Dernières nouvelles du Mauna Loa (Hawaii) // Latest news of Mauna Loa (Hawaii)

Dans sa dernière mise à jour publiée dans la matinée du 4 décembre 2022, le HVO indique que l’éruption au niveau de la Fracture n°3 sur la zone de rift nord-est du Mauna Loa se poursuit, mais lles nuages de cendres ne menacent plus le trafic aérien. Pour cette raison, le HVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne du ROUGE à l’ORANGE.
Le niveau d’alerte volcanique reste à WARNING (Danger), au vu des risques qui entourent la coulée de lave émis par la Fracture n°3. La lave se déplace lentement vers le nord en direction de la Saddle Road. Les coulées s’étalent et s’épaississent à mesure qu’elles avancent sur un sol plus plat. Toutefois, les fronts de coulées peuvent s’éventrer soudainement et envoyer la lave dans plusieurs directions. La pluie sur la lave crée de la vapeur et réduit la visibilité. Il est conseillé aux personnes qui visitent la zone d’observation de rester à proximité des véhicules et de ne pas essayer de s’approcher des coulées qui sont encore loin du site d’observation. .
Source : HVO.

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In its latest update released on the morning of December 4th, 2022, HVO indicates that the eruption from fissure 3 on the Northeast Rift Zone of Mauna Loa continues, but the threat to aviation of significant volcanic ash emission into the atmosphere has passed. For this reason, HVO is reducing the aviation color code from RED to ORANGE.

The volcano alert level remains at WARNING, reflecting the ongoing hazards of the fissure 3 lava flow. Lava flows are slowly moving north toward Saddle Road and are spreading out and thickening as they advance over flatter ground. The fronts of lava flows can break open unexpectedly, sending flows in several directions. Rain on lava creates steam and reduces visibility. If visiting the County of Hawai’i public viewing area, remain with your vehicle and do not approach the flows.

Source: HVO

Alertes volcaniques // Volcanic alerts

drapeau francaisAprès avoir élevé, il y a quelques jours, le niveau d’alerte du Mauna Loa de « Normal » à « Advisory » (surveillance étroite recommandée) et fait passer la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune, l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO) explique dans un article la signification des niveaux d’alerte volcanique et des codes couleurs pour l’aviation, et comment le HVO décide de les modifier.
Le système de codes couleurs pour l’avion a ses racines en Alaska. Au cours de l’éruption du Redoubt en 1989-1990, l’Alaska Volcano Observatory (AVO) a décrété que les compagnies aériennes avaient besoin d’un moyen rapide pour comprendre les menaces liées à un volcan en activité, voire en éruption. Pour cela, l’USGS a mis au point un schéma simple, avec quatre couleurs, semblables à celles des feux de circulation, pour transmettre le message. De cette façon, les pilotes ou les contrôleurs aériens n’avaient plus besoin de passer au crible les longues descriptions textuelles pour savoir si des avions pourraient voler à proximité ou sous le vent d’un volcan en éruption: GREEN signifiait qu’il n’y avait aucun problème particulier. JAUNE signifiait que le volcan montrait des signes d’activité et qu’il fallait être vigilant. ORANGE signifiait qu’il fallait faire très attention car la situation pouvait évoluer très rapidement, ou que la cendre volcanique pouvait atteindre environ 7.500 mètres d’altitude. RED signifiait qu’il y avait un réel danger et qu’il faudrait peut-être rediriger ou annuler le vol.
Pendant un certain temps, ce système de codes couleurs a été utilisé en l’Alaska où chaque année une ou deux éruptions envoient de la cendre potentiellement dangereuse sur les itinéraires des vols commerciaux à travers le Pacifique.
Ensuite, en 2006, les cinq observatoires volcanologiques gérés par l’USGS ont adopté un système unique d’alerte volcanique à travers les Etats Unis. Dans le cadre de cette approche unifiée, l’USGS a ajouté les conditions NORMAL, ADVISORY (surveillance accrue), WATCH (Vigilance), et WARNING (Alerte) afin de faire connaître le niveau de danger aux personnes et aux infrastructures sur le terrain. Les termes utilisés ont été choisis en partie pour faire écho à ceux utilisés par le National Weather Service (Service Météorologique) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) pour les fortes tempêtes et les inondations. Le plus souvent, le niveau d’alerte volcanique et le code couleur pour l’aviation vont de pair.
L’affectation des niveaux d’alerte et des codes couleurs suppose que les observatoires identifient parfaitement le niveau d’activité d’un volcan, depuis les périodes calmes jusqu’aux épisodes éruptifs. Cela exige aussi que le volcan soit surveillé 24 heures sur 24 avec des sismomètres, des caméras, des satellites et d’autres instruments capables de détecter les signes de mouvements du magma dans les profondeurs, ou de la lave et de la cendre en surface pendant une éruption. Avec une telle infrastructure, les observatoires peuvent, au fil du temps, définir un niveau de base de l’activité typique qui sera appelé « NORMAL » et correspondra à la couleur Verte / GREEN, de sorte qu’une modification du niveau de base pourra être associée à des termes comme YELLOW et ADVISORY.
Source: USGS / HVO.

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drapeau anglaisAfter elevating the alert level for Mauna Loa from Normal to Advisory and the aviation colour code from Green to Yellow, the USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the meaning of these Volcano Alert Levels and Aviation Color Codes, and how HVO decides to change them.
The USGS Aviation Color Code system has roots in Alaska. During the 1989-90 eruption of Redoubt Volcano, the Alaska Volcano Observatory (AVO) determined that airlines needed a quick way of understanding threats posed by a restless or erupting volcano. So, USGS developed a simple, four-color scheme similar to a traffic light to convey the message. In this way, pilots or air traffic controllers would not need to sift through long text descriptions to evaluate their risk of flying near or downwind of a volcano: GREEN meant all clear; YELLOW meant the volcano is restless, be aware; ORANGE meant pay very close attention, the situation may be escalating or there may be volcanic ash up to about 7,500 metres above sea level; and RED meant danger, you may need to reroute or cancel the flight.
For a number of years, this colour code system was only used in Alaska where each year one or two eruptions send potentially dangerous ash into trans-Pacific jet flight routes.
Then, in 2006, the USGS five volcano observatories adopted a single system of communicating volcanic threats across the nation. As part of this unified approach, USGS added the terms NORMAL, ADVISORY, WATCH, and WARNING to reflect the danger primarily to people and infrastructure on the ground. These Volcano Alert Level terms were chosen in part to mirror those used by NOAA’s National Weather Service for severe storms and flood. Most often, the Volcano Alert Level and Aviation Colour Codes terms move together.
Assigning alert levels and colour codes requires that observatories can measure the activity level of a volcano—from quiet to full-scale eruption. This, in turn, requires that the volcano be monitored around the clock with seismometers, cameras, satellites, and other instruments that can detect signs of magma moving underground or lava and ash actively erupting. With such infrastructure in place, observatories can, over time, define a background state of typical activity (NORMAL/GREEN) so that sustained departures from background are caught in the act (YELLOW/ADVISORY).
Source: USGS / HVO.

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Source: USGS

Un nouveau système d’alerte volcanique pour la Nouvelle Zélande // A new volcanic alert system for New Zealand

drapeau francaisLe système d’alerte volcanique utilisé par GNS Science et GeoNet pour donner des informations sur l’activité volcanique en Nouvelle-Zélande va changer le 1er juillet 2014. Le système à six niveaux sera modifié pour mieux répondre aux besoins des utilisateurs.
Avec cette réforme, il n’y aura plus qu’un seul système d’alerte pour tous les volcans de Nouvelle-Zélande (au lieu de deux jusqu’à présent). Il y aura également une restructuration du système avec un niveau supplémentaire pour l’«activité volcanique modérée à élevée» (au lieu d’un seul niveau pour toutes les types d’activité volcanique). De plus, on trouvera des informations sur les risques pour chaque niveau d’activité. Avec le nouveau système, le nombre de niveaux  reste inchangé et varie de 0 (pas d’activité volcanique) à 5 (éruption volcanique majeure). Aucun changement n’a été apporté au système international l’alerte pour l’aviation.
Un système d’alerte volcanique avait été mis au point avant l’éruption du Ruapehu en 1995 et il est en vigueur depuis cette date. Il a été utilisé pour les éruptions du Ruapehu, de White Island, de Raoul Island et du Tongariro. Ce système a été révisé entre 2010 et 2014 dans le cadre d’un projet de recherche qui s’est efforcé d’améliorer la communication des informations sur l’activité volcanique. On s’est alors rendu compte que le système était trop complexe et que l’évolution de la surveillance volcanique au cours des 20 dernières années permettait de l’améliorer. Des solutions visant à rendre le système plus compréhensible ont été identifiées au cours du processus de révision et cela a conduit à l’élaboration d’un nouveau système d’alerte volcanique.
Vous trouverez d’autres informations sur ce nouveau système d’alerte volcanique en visitant le GeoNet website.  Pour mieux connaître les risques volcaniques, visitez le site GNS Science. Pour savoir ce qu’il faut faire avant, pendant et après l’activité volcanique, visitez Get Ready Get Thru

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drapeau anglaisThe Volcanic Alert Level system, used by GNS Science and GeoNet to communicate volcanic activity in New Zealand, will be changing on 1 July 2014. The six-stage system is changing to better meet the needs of users.

Changes in the new Volcanic Alert Level (VAL) system include having just one system for all volcanoes in New Zealand (previously there were two), restructuring the system so that there is an additional level for ‘moderate to heightened volcanic unrest’ (instead of just one level for all volcanic unrest), and adding in information about the most likely hazards that will be seen for each level of volcanic activity. The number of levels in the new system remains unchanged, and ranges from 0 (no volcanic unrest) to 5 (major volcanic eruption). No changes have been made to the international Aviation Colour Code system.

A Volcanic Alert Level system was first developed before the Ruapehu eruptions in 1995, and the same system has been used ever since. The Volcanic Alert Level has been used for eruptions at Ruapehu, White Island, Raoul Island and Tongariro. That system was reviewed between 2010 and 2014 as part of a research project that looked at improving the communication of information about volcanic activity. This research found that the system was perceived to be too complex, and that developments in volcano monitoring over the past 20 years have created an opportunity to improve the system. Ways to make the system more understandable and useful were identified during the revision process, leading to the development of the ‘new’ Volcanic Alert Level system.

To find out more information on the new Volcanic Alert Level system, visit the GeoNet website. To learn about volcanic hazards visit GNS Science, and to find out what to do before, during and after volcanic activity, visit Get Ready Get Thru.

Ruapehu-blog

Le Ruapehu est l’un des volcans les plus actifs de Nouvelle Zélande  (Photo:  C. Grandpey)