Le sud de l’Arizona / South Arizona : 1) Saguaro National Park

Situé à proximité de la ville de Tucson, dans le sud de l’Arizona, pas très loin de la frontière avec le Mexique, le parc national de Saguaro est connu pour ses nombreux cactus, dont le plus célèbre est le Saguaro (Carnegiea gigantea) qui lui a donné son nom. Sa fleur est un symbole de l’Arizona. La floraison a lieu entre avril et juin durant la nuit et très tôt le matin lorsque la température est encore fraîche. La fleur, fréquentée par les colibris,  ne reste présente que 24 heures durant lesquelles a lieu la pollinisation. Un cactus produit environ 200 fruits, qui abritent chacun près de 2000 graines appréciées de différents oiseaux comme la tourterelle à ailes blanches (Zenaida asiatica) ou le pic des Saguaros (Melanerpes uropygialis) qui disséminent les graines. Au bout de 25 ans de vie, le cactus ne dépasse pas 30 centimètres. Il lui faut attendre 50 à 60 ans pour porter ses premiers fruits et pour atteindre 2 mètres de haut. C’est lorsqu’il a entre 75 et 100 ans que son pied principal commence à se ramifier en lui donnant sa forme rendue célèbre par les westerns. Il atteint finalement une taille de près de 15 mètres pour un poids de 8 tonnes. A noter que de nombreux autres cactus sont également présents dans ce milieu aride

Voici quelques images de ce parc que j’ai eu l’occasion de visiter en mai 2017.

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Located close to the city of Tucson in southern Arizona, not far from the border with Mexico, Saguaro National Park is known for its many cacti, the most famous of which is the Saguaro (Carnegiea gigantea). Its flower is a symbol of Arizona. Flowering occurs between April and June during the night and very early in the morning when the temperature is still low. The flower only remains present for 24 hours during which pollination takes place. A cactus produces about 200 fruits, each of which harbours about 2,000 seeds, eaten by birds such as the white-winged turtle (Zenaida asiatica) or the Gila woodpecker (Melanerpes uropygialis), which spread the seeds. After 25 years of life, the cactus does not exceed 30 centimetres. It has to wait 50 to 60 years to bear its first fruits and to reach 2 metres of height. It is when it is between 75 and 100 years old that its main foot begins to ramify giving it its shape made famous by the westerns. It finally reaches a size of nearly 15 metres for a weight of 8 tons. It should be noted that many other cacti are also present in this arid environment
Here are some pictures of this park that I had the opportunity to visit in May 2017

 

Photos: C. Grandpey

2èmes Rencontres du Livre à Verneuil sur Vienne (Haute Vienne)

Le dimanche 28 mai de 9 heures à 18 heures auront lieu au Château de Pennevayre à Verneuil sur Vienne les 2èmes Rencontres du Livre. Entrée gratuite.

Elles rassembleront une trentaine d’auteurs dont le rédacteur de ce blog qui se fera un plaisir de dédicacer Terres de Feu, Mémoires Volcaniques et Dans les pas de l’ours.

Photos: C. Grandpey

Entrée payante sur un glacier // Entry fee to visit a glacier

Le glacier Matanuska est l’un de plus populaires en Alaska. S’étirant sur plus de 45 kilomètres, c’est l’un des rares sites glaciaires au monde où les visiteurs peuvent arriver en voiture et explorer à pied.
La route d’accès au glacier traverse une propriété privée appartenant au Matanuska Glacier Park. Pour visiter le glacier, il faut acheter des billets dans une boutique de souvenirs qui joue aussi le rôle de bureau d’information. L’accès au glacier coûte 25 dollars par personne pour les Alaskiens et 30 dollars pour les autres personnes. Une visite guidée coûte actuellement 100 dollars par personne.
Avant le mois de novembre, la visite avec un guide n’était qu’une option pour les personnes qui voulaient passer plusieurs heures sur le sentier qui longe les grottes, les tunnels et les canyons, et éviter les crevasses et autres pièges cachés dans la glace.
Les choses sont en train de changer. Dès cet hiver, les personnes qui visitent le glacier pour la première fois sont dans l’obligation de prendre un guide et il est probable que la mesure sera également appliquée cet été. .
Selon le propriétaire du site, le changement est motivé par le nombre croissant de visiteurs, en sachant que beaucoup sont totalement inexpérimentés car ils ne pratiquent aucune d’activité de plein air. Il y a quelques décennies, quand le Parc a ouvert, les rares visiteurs ne devaient débourser que 1,50 dollar pour accéder au glacier. Aujourd’hui, ce sont plus de 20 000 personnes qui viennent admirer chaque année le Matanuska. Beaucoup viennent de villes ou de lieux où il ne neige jamais et ne savent souvent pas se déplacer sur la glace. Certains refusent d’écouter les conseils quand on leur demande de rester sur le sentier ou de se tenir à l’écart des endroits dangereux. Selon les propriétaires du site, imposer un guide dans ce cas est une question de sécurité. Les gens qui viennent voir le glacier en voyage organisé sans s’aventurer sur la glace ne verront pas de différence, ni les alpinistes chevronnés habitués du site, ni les participants aux cours de sauvetage en montagne. Ils n’auront pas besoin d’être accompagnés de guides.
Le changement est accueilli avec des sentiments mitigés. Certaines personnes disent que c’est «juste pour gagner de l’argent» et que les visiteurs d’un site naturel ne devraient pas payer, même s’il se trouve sur une propriété privée. D’autres personnes estiment que la mesure est « excellente » et évitera aux touristes de se trouver en difficulté sur le glacier. Certains organisateurs de loisirs en plein air voudraient connaître les critères qui définissent un visiteur expérimenté. Les décisions concernant les personnes qui devront prendre un guide seront prises au cas par cas par le propriétaire ou le personnel compétent.
Source: Alaska Dispatch News.

Cet article est intéressant car il concerne les lieux naturels situés sur une propriété privée. À Hawaii, il y a quelques années, les habitants de Kalapana avaient mis en place un droit d’entrée pour les touristes qui voulaient aller voir les coulées de lave sur leur propriété. Sur l’île française de la Réunion, les autorités locales sont en passe d’imposer des guides aux touristes qui veulent aller voir une éruption et, bien sûr, ce ne sera pas gratuit. Dans certaines régions, les propriétaires interdisent carrément tout accès à un site naturel. A vous de décider qui a raison et qui a tort!

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Matanuska Glacier is one of the most popular glaciers in Alaska. Sprawling over 45 kilometres, it is one of the rare sites in the world that visitors can drive to and explore on foot.

The only road-accessible route to the glacier is through private  property owned by Matanuska Glacier Park. Tours are sold out of a gift shop and information center. The company charges $25 per person for Alaskans and $30 for everybody else. A guided tour costs $100 per person.

Before November, a tour was just one option for glacier-goers who wanted to spend several hours with a guide on a trail that loops past frozen caves, tunnels and canyons and avoids hidden crevasses and other traps on the ice.

Things are going to change and as soon as this winter first-time visitors will have to pay for a guide. It is likely that the measure will also be enforced this summer. .

The change reflects rising numbers of visitors to the glacier, many of them inexperienced in any kind of outdoor activity. It only cost $1.50 to get to the glacier when the park opened decades ago. More than 20,000 people now visit the Matanuska every year. Many come from cities or places without and sometimes don’t understand how to move safely on the ice. Some refuse to listen to directions to stay on the trail or steer clear of hazards. According to the owners of the property, imposing a guide in these cases is a matter of security. People coming to the glacier on organized tours won’t see any changes. Neither will experienced ice climbers and participants in glacier travel and crevasse rescue courses. They will not need to be accompanied by guides.

The change is welcomed with mixed feelings. Some people say it is « just a money grab » and that visitors to a natural site should not pay, even if it is on private property. Other people call it « brilliant, » saying it is a good idea given how easily tourists could get into trouble on the glacier. Some in the outdoor recreation business would like to know what defines an experienced traveller. Decisions about who needs a tour and who doesn’t will be made on a case-by-case basis by the owner or trained staffers.

Source: Alaska Dispatch News.

This article is interesting because it concerns all natural places located on private property. In Hawaii, a few years ago, residents of Kalapana set up a fee for tourist who wanted to go and see lava flows o their property. On the French island of the Reunion, local authorities will impose guides on tourists who want to go and see an eruption and, of course, it will not be free. In some regions, the owners forbid all access to a natural site. It’s up to you to decide who is right and who is wrong!

Glacier Matanuska (Photos: C. Grandpey)

Des difficultés à venir pour les stations de ski // A dark future for winter sport resorts

drapeau-francaisSelon une nouvelle étude scientifique de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), il va neiger de moins en moins à cause du réchauffement climatique. Le phénomène aura des conséquences sur l’environnement et les stations de ski.

Les chercheurs de l’Institut expliquent que si aucun effort n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, on peut s’attendre à avoir à peu près 70% d’enneigement en moins à la fin du siècle. Cela signifierait que la saison de ski sur neige naturelle commencerait beaucoup plus tard et finirait beaucoup plus tôt, avec un recours plus grand à la neige artificielle. Un quart des stations de ski se trouvent en dessous de 1200 mètres d’altitude. Elles n’auraient sans doute plus d’enneigement permanent pendant l’hiver.

Le manque de neige dans les prochaines années aura non seulement un impact sur le tourisme hivernal, mais aussi des conséquences sur l’écologie. Il y aura des répercussions au niveau du lit des rivières et donc sur l’irrigation et la production électrique. En début de saison, la neige pourrait être remplacée par de la pluie.

L’étude du WSL indique que l’on observe actuellement un réchauffement global de 1°C, mais il y a une amplification dans les régions alpines où le réchauffement est de 1,8°C. Un réchauffement global de deux degrés serait équivalent à quatre degrés dans les Alpes. Ces deux degrés étaient déjà les objectifs discutés à la COP 15 de Copenhague en 2009. Reste à savoir s’il y a une volonté politique de les atteindre….

Les faits sont là : Dans les stations autour de 900 à 1300 mètres d’altitude, les fermetures anticipées se multiplient cet hiver. Ainsi, à la station familiale de Saint-Hilaire-du-Touvet, en Chartreuse, la totalité des pistes ont dû être fermées le 23 février. La station avait ouvert le 15 janvier et subsistait grâce aux enneigeurs et un important travail de la neige. Le problème, c’est que les températures sont trop douces pour permettre aux canons à neige de fonctionner.

Depuis plusieurs années, la tendance est au manque de neige en dessous de 2000 mètres d’altitude pour tous les massifs des Alpes du Nord, y compris en Suisse et en Italie. Selon Météo France, depuis 60 ans, les observations tendent à démontrer que le phénomène s’accroît et va de pair avec le réchauffement climatique. Certes, il peut y avoir des exceptions avec un hiver neigeux ici et là. Néanmoins, toutes les projections climatiques prédisent dès 2050 une baisse généralisée de l’enneigement, en particulier en moyenne montagne en dessous de 2000 mètres d’altitude, et ce, quel que soit le scénario d’évolution du climat envisagé.
Un prévisionniste de Météo France indique que les projections climatiques vont jusqu’en 2100 et, quelle que soit l’action que l’on prend aujourd’hui, les jeux sont faits pour les 33 années à venir. Les engagements que l’on prend aujourd’hui auront des effets pour après 2050. Si on agit aujourd’hui, on peut limiter la casse pour la fin du siècle.

Source : France Info.

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drapeau-anglaisAccording to a new scientific study by the Federal Institute for Research on Forest, Snow and Landscape (WSL), it will snow less and less because of global warming. The phenomenon will have consequences on the environment and the ski resorts.
The Institute’s researchers say that if no effort is made to reduce greenhouse gas emissions, we can expect to have about 70% less snow by the end of the century. This would mean that the ski season on natural snow would start much later and end up much earlier, with greater use of artificial snow. A quarter of the ski resorts are below 1,200 meters a.s.l. They would no longer have permanent natural snow during the winter.
The lack of snow in the coming years will not only have an impact on winter tourism, but also consequences on the environment. There will be repercussions on the beds of the rivers and thus on irrigation and electricity production. At the beginning of the season, the snow could be replaced by rain.
The WSL study indicates that global warming is currently observed at 1°C, but there is an increase in alpine regions where warming is 1.8°C. A global warming of two degrees would be equivalent to four degrees in the Alps. The two-degree increase was already the objective discussed at COP 15 of Copenhagen in 2009. It remains to be seen whether there is a political will to achieve it ….
The facts are there: In the ski resorts around 900 to 1300 meters a.s.l., the anticipated closings of ski resorts are more and more numerous this winter. For instance, at Saint-Hilaire-du-Touvet, in Chartreuse, all the ski runs had to be closed on 23 February. The resort opened on 15 January and survived thanks to the artificial snow and heavy snow work. The problem is that the temperatures are too high to allow the snow guns to work properly.
For several years now, there has been a tendency to a lack of snow below 2,000 meters a.s.l. for all the massifs of the Northern Alps, including Switzerland and Italy. According to Météo France, for 60 years, observations have shown that the phenomenon is increasing and goes hand in hand with global warming. Certainly, there may be exceptions with a snowy winter from tim to time. Nevertheless, all climate projections predict a widespread decrease in snow cover, especially in the mountains below 2,000 meters in 2050, whatever the climate change scenario.
A weather forecaster from Météo France says that climate projections go until 2100 and, whatever action we take today, no change will be observed during the next 33 years. The commitments made today will have effects after 2050. If we act today, we can limit the disaster by the end of the century.
Source: France Info.

Canons

Les canons à neige – comme ici au Mont Dore à 1500 mètres d’altitude – ne suffiront bientôt plus pour fournir la neige aux skieurs.