Islande, terre des elfes // Iceland, land of the elves

drapeau-francaisL’Islande est souvent associée au monde des elfes, comme c’est le cas avec d’autres régions de Scandinavie. Cependant, en Islande, la croyance au huldufólk, ou «peuple caché », est beaucoup plus forte. On peut trouver de nombreux exemples à travers le pays
Dans la petite ville de Kopavogur, au sud de Reykjavik, on remarque une rue qui fait une boucle et se rétrécit brusquement pour éviter une petite colline parsemée de rochers. L’écart de trajectoire semble stupide, mais les gens qui habitent ici vous diront que c’est parce que les elfes ont élu domicile dans ces rochers. Dans les années 1970, une entreprise de travaux publics a voulu déplacer la colline pour faire place à la rue, mais les équipements sont constamment tombés en panne. Certains habitants ont fait remarquer aux ouvriers que des elfes vivaient dans les rochers et étaient la cause des problèmes. La situation a fait la une des médias de l’époque. Des équipes de télévision sont venues sur place, mais leurs caméras ont cessé de fonctionner! Le travail a finalement été abandonné et la rue fait aujourd’hui une boucle autour de la colline.
Il y a beaucoup de cas semblables en Islande – des maisons avec des murs déformés, des allées rétrécies ou des routes qui soudain se partagent en deux – à cause de la présence du huldufólk. Des scènes comme celle de Kopavogur ne sont pas exceptionnelles. L’année dernière, la Cour Suprême islandaise a bloqué un projet routier, en partie afin de déterminer son impact sur les elfes. A cause du huldufólk, des constructions d’usines, de barrages et de centres commerciaux ont été modifiées pour protéger les elfes, ou différées pour leur donner le temps de se déplacer.
La controverse la plus récente a eu lieu lorsque des défenseurs des elfes et des écologistes ont décidé de bloquer un projet de route qui devait traverser un champ de lave dans la péninsule d’Alftanes. Les défenseurs des elfes prétendaient que la construction perturberait un rocher de 30 tonnes qui était censé être une église elfe. Les écologistes affirmaient que la route détruirait un champ de lave qui était un repère culturel important. La Cour Suprême est intervenue et a finalement ordonné aux entrepreneurs de déplacer le rocher-église avant que le travail puisse reprendre.
D’autres exemples pourraient être cités. Ainsi, un hôpital de Selfossi a annulé une expansion du bâtiment lorsqu’il a fallu déplacer un rocher. La procédure a entraîné des problèmes de communication dans tout l’hôpital. Des ouvriers qui ont tenté d’aplanir un monticule de terre qui posait un problème de visibilité sur une route près de Sjagafjordi en 1978 ont finalement renoncé après que les équipes de voirie aient constaté qu’il se passait « des choses étranges » dans leur l’équipement. L’année dernière, sur l’île de Heimaey, un médecin a essayé d’ajouter une terrasse à sa maison, mais son outillage n’a cessé de tomber en passe et il a annulé le projet.
Un jour, lors d’un voyage en bus à travers l’Islande, je fus surpris de voir le chauffeur s’arrêter pour aller déposer une pierre sur un cairn près de la route. Il m’a expliqué qu’il le faisait chaque fois qu’il passait à cet endroit afin d’obtenir la protection des elfes qui y vivent.
En Islande, le huldufólk n’est pas composé de ces minuscules êtres verts aux oreilles pointues qui apparaissent dans certaines cultures. Ici, ils sont en général décrits comme des êtres magnifiques, de taille similaire à l’homme, vêtus de vêtements à la fois démodés et colorés. La seule différence, c’est qu’ils restent invisibles à la plupart des gens. Une enquête menée en 2007 a révélé que 3% des Islandais affirmaient avoir rencontré des elfes personnellement, 8% indiquaient qu’ils croyaient aux elfes, et 54% ne niaient pas leur existence.
Pour de nombreux Islandais, la question n’est pas de savoir si les elfes existent. Ils font partie d’une histoire culturelle commune, et donc ils existent, que l’on croit ou non en eux.
Adapté de plusieurs articles parus dans des revues islandaises.

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drapeau anglaisIceland is often associated with the world of elves, as this is the case with other countries in Scandinavia. However, in Iceland, the belief in the the huldufolk, or « hidden people, » is much stronger. One can find many examples throughout the country
In the small city of Kopavogur, just south of Reykjavik, one notices a street that abruptly loops and narrows to avoid a small hill dotted with rocks. The diversion seems stupid, but anyone here will tell you that it is because elves live in those rocks. In the 1970s, road builders wanted to move the hill to make way for the street, but they had permanent equipment breakdowns. Some local people told them elves lived in the rock and were responsible for the problems. The mishaps became big news in the media. Television crews came to the place but their cameras wouldn’t work! Finally, the work was abandoned and the street looped around the hill.
There are many such spots in Iceland – houses with distorted walls, narrowed driveways, and roads suddenly split in two – all to accommodate the huldufolk. Scenes like the one in Kopavogur are by no means exceptional. Last year, the Iceland Supreme Court blocked a major highway project, partly to determine its impact on elves. Because of the huldufolk, construction of factories, dams, and shopping malls has been modified to protect elves or delayed to give them time to move.
The most recent controversy occurred when elf believers and environmentalists decided to block a highway project through a picturesque lava field in the Alftanes peninsula. Elf advocates claimed the construction would disturb a 30-ton boulder that was an elf church. Environmentalists said the work would destroy a lava field that was a culturally significant landmark. The Supreme Court intervened and ordered contractors to move the boulder-church away from the road before work could continue.
More examples could be mentioned. Thus, a hospital in Selfossi canceled an expansion when attempts to move a rock caused communications problems throughout the hospital. Workers who tried to flatten hill that was a blind spot on a road near Sjagafjordi in 1978 gave up after road crews reported strange things happening to the equipment. Last year on the island of Heimaey, a doctor tried to add a patio to his house, but the equipment kept malfunctioning and he cancelled the project.
One day, while travelling by bus across Iceland, I was surprised to see the driver stop to go and lay a stone on a cairn close to the road. He explained me he did it each time he was driving along the road so as to get the protection of the elves that live in the place.
Iceland’s huldufolk are not the tiny, green and pointy-eared figures that most cultures associate with the word “elf”. Rather, they are usually described as beautiful beings, similar in size to humans, clad in colourful, old-fashioned clothes. The only difference is that they are invisible to most of us. A 2007 survey found that 3% of Icelanders claimed to have had personal encounters with elves, 8% said they believed in elves, and 54% would not deny elves existed.
For many Icelanders, the question is not to know whether elves exist. They are a part of a shared cultural history, and therefore they exist, whether or not anyone believes in them.
Adapted from several articles in Icelandic magazines.

Cairn

Cairn signalant un lieu habité par les elfes le long de la piste F 35

(Photo: C. Grandpey)

Dernières nouvelles du Bromo (Indonésie) // Latest news of Mt Bromo (Indonesia)

drapeau-francaisVoici les dernières nouvelles du Bromo que vient de m’envoyer Sylvain Chermette de l’agence 80 Jours Voyages (www.80joursvoyages.com):
Le volcan reste bien actif. Les sismographes montrent une activité continue avec des pics sismiques très réguliers. Un panache plutôt clair s’échappe du volcan en permanence avec une intensité variable. Des passages beaucoup plus chargés en cendres sont également observés plusieurs fois par jour.
La mer de sable reste fermée par l’observatoire volcanologique, mais l’utilisation de la piste qui rejoint les deux villages de part et d’autre semble tolérée par les autorités pour les habitants des villages. Le 22 janvier 2016 était un « jour sacré » et a vu une forte affluence de gens qui sont allé déposer des offrandes aux temples au pied du volcan. Certains ont même déblayé l’escalier et sont montés sur la lèvre pour donner leurs offrandes au volcan !!! D’après l’observatoire, les autorités du parc ont donné l’autorisation d’aller jusqu’au volcan malgré les recommandations des scientifiques et la fermeture officielle ! Le coté culturel prend parfois le dessus sur le scientifique…
Le 21 janvier au soir, il y avait eu une grosse augmentation de l’activité avec un panache très large et très chargé et de grosses retombées de cendres pendant près de deux heures. De plus au cours de ces derniers jours, des projections sont passées à plusieurs reprises au-dessus de la lèvre et ont atterri sur les pentes du cratère. Il n’y a toutefois pas vraiment de risque de projections sur la mer de sable. Toutefois, avec les pluies il y a beaucoup de crues ou de petits lahars qui rendent le terrain hostile !
Le Semeru reste aussi très actif avec des explosions très fréquentes et un panache important. Ces observations ont été confirmées par les scientifiques.

Information complémentaire au 23/01-10h30 (heure locale) : Depuis la nuit du 22 au 23/01 l’activité a considérablement changé. Le panache est en permanence très chargé en cendre avec une base plus importante (souvent la totalité du cratère).
Il n’y a plus de panache clair comme c’était le cas les derniers jours. Les gaz passent continuellement et violemment par dessus les crêtes et il serait aujourd’hui impensable de monter en haut du cratère comme l’ont fait certains « pèlerins » hier.
Le panache monte moins haut car il y a plus de vent et l’on voit les cendres retomber en pluie dans la caldeira et bien au delà !

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drapeau anglaisHere is the latest news of Bromo volcano that I received from Sylvain Chermette [Travel agency 80 Jours Voyages (www.80joursvoyages.com) ]:
The volcano remains active. Seismographs show a continuous activity with very regular seismic peaks. A light-coloured plume is steadily coming out of the volcano with varying intensity. However, the plume is heavily laden with ash several times a day.
The Sea of Sand remains closed by the volcano observatory, but the use of the track that links the two villages on either side seems to be tolerated by the authorities for the villagers. January 22nd, 2016 was a « sacred day » and saw a strong influx of people who brought offerings to the temples at the foot of the volcano. Some even cleared the stairs and climbed onto the rim so as to give their offerings to the volcano !!! According to the observatory, park authorities gave permission to go to the volcano despite the recommendations of the scientists and the official closure! The cultural side sometimes overtakes the scientific aspect …
On January 21st in the evening, there was a significant increase in volcanic activity with a very broad and ash-laden plume and much ashfall for almost two hours. Besides, in recent days, material was ejected several times beyond the rim of the volcano and landed on the crater slopes. However, there is no real risk to see them land on on the Sea of Sand. With the rains, there are many floods or small lahars so that the terrain becomes quite hostile !
Semeru also remains very active with very frequent explosions and a voluminous plume. These observations were confirmed by the scientists.

Bromo 2016 01

Bromo 2016 02

Bromo 2016 03

Photos: Sylvain Chermette, avec mes très sincères remerciements

Koko Crater (Oahu / Hawaii)

drapeau-francaisAu cours de ses dernières vacances d’hiver à Hawaii, le Président Obama s’est rendu sur la côte sud-est de l’île d’Oahu où il a escaladé le Koko Crater, un ancien cône de tuf volcanique qui dresse ses 368 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur une avancée de terre baptisée Koko Head. Pour l’escalader, il y a deux solutions : une facile et une autre plus sportive et aussi plus originale. Comme Obama a effectué l’ascension en famille, je suppose qu’il a emprunté le sentier qui prend l’édifice en écharpe avec une pente modérée. L’autre sentier est beaucoup plus raide. C’est la solution que j’ai adoptée lors de mon dernier séjour à Hawaii. Pour accéder au sommet, on emprunte un escalier de 1048 marches façonnées à l’aide des traverses d’une ancienne voie de chemin de fer qui, au cours de la seconde guerre mondiale, permettait d’acheminer du ravitaillement dans un bunker militaire construit dans le cratère qui abrite de nos jours un jardin de cactées. Prévoir de quoi boire pour l’ascension car il n’y a pas d’ombre et pas de buvette au sommet ! Du point culminant, la vue est superbe sur l’île d’Oahu et sur le Pacifique. En contrebas, on peut admirer Hanauma Bay, spot de snorkeling très populaire à Hawaii et également fréquenté par le Président des Etats-Unis. Personnellement, je préfère certains autres sites sur les côtes ouest et sud-est de Big Island qui, de surcroît, sont gratuits, alors qu’il faut débourser quelques dollars pour admirer les coraux et les poissons tropicaux de Hanauma Bay.
Koko Crater, également connu sous le nom de Kohelepelepe (« petites lèvres » en hawaiien) tire son nom d’une légende hawaiienne. Kapo, l’une des sœurs de Pele, la déesse des volcans, avait un « vagin volant » magique dont elle pouvait disposer à volonté. Un jour, Kamapua’a, le féroce dieu-porc essaya de violer Pélé. Kapo vint à son secours. Elle détourna l’attention de Kamapua’a en envoyant son vagin volant vers Koko Head où il se transforma en cratère…

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drapeau-anglaisDuring his last winter vacation in Hawaii, President Obama went to the southeast coast of Oahu, where he climbed Koko Crater, an ancient volcanic tuff cone which rises 368 meters above sea level, on a cape called Koko Head. To climb it, there are two solutions: an easy one and another more sporty and also more original. As Obama made the ascent with his family, I suppose he chose the path that goes around the edifice, with a moderate slope. The other trail is much steeper. This is the solution I adopted during my last trip to Hawaii. To reach the summit, you walk up a staircase of 1048 steps made up with the sleepers of an old railway track that, during the Second World War, allowed to transport supplies to a military bunker built in crater that now houses a cactus garden. Don’t forget to bring water for the ascent as there is no shade and no refreshment at the top! From the summit, the view is great on the island of Oahu and the Pacific Ocean. Below, you can see Hanauma Bay, a very popular snorkeling spot in Hawaii, often visited by the President of the United States. Personally, I prefer some other sites on the western and southeast coast of Big Island, which are free, unlike Hanauma Bay where you have to pay a few dollars to admire corals and tropical fish.
Koko Crater, also known as the Kohelepelepe (« labia minor » in Hawaiian) takes its name from an Hawaiian legend. Kapo, one of the sisters of the volcano goddess Pele, had a magical « flying vagina » which she could send anywhere. One day, Kamapua’a, the fierce pig god, tried to rape Pele. Kapo came to her rescue. She distracted Kamapua’a by sending her flying vagina to Koko Head where it made the crater …

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Koko 03

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Photos: C. Grandpey

Ni’ihau & Kaua’i (Hawaii)

drapeau-francaisL’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a commencé une série de descriptions géologiques des différentes îles qui forment l’archipel avec, pour commencer, Ni’ihau et Kau’i.
http://www.hawaii247.com/2016/01/07/volcano-watch-a-geologic-tour-of-the-hawaiian-islands-kaua%CA%BBi-and-ni%CA%BBihau/

Contrairement aux autres îles hawaïennes, Ni’ihau et Kau’I sont des volcans individuels qui ne se sont pas formés par l’accumulations de matériaux de volcans qui se chevauchent ; en conséquence, les deux îles n’ont jamais été reliées entre elles. Ni’ihau s’est probablement formée en premier, car l’île est la plus à l’ouest de la chaîne volcanique et les édifices situés à l’est sont plus jeunes. Malheureusement, il n’existe pas de données précises sur les premiers frémissements de ces deux volcans. Nous savons seulement qu’ils se sont formés il y a environ 6 millions d’années.
Comme toutes les îles hawaïennes, Ni’ihau et Kaua’i ont connu périodes d’importants glissements de terrain tout au long de leur histoire. On en a la preuve avec les amas de débris rocheux qui recouvrent le fond de l’océan. Ni’ihau était autrefois beaucoup plus grande, mais la majeure partie de l’île s’est effondrée il y a environ 5 millions d’années. Les dépôts sous-marins d’effondrement ont ensuite été recouverts par la lave pendant la croissance de Kaua’i.
La géologie de Kaua’i est complexe. On a les restes d’une énorme caldeira dans la partie centre-est de l’île, mais il s’agit probablement d’un effondrement qui a ensuite été rempli par la lave. Les données géophysiques laissent supposer que le principal centre de volcanisme se trouvait plus ou moins sous le bassin Lihu’e qui s’est affaissé (soit par l’effondrement ou suite à l’apparition de failles) il y a entre 3 et 4 millions d’années. Le bassin a ensuite été comblé par des sédiments marins et de la lave, en alternant les affaissements sous le niveau de la mer et les réapparitions au dessus du niveau de la mer lors des écoulements de lave.
La phase de formation de volcans boucliers sur Ni’ihau et Kaua’i a pris fin il y a environ 4 millions d’années. Par la suite, des canyons et falaises spectaculaires ont commencé à se former sur ces îles. Il est intéressant de noter que les reprises de volcanisme actif ont duré longtemps sur Ni’ihau et Kaua’i. Ailleurs le long de l’archipel hawaiien, le regain de volcanisme actif est beaucoup plus rare. Le laps de temps entre la phase de formation des volcans boucliers et la reprise du volcanisme actif sur Ni’ihau est d’environ 2 millions d’années. L’éruption la plus récente a eu lieu il y a environ 350 000 ans.
Sur Kaua’i, le regain de volcanisme actif a eu lieu de manière plus ou moins continue pendant 3,5 millions d’années. L’éruption la plus récente s’est produite il y a seulement 150 000 années dans la partie sud de l’île où la roche noire que l’on peut observer autour du soufflard près de Po’ipu et des cônes de cendre près de Koloa ressemblent aux jeunes roches volcaniques sur la Grande Ile d’Hawaii. Ces éruptions sont suffisamment récentes pour suggérer que le regain de volcanisme actif sur Kaua’i n’est pas encore terminé, mais les chances d’observer de nouvelles éruptions de notre vivant restent faibles.
On peut aujourd’hui visiter Ni’ihau, baptisée autrefois « l’Ile Interdite ». C’est l’un des seuls endroits au monde où la technologie ne s’est pas encore introduite. L’île a été achetée au roi Kamehameha en 1864 et a conservé un grand nombre de modes de vie traditionnels, y compris la langue hawaïenne. Elle est habitée par environ 200 habitants dont la langue maternelle est l’hawaiien
Accessible via Niihau Helicopters, on peut passer une demi-journée sur cette île en tant qu’invité des propriétaires.
Kaua’i est ouverte au tourisme. Le joyau de l’île est le Canyon de Waimea. Baptisée « Ile Jardin », c’est aussi l’un des endroits les plus humides de la planète, avec des pluies record sur le mont Wai’ale’ale.
Kaua’i a servi de cadre à plus de soixante-dix films hollywoodiens et autres émissions de télévision. Par exemple, le Canyon de Waimea a été utilisé dans le tournage du film Jurassic Park en 1993. Certaines parties de l’île apparaissent également dans les scènes d’ouverture des films Indiana Jones et les Aventuriers de l’Arche Perdue.

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drapeau-anglaisThe Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has started a series of geological descriptions of the different islands that form the archipelago. They have started with Ni’ihau and Kau’i.
http://www.hawaii247.com/2016/01/07/volcano-watch-a-geologic-tour-of-the-hawaiian-islands-kaua%CA%BBi-and-ni%CA%BBihau/

Unlike other Hawaiian islands, both Ni’ihau and Kau’I are single volcanoes rather than amalgamations of overlapping volcanoes, and the two islands were never connected. Ni’ihau probably formed first, since it is farthest west in the chain and volcanoes to the east are younger, but data indicating the exact onset times of the two volcanoes do not exist. We only know that both volcanoes formed about 6 million years ago.
Like all Hawaiian islands, both Ni’ihau and Kaua’i experienced periods of massive landslides throughout their histories, the evidence of which is preserved on the ocean floor as jumbles of rocky debris. Ni’ihau was once much larger but the bulk of the island collapsed around 5 million years ago. The submarine collapse deposits were subsequently covered by lava during the growth of Kaua’i.
The geology of Kaua’i is complex. There is evidence for a huge caldera in the east-central part of the island, but it appears to be mostly a collapse feature that was then filled by lava. Geophysical data suggest that the main center of volcanism was more or less beneath the Lihu’e Basin, which subsided (by either collapse or faulting) between 3 and 4 million years ago. The basin was subsequently filled by marine sediment and lava as it alternately subsided below sea level and then grew above sea level with lava inundation.
Vigorous shield-stage volcanism on Ni’ihau and Kaua’i ended by about 4 million years ago, after which, the islands’ spectacular canyons and cliffs began to form. Interestingly, rejuvenated volcanism has been long-lived on both islands. Elsewhere along the island chain, rejuvenated volcanism is minor. The gap between shield and rejuvenated eruptions on Ni’ihau was about 2 million years, with the most recent eruption occurring about 350,000 years ago.
On Kaua’i, rejuvenated volcanism has occurred more or less continuously for the last 3.5 million years. The most recent eruption was only 150,000 years ago in the south part of the island, where black rock around the blowhole near Po’ipu and cinder cones around Koloa look similar to young volcanic rocks on the Island of Hawai’i. In fact, these eruptions are young enough to suggest that rejuvenated volcanism on Kaua’i is not yet over, but the odds of future eruptions in our lifetimes are small.
You can now visit Niihau, called in the past the “Forbidden Island ». It is one of only places in the world where technology has not yet moved in. It was purchased from King Kamehameha in 1864 and has preserved many of the traditional ways of life, including the Hawaiian language. It is inhabited by about 200 locals whose primary language is Hawaiian.
Accessible via Niihau Helicopters, you can now escape for half a day to this island as a guest of the owners.
Kaua’i is open to tourism. The jewel of the island is Waimea Canyon. Known as the Garden Isle, it is also one of the wettest places on the planet, with record rainfall on Mt. Wai’ale’ale.
Kaua’i has been featured in more than seventy Hollywood movies and television shows. For instance, Waimea Canyon was used in the filming of the 1993 film Jurassic Park. Parts of the island were also used for the opening scenes of Indiana Jones film Raiders of the Lost Ark.

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Canyon de Waimea et Kalalau Valley à Kaua’i (Photos: C. Grandpey)