Glace de mer : La Nature contre l’Homme ! // Sea ice : Nature vs. Man !

Avec Donald Trump à la Maison Blanche, l’approche du changement climatique et du réchauffement global de la planète va probablement changer, avec une tendance à réduire l’importance des activités humaines dans le phénomène. Un article récemment publié dans le quotidien Alaska Dispatch News confirme cette nouvelle approche.
Jusqu’à ces derniers mois, les gaz à effet de serre produits par les activités humaines étaient considérés comme la cause principale du déclin rapide de la glace de mer dans l’Arctique. Dans l’article du journal alaskien, on peut lire que «les fluctuations naturelles du climat arctique ont causé jusqu’à la moitié de la disparition de la glace de mer autour du pôle Nord au cours des dernières décennies, le reste étant provoqué par le réchauffement planétaire causé par l’homme». Ce point de vue est celui qu’une équipe de scientifiques basée aux États-Unis a publié dans la revue Nature Climate Change.
L’étude indique que la disparition totale de la glace dans l’Océan Arctiqu, tant redoutée pour les prochaines années et considérée comme l’un des signes les plus évidents du réchauffement climatique causé par l’homme, pourrait être retardée si la Nature évolue vers une période plus froide. Les scientifiques ajoutent que les variations naturelles du climat arctique «peuvent être tenues pour responsables d’environ 30 à 50 pour cent de la réduction globale de la glace de mer au mois de septembre depuis 1979».
La surface occupée par la glace de mer s’est réduite régulièrement et a atteint un niveau record en septembre 2012 (la fin de l’été dans l’Arctique) dans les relevés satellitaires qui ont débuté en 1979. La glace est à son niveau le plus bas à la mi-mars 2017 et elle rivalise avec les bas niveaux hivernaux de 2016 et 2015.
L’étude, qui fait le distinguo entre la responsabilité de l’Homme et les influences naturelles dans la circulation atmosphérique de l’Arctique, indique que le réchauffement naturel du climat arctique pendant des décennies a probablement été lié à des fluctuations qui trouvent leur source jusque dans l’Océan Pacifique tropical. Selon l’auteur principal de l’étude – un chercheur de l’Université de Californie – « si ce phénomène naturel s’arrêtait ou s’inversait dans un proche avenir, nous assisterions à un ralentissement de la tendance à la fonte rapide de la glace, voire à son retour. »
Cependant, tous les chercheurs ne sont pas d’accord avec cette approche bipolaire de la fonte de l’Arctique. Un scientifique de l’Université de Reading a déclaré qu’à long terme, l’accumulation de gaz à effet de serre par l’homme deviendra un facteur de plus en plus important. «En ce qui concerne l’avenir, la question est avant tout de savoir quand, plutôt que si, l’Arctique sera dépourvu de glace en été. »
La fonte de l’Arctique perturbe les moyens de subsistance des peuples indigènes et affecte la faune, que ce soient les ours polaires ou les phoques, tout en ouvrant la région à la surexploitation du pétrole et du gaz, ainsi qu’au transport maritime. Un professeur de l’université de Leeds, qui n’a pas participé à l’étude, a montré de sérieuse réserves sur les responsabilités partagées entre les causes naturelles et artificielles. «Personne n’a fait une telle répartition des responsabilités auparavant.»
En 2013, un groupe de climatologues des Nations Unies avait juste laissé entendre que les activités humaines avaient «très probablement contribué» à la fonte de la glace arctique, sans donner de chiffres. Ces scientifiques avaient déclaré que la glace pourrait disparaître vers le milieu du siècle si les émissions [de gaz à effet de serre] continuaient à augmenter…
Source: Alaska Dispatch News.

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With Donald Trump at the White House, the approach to climate change and global warming is likely to change, with the tendency to reduce the importance of human activities in the phenomenon. An article recently published in the Alaskan daily Alaska Dispatch News confirms this new approach.

Until the past months, greenhouse gases produced by human activities were seen as the main culprit of the rapid decline of sea ice in the Arctic. This time, we can read that “natural swings in the Arctic climate have caused up to half the precipitous losses of sea ice around the North Pole in recent decades, with the rest driven by man-made global warming”. This point of view was written by a U.S.-based team of scientists in the journal Nature Climate Change.

The study indicates that an ice-free Arctic Ocean, often feared to be just years away, in one of the starkest signs of man-made global warming, could be delayed if nature swings back to a cooler mode. The scientists add that natural variations in the Arctic climate “may be responsible for about 30-50 percent of the overall decline in September sea ice since 1979.”  .

Sea ice has shrunk steadily and hit a record low in September 2012 (late summer in the Arctic) in satellite records dating back to 1979. The ice is currently around the smallest for mid-March, rivaling winter lows set in 2016 and 2015.

The study, separating man-made from natural influences in the Arctic atmospheric circulation, said that a decades-long natural warming of the Arctic climate might be tied to shifts as far away as the tropical Pacific Ocean. According to the lead author of the study, a researcher of the University of California, “if this natural mode would stop or reverse in the near future, we would see a slow-down of the recent fast melting trend, or even a recovery of sea ice.”

However, not all researchers agree with this dual approach to the melting of the Arctic. A scientist of the University of Reading said that in the long term the build-up of man-made greenhouse gases will become an ever more overwhelming factor. “Looking ahead, it is still a matter of when, rather than if, the Arctic will become ice-free in summer.”

The melt of the Arctic is disrupting the livelihoods of indigenous peoples and damaging wildlife such as polar bears and seals while opening the region to more oil and gas and shipping. A professor of Leeds University, who did not participate in the study, welcomed it as pinning down the relative shares of natural and man-made influences. “Nobody’s done this attribution before, » he said.

In 2013, a U.N. panel of climate scientists merely said human influences had « very likely contributed » to the loss of Arctic ice, without estimating how much. It said that the ice could disappear by mid-century if emissions keep rising.

Source : Alaska Dispatch News.

 

Photos: C. Grandpey

Acidification de l’Océan Arctique // Acidification of the Arctic Ocean

drapeau-francaisL’Arctique est l’une des principales victimes du changement climatique. Il se réchauffe plus rapidement que n’importe quelle autre partie de la planète; Les glaciers reculent et la glace de mer fond à grande vitesse. La faune, y compris les ours polaires et les morses, est profondément affectée par le réchauffement climatique. Venant s’ajouter à ces maux, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change indique que l’Arctique est également de plus en plus acide, une autre conséquence des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. C’est un processus qui se produit lorsque le dioxyde de carbone (CO2) de l’air se dissout dans l’eau de mer, ce qui provoque une baisse du pH de cette dernière. L’étude révèle qu’une surface de plus en plus vaste de l’Océan Arctique a probablement atteint un niveau dangereux pour certains organismes marins.
L’étude se concentre sur les concentrations d’aragonite, une forme de carbonate de calcium que le plancton, les coquillages et les coraux vivant à grande profondeur utilisent pour façonner leurs coquilles externes. Si l’eau devient trop acide, les réactions chimiques empêchent la formation de carbonate de calcium, ce qui représente une véritable menace pour ces animaux. Le niveau d’aragonite est un bon indicateur de la quantité de CO2 dissout dans l’eau de mer. Des expéditions récentes ont montré que certaines régions de l’Océan Arctique de l’Ouest sont largement sous-saturées en aragonite. L’étendue de ces zones a été multipliée par six depuis les années 1990; de plus, elles se sont déplacées vers le nord et ont gagné en profondeur au cours des dernières années. Les scientifiques ont détecté une sous-saturation jusqu’à 250 mètres de profondeur dans des secteurs au-dessus de 85 degrés de latitude nord. Dans ces régions, le niveau d’aragonite se situe en dessous du point que les scientifiques considèrent comme une menace pour les organismes marins.
D’autres facteurs contribuent à l’acidification de l’eau dans l’Arctique. Le CO2 se dissout plus facilement dans l’eau froide. Au fur et à mesure que l’Arctique continue à se réchauffer, la fonte de la glace de mer et des glaciers de la calotte du Groenland constitue un apport d’eau froide pour l’océan et en facilite l’acidification. En outre, moins il y a de glace de mer à la surface de l’océan, plus l’eau se trouve exposée au CO2 de l’atmosphère.
Des recherches récentes ont montré que les eaux de l’Océan Pacifique s’introduisent de plus en plus dans celles de l’Arctique. L’eau du Pacifique semble avoir des propriétés chimiques qui contribuent à l’augmentation de l’acidification. A noter que ces dernières années, on a assisté à augmentation d’arrivée d’eau en provenance du Pacifique par le détroit de Béring.
Les chercheurs soulignent également les changements récents intervenus dans le Gyre de Beaufort, un tourbillon d’eau océanique au nord du Groenland, qui a récemment changé de comportement et transporte maintenant l’eau du Pacifique vers des zones plus vastes et plus profondes.
Des simulations effectuées par des scientifiques indiquent que la surface occupée par la glace de mer continuera de diminuer et que l’Océan Arctique sera probablement dépourvu de glace vers l’été 2030. Si cela se produit, l’ensemble de la surface de l’Océan Arctique sera sous-saturée en aragonite jusqu’à environ 250 mètres de profondeur d’ici quelques décennies.
L’étude met en lumière l’interconnexion qui existe entre les conséquences climatiques dans l’Arctique : les émissions de gaz à effet de serre, la hausse des températures, la fonte des glaces et l’acidification des océans sont toutes liées et se renforcent mutuellement.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe Arctic is one of the main victims of climate change. It is warming more rapidly than any other part of the planet; the glaciers are melting and the sea ice is retreating. The wildlife, including polar bears and walruses, is deeply impacted by global warming. Adding to these sufferings, a study published in the journal Nature Climate Change indicates that the Arctic is also becoming more acidic, another consequence of greenhouse gases in the atmosphere. It is a process that occurs when carbon dioxide (CO2) dissolves out of the air and into the sea, lowering the water’s pH in the process. The study reveals that an increasing area of the Arctic Ocean may have reached a level that is dangerous for some marine organisms.

The study focuses on the water concentrations of aragonite, a form of calcium carbonate, that plankton, shellfish and deep-sea corals use to build their hard outer shells. If water becomes too acidic, chemical reactions impede the formation of calcium carbonate, which can be a real threat for these animals. Aragonite levels are a good indicator of how much CO2 is dissolving in sea water. Recent expeditions have shown that some areas of the western Arctic Ocean are largely undersaturated with aragonite. These areas have expanded sixfold since the 1990s; besides, they have crept farther north and extended deeper into the ocean over the past years. Scientists found undersaturation as deep as 250 metres and in locations above 85 degrees North latitude. In these areas, aragonite levels are below the point scientists believe is a threat to marine organisms.

Other factors contribute to the acidification of the water in the Arctic. CO2 dissolves more easily in cold water. As the Arctic continues to warm, melt water from the sea ice and the glaciers on the Greenland ice sheet provides an influx of cold water to the ocean, which makes acidification easier. Besides, the less sea ice there is on the surface of the ocean, the more water is exposed to the CO2 in the atmosphere.

Recent research has shown that more and more Pacific Ocean water is intruding into the Arctic. This water has chemical properties that may contribute to the increase in acidification. In recent years, there has been an increase in the influx of Pacific water coming through the Bering Strait.

The researchers also point to recent changes in the Beaufort Gyre, a swirling current to the north of Greenland, which recently changed its behaviour and now carries Pacific water to larger and deeper areas of the sea.

Simulations performed by scientists indicate that sea ice will continue to decrease and that the Arctic Ocean may be ice-free in the summer by 2030. If this occurs, the entire surface of the Arctic Ocean will be undersaturated in aragonite up to about 250 metres deep within a few decades.

The study highlights the interconnected nature of climate consequences in the Arctic – the way that greenhouse gas emissions, rising temperatures, ice melt and ocean acidification are all linked and help to reinforce one another.

Source: Alaska Dispatch News.

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Vers une disparition à court terme de la glace de mer estivale?

(Photo: C. Grandpey)

Les pôles continuent à fondre // The poles keep melting

drapeau-francaisSelon l’Organisation Météorologique Mondiale, l’étendue de glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique en janvier a été la plus faible jamais enregistrée. La glace de mer arctique a reculé à au moins trois reprises cet hiver alors qu’elle aurait dû se développer.
En janvier, la surface moyenne couverte par la glace de mer arctique était de 13,38 millions de kilomètres carrés. Le record précédent a été établi il y a tout juste un an, en janvier 2016, alors qu’il y avait 260 000 km2 de glace en plus. La glace de l’Arctique était inférieure de 8,6% à la moyenne de janvier, alors que la glace de l’Antarctique, où c’est actuellement l’été, était de 22,8% inférieure à la moyenne, selon les chiffres fournis par la NOAA.
Ces dernières années, les climato-sceptiques faisaient généralement référence à l’Antarctique, affirmant haut et fort que la glace de mer de développait de plus en plus autour du continent. Aujourd’hui, cet argument ne tient plus. Après avoir atteint un niveau record au cours de l’année 2014, la glace de mer de l’Antarctique s’est considérablement réduite à la fin de l’année 2016 et au début de 2017.
Bien que ce soit l’été en Antarctique, la glace de mer ne couvrait que 2 287 millions de kilomètres carrés le lundi 13 février, selon des données en temps réel du National Snow and Ice Data Center. C’était pratiquement le record précédent de 2,290 millions de kilomètres carrés le 27 février 1997. Le 14 février, l’étendue de glace avait encore diminué pour atteindre 2.259 millions de kilomètres carrés, ce qui sera un nouveau record une fois que les données seront confirmées.
La glace de mer est presque totalement absente en ce moment sur la côte de l’Antarctique Ouest, cette région où les immenses glaciers sont en train de reculer rapidement et font naître des inquiétudes quant à l’élévation du niveau de la mer.
Il est également important de noter que nous ne sommes qu’à la mi-février ; il se pourrait donc que l’Antarctique perde encore plus de glace de mer avant qu’elle ne recommence à se reformer, selon son cycle saisonnier.
Source: The Washington Post.

Pendant ce temps, les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont atteint un niveau record, avec 405,80 ppm sur le Mauna Loa le 15 février 2017.

A noter que la chaîne de radio France Info a mise en ligne sur son site web un e belle galerie d’images montrant les lacs d’eau de fonte à la surface de la calotte glaciaire du Groenland:

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/en-images-la-fonte-de-la-calotte-glaciaire-du-groenland-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue_2061703.html

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En lisant l’article du Washington Post, on ressent la prudence du journaliste qui l’a rédigé. Il n’y est jamais fait mention du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines. L’article se termine par une note optimiste, avec la perspective de voir la glace de mer se reformer avec l’arrivée de l’hiver antarctique. Il est bien évident que le Président Trump n’apprécierait pas un article cautionnant la théorie du réchauffement climatique dans un journal aussi important et populaire que le Washington Post!

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drapeau-anglaisAccording to the U.N. World Meteorological Organization, the extent of sea ice in the Arctic and Antarctic in January was the lowest on record, while concentrations of carbon dioxide in the atmosphere hit a record. There have been at least three periods this winter when Arctic sea ice has retreated, when it should have been expanding.

This January, Arctic sea ice averaged 13.38 million square kilometres. The previous record low was just a year ago, in January 2016, when there was 260,000 square km more ice. Arctic ice was 8.6 percent below the average for January, while ice in the Antarctic sea, where it is summer, was 22.8 percent below the average, according to the U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

In recent years, those who had doubts about human-induced climate change usually referred to Antarctica, saying that the sea ice around the continent was growing. Now, the argument for doubters has got really complicated. After seeing a record high for total extent in the year 2014, Antarctic sea ice had been running very low in late 2016 and early 2017.

It is summer in Antarctica right now, and sea ice on Monday February 13th only covered 2.287 million square kilometres, according to « near-real-time data » from the National Snow and Ice Data Center. If that is correct, that would barely edge out the previous record low of 2.290 million square kilometres on February 27th, 1997. The records go back to 1979.

On February 14th this year, the ice extent shrank further down to 2.259 million square kilometres, underscoring the likelihood of a record, once the data is confirmed.

Sea ice is almost completely absent right now along the coast of West Antarctica in particular, a region where huge and fast-retreating glaciers have raised major concerns about potential sea-level rise.

It is also important to note that it’s still only mid-February, so it could be that Antarctic sea will lose more ice before it begins to refreeze and expand again, according to its seasonal cycle.  .

Source : The Washington Post.

Meantime, the carbon dioxide concentrations in the atmosphere reached a new record with 405.80 pp m on Mauna Loa (Hawaii) on February 15th 2017.

The French radio France Info has released on its website a nice galery of photos showing the meltwater lakes at the surface of Greenland’s ice cap:

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/en-images-la-fonte-de-la-calotte-glaciaire-du-groenland-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue_2061703.html

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While reading this Washington Post article, one feels the caution of the journalist who wrote it. There is no mention of global warming caused by human activities. The article concludes with a note of optimism, with the prospect of seeing sea ice reappear with the arrival of the Antarctic winter. Obviously, President Trump would not appreciate an article endorsing the theory of global warming in a newspaper as popular as the Washington Post.

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Concentrations de CO2 dans l’atmosphère sur le Mauna Loa (Hawaii) le 15 février 2017. La hausse est constante, avec une progression d’environ 5 ppm au cours des deux dernières années.

Vers un refroidissement de l’Arctique ? Pas si sûr ! // Toward some cooling of the Arctic ? Not so sure!

drapeau-francaisSelon les météorologues américains, les conditions chaudes inhabituelles qui persistent dans les eaux au large de l’Alaska et de la côte ouest des Etats-Unis semblent aujourd’hui en train de s’affaiblir. Selon les prévisions saisonnières, les eaux du Golfe d’Alaska devraient être à peine plus chaudes que la normale l’été prochain. Toutefois, les températures élevées qui sont apparues à la fin de l’année 2013 et ont semblé si exceptionnelles deviendront probablement la norme dans les prochaines décennies. Les chercheurs affirment que si les émissions de carbone continuent sur leur trajectoire actuelle, les températures moyennes d’avril à juin dans le Golfe d’Alaska au cours de la seconde moitié du 21ème siècle devraient dépasser de 3,2 degrés Celsius celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Dans la Mer de Béring, où la glace de mer devrait disparaître même en hiver, les températures moyennes de la surface de la mer en été devraient être de 4 degrés Celsius supérieures à celles de la seconde moitié du 20ème siècle.
Il y a des fortes chances pour que les eaux inhabituellement chaudes du Pacifique Nord aient eu pour conséquence une série de maladies et de morts animales ainsi qu’une importante prolifération d’algues et autres bizarreries marines au cours des dernières années. Par exemple, des dizaines de baleines ont été retrouvées mortes en 2015 et 2016 dans le Golfe d’Alaska. Des dizaines de milliers de cadavres de guillemots ont été découverts depuis le printemps dernier sur les plages du Golfe d’Alaska. Une hécatombe sans précédent de macareux huppés a eu lieu l’automne dernier le long des côtes de l’île Saint-Paul dans la Mer de Béring. On a retrouvé des loutres de mer malades ou mortes dans la baie de Kachemak en 2015, probablement à cause de toxines produites par des algues.
L’eau chaude qui semble être la cause de ces problèmes ne se trouve pas seulement dans la couche supérieure de la mer. Elle atteint environ 80 mètres de profondeur au large de l’Alaska et 200 mètres dans certains endroits
Selon les météorologues, le réchauffement du climat au cours des trois dernières années est probablement un aperçu de ce qui nous attend dans les prochaines décennies. Comme l’a dit un chercheur: «Le récent réchauffement annonce ce que seront probablement les conditions dans les années 2040 et 2050. »
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to U.S. meteorologists, the unusual warm conditions that have persisted in the waters off Alaska and the West Coast now appear to be diminishing. Seasonal forecasts are calling for only a slightly warmer-than-normal Gulf of Alaska for next summer. The higher temperatures that emerged at the end of 2013 and seemed so remarkable are likely become the norm in future decades. Researchers say that if carbon emissions continue on their current path, average April-to-June sea-surface temperatures in the second half of this century are expected to be 3.2 degrees Celsius higher in the Gulf of Alaska than they were in the second half of the 20th century.

In the Bering Sea, where sea ice is expected to disappear even in winter, average sea-surface temperatures in summer are expected to be 4 degrees Celsius higher than they were in the second half of the 20th century.

The unusually warm waters in the North Pacific are believed to be linked to a series of animal illnesses and deaths, big algal blooms and marine oddities over the past few years. For instance, dozens of whales were found dead in 2015 and 2016 in the Gulf of Alaska. Tens of thousands of dead common murres have been found since last spring on Gulf of Alaska beaches. An unprecedented die-off of tufted puffins was discovered this past fall along the coasts of St. Paul Island in the Bering Sea. Sea otters in Kachemak Bay were found sick or dead in 2015 from what appeared to be algal-produced toxins.

The warm water believed to be linked to these problems was not just at the top layer of the sea. It reached about 80 metres in depth off Alaska and 200 metres in some spots

According to meteorologists, the long-term warming is likely to make the climate event of the past three years a preview of what is to come in future decades. Said one researcher: « This recent  warm-up is kind of going to be more typical of what conditions are going to be in the 2040s and 2050s. »

Source: Alaska Dispatch News.

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Victimes du réchauffement climatique: La glace et les loutres de mer.

(Photos: C. Grandpey)