L’Alaska et la magie de Noël… // Alaska and Christmas magic…

drapeau-francaisPour les Scandinaves, mais aussi bon nombre d’Européens, Rovaniemi en Laponie finlandaise est la résidence du Père Noël. De l’autre côté de l’Atlantique, les petits Américains envoient leurs lettres à North Pole, à 20 kilomètres de Fairbanks en Alaska, car c’est là qu’habite leur Père Noël, Santa Claus.

En dépit de son  nom, cette bourgade de 2200 habitants se trouve à 2700 kilomètres du pôle Nord. Elle a une vocation essentiellement touristique et commerciale, axée sur le Père Noël. Elle héberge une grande boutique de cadeaux, devant laquelle se trouve une monumentale statue du Père Noël en fibre de verre. Juste avant Noël, l’United States Postal Service de North Pole reçoit des centaines de milliers de lettres au Père Noël, et de nombreuses personnes veulent avoir le cachet de sa poste apposé sur leurs cartes de vœux.

Les rues de North Pole portent des noms en rapport avec la fête de Noël, comme Santa Claus Lane, St. Nicholas Drive, Snowman Lane. Les éclairages publics sont décorées de sucres d’orge tandis que les voitures de pompiers et les ambulances sont peintes en rouge et les voitures de police en vert et blanc.

Lors de mon dernier séjour en Alaska, j’ai fait étape à North Pole et j’ai rencontré le Père Noël en personne. En guise de cadeaux, je lui ai demandé de mettre fin au  réchauffement climatique et de faire en sorte que les Américains n’élisent pas un imbécile à la tête des Etats-Unis. Il semblerait qu’à cause de son grand âge le Père Noël soit atteint de surdité aigüe…

Les Alaskiens adorent Noël. Tous les ans, chaque samedi du mois de décembre, un train panoramique fait l’aller-retour entre Anchorage et la petite bourgade d’India en longeant le superbe paysage enneigé et glacé du Turnagain Arrm. A son bord, parents et enfants se laissent bercer par la musique et les chants, sans oublier ballons et friandises Voici un exemple de l’ambiance qui règne dans le train :

https://youtu.be/RM_NufTvsPA

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drapeau-anglaisFor the Scandinavians, but also many Europeans, Rovaniemi in Finnish Lapland is the residence of Santa Claus. On the other side of the Atlantic Ocean, the little Americans send their letters to North Pole, 20 kilometers from Farbanks in Alaska because this is the place where their Santa Claus lives.
In spite of its name, this small town of 2,200 inhabitants is located 2,700 kilometers from the North Pole. It has a highly tourist and commercial activity, focused on Santa Claus. It houses a large gift shop, in front of which stands a monumental Santa Claus statue made of fiberglass. Prior to Christmas each year, the USPS post office in North Pole receives hundreds of thousands of letters to Santa Claus, and thousands more from people wanting the town’s postmark on their Christmas greeting cards to their families. The streets of North Pole bear names related to Christmas, such as Santa Claus Lane, St. Nicholas Drive, Snowman Lane. The public lights are decorated in a candy cane motif, while fire trucks and ambulances are painted red and police cars are green and white.
On my last trip to Alaska, I traveled to North Pole and met Santa Claus in person. As a gift, I asked him to ask men to stop global warming and ask Americans not to elect a fool at the head of the United States. It seems that because of his great age Santa Claus is suffering from acute deafness …

Alaskans love Christmas. Every year, every Saturday in December, a scenic train makes the round trip between Anchorage and the small town of India along the beautiful snowy and frozen landscape of the Turnagain Arrm. On board, parents and children are lulled by music and songs, not forgetting balloons and sweets Here is an example of the atmosphere that prevails on the train:
https://youtu.be/RM_NufTvsPA

Voici la maison du Père Noël…

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Son adresse postale…

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Des idées de cadeaux qui respectent les traditions locales…

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Noël approche…

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Voici le Père Noël, le seul, le vrai…

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Sweet dreams…

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Photos: C. Grandpey

Virée dans les Alpes : souvenirs cyclo, géologie et glaciers – (1) Les souvenirs cyclo!

Les souvenirs cyclo.

Profitant des belles journées du mois de septembre et de la disparition de la grande majorité des touristes, je me suis rendu dans le Briançonnais que je n’avais pas revu depuis mon adolescence. J’ai profité de ce voyage pour grimper – en voiture cette fois – quelques uns des grands cols alpins que j’avais escaladés à vélo dans les années 1990, au cours de longues randonnées comme le Brevet de Randonneur des Alpes ou La Marmotte. J’ai parcouru avec grand plaisir le Col du Télégraphe et revu le restaurant où je m’étais sustenté avant d’affronter les pentes du Galibier. J’avais en tête la montée sourde après le hameau des Verneys et surtout la pente raide su Plan Lachat d’où l’on voit les véhicules sur les virages supérieurs et où le compteur du vélo indique qu’il reste encore 4 kilomètres de grimpette. Personnellement, je préfère le parcours par le versant sud, avec la longue montée du Col du Lautaret et les superbes paysages du massif de la Meije. Malheureusement, en ce moment, suite à un impressionnant effondrement du flanc de la montagne près du Lac du Chambon, la route est fermée à la circulation.

Depuis Briançon, j’ai refait une partie de l’Etape du Tour 2017 avec l’arrivée en haut du Col de l’Izoard. Là encore, la montée n’est pas une mince affaire, même si, dans mes souvenirs, elle est moins raide que celle du Galibier, Monsieur Galibier, comme l’appelait le caricaturiste Pellos. Le passage dans la Casse Déserte est toujours aussi impressionnant et somptueux. J’y ai fait une halte, le temps de prendre en photo la double stèle à la mémoire de Louison Bobet et Fausto Coppi. Il faut dire que le cyclisme est à l’honneur dans cette partie des Alpes et une plaque au niveau de la Porte de Pignerol à Briançon honore Gino Bartali.

Dans le Col du Galibier…

Monument à la gloire de Henri Desgranges, créateur du Tour de France.

L’auteur de ce blog dans la montée nord du Galibier…

La Casse Déserte, dans la montée du col de l’Izoard.

Stèle à la mémoire de Louison Bobet et Fausto Coppi.

Plaque à la mémoire de Gino Bartali.

(Photos: C. Grandpey)

Les volcans à Tonneins (Lot-et-Garonne) le 12 septembre !

Je présenterai le mardi 12 septembre 2017 une conférence intitulée « Volcans et risques volcaniques » dans le cadre du Cercle Féminin de Tonneins (Lot-et-Garonne). Elle aura lieu à 14h30 au Centre Culturel, Avenue François Mitterrand.
Le but de cette conférence est de faire le point sur la situation en volcanologie. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaierai de répondre.

Mon exposé se poursuivra avec deux diaporamas (une vingtaine de minutes chacun) en fondu-enchaîné sonorisé destinés à illustrer deux grands types de volcans. « La Java des Volcans » conduira le public auprès des volcans gris d’Indonésie tandis que « Hawaii le Feu de la Terre » fera côtoyer les coulées de lave rouge du Kilauea.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer les ouvrages Terres de Feu et Mémoires Volcaniques. Pour rappel, Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés.

Séquence éruptive sur le Krakatau (Indonésie) – Photo: C. Grandpey

Le Puy de Lemptégy (Puy-de-Dôme) : Un volcan à ciel ouvert

Quelques semaines après avoir visité VULCANIA avec l’un de mes petits fils (voir ma note du 3 août 2017), je me suis rendu au Puy de Lemptégy avec son frère jumeau, âgé de 12 ans.

Le site se situe à une quinzaine de minutes de Clermont-Ferrand, près de Vulcania, à Saint-Ours-les-Roches. Les visites à pied vous coûteront 11,50 € pour les adultes et 9,50 € pour les enfants de moins de 12 ans. En train, les tarifs sont de 15,50 € et 12,50 €. A noter que l’on peut combiner la visite du Volcan de Lemptégy et de la Grotte de la Pierre de Volvic (que je recommande chaudement), deux sites complémentaires à seulement 15 minutes l’un de l’autre. Les tarifs du pass commun sont de 17,30 € (adulte) et 14 € (enfants)  ou 19,80 € et 16,50 €, selon que vous optiez pour la visite en train ou à pied à Lemptégy. Il y a un espace restauration style cafétéria au Puy de Lemptégy.

J’avais opté pour la visite en train, moins fatigante et plus ludique. De toute façon, à pied ou en train, la visite est guidée. J’ai beaucoup apprécié les propos de notre guide qui a présenté le site avec une belle dose de pédagogie. Il s’est évertué à utiliser un vocabulaire à la portée de tous les passagers du train, sans sombrer, comme le font certains, dans une terminologie dont le seul effet est de lasser l’auditoire. Les différentes phases de l’éruption et les différents matériaux expulsés par le volcan sont présentés avec beaucoup de clarté. Au final, mon petit-fils a retenu un grand nombre d’éléments.

Après la visite du volcan proprement dit, on passe à la projection d’un film en 4D intitulé « Aux origines » et qui montre sur un grand écran certains épisodes de la naissance des volcans auvergnats. Les sièges vibrent et on ressent la chaleur de la lave. Une grande partie du film est réalisée en images de synthèse. Outre les vues aériennes, la seule séquence qui m’a semblé digne d’intérêt était la croissance de l’aiguille de lave à l’intérieur du cratère du Puy Chopine dont les éjecta ont atteint le Puy de Lemptégy.

La dernière partie de la visite de Lemptégy fait descendre dans « La mine explosive » au moment où une éruption déclenche un moment de panique dans les galeries. Le spectacle est assez drôle. Là encore, les fauteuils vibrent et on sent la chaleur de la lave (comme à Vulcania, de l’autre côté de la route !) mais il s’agit d’une simple attraction sans aucun intérêt scientifique.

C’était ma quatrième visite au Puy de Lemptégy. J’avais effectué la première en compagnie de Monsieur Jean-Louis Montel, le propriétaire du site qui avait compris, grâce à Guy Camus, professeur à l’Université de Clermont, la richesse géologique du site. Il a décidé d’arrêter le l’exploitation industrielle de la pouzzolane et transformer la carrière en un site touristique et scientifique. C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris pendant la visite le décès récent de Monsieur Montel qui, il y a quelques années, m’avait conduit vers des « trous de glace » dans la cheire de Pontgibaud.

Lorsque l’on arrive dans le bâtiment de Lemptégy, on peut admirer des photos de l’Auvergne dans le hall d’entrée, mais elles ne présentent guère d’intérêt, contrairement à l’exposition qui était proposée par l’association LAVE il y a quelques années. Par contre, les échantillons de roches et les bombes volcaniques plaisent aux visiteurs.

Une salle à côté du hall d’exposition propose un petit documentaire très intéressant sur l’histoire du site de Lemptégy avec des explications sur l’extraction et les applications de la pouzzolane.

Au final, mon petit-fils garde un très bon souvenir de la visite de Lemptégy. Je l’ai senti plus intéressé que son frère à Vulcania. Il faut dire que Vulcania est avant tout un parc d’attraction alors qu’à Lemptégy, on rentre carrément dans le ventre d’un vrai volcan.

Photos: C. Grandpey