitale Jakarta sera transférée vers un site de l’est de l’île de Bornéo. Bornéo est la 4ème plus grande île du monde (743 330 km2) ; elle est partagée entre 3 pays : la Malaisie, le Sultanat de Brunei et l’Indonésie. Avec 73% de l’île, la partie indonésienne, appelée Kalimantan, en occupe la majeure. Le site proposé, entre les villes de Balikpapan et Samarinda, est situé dans une région de forêt tropicale dotée d’une grande biodiversité. Le site a été d’abord choisi parce qu’il présente un risque faible de désastre naturel, que ce soit au niveau des inondations, séismes, tsunamis ou éruptions volcaniques, bien qu’une vaste partie de l’archipel indonésien soit située sur la Ceinture de Feu du Pacifique. Le président a précisé que le nouveau site a aussi été choisi « parce que sa localisation est stratégique, au centre de l’Indonésie. »

Le 17 août 2024, jour de la Fête de l’Indépendance de l’Indonésie restera une date importante pour le pays. C’est le jour où la capitale a changé de nom et de situation géographique. Il faut désormais oublier Jakarta sur l’île de Java et souhaiter la bienvenue à Nusantara (« archipel » en indonésien), dans la province de Kalimantan, sur l’île voisine de Bornéo. La cérémonie d’inauguration a eu lieu le 17 août, mais le décret officiel de transfert du statut de capitale pourrait avoir lieu après la prise de pouvoir du président élu Prabowo Subianto, en octobre prochain. L’inauguration marque la fin de la première des cinq étapes de construction de la ville qui devrait accueillir deux millions de personnes à horizon 2045.

Le transfert de la capitale indonésienne sur l’île de Bornéo est une conséquence du réchauffement climatique et de la montée du niveau des océans. De plus, Jakarta s’enfonce de 20 à 25 centimètres par an sous son propre poids et suffoque sous les nuages de particules fines. Passée de 500 000 habitants en 1945 à 11 millions actuellement (31 millions pour l’agglomération dans son ensemble), Jakarta étouffe littéralement, avec des problèmes de logement, d’infrastructures et d’alimentation en eau.

Sur l’île de Bornéo, Nusantara se veut une ville « verte », érigée en symbiose avec la nature. Avec 4 600 lames de cuivre pour symboliser des ailes, le nouveau palais présidentiel représente l’homme-oiseau Garuda, figure de la mythologie hindouiste. Garuda est aussi le nom de la compagnie aérienne nationale. Autour des immeubles flambant neufs, un tramway, un viaduc, des jardins dessinent les contours d’une ville aux airs futuristes.

Les autorités indonésiennes assurent que Nusantara est construite dans le respect de la faune et de la flore présentes sur place. Il devrait y avoir 70% d’espaces végétaux sur l’ensemble de la ville et 50% dans la ville administrative. Nusantara souhaite tirer 100% de son énergie de sources renouvelables, surtout du solaire et de l’hydraulique.

Tout le monde n’est pas d’accord avec le choix de la province de Kalimantan pour implanter la nouvelle capitale. Les associations et la population alertent sur les risques environnementaux liés aux travaux de construction toujours en cours. La zone abrite, par exemple, une importante population d’orangs-outans.

Les visiteurs des premières constructions ont émis des doutes sur les performances des bâtiments au niveau environnemental. Ils ont constaté, entre autres, qu’il y avait beaucoup de béton, une faible ventilation naturelle et le recours incessant à l’air conditionné.

Certaines communautés locales ont fait part de leurs craintes d’être un jour expropriés, ou de devoir renoncer à leurs activités de pêche. En effet, le barrage construit pour alimenter la future ville en eau a modifié le niveau des rivières.

L’ONG Forest Watch Indonésie explique qu’entre 2018 et 2021, la déforestation dans la zone prévue pour établir la nouvelle capitale a atteint 18 000 hectares, dont 14 000 hectares de forêt de production. L’organisation ajoute que la pollution et les dégradations liées au chantier de la capitale endommagent les fragiles écosystèmes, comme une forêt protégée voisine qui abrite les derniers orangs-outangs de Bornéo.

Pour répondre à ces critiques, les autorités indonésiennes font valoir que dans le plan de gestion de la biodiversité à Nusantara, il est prévu une stratégie à long terme pour restaurer les écosystèmes détruits par des décennies de déforestation, ainsi que par le chantier. Il est notamment prévu de replanter des espèces locales, donc une forêt tropicale à la place des forêts d’eucalyptus.

Les autorités parient sur le développement rapide de Nusantara. Comme je l’ai écrit plus haut, à l’horizon 2045, la nouvelle capitale doit compter une population de près de deux millions d’habitants.

Source : médias d’information internationaux.

TF1 a diffusé un petit reportage que l’inauguration de Nusantara qui résume assez bien la situation :

https://www.tf1info.fr/replay-tf1/videos/video-bonjour-du-16-aout-2024-2314912.html

 

Illustration du transfert de Jakarta vers Kalimantan (Source ; The Jakarta Post)

 

Vue synthétisée du futur palais présidentiel de Nusantara (Source : presse indonésienne)

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In a post published on August 31st, 2019, I wrote: « President Joko Widodo announced on August 26th, 2019 that Jakarta, the capital, will be transferred to a site on the east of the island of Borneo. Borneo is the 4th largest island in the world (743,330 km2); it is shared between 3 countries: Malaysia, the Sultanate of Brunei and Indonesia. With 73% of the island, the Indonesian part, called Kalimantan, occupies most of it. The proposed site, between the towns of Balikpapan and Samarinda, is located in a rainforest area with high biodiversity. The site was initially selected because of low risk of natural disaster, whether flood, earthquake, tsunami or volcanic eruption, although a large part of the Indonesian archipelago is located on the Pacific Ring of Fire. The president said the new site was also chosen « because of its strategic location in central Indonesia.  »

August 17, 2024, Indonesia’s Independence Day, will remain an important date for the country. It was the day when the capital city changed its name and location. We must now forget Jakarta on the island of Java and welcome Nusantara (« archipelago » in Indonesian), in the province of Kalimantan, on the neighboring island of Borneo. The inauguration ceremony took place on August 17th, but the official decree transferring the status of capital is likely to take place after President-elect Prabowo Subianto takes office in October. The inauguration marks the end of the first of five construction phases of the city, which is expected to accommodate two million people by 2045.

The transfer of the Indonesian capital to the island of Borneo is a consequence of global warming and rising sea levels. In addition, Jakarta is sinking 20 to 25 centimeters per year under its own weight and is suffocating under clouds of fine particles. Having grown from 500,000 inhabitants in 1945 to 11 million today (31 million for the entire metropolitan area), Jakarta is literally suffocating, with problems of housing, infrastructure and water supply.
On the island of Borneo, Nusantara aims to be a « green » city, built in symbiosis with nature. With 4,600 copper blades to symbolize wings, the new presidential palace represents the bird-man Garuda, a figure from Hindu mythology. Garuda is also the name of the national airline. Around the brand new buildings, a tramway, a viaduct and gardens outline the contours of a city with a futuristic appearance.
The Indonesian authorities assure that Nusantara is built with respect for the fauna and flora present on site. There will be 70% green spaces throughout the city and 50% in the administrative city. Nusantara wants to get 100% of its energy from renewable sources, especially solar and hydraulic.
Not everyone agrees with the choice of the province of Kalimantan to locate the new capital. Associations and the population warn of the environmental risks linked to the construction work still in progress. The area is home, for example, to a large population of orangutans.
Visitors to the first constructions have expressed doubts about the environmental performance of the buildings. They noted, among other things, that there was a lot of concrete, little natural ventilation and the constant use of air conditioning.
Some local communities have expressed their fears of being expropriated one day, or of having to give up their fishing activities. Indeed, the dam built to supply the future city with water has changed the level of the rivers.
The NGO Forest Watch Indonesia explains that between 2018 and 2021, deforestation in the area planned to establish the new capital reached 18,000 hectares, including 14,000 hectares of production forest. The organization adds that pollution and degradation linked to the construction of the capital are damaging fragile ecosystems, such as a nearby protected forest that is home to the last orangutans of Borneo.
To respond to these criticisms, the Indonesian authorities argue that the biodiversity management plan for Nusantara includes a long-term strategy to restore ecosystems destroyed by decades of deforestation, as well as by the construction. In particular, there is a plan to replant local species, i.e. a tropical forest in place of eucalyptus forests.
The authorities are betting on the rapid development of Nusantara. As I put it above, by 2045, the new capital is expected to have a population of nearly two million inhabitants.

Source: International news media.

Séismes et industrie pétrolière au Texas // Earthquakes and oil indusrtry in Texas

Par sa taille, le Texas est le deuxième plus grand État des États-Unis après l’Alaska. Contrairement à l’Alaska, il n’est pas connu pour son activité sismique. Cependant, un essaim comprenant plus de 100 séismes a été enregistré dans l’ouest du Texas entre le 22 et le 29 juillet 2024, avec déclaration de l’état de catastrophe. L’événement le plus significatif de l’essaim jusqu’à présent avait une magnitude de M5,1 le 26 juillet. Par son intensité, c’est le 6ème événement de l’histoire du Texas.
L’ouest du Texas connaît une hausse significative de l’activité sismique depuis 2019, et les scientifiques de l’USGS pensent qu’elle est probablement étroitement liée à l’exploitation du pétrole dans la région. L’un d’eux a déclaré : « Nous pouvons dire avec certitude que ces phénomènes sont liés à l’extraction du pétrole et du gaz. »
En effet, l’activité sismique est très probablement à mettre en relation avec de nouvelles techniques de forage du pétrole et du gaz naturel qui permettent aux entreprises de forer non seulement en profondeur, mais aussi horizontalement le long d’un gisement de pétrole. De cette façon, les compagnies pétrolières atteignent des gisements de pétrole et de gaz naturel qui sont les restes décomposés de plantes et d’animaux qui existaient dans d’anciens océans. Lorsque le pétrole remonte vers la surface, l’eau salée, qui peut avoir des millions d’années, remonte également. C’est ce qu’on appelle « l’eau produite » (produced water) et elle remonte en grande quantité. Le rapport pétrole/eau salée est faible. Il équivaut à 5, 10 ou même 20 barils d’eau salée pour un baril de pétrole. Cette eau préhistorique est beaucoup plus salée que l’eau de l’océan et ne peut pas être rejetée dans les rivières ou même dans l’océan car elle peut contenir des contaminants tels que des hydrocarbures. Au lieu de cela, elle doit être renvoyée profondément sous pression sous terre, à une profondeur où elle ne risque pas de s’infiltrer dans les eaux souterraines. Ce processus s’appelle « élimination de l’eau salée » (‘saltwater disposal’). Il a été prouvé que les grandes quantités d’eau renvoyées sous pression sous terre peuvent à leur tour provoquer des séismes.
Le Texas enquête sur les séismes enregistrés dans le dernier essaim. La Railroad Commission of Texas, qui régule l’industrie pétrolière et gazière de l’État, a indiqué qu’elle étudiait d’éventuels liens entre les séismes et l’injection de fluides dans le sol pour l’extraction de produits pétroliers.
Aujourd’hui, les entreprises tentent de réduire la sismicité causée par l’injection souterraine d’eau produite. Plusieurs d’entre elles dans la région ont déjà transformé des puits d’évacuation d’eau salée profonds en puits d’évacuation d’eau salée superficiels. Une inspection des puits d’évacuation d’eau salée dans un rayon de 4 kilomètres autour de l’épicentre de l’essaim sismique est actuellement en cours. Deux puits d’évacuation profonds ont déjà été fermés à la suite de ces inspections.
Source : Médias d’information américains.

 

Le Texas, 695 662 km² est seulement dépassé en superficie par l’Alaska. Le deux états sont de gros producteurs de pétrole. L’Alaska est une terre volcanique et sismique alors que le Texas est en théorie beaucoup plus calme d’un point de vue géologique. Pour rappel, Austin est la capitale du Texas qui rassemble quelque 30 millions d’habitants.

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Texas is the second largest State in the United States after Alaska. Contrary to Alaska it is not known to be seismically active. However, a swarm including more than 100 earthquakes struck West Texas between July 22nd to 29th, 2024, prompting the declaration of a state of disaster. The strongest event in the series thus far was M5.1 on July 26th, making it the 6th strongest earthquake in Texas history.

West Texas has seen a significant increase in seismic activity since 2019, and USGS scientists believe it is probably closely linked to local oil fields. One of them said : “We can say with confidence that these are related to oil and gas extractions. »

Indeed, the earthquakes are very likely linked to new forms of oil and natural gas drilling technology that allow companies to drill not just down into the earth but horizontally along an oil formation. In this way, oil companies are reaching deeply buried oil and natural gas deposits that are the decomposed remnants of plants and animals in ancient oceans. When the oil comes up, the salt water, which can be millions of years old, also comes up. This is called « produced water » and it comes up in large quantities. The ratio of oil to saltwater is low. It can be five or 10 or even 20 barrels of salt water for every barrel of oil. This prehistoric water is much saltier than ocean water and can’t be disposed of in rivers or even the ocean, in part because it can contain contaminants such as hydrocarbons. Instead, it must be pumped back deep underground where it cannot leech into groundwater, a process called ‘saltwater disposal.’ It has been proved that the large amounts of water being pumped underground in turn can cause earthquakes.

After the last swarm, Texas is investigating the earthquakes. The Railroad Commission of Texas, which regulates the state’s oil and natural gas industry, has indicated that it was looking into any connections between the quakes and the injection of fluids into the ground for the extraction of petroleum products.

Companies are trying to reduce seismicity caused by underground injection of produced water. Several of them in the area have already converted deep saltwater disposal wells to shallow saltwater disposal wells. Therre is currently an inspection of saltwater disposal wells within 4 kilometers of the cluster of earthquakes. Two deep disposal wells in the area has already benn shut following inspections.

Source : US news media.