Meilleurs voeux!

Bonne année à tous ! Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, joie et prospérité!

Par les temps qui courent, peut-être faudrait-il se contenter de dire « Bonne journée » !!

En effet, 2021 restera probablement une année difficile avec ce satané virus. La vaccination a à peine commencé (en mode tortue) en France et beaucoup de gens font déjà des plans sur la comète. Il ne faut toutefois pas se précipiter et se réjouir trop vite. Le Ministre de la Santé a indiqué que les vaccinations commenceront par les personnes jugées prioritaires (personnel hospitalier, EHPAD, etc). Au final, la vaccination globale de la population ne commencera – toujours selon Olivier Véran – guère avant le mois de juin, en sachant que l’immunité conférée par le vaccin ne débute qu’un mois après la deuxième injection et qu’il y a un délai de trois ou quatre semaines entre les deux injections.

La vaccination d’une population entière (même si on suppose que 50% des gens seront volontaires) n’est pas une mince affaire. Piquer à deux reprises 30 millions de personnes ne se fait pas en claquant des doigts. Cela demande une sacrée organisation. Ensuite vont se poser plusieurs questions et apparaître plusieurs problèmes :

– Les personnes vaccinées, si elles sont à l’abri de la maladie, peuvent véhiculer le virus et contaminer celles qui n’ont pas reçu les injections. Il faudra alors s’attendre à de nombreuses hospitalisations.

– Ensuite, on ne sait absolument pas quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin. Plusieurs semaines ? Plusieurs mois ? Plusieurs années ? Ce qui est inquiétant, c’est que des personnes qui ont été malades ont rechuté quelques semaines plus tard. C’est pour cela que le ministre conseillait (mais un rétropédalage semble avoir lieu, un de plus!) aux personnes victimes de la Covid-19 de se faire tout de même vacciner.

– On va aussi observer les effets secondaires du vaccin. Des problèmes sont déjà apparus aux Etats Unis.

Au vu de ces différentes remarques, il semble assez évident que nous ne sommes pas sortis de l’auberge et que 2021 risque de réserver bien des surprises.

Pour voyager à l’étranger ou en outre-mer, il faudra observer la situation et les restrictions en vigueur dans ces régions. J’ai dressé un bilan peu réjouissant il y a quelques semaines. On peut raisonnablement penser, par exemple, que les Etats-Unis et le Canada n’auront pas vacciné toute leur population, et le virus fait rage dans ces pays. Je pense que je ne me rendrai pas dans l’Arctique en 2021, même si cela me désole….

Courage !

Émissions et Concentrations de CO2

Les médias ne cessent de le répéter : l’épidémie de coronavirus a un effet bénéfique sur les ÉMISSIONS de CO2 dans le monde. Comme cela était prévisible – et s’était déjà produit pendant le confinement de printemps – les émissions de CO2 dues aux combustibles fossiles et à l’industrie ont chuté à travers le monde au cours de l’automne. Selon une analyse préliminaire du Global Carbon Project, ces émissions devraient chuter de 7% en 2020.

Le pic de diminution des émissions de CO2 en 2020 s’est produit au mois d’avril, lorsque les mesures de confinement étaient à leur maximum, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Les émissions quotidiennes de CO2 fossile ont alors chuté de 17% dans le monde. Elles ont augmenté par la suite et leur niveau est actuellement presque semblable à celui de la fin de 2019.

Les émissions de CO2 ont certes décliné au niveau mondial pendant la pandémie, mais les CONCENTRATIONS de ce gaz dans l’atmosphère ont continué d’augmenter. Elles ont progressé d’environ 2,5 parties par million (ppm) en 2020, et devraient atteindre 412 ppm en moyenne sur l’année. Il ressort que malgré la crise sanitaire, la hausse est proche de celle de 2019, année où la croissance avait été de 2,46 ppm.

Il faut bien faire la distinction entre émissions et concentrations. Les émissions représentent ce qui entre dans l’atmosphère en raison des activités humaines, alors que les concentrations indiquent ce qui reste dans l’atmosphère au terme des interactions entre l’air, la biosphère et les océans

Voici quelques chiffres intéressants sur les émissions de CO2 pendant la crise sanitaire :

Le secteur des transports de surface a connu la plus forte baisse des émissions de CO2 en 2020. Les émissions des transports en surface – qui représentent 21 % des émissions mondiales – ont été réduites de moitié au plus fort des confinements liés au coronavirus. Ce secteur représente la plus grande part de la diminution mondiale des émissions.

Les émissions du secteur de l’aviation – 2,8 % des émissions mondiales – ont été réduites d’environ 75 % au plus fort des confinements. Toutefois, l’effet a été moindre que celui des émissions des transports de surface, car l’aviation ne représente que 2,8 % des émissions mondiales.

Les émissions de l’industrie – qui représentent 22 % des émissions mondiales – ont été réduites de 30 % lors du pic de la première vague.

Les émissions provenant de la production d’électricité – soit 44 % des émissions mondiales – ont été réduites de 15 %  au plus fort des fermetures liées au coronavirus, tandis que les émissions provenant du secteur résidentiel n’ont pas beaucoup changé.

Avec les perturbations liées à la covid-19, la réduction des émissions de l’industrie dans le monde entier semble se poursuivre, mais il faut être prudent. En effet, dernières données disponibles pour le mois d’octobre montrent que les émissions industrielles en Chine et au Brésil ont suffisamment augmenté pour compenser les réductions des émissions ailleurs sur le globe au cours de ce mois.

Source : Global Carbon Project, global-climat.

Il ne faut guère se faire d’illusions. Une fois la crise sanitaire terminée dans le monde, l’économie connaîtra un boom de reprise et les émissions de CO2 augmenteront de plus belle. La baisse des concentrations de ce gaz dans l’atmosphère n’est pas pour demain. Comme je l’ai déjà expliqué, même si, par un coup de baguette magique, les émissions de CO2 chutaient aujourd’hui, il faudrait attendre plusieurs décennies pour que l’atmosphère se purifie et pour que le réchauffement climatique prenne une autre tournure.

Evolution des concentrations de CO2 au sommet du Mauna Loa au cours des 5 dernières années (Source : NOAA)

Covid-19 : A lire avant d’aller en Islande // Covid-19 : Read this before you travel to Iceland

Si vous avez décidé de vous rendre en Islande dans les prochaines semaines, vous allez devoir faire face à certains obstacles à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

Tous les passagers arrivant en Islande ont le choix entre une quarantaine de 14 jours OU une double procédure de test COVID avec une quarantaine de 5 à 6 jours (avec des exemptions pour les enfants, les passagers en transit et les voyageurs avec un certificat d’infection antérieure au COVID-19 qui répond aux critères gouvernementaux).

Le premier test COVID s’effectue à l’arrivée et le second 5 à 6 jours plus tard. Entre les 2 tests, les arrivants doivent se mettre en quarantaine.

Une fois en Islande, vous devez savoir qu’un nouveau système de codage couleur COVID-19 vient d’être introduit dans le pays. Selon le nouveau système, le nombre de personnes autorisées à se rassembler en Islande ne dépassera jamais 100 pendant la pandémie. La règle de distanciation sociale de deux mètres s’applique également à tous les codes de couleur.

Actuellement, le code d’alerte le plus élevé, Rouge, est en vigueur. Ce code signifie que seulement 5 à 20 personnes peuvent se rassembler à la fois. Les masques sont obligatoires lors de l’utilisation des transports en commun, dans les magasins, lors du passage d’une zone de prévention des maladies à une autre et pour les services qui nécessitent une proximité. Le public est invité à ne passer du temps qu’avec un nombre limité de personnes.

Le niveau suivant est Orange. Entre 20 et 50 personnes peuvent se rassembler à ce stade, et des masques sont nécessaires pour les transports en commun et pour les services qui nécessitent une proximité. Le public est invité à entrer en contact avec un nombre limité de personnes et à faire preuve de prudence envers ceux qui appartiennent à des groupes fragiles (personnes âgées par exemple).

Le code Jaune signifie que 50 à 100 personnes peuvent se rassembler. Les masques sont obligatoires pour les transports en commun et pour les services nécessitant une proximité.

La nouvelle norme est représentée par un code de couleur Gris. Dans ce cas, 50 à 100 personnes peuvent se rassembler à la fois et les masques ne sont plus nécessaires.

Comme indiqué ci-dessus, la règle de distanciation sociale de deux mètres s’applique à toutes les couleurs, même grise.

Source: Icelandair et le gouvernement islandais.

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If you have decided to travel to Iceland in the next few weeks, you will have to face some obstacles because of the Covid-19 sanitary crisis.

All passengers arriving in Iceland must choose a 14-day quarantine OR a double COVID-testing procedure along with quarantine for 5-6 days (with exemptions for children, transit passengers, and travellers with a certificate of previous COVID-19 infection that meets the government criteria).

The first COVID test is at the border on arrival and the second 5-6 days later. In between the 2 tests, arrivals must go into quarantine.

Once in Iceland, you need to know that a new COVID-19 colour coding system has just been introduce d in the country. According to the new system, the number of people allowed to gather in Iceland will never exceed 100 during the pandemic. The two-meter social distancing rule will apply as well for all colour codes.

At present, the highest alert code, Red, is in effect. This code applies when only 5-20 people may gather at once. Face masks are required when using public transportation, in stores, when going from one disease prevention area to another, and for services that require proximity. The public is asked to spend time only with a limited number of people.

The next level below is Orange. Between 20 and 50 people may gather at this stage, and face masks are required for public transportation and for services that require proximity. The public is asked to spend time with a limited number of people and to exercise caution around those who belong to sensitive groups.

The Yellow code is in effect when 50-100 people may gather at once. Face masks are required for public transportation and for services that require proximity.

The new norm is represented with a Grey colour code. Here, 50-100 people may gather at once, and face masks are no longer required.

As stated above, the two-meter social distancing rule applies for all stages, even for the gray one.

Source : Icelandair and Icelandic government.

Source : Gouvernement islandais

Covid-19 et voyages volcans : Pas évident !

Lors de son discours du 24 novembre, Emmanuel Macron a envisagé un déconfinement le 15 décembre, date à laquelle les voyages touristiques pourraient reprendre. Oui mais. Cela suppose que la liberté de circuler du 15 décembre se confirme…et que les autres pays vous acceptent, ce qui est loin d’être évident ! Comment se situent les destinations volcaniques au cœur de la pandémie de Covid-19 ?

Voici quelques informations, sous réserve de modifications par les différents gouvernements au vu de l’évolution de la pandémie. N’hésitez pas à me contacter (grandpeyc@club-internet.fr) si vous disposez d’informations supplémentaires ou si vous détectez des erreurs dans mes propos.

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Concernant les transports aériens vers les Outre-mer, le test PCR dans les 72 heures avant embarquement est une obligation systématique. Il n’est pas possible de se rendre dans les Outre-mer sans avoir présenté le résultat négatif d’un test. Au regard des restrictions de déplacement dans l’hexagone liées au confinement, les voyageurs qui se rendent à un aéroport pour prendre un vol à destination des Outre-mer doivent pouvoir présenter, le billet d’avion et un document leur permettant de justifier ce déplacement : rejoindre sa résidence principale, motifs familiaux, motifs professionnels, participation à des missions d’intérêt général, suivi d’une formation, passage d’un examen ou un concours, raisons de santé. En outre, selon la situation épidémiologique locale, le préfet peut imposer des motifs impérieux (professionnels, sanitaires, familiaux) au départ et à l’arrivée dans les territoires, pour adapter les mesures aux flux et aux destinations. Les justificatifs sont alors contrôlés par les compagnies aériennes.

L’Islande est l’une des destinations volcaniques les plus populaires. Avant d’entrer dans le pays, vous serez soumis à un test PCR suivi d’un isolement de 5 jours minimum.

En Italie, vous devrez remplir un formulaire, et les déplacements sont pour l’instant interdits vers plusieurs régions. La Sicile avec l’Etna et le Stromboli (entre autres) se trouve en zone Orange. Il y a donc interdiction des déplacements à partir de et vers cette zone (sauf pour des raisons professionnelles, de santé ou de nécessité), ainsi que les déplacements entre les communes de ces zones. Les services de restauration (bars, pubs, restaurants, glaciers, etc.) sont fermés.

En Espagne, les Iles Canaries peuvent être visitées seulement pour des raisons essentielles, ce qui interdit les voyages nationaux et internationaux non essentiels.

Pour entrer en Grèce, tous les voyageurs, quelles que soient leur nationalité et leur provenance, sont tenus à présenter à leur embarquement (à partir du mercredi 11 novembre ainsi que pour les vols en provenance d’aéroports français), les résultats d’un test négatif au Covid-19 de moins de 72heures.

Pas question d’aller aux Etats-Unis car la frontière est fermée et les cas de Covid-19 sont encore très nombreux, à Hawaii, par exemple.

En Amérique Centrale et du Sud, la présentation d’un test PCR négatif est requise en Bolivie, au Costa Rica, en Equateur et au Guatemala. Au Chili, les voyageurs en provenance de France doivent présenter un test PCR négatif et observer une quarantaine de 14 jours.

A ce jour, il n’y a pas de restriction à l’entrée au Mexique par voie aérienne pour les personnes ne présentant pas de symptôme. Néanmoins, plusieurs compagnies aériennes ont réduit leurs liaisons entre le Mexique et l’Europe. Tous les voyageurs entrant au Mexique doivent se soumettre à un contrôle de température et sont dans l’obligation de renseigner un formulaire sur leur d’état de santé. Les autorités sanitaires mexicaines peuvent également vérifier l’état de santé des voyageurs et imposer des mesures de quarantaine.

Avant de pénétrer en Nouvelle Zélande, vous serez soumis à un test et vous devrez attendre14 jours avant d’être accepté.

En Afrique, de nombreux pays comme l’Ethiopie demandent de présenter des tests PCR négatifs à l’arrivée. En Tanzanie, le test PCR n’est pas obligatoire. S’agissant du Congo, l’Autorité de l’Aviation Civile congolaise a annoncé le 30 octobre 2020 que tout passager sera désormais soumis à un test COVID-19 PCR à l’aéroport d’entrée sur le territoire. ; Le Ministère des Affaires Etrangères met en garde sur l’insécurité qui règne encore dans le pays.

Actuellement les frontières de l’Indonésie sont fermées aux touristes. Seuls peuvent rentrer sur le territoires les Indonésiens, les étrangers détenteurs d’un permis de résident (Kitas), les personnes possédant un passeport diplomatique. Aucune date à ce jour n’est précisée pour une éventuelle réouverture des frontières.

Le gouvernement japonais a mis en œuvre une interdiction totale d’entrer au Japon pour toute personne non japonaise ayant séjourné dans 152 pays – dont la France – dans les 14 jours précédant son arrivée. Cette interdiction d’entrée vaut également pour les personnes ayant séjourné en Nouvelle Calédonie ou en Polynésie Française.