Iditarod (Alaska): C’est parti !

Dans une note publiée le 18 février, je faisais référence à l’Iditarod, la plus célèbre de toutes les courses de chiens de traîneaux en Alaska. Il s’agit d’une compétition de 1700 km qui commémore le transport d’un sérum anti-diphtérique jusqu’à Nome en 1925, afin d’enrayer une épidémie de la maladie.
En février, les organisateurs se demandaient, réchauffement climatique oblige, si le départ de la course pourrait être donné à Anchorage comme prévu. Si les températures anormalement chaudes persistaient, il était envisagé de donner le départ à Fairbanks, 560 km plus au nord. Depuis cette date, même s’il n’a pas fait très froid, un épisode neigeux a amélioré la situation et les 69 attelages ont pu se retrouver comme prévu le 1er mars à Anchorage où avait lieu un prologue de 17 km permettant de les présenter au très nombreux public. Le départ officiel de la course a été donné le 2 mars à Willow, à quelques kilomètres au nord d’Anchorage. Les concurrents s’élançaient toutes les deux minutes, un peu comme pour le contre-la-montre d’une couse cycliste.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez ce prologue grâce à une caméra embarquée à bord du traîneau de l’un des compétiteurs les plus célèbres, car vainqueur de l’Iditarod à deux reprises. Les images sont de bonne qualité. N’hésitez pas à utiliser le plein écran.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Vy617ixEi0g

La course s’annonce passionnante car il y aura des obstacles imprévus à cause du peu de neige par endroits et de la fragilité de la glace lors de la traversée des cours d’eau. Les spécialistes prévoient donc une couse technique. Mon amour des contrées nordiques m’a donné l’envie de me rendre à Anchorage. Malheureusement, à cette époque de l’année, il n’y a pas grand-chose à faire en Alaska et le coût du voyage aurait été trop élevé pour une distraction de quelques heures seulement !

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L’équipage de Mitch Seavey, double vainqueur en 2004 et 2013. On remarquera les bottines portées par les chiens pour éviter les blessures.

((Crédit photo:  Franck Kovalchek / Wikipedia)

Courses de traîneaux, réchauffement climatique et éruptions volcaniques // Sled-dog races, global warming and volcanic eruptions

drapeau francaisL’hiver en Alaska est la saison des courses de chiens de traîneaux. La Yukon Quest est une compétition de 1600 km qui traverse l’intérieur de l’Alaska et se termine au Yukon, au Canada. La plus célèbre de toutes les courses est sans aucun doute l’Iditarod, une compétition de 1700 km qui commémore le transport d’un sérum anti-diphtérique jusqu’à Nome en 1925, afin d’enrayer une épidémie de la maladie.
Le départ de l’Iditarod est prévu le 1er Mars 2014 à Anchorage. Cependant, la course pourrait avoir à subir les effets du changement climatique. En raison des températures anormalement chaudes et du faible enneigement en Alaska cet hiver, le départ pourrait bien être donné à Fairbanks, 560 km plus au nord.
Alors que la météo joue parfois un rôle inattendu dans les courses de chiens de traîneaux, d’autres forces de la nature peuvent venir perturber ces compétitions. Ainsi, au début de l’année 2009, alors que les mushers et leurs chiens étaient occupés à s’entraîner pour l’Iditarod, le spectre d’une éruption volcanique planait sur les préparatifs de la course. En effet, à l’automne 2008, la sismicité connaissait une hausse sur le Redoubt, à 60 km au sud-ouest d’Anchorage. L’activité volcanique s’est intensifiée au cours des mois suivants, avec un réel risque d’éruption. Les éruptions antérieures de ce volcan avaient causé d’importants dégâts, de sorte que son activité fut prise très au sérieux. On se souvient qu’au cours de l’éruption de 1989-1990, 5 avions de ligne avaient été endommagés par la cendre et une tragédie avait été évitée de justesse quand un Boeing 747 de la KLM s’est retrouvé par inadvertance dans un panache de cendre ; le pilote a alors dû faire face à l’arrêt de ses quatre moteurs.
En 2009, l’activité sismique du Redoubt a augmenté à nouveau et on craignait que le départ de l’Iditarod prévu le 8 mars soit perturbé par une éruption. Les concurrents qui se trouvaient à proximité du volcan redoutaient (sans jeu de mots !) d’avoir à évacuer les chenils abritant une centaine de chiens pour aller s’installer dans un endroit plus sûr, loin de la cendre du volcan. Heureusement, les séquences éruptives du Redoubt ont commencé une semaine après que les mushers se soient lancés en direction de Nome …

Source: Presse alaskienne.

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 drapeau anglaisWinter in Alaska is the season for sled-dog races. The Yukon Quest is a 1600-kilometre race that traverses the Alaskan Interior and finishes in Yukon, Canada. The most famous of all races is undoubtedly the Iditarod, a 1,700-kilometre race, that commemorates a life-saving dog-sled transport of anti-diphtheria serum to Nome in 1925.

The Iditarod is scheduled to start on March the 1st from Anchorage to Nome. However, ii might have to undergo the effects of climate change. Due to unusually warm temperatures and marginal snow conditions in Alaska this winter, the race might start from Fairbanks, 350 km to the north.

While the weather can play an unexpected role in sled-dog racing, other forces of nature exert their influence, as well. In early 2009, as Iditarod mushers and their dogs were busy training for the event, the specter of volcanic eruption loomed over the race preparations. Indeed, in the autumn of 2008, seismicity at Mount Redoubt, located 60 km southwest of Anchorage, had begun to increase. Volcanic unrest increased over the following months, suggesting that an eruption was going to occur. Prior eruptions of the volcano had caused extensive damage, so its rumblings had to be taken seriously. For instance, during the 1989-1990 Redoubt eruption, 5 commercial jetliners were damaged by ash, and tragedy was narrowly averted when a KLM 747 passenger jet inadvertently flew through an ash plume and lost power to all 4 of its engines.

In 2009, seismic activity of Mount Redoubt escalated again and there were fears that the March 8th start of the Iditarod might be disrupted by an eruption. Race contenders close to the volcano were afraid of having to evacuate hundred-dog kennels to a safer, ash-free area. Fortunately, Mount Redoubt began its 2009 sequence of eruptions a week after the mushers were well on their way to Nome…

Source: Alaska newspapers.

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Préparation pour les courses de traîneaux à proximité du Redoubt.

(Photos:  C. Grandpey)

La Ceinture de Feu à bicyclette! / Cycling the Ring of Fire!

Le randonneur cycliste qui sommeille en moi ne peut être qu’admiratif du périple effectué par deux Québécois – Pierre Bouchard et Janick Lemieux – qui ont parcouru la Ceinture de Feu sur leurs deux-roues, soit environ 60 000 kilomètres en 70 mois. La bande-annonce de leur spectacle – qui mélange photos et vidéos – montre plusieurs contrées traversées, comme le Japon, l’Indonésie ou le Kamchatka.

http://www.squamishchief.com/article/20121129/SQUAMISH0604/311299938/-1/squamish/cycling-the-ring-of-fire

Les deux cyclos présenteront eux-mêmes à Vancouver mardi prochain la troisième partie de leur parcours : 25000 km entre Djakarta et Vancouver. Je leur tire mon chapeau car il n’est pas évident de parcourir une aussi longue distance avec des vélos tout-terrain affublés de lourdes sacoches sur des routes qui deviennent parfois des pistes à la limite du praticable.  Sans parler des problèmes matériels (crevaisons, bris de chaîne, mauvaise météo, problèmes de santé, etc.)

Il est dommage que le spectacle, sponsorisé par la revue Pedal Magazine, soit loin de la France. Je m’y serais rendu sans hésiter !

Le Vendée Globe: un sacré défi!

L’océan et ses tempêtes font partie des forces brutes de la Nature qui m’ont toujours fasciné, au même titre que les volcans et leurs éruptions que l’Homme n’arrivera jamais à dompter. J’aime aussi les gens (femmes ou hommes) qui se lancent des défis. J’ai eu moi-même l’occasion de m’en lancer sur le vélo, par exemple en escaladant les grands cols des Alpes et des Pyrénées. Certains trouveront cela ridicule et inutile. Me concernant, ces expériences m’ont beaucoup apporté, tant dans ma vie personnelle que professionnelle.

Il est donc logique que je sois admiratif des marins qui se lancent à l’assaut des vagues des océans du globe, en particulier des 40èmes Rugissants ou des 50èmes Hurlants. Le samedi 10 novembre sera donné le départ du Vendée Globe, une course en solitaire à laquelle participeront vingt navigateurs.

J’avais donc décidé, comme il y a quatre ans, de me rendre hier aux Sables d’Olonne pour voir ces bateaux et, éventuellement, leurs skippers. Malgré la foule incroyable qui avait eu la même idée, j’ai pu admirer à loisir ces Formule 1 des mers et parfois les marins. J’ai même pu échanger quelques mots avec Mike Golding, Arnaud Boissières ou Samantha Davies.

Une fois la course lancée, je suivrai son évolution sur Internet… Avec les progrès techniques, je pense que, bientôt, le tour du monde en 80 jours imaginé par Jules Verne ne sera plus un rêve. Quand j’ai demandé à Samantha Davies si elle pensait que c’était réalisable, elle m’a répondu : « Who knows? ». J’ai cru déceler un certain optimisme dans sa voix…

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Mike Golding semble avoir déjà la tête dans la course…

(Photo: C. Grandpey)