Le Gole dell’Alcantara (Sicile / Italie)

drapeau-francaisVoici un documentaire comme je les aime ! Il a été réalisé par Antonio De Luca et nous fait voyager le long de l’Alcantara, l’un des principaux fleuves de Sicile et celui qui entretient probablement la relation la plus étroite avec l’Etna. En effet, son lit se fraye un chemin dans des coulées de lave préhistoriques aux caractéristiques géologiques uniques.
Au fil des images, nous découvrons comment se sont formées les magnifiques colonnes de basalte qui ornent les Gorges de l’Alcantara – Le Gole dell’Alcantara – l’un des endroits les plus spectaculaires de la Sicile. Le commentaire est en italien. Si vous comprenez la langue de Dante, Antonio De Luca vous fera pénétrer au coeur de l’histoire, de la géologie et des légendes qui entourent l’Alcantara.
Vous pourrez visionner le documentaire à cette adresse :
https://www.youtube.com/watch?v=pBBkdqIQ9VQ

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drapeau anglaisHere is a great documentary! It was directed by Antonio De Luca and leads us along the Alcantara, one of the main rivers in Sicily and one that probably has the closest relationship with Mount Etna. Indeed, the riverbed cuts its way across prehistoric lava flows with unique geological features.
Through the images, we discover the formation of the magnificent basalt columns that adorn the Alcantara Gorges – The Gole dell’Alcantara – one of the most spectacular places in Sicily. The comment is in Italian. If you understand the language of Dante, Antonio De Luca will take you into the heart of history, geology and legends surrounding Alcantara.
You can watch the documentary at:
https://www.youtube.com/watch?v=pBBkdqIQ9VQ

Alcantara 2

Gole dell’Alcantara (Photo: C. Grandpey)

Pas de drones dans les parcs nationaux aux Etats Unis // No drones in U.S. National Parks

drapeau-francaisLes visiteurs des parcs nationaux américains doivent savoir que l’utilisation des drones est strictement interdite. Un panneau a été apposé à l’entrée de chaque parc.
Un visiteur du Parc National des Volcans d’Hawaii vient d’apprendre que l’on ne plaisante pas avec la loi aux États-Unis. Cet habitant de Pahoa, qui avait fait voler un quadricoptère en avril dernier, a été reconnu coupable de ne pas avoir respecté les ordres d’un ranger d’un Parc National et a été condamné à payer une amende de 1000 $ (environ 890 €).
Dans la soirée du 25 avril 2015, l’habitant de Pahoa a fait voler un drone au-dessus de la foule qui s’était rassemblée sur la terrasse du Jaggar Museum pour admirer le lac de lave dans le cratère de l’Halemaumau (NDLR : En ce moment, le niveau du lac est trop bas pour qu’on puisse apercevoir la lave depuis la terrasse). Un ranger du Parc lui a ordonné de faire atterrir l’engin. L’homme a d’abord refusé, puis a finalement obéi au ranger qui a décidé de le placer en état d’arrestation, mais il a pris la fuite. Le ranger lui a ordonné d’arrêter, mais l’homme a refusé. Le ranger a alors utilisé son Taser pour l’appréhender et l’a mis en état d’arrestation.
Le juge a déclaré que le visiteur avait entendu et compris l’ordre du ranger, que l’ordre était légitime, et qu’il avait volontairement désobéi. Le juge a également estimé que le comportement du ranger, y compris l’utilisation du Taser, était « tout à fait justifié. »
En plus d’avoir à payer l’amende, le propriétaire du drone est interdit d’entrée dans le Parc pendant un an.
Plus que le fait d’avoir utilisé un drone, c’est le refus d’obéissance aux injonctions d’un dépositaire de l’ordre public qui a été sanctionné dans ce cas. Je n’ose imaginer une telle situation en France. Il est fort à parier que le policier aurait été mis en examen pour utilisation abusive d’une arme dans une situation qui ne le justifiait pas ! Le bon sens se trouve peut-être entre les deux rives de l’Atlantique… !
Source: Hawaii Tribune-Herald.

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drapeau anglaisVisitors to American National Parks should know that the use of drones is strictly forbidden. This sign has been posted at the entrance of each Park.
A visitor to Hawaii Volcanoes National Park has just learnt that the law is not to be trifled with in the United States. The Pahoa resident who flew a quadricopter drone last April was found guilty of violating a lawful order of a National Park Service ranger and sentenced to pay a $1,000 (about 890 €)fine.
On the evening of April 25th 2015, the visitor was flying a drone over a crowd gathered on the terrace of the Jaggar Museum to view the lava lake in Halema‘uma‘u crater. A park ranger ordered him to bring down the drone. The man initially refused, then eventually landed the drone. When he did, the ranger attempted to place him in custody but the man fled. The ranger ordered him to stop, but the man refused. The ranger then used his Taser to apprehend him and took him into custody.
The judge said the visitor had heard and understood the ranger’s order to stop, that the order was lawful, and that he wilfully disobeyed the order. The judge decided the ranger’s conduct, including deploying the Taser, was “entirely justified.”
In addition to having to pay the fine, the owner of the drone is banned from the park for one year.
Source : Hawaii Tribune Herald.

Drone

Panneau à l’entrée du Parc National de Yellowstone

(Photo: C. Grandpey)

Les volcans de la Grande Ile d’Hawaii // Big Island volcanoes

drapeau-francaisLe dernier article d’une série consacrée aux volcans hawaiiens et diffusée par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (le HVO) est consacré à la Grande Ile d’Hawaï qui est constituée de cinq principaux édifices. Du plus vieux au plus jeune, ce sont le Kohala, le Hualalai, le Mauna Kea, le Mauna Loa et le Kilauea.
Un sixième volcan est moins connu. Il a pour nom Mahukona et se trouve à quelques kilomètres au large de la côte nord-ouest de l’île. Ce volcan sous-marin est le plus ancien des édifices qui forment l’ensemble de la Grande Ile d’Hawaï. Sa dernière éruption remonte à environ 300 000 ans.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente (le 2 décembre 2015), le Kohala est entré en éruption il y a un peu plus d’un million d’années. La zone de rift SE de ce volcan se prolonge sous le Mauna Kea et continue au large vers l’Hilo Ridge. Le Kohala est couronné d’un bouclier de lave âgé de seulement 120 000 ans. Une réactivation du Kohala ne serait pas une aberration dans les années à venir, peut-être même dans des millions d’années, comme ce fut le cas sur les îles d’Oahu et Kauai.
Le Mauna Kea est légèrement plus jeune que le Kohala. Sa plus récente éruption s’est produite il y a environ 4.500 ans.
Le Hualalai doit être étroitement surveillé, car il est entré en éruption il y a seulement 215 ans (en 1801) et il se dresse au-dessus de nombreuses zones habitées le long de la côte de Kona.
Le Mauna Loa est le plus grand volcan actif sur Terre. Sa plus récente éruption a été observée en Mars 1984. Il entrera certainement de nouveau en éruption, et nous verrons probablement la prochaine de notre vivant. En ce moment, le volcan connaît une phase de gonflement sous la poussée du magma.
Le Kilauea montre une activité éruptive persistante. Il s’est souvent manifesté au cours des derniers siècles et émet de la lave de manière quasiment constante depuis 1983. L’histoire éruptive du Kilauea révèle que le volcan alterne les périodes d’activité explosive et celles dominées par des éruptions effusives.
Bien que ne faisant pas encore partie de l’île, un autre volcan sous-marin – Loihi – mérite d’être signalé. Il se trouve à une trentaine de kilomètres au large de la côte sud de l’île d’Hawaï et son sommet est à environ 990 mètres sous le niveau de la mer. La croissance vers le large du Kilauea et du Mauna Loa, parallèlement à celle du Loihi, pourrait finir par relier ces volcans au-dessus du niveau de la mer.

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drapeau anglaisThe latest of a series of articles by the Hawaiian Volcano Observatory is dedicated to the Island of Hawaii which is made up of five main volcanoes. From oldest to youngest, they are Kohala, Hualalai, Mauna Kea, Mauna Loa, and Kilauea.
Less well known is a sixth volcano – Mahukona – which is located just off the island’s northwest coastline. This submarine volcano is the oldest of the volcanoes that form the mass of Hawaii. It last erupted about 300,000 years ago.
As I put it in a previous post (December 2nd 2015), Kohala began erupting just over one million years ago. The SE rift zone of this volcano extends beneath Mauna Kea and continues as the offshore Hilo Ridge. Kohala is capped by a lava shield as young as about 120,000 years. Rejuvenated eruptions might occur in the future, perhaps even millions of years from now, as has occurred on the islands of Oahu and Kauai.
Mauna Kea is slightly younger than Kohala, with its most recent eruption around 4,500 years ago.
Hualalai is of more concern, because it erupted just 215 years ago (in 1801) and looms above numerous towns along the island’s Kona coast.
Mauna Loa is the largest active volcano on Earth. Its most recent eruption was in March 1984. It will certainly erupt again, and the odds are that many of us will live to see it. Even now, the volcano is inflating as magma accumulates beneath it.
Kilauea shows a persistent eruptive activity. The volcano has often erupted for the past several hundred years and has produced a nearly steady stream of lava since 1983.
Geologic investigations of Kilauea’s past reveal that the volcano alternates periods of explosive activity and others dominated by effusive eruptions.
Although not yet part of the island, another submarine volcano – Loihi – is worth mentioning. The volcano is currently 30 kilometres off the south coast of the Island of Hawaii and about 990 metres below sea level. Seaward growth of Kilauea and Mauna Loa, coupled with the growth of Loihi as the volcano matures, may eventually connect the volcanoes above sea level.

Mauna-Kea-vue-generale

Mauna Loa General

Vues du Mauna Kea et du Mauna Loa (Photos: C. Grandpey)

Islande, terre des elfes // Iceland, land of the elves

drapeau-francaisL’Islande est souvent associée au monde des elfes, comme c’est le cas avec d’autres régions de Scandinavie. Cependant, en Islande, la croyance au huldufólk, ou «peuple caché », est beaucoup plus forte. On peut trouver de nombreux exemples à travers le pays
Dans la petite ville de Kopavogur, au sud de Reykjavik, on remarque une rue qui fait une boucle et se rétrécit brusquement pour éviter une petite colline parsemée de rochers. L’écart de trajectoire semble stupide, mais les gens qui habitent ici vous diront que c’est parce que les elfes ont élu domicile dans ces rochers. Dans les années 1970, une entreprise de travaux publics a voulu déplacer la colline pour faire place à la rue, mais les équipements sont constamment tombés en panne. Certains habitants ont fait remarquer aux ouvriers que des elfes vivaient dans les rochers et étaient la cause des problèmes. La situation a fait la une des médias de l’époque. Des équipes de télévision sont venues sur place, mais leurs caméras ont cessé de fonctionner! Le travail a finalement été abandonné et la rue fait aujourd’hui une boucle autour de la colline.
Il y a beaucoup de cas semblables en Islande – des maisons avec des murs déformés, des allées rétrécies ou des routes qui soudain se partagent en deux – à cause de la présence du huldufólk. Des scènes comme celle de Kopavogur ne sont pas exceptionnelles. L’année dernière, la Cour Suprême islandaise a bloqué un projet routier, en partie afin de déterminer son impact sur les elfes. A cause du huldufólk, des constructions d’usines, de barrages et de centres commerciaux ont été modifiées pour protéger les elfes, ou différées pour leur donner le temps de se déplacer.
La controverse la plus récente a eu lieu lorsque des défenseurs des elfes et des écologistes ont décidé de bloquer un projet de route qui devait traverser un champ de lave dans la péninsule d’Alftanes. Les défenseurs des elfes prétendaient que la construction perturberait un rocher de 30 tonnes qui était censé être une église elfe. Les écologistes affirmaient que la route détruirait un champ de lave qui était un repère culturel important. La Cour Suprême est intervenue et a finalement ordonné aux entrepreneurs de déplacer le rocher-église avant que le travail puisse reprendre.
D’autres exemples pourraient être cités. Ainsi, un hôpital de Selfossi a annulé une expansion du bâtiment lorsqu’il a fallu déplacer un rocher. La procédure a entraîné des problèmes de communication dans tout l’hôpital. Des ouvriers qui ont tenté d’aplanir un monticule de terre qui posait un problème de visibilité sur une route près de Sjagafjordi en 1978 ont finalement renoncé après que les équipes de voirie aient constaté qu’il se passait « des choses étranges » dans leur l’équipement. L’année dernière, sur l’île de Heimaey, un médecin a essayé d’ajouter une terrasse à sa maison, mais son outillage n’a cessé de tomber en passe et il a annulé le projet.
Un jour, lors d’un voyage en bus à travers l’Islande, je fus surpris de voir le chauffeur s’arrêter pour aller déposer une pierre sur un cairn près de la route. Il m’a expliqué qu’il le faisait chaque fois qu’il passait à cet endroit afin d’obtenir la protection des elfes qui y vivent.
En Islande, le huldufólk n’est pas composé de ces minuscules êtres verts aux oreilles pointues qui apparaissent dans certaines cultures. Ici, ils sont en général décrits comme des êtres magnifiques, de taille similaire à l’homme, vêtus de vêtements à la fois démodés et colorés. La seule différence, c’est qu’ils restent invisibles à la plupart des gens. Une enquête menée en 2007 a révélé que 3% des Islandais affirmaient avoir rencontré des elfes personnellement, 8% indiquaient qu’ils croyaient aux elfes, et 54% ne niaient pas leur existence.
Pour de nombreux Islandais, la question n’est pas de savoir si les elfes existent. Ils font partie d’une histoire culturelle commune, et donc ils existent, que l’on croit ou non en eux.
Adapté de plusieurs articles parus dans des revues islandaises.

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drapeau anglaisIceland is often associated with the world of elves, as this is the case with other countries in Scandinavia. However, in Iceland, the belief in the the huldufolk, or « hidden people, » is much stronger. One can find many examples throughout the country
In the small city of Kopavogur, just south of Reykjavik, one notices a street that abruptly loops and narrows to avoid a small hill dotted with rocks. The diversion seems stupid, but anyone here will tell you that it is because elves live in those rocks. In the 1970s, road builders wanted to move the hill to make way for the street, but they had permanent equipment breakdowns. Some local people told them elves lived in the rock and were responsible for the problems. The mishaps became big news in the media. Television crews came to the place but their cameras wouldn’t work! Finally, the work was abandoned and the street looped around the hill.
There are many such spots in Iceland – houses with distorted walls, narrowed driveways, and roads suddenly split in two – all to accommodate the huldufolk. Scenes like the one in Kopavogur are by no means exceptional. Last year, the Iceland Supreme Court blocked a major highway project, partly to determine its impact on elves. Because of the huldufolk, construction of factories, dams, and shopping malls has been modified to protect elves or delayed to give them time to move.
The most recent controversy occurred when elf believers and environmentalists decided to block a highway project through a picturesque lava field in the Alftanes peninsula. Elf advocates claimed the construction would disturb a 30-ton boulder that was an elf church. Environmentalists said the work would destroy a lava field that was a culturally significant landmark. The Supreme Court intervened and ordered contractors to move the boulder-church away from the road before work could continue.
More examples could be mentioned. Thus, a hospital in Selfossi canceled an expansion when attempts to move a rock caused communications problems throughout the hospital. Workers who tried to flatten hill that was a blind spot on a road near Sjagafjordi in 1978 gave up after road crews reported strange things happening to the equipment. Last year on the island of Heimaey, a doctor tried to add a patio to his house, but the equipment kept malfunctioning and he cancelled the project.
One day, while travelling by bus across Iceland, I was surprised to see the driver stop to go and lay a stone on a cairn close to the road. He explained me he did it each time he was driving along the road so as to get the protection of the elves that live in the place.
Iceland’s huldufolk are not the tiny, green and pointy-eared figures that most cultures associate with the word “elf”. Rather, they are usually described as beautiful beings, similar in size to humans, clad in colourful, old-fashioned clothes. The only difference is that they are invisible to most of us. A 2007 survey found that 3% of Icelanders claimed to have had personal encounters with elves, 8% said they believed in elves, and 54% would not deny elves existed.
For many Icelanders, the question is not to know whether elves exist. They are a part of a shared cultural history, and therefore they exist, whether or not anyone believes in them.
Adapted from several articles in Icelandic magazines.

Cairn

Cairn signalant un lieu habité par les elfes le long de la piste F 35

(Photo: C. Grandpey)