La Fête des Mères sur le Mont St Helens // Mother’s Day on Mount St Helens

drapeau francaisLe week-end de la Fête des Mères est un événement particulier sur le Mont St Helens. Les randonneurs honorent traditionnellement les mamans par une randonnée sur le volcan. C’est aussi le dernier week-end de montée hivernale, avant que le Forest Service limite à 100 le nombre quotidien de permis d’accès au sommet. Cette année, un nombre record de 971 permis a été délivré. Le record précédent (667) atteint l’an dernier a été largement dépassé. La plupart des grimpeurs portaient des robes factices, une tradition qui remonte à plusieurs décennies.
La météo clémente a attiré cette foule de randonneurs au lever du jour pour une balade de 20 km aller-retour que la plupart ont effectué en 7 – 10 heures de temps. Beaucoup ont fait la montée et la descente à pied, mais certains ont dévalé la pente sur leurs skis ou leurs snowboards.
Du 15 mai au 31 Octobre, 100 permis seulement sont vendus chaque jour pour escalader le Mont St. Helens et de nombreux week-ends d’été sont déjà complets. Les permis pour la saison 2014 sont en vente sur le site du Mount St. Helens Institute.

Le 18 mai marquera le 34ème anniversaire de l’éruption du Mont St. Helens. Je publierai une note spéciale à propos de cet événement.

Source: Presse américaine.

———————————————-

drapeau anglaisMother’s Day weekend is a special event on Mount St Helens. Trekkers traditionally honour mom by hiking up the volcano. It’s also the last weekend of ‘winter’ climbing conditions before the Forest Service daily limit of 100 permits goes into effect. This year, a record 971 permits to climb Mount St. Helens were purchased. Last year’s previous record of 667 permits was easily surpassed. Most climbers wore dresses, a tradition dating back several decades.

The sunny forecast drew record numbers of dress-wearing mountaineers at daybreak for the 20-km round-trip trek, which took most from 7 to 10 hours. Most hiked up and down but some packed skis or snowboards for the descent from the summit.

From May 15th through October 31st, there is a limit of 100 permits per day to climb Mount St. Helens, and many summer weekends are already sold out. Permits for the 2014 season are on sale at the Mount St. Helens Institute website.

May 18th will mark the 34th anniversary of the eruption of Mount St. Helens. I will publish a special note about this event.

Source: American newspapers.

St-Helens-sud-blog

Versant sud du St Helens, voie traditionnelle d’accès au sommet  (Photo:  C. Grandpey)

Le Paricutin (Mexique) à l’école!

Qui n’a jamais entendu l’histoire de Dionisio Pulido, ce brave paysan mexicain qui, le 20 février 1943, voit de ses propres yeux, un volcan naître dans le champ qu’il est en train de cultiver ? C’est essentiellement cette anecdote qui reste attachée à l’éruption du Paricutin entre 1943 et 1952, et la photo du clocher de l’église de San Juan Parangaricutirimícuaro émergeant du champ de lave fait encore de nos jours le bonheur des agences touristiques. .

L’éruption a inspiré un instituteur avec pour résultat un petit film d’animation très drôle réalisé par les élèves de cycle 3 de l’école de Marchastel, petit village du Massif Central.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=b2qXbO_WivU

L’éruption du Paricutin n’a pas laissé la région indemne. Si la plupart des récits s’attardent sur la naissance spectaculaire du volcan, ils oublient de mentionner qu’un millier de personnes ont perdu la vie. En effet, le volcan a connu des épisodes d’activité strombolienne, mais aussi vulcanienne à partir de 1949, avec des séquences explosives extrêmement violentes. Par ailleurs, le fils de l’un des paysans qui a assisté aux premiers soubresauts du Paricutin fait remarquer que d’autres morts sont liées indirectement à l’éruption. Plusieurs personnes ont été frappées par la foudre au cours des nombreux orages qui se sont produits pendant et après l’éruption. D’autres villageois ont été victimes de problèmes respiratoires causés par la cendre du volcan.

Source : Killer Volcanoes (voir colonne de gauche de ce blog).

Paricutin-1943

L’éruption du Paricutin en 1943  (Source:  Wikipedia)

Montserrat, Jamy, etc.

Comme on a pu s’en rendre compte mercredi dernier au cours de l’émission « Des volcans et des hommes » avec Jamy Gourmaud, le volcan Soufriere Hills à Montserrat est calme en ce moment, ce qui est confirmé par les derniers rapports de l’Observatoire. Ces dernières semaines, on observait en moyenne un éboulement et un événement sismique volcano-tectonique par semaine, ce qui est vraiment peu. Les derniers relevés d’émissions de SO2 révélent une moyenne de 554 tonnes par jour avec un écart de 274 – 1198 tonnes.

Pour le reste, beaucoup on été déçus par ce premier épisode du Monde de Jamy consacré aux volcans d’Hawaii, des Antilles, de Campanie et d’Ethiopie.  Il est vrai que la qualité pédagogique était bien moins évidente que pendant la défunte émission « C’est pas soucier ». On reste certes dans le domaine de la vulgarisation, mais les pizzas napolitaines semblent superflues ! Il aurait été plus judicieux de montrer les colonnes du temple de Serapis à Pouzzoles (entrevu l’espace de quelques secondes) pour illustrer le bradyséisme mentionné par le scientifique de service.

S’agissant d’Hawaii, puisque de superbes images étaient annoncées par la presse, j’aurais aimé admirer une séquence consacrée au lac de lave de l’Halema’uma’u. Peut-être la météo était-elle trop pourrie pour réaliser de bonnes prises de vues ? Jamy n’a vraiment pas été gâté par le ciel! N’aurait-il pas pu différer de quelques heures le survol du Pu’uO’o ? A côté de cela, les images des coulées étaient très belles, de même que les vues de Dallol en Ethiopie.

Je m’attendais à une fin d’émission en apothéose avec le lac de lave de l’Erta Ale. Quelle déception ! Les vues de nuit étaient indignes d’une émission diffusée en première partie de soirée. Pourquoi avoir utilisé un caméscope amateur dont on sait que petit capteur est incapable de restituer les belles couleurs de la lave pendant la nuit ? Le blanc et le rouge framboise n’ont rien à voir avec la réalité !! On est loin des images de Ushuaia Nature (émission abandonnée elle aussi, car trop coûteuse) qui restent pour moi une référence dans ce domaine.

L’émission a le mérite d’exister mais je pense que le style doit être modifié si Le Monde de Jamy ne veut pas se retrouver aux oubliettes…

Temple-Serapis-2

Coquillages sur une colonne du Temple de Serapis à Pouzzoles, bel exemple de bradyséisme.

(Photo:  C.  Grandpey)

L’Ol Doinyo Lengai (Tanzanie) bientôt un Géoparc de l’UNESCO // Ol Doinyo Lengai (Tanzania) set to be a UNESCO Geopark

drapeau francaisDepuis son lancement officiel en 2004, le réseau mondial des Géoparcs s’est agrandi et compte actuellement 100 membres dans 30 pays.

La Tanzanie est en passe de s’ajouter à cette liste car l’UNESCO vient de proposer que l’Ol Doinyo Lengai – la troisième plus haute montagne du pays après le Kilimandjaro et le Mont Meru – fasse partie du patrimoine géologique mondial. En tant que Géoparc, le volcan prendra plus de valeur dans les domaines du tourisme, de la conservation et de la géologie. Sa proximité avec le Parc du Ngorongoro sera un atout car ce dernier (déjà au patrimoine mondial de l’UNESCO) pourra aider les localités situées au pied du Lengai – Enkare Sero par exemple – à mettre davantage en valeur les abords de la « Montagne de Dieu ».

En tant que « géoparc », le Lengai attirera l’attention du monde sur le mode de gestion des catastrophes au sein des communautés locales. Elles pourront ainsi prendre en compte les changements climatiques du passé et servir d’indicateurs sur les modifications climatiques actuelles ; elles pourront aussi adopter la meilleure approche possible en matière d’énergies renouvelables et de tourisme vert.

Dans le cadre du « géoparc », le développement du tourisme se fera de manière équitable, ce qui contribuera à améliorer le caractère géographique de la montagne et donnera un nouvel élan au Circuit Nord de la Tanzanie (N’Gorongoro, Serengereti, Manyara, etc) qui reçoit déjà 90% des touristes qui visitent ce pays.

Source: Presse tanzanienne.

 ——————————————

drapeau anglaisSince its official launch in 2004, the Global Geoparks Network has expanded and currently includes 100 members in 30 countries.
Tanzania is poised to add to this list. Indeed, UNESCO has suggested that Ol Donyo Lengai – the third highest mountain in the country after Kilimanjaro and Mount Meru – should be part of the global geological heritage. As a Geopark, the volcano will get a higher value in the fields of tourism, conservation and geology. Its proximity to Ngorongoro be an asset as Ngorongoro (already UNESCO World Heritage) will help localities close to Lengai – Enkare Sero, for instance – to better manage the area around the « Mountain of God. »
As a « Geopark »,  Lengai will attract the world’s attention on disaster mitigation in local communities. These will have the opportunity to take into account the climate change of the past and serve as indicators of current climate changes ; they may also adopt the best possible approach to renewable energy sources and tourism.
The « Geopark » encourages the development of sustainable tourism, which will help to improve the geographical character of Ol Doinyo Lengai and give a new impetus to the Northern Circuit of Tanzania (Ngorongoro, Serengereti, Manyara, etc. ) which already gets 90% of tourists visiting the country.

Source: Tanzanian newspapers.

Voici le sommet du volcan lors de ma visite en décembre 2002 – janvier 2003. Il a beaucoup changé depuis!

Lengai-blog

Les belles coulées de carbonatite ont disparu et le sommet est percé par un gouffre béant.

Lengai-blog-02

Un séjour au Lengai permet aussi le parcourir le Rift…

Lengai-blog-03

 …et d’aller visiter le cratère du Ngorongoro, pas très loin de là.

Lengai-blog-04

(Photos:  C.  Grandpey)