Le tourisme de masse en Islande (suite) // Mass tourism in Iceland (continued)

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans une note précédente, l’Islande est devenue une victime du tourisme de masse et de tous les problèmes que le phénomène peut entraîner.
Ainsi, le nombre croissant de touristes en Islande a entraîné un fort développement des bed & breakfast et des locations à court terme par les biais des agences immobilières. Toutefois, l’Association Islandaise des Propriétaires a reçu de nombreuses plaintes et requêtes concernant les désagréments causés par la location à des touristes d’appartements dans les immeubles d’habitation.
En outre, l’augmentation des prix de l’immobilier et des locations dans le centre de Reykjavík ainsi que dans la périphérie est directement liée à la location d’appartements à des touristes pour de courtes périodes.

Un autre problème causé par l’afflux de touristes concerne les bateaux de croisière qui n’hésitent pas à utiliser les embarcations de sauvetage des navires pour organiser des excursions à l’attention de leurs passagers, y compris dans des réserves naturelles. Ces initiatives sont particulièrement inquiétantes car il n’y a pas à bord des navires de guides islandais possédant une bonne connaissance de la région. De plus, les accostages présentent des risques dans certains secteurs.
Les navires de croisière ont mauvaise presse en Islande ces derniers temps. Au début de la semaine dernière semaine, il a été signalé qu’un navire de croisière est resté amarré pendant 24 heures et a émis dans l’atmosphère la même quantité d’azote que 10 000 voitures.

Un autre signe certain de l’augmentation du nombre de touristes en Islande est la construction d’une plate-forme d’observation en béton sur le site d’Ofaerufoss, la chute d’eau bien connue de la faille Eldgjá.
Le béton a été transporté par hélicoptère vers la cascade le week-end dernier. La construction devait commencer plus tôt cet été mais on s’est aperçu que le terrain n’était pas assez stable. La plate-forme devrait être achevée d’ici la fin de l’été.
Avec quarante kilomètres de longueur, Eldgjá (la gorge de feu) atteint jusqu’à 200 mètres de profondeur et 600 mètres de largeur. Elle appartient probablement au même système volcanique que le Katla.
On observait autrefois une superbe arche au-dessus de la chute d’eau, mais elle s’est effondrée en 1993.

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drapeau anglaisAs I put it in a previous note, Iceland has become a victim of mass tourism and all the problems it may cause.

The increasing number of tourists in Iceland has prompted the growing popularity of bed & breakfasts and short-term rentals by real estate companies. However, the Homeowner’s Association has received multiple complaints and inquiries in regards to the renting of apartments in apartment complexes to tourists.

Besides, increasing real estate and rental prices in the centre of Reykjavík, as well as in nearby neighbourhoods are directly caused by short-term rental to tourists.

Another problem caused by the afflux of tourists lies with the cruise ships that do not hesitate to use the vessels’ rescue boats to take passengers on sightseeing trips, including to nature reserves. The actions are considered particularly worrisome as it is thought that there are no Icelanders with the proper knowledge of the area, or other guides, on board. Landings are dangerous in some places.

Cruise ships have been getting some bad press in Iceland in recent days. Early last week, it was reported that one cruise ship docked for 24 hours emits the same amount of nitrogen into the atmosphere as 10,000 cars.

A sure sign of the increase in the number of tourists in Iceland is the building of a concrete viewing platform by Ófærufoss, the well-known waterfall in Eldgjá canyon.

The concrete was moved by helicopter to the waterfall last weekend after it turned out when construction was set to begin earlier this summer that the rock wasn’t stable enough. The platform is scheduled to be completed by the end of the summer.

Forty kilometres long, Eldgjá is up to 200 metres deep and 600 metres wide. It is believed to belong to the same volcanic system as Katla.

A nice arch used to stand above the waterfall but it collapsed in 1993.

Ofarafoss-blog

Le site d’Ofaerufoss en 1990.  (Photo:  C.  Grandpey)

Hawaii en alerte ouragan // Hurricane warning at Hawaii

drapeau francaisLes Hawaïens le savent: Août est le mois du mauvais temps, des tempêtes et des ouragans. C’est encore vrai cette année, avec deux tempêtes sur ​​le point de frapper l’archipel et surtout la Grande Ile. En conséquence, les autorités ont décidé de fermer les écoles et structures officielles telles que les parcs nationaux. Certains d’entre eux comme le Parc National de l’Haleakala (Maui) ou le Parc National des Volcans d’Hawaï ont prévu de fermer complètement ou partiellement à partir de mercredi, jour où les ouragans Iselle et Julio vont s’approcher des îles.
Sur la Grande Ile, le Parc National des Volcans d’Hawaï restera ouvert, mais les responsables du parc ont fermé toutes les zones hors des sentiers battus ainsi que certaines routes. La Grande Ile a été placée en alerte ouragan mercredi en fin de matinée.
Les zones suivantes sont fermées à partir de 18 heures mercredi: La Chain of the Craters Road, depuis le parking de Devastation Trail jusqu’à la côte; toutes les zones hors des sentiers battus, y compris le Mauna Loa; la Mauna Loa Road; toutes les zones et les sentiers côtiers; les campings de Kulanaokuaiki et Napau, ainsi que les terrains de Namakanipaio.
Sur Maui, le sommet de l’Haleakala et la zone de Kipahulu fermeront à 15 heures jeudi, en prévision de vents violents et de fortes pluies. Le parc ne sera pas ouvert pour le lever du soleil vendredi matin, et les responsables du parc décideront de rouvrir le parc vendredi si la sécurité le permet. Les responsables du parc ont indiqué aux randonneurs qu’ils devront quitter le parc avant 15 heures jeudi après-midi. En prévision de l’ouragan Julio, aucun permis de camping ne sera délivré pour le week-end.

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drapeau anglaisHawaiians know it : August is the month of bad weather, storms and hurricanes. This is still true this year as two storms are about to hit the archipelago and above all Hawaii Big Island. As a consequence, authorities have decided to close schools and official structures such as national parks. Some of them like Haleakala National Park (Maui) or Hawaii Volcanoes National Park have planned to shut down completely, or partially, starting Wednesday as Hurricanes Iselle and Julio approached the Islands.

On the Big Island, Hawaii Volcanoes National Park will remain open, but park officials are closing all backcountry areas and some roads. The Big Island was placed under a hurricane warning late Wednesday morning.

The following areas will be closed as of 6 p.m. Wednesday: Chain of Craters Road, from Devastation Trail parking lot to the coast; all backcountry areas, including Mauna Loa; Mauna Loa Road ; all coastal areas and trails; Kulanaokuaiki campsite, Napau campsite; and Namakanipaio campgrounds.

On Maui, the summit and Kipahulu districts of Haleakala National Park will close at 3 p.m. Thursday in anticipation of heavy winds and rains. The park will not open for sunrise viewing on Friday morning, and park managers will decide to re-open the park on Friday if it is safe to do so. Park officials notified backcountry hikers that they will need to leave the park by 3 p.m. on Thursday afternoon. In anticipation of Hurricane Julio, no camping permits will be issued through the weekend.

Les sabres d’argent de l’Haleakala (Ile de Maui / Hawaii) // The silverswords of Haleakala volcano (Hawaii)

drapeau francaisCes derniers jours la presse hawaiienne fait part à ses lecteurs d’un événement naturel assez exceptionnel sur ​​le volcan Haleakala, sur l’île de Maui. En effet, cette semaine, un nombre inhabituel de silverswords – autrement dit les célèbres sabres d’argent – fleurissent simultanément.
Bien que les sabres d’argent puissent vivre jusqu’à 90 ans, ils ne fleurissent une fois, de sorte que la floraison actuelle est un événement rare. Le National Park Service dit que c’est l’une des meilleures années en matière de fleurs sur l’Haleakala.
Le silversword de l’Haleakala, également connu sous le nom de ahinahina (« gris » en hawaïen), est une plante qui pousse avec ou sans fleurs. Tendant la plus grande partie de sa vie, elle ressemble à un bouquet d’épées, avec des feuilles pointues à la couleur argentée, de plus en plus denses en s’approchant du sol. Quand la plante arrive à maturité, ce qui peut se produire à tout moment entre trois et 90 ans, elle dresse une longue tige couverte de centaines de fleurs pourpres. Quand les fleurs se dessèchent, le sabre d’argent sèche à son tour et il meurt en laissant plusieurs milliers de graines se disperser avec le vent et prendre racine ailleurs.
Les visiteurs du Parc National de Haleakala sont invités à rester sur les sentiers, en particulier à proximité des silverswords en fleurs. Comme ils ne fleurissent et ne produisent des graines qu’une seule fois dans leur vie, il est essentiel de leur laisser de l’espace afin que leurs graines puissent se développer librement.
Les articles indiquent que le sabre d’argent est une plante endémique qui se trouve uniquement dans le Parc National, sur les pentes de l’Haleakala. C’est vrai,  en sachant que de plus en plus de silverswords peuvent maintenant être vus sur les pentes du Mauna Kea, à proximité du Visitor Center, sur la Grande Ile d’Hawaii, où de nouvelles plantations sont effectuées chaque année afin de perpétuer l’espèce.

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drapeau anglaisThe Hawaiian newspapers these days are informing their readers that a natural event is currently occurring on Haleakala volcano, on the island of Maui. Indeed, this week, unusually high numbers of silverswords are blooming simultaneously.
Although silverswords can live for as long as 90 years, they only flower once, making the recent bloom of multiple plants a rare event. The National Park Service says this is one of the best years they’ve seen for flowers on Haleakala.

The Haleakala silversword, also known as ahinahina (“gray” in Hawaiian), is a plant which grows with or without flowers. For most of its life, it resembles a bouquet of swords, with silver, spikey leaves growing densely at ground level. As the plant reaches maturation, which can occur anytime within three to 90 years, it sends out a long, flowering stalk covered in hundreds of purple flowers. After the flowers dry out, the silversword also dries out and dies, leaving several thousand seeds to scatter in the wind and take root elsewhere.
Visitors to Haleakala National Park are encouraged to stay on the trails, especially near any flowering silverswords. Since they only flower and produce seeds once in their lifetimes, it is critical to give the plants room so their seeds can grow unobstructed.

The articles indicate that the silversword is an endemic plant only found within the National Park on the slopes of Haleakala. This is partly true as silverswords can now be seen growing on the slopes of Mauna Kea, near the Visitor Center, on Hawaii Big Island where more and more plants are planted every year.

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(Photos:  C.  Grandpey)

Islande, Askja et tourisme de masse

drapeau francaisLes scientifiques islandais déconseillent fortement aux visiteurs de s’approcher de l’Öskjuvatn où un spectaculaire éboulement a provoqué des raz de marée en début de semaine dernière. Ils souhaitent que l’accès au secteur du lac reste interdit pendant tout l’été.
La situation n’est pas jugée suffisamment sûre et les scientifiques rappellent aux touristes qu’il suffit d’une minute pour qu’une vague vienne frapper la berge. Si cela devait se produire, il serait trop tard pour que les gens au bord du lac puissent s’échapper. Il est heureux que le glissement de terrain se soit produit aux alentours de minuit et qu’il n’y ait eu personne au bord du lac à ce moment-là.
Lors d’une réunion mardi, les autorités ont décidé de poursuivre les travaux d’examen de la région : l’étude du fond du lac, la mesure de la température des matériaux produits par l’éboulement et l’examen de toutes les fissures dans la montagne pour s’assurer que rien n’a bougé et n’est susceptible de déclencher de nouvelles chutes de pierres.
Comme mentionné précédemment, un pan de terrain d’environ un kilomètre de large s’est détaché de la montagne la semaine dernière. Plusieurs raz de marée de 50 mètres de hauteur se sont écrasés sur les rochers autour du lac pendant la nuit. Selon les estimations, 50 à 60 millions de mètres cubes de terre sont arrivés au bas de la montagne.

Ces nouvelles viennent au moment où les autorités touristiques pensent que « le tourisme de l’Islande connaît une croissance trop rapide ». En effet, au cours des six premiers mois de 2014, 402 000 touristes ont atterri à Keflavík, soit 90 000 de plus qu’à la même période l’an dernier.
Le Directeur de l’Office du Tourisme Islandais pense que cet accroissement est trop rapide et que l’Islande n’est plus en mesure de répondre aux exigences que suppose cette augmentation.
Une solution pourrait être de limiter le nombre de touristes présents sur ​​un site touristique à un moment donné. Pour cela, il serait nécessaire de savoir à quel moment le site atteint sa pleine capacité.
Une autre solution pourrait être de mettre en place un système de réservations où les gens choisissent un horaire pour visiter un site naturel comme cela se fait dans le Grand Canyon. La mesure ne s’applique pas à l’ensemble du Grand Canyon, mais à des sites spécifiques que les gens réservent à l’avance.
L’année dernière, le tourisme a été l’un des secteurs les plus importants de l’économie islandaise, à la fois financièrement et du point de vue de l’emploi. Un gros travail devra être fait pour faire face à l’augmentation du nombre de visiteurs.

Quoi qu’il en soit, l’Islande n’est plus le have de paix et de Nature que je m’attendais à trouver quand je débarquais à l’aéroport de Keflavik. Comme beaucoup d’autres endroits du monde, l’Islande est victime du tourisme de masse. Savoir que je devrai payer pour admirer les geysers, sources chaudes et marmites de boue me dissuade de prendre l’avion à destination de Reykjavik!

Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisIcelandic scientists advise people against walking down to Öskjuvatn where a massive rockfall caused high tidal waves early last week. They want the lake to remain off limits throughout the summer.

The situation is not considered safe enough and the scientists remind visitors that it only takes one minute for a tidal wave to hit and should one be set off, it would be too late for people at the lakeside to escape. It was fortunate the landslide occurred around midnight, meaning that there was no one down by the lake at the time.

During a meeting on Tuesday, authorities decided to continue research in the area, such as studying the lake floor, measuring the temperature of the rockfall material and registering all cracks in the mountain to make sure they haven’t moved and possibly set off further rockfalls.

As mentioned before, a roughly one-kilometre wide piece of land fell from a mountain near Askja last week. Several 50-metre tidal waves crashed on the rocks around the lake during the night. According to estimates, 50 to 60 million cubic metres of land fell down the mountain.

The news comes at the moment when tourist authorities think that “Iceland’s tourism is growing too quickly”. Indeed, in the first 6 months of 2014, 402.000 tourists came through Keflavík airport, 90.000 more than in the same period last year.

The Director General of the Icelandic Tourist Board thinks that there has been too rapid an increase in tourists and that Iceland is no longer able to meet the demands of this increase.

One measure to face this increase could be to impose limits on how many tourists should be present at a natural tourist site at any given time. For that, it would be necessary to know at what point a tourist site reaches full capacity.

Another solution might be a reservation system, where people schedule a time to see a natural site like they do in the Grand Canyon. It’s not applicable to the whole of the Grand Canyon but to select sites where people book ahead of time.

Last year, tourism was one of the most important sectors in Iceland, both financially and from an employment perspective. A lot of work will need to be done to face the growing numbers of visitors. Anyway, Iceland is no longer the quiet natural refuge I expected to find when I landed at Keflavik airport. Like many other places of the world, Iceland has become a victim of mass tourism! Hearing that I would have to pay to look at the geysers, hot springs and mud pots dissuades me from flying to Reykjavik!

Source: Iceland Review.

Askja-blog

Oskjuvatn et Viti dans la caldeira de l’Askja  (Photo:  C. Grandpey)