Les leçons de l’éruption du Moto-Shirane (Japon) // The lessons of the Moto-Shirane eruption (Japan)

Les Japonais sont des gens très scrupuleux. Chaque fois qu’un problème survient, ils essaient d’en déterminer les causes et de trouver des solutions. Cet état d’esprit peut être observé dans de nombreux domaines d’activité et les volcans en font partie.
Lorsque le Mont Moto-Shirane est entré soudainement en éruption le 23 janvier 2018, tuant une personne et en blessant 11 autres, l’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a été dans l’impossibilité d’émettre un bulletin d’alerte immédiatement après l’événement. Le premier a été publié seulement environ une heure plus tard. La ville de Kusatsu, une station de ski près du volcan, a réussi à diffuser un bulletin d’alerte par radio 50 minutes après l’éruption. L’Agence a réagi avec un tel retard parce qu’il fallait qu’elle vérifie non seulement ce qui s’est passé sur volcan, mais aussi si le système d’observation et d’alerte des volcans de la région avait fonctionné. Cet événement montre que le gouvernement japonais et la communauté scientifique (en l’occurrence les volcanologues) auraient tout intérêt à revoir le système actuel de surveillance et d’alerte, et examiner les moyens de répondre au mieux aux éruptions une fois qu’elles ont eu lieu.
Le Japon compte 111 volcans actifs, ce qui  représente environ 7% des volcans actifs de la planète, et 50 sont surveillés 24 heures sur 24. La zone volcanique où l’éruption s’est produite le 23 janvier en fait partie. L’Institut de Technologie de Tokyo a un observatoire sur le Moto-Shirane ; ce qui s’est passé est donc d’autant moins excusable.
L’éruption a eu lieu au niveau du cratère Kagamiike sur le Mont Moto-Shirane. Les volcanologues et l’Agence ne s’attendaient pas à une éruption sur ce site car il n’y avait pas eu d’activité volcanique depuis environ 3 000 ans. Les efforts de surveillance dans la région se concentrent sur le cratère Yugama, à environ 2 km au nord. Les données indiquent que l’éruption du 23 janvier a été très soudaine. Une activité sismique a été enregistrée vers 9h59 et l’éruption a eu lieu à 10h02. Tout bulletin d’alerte aurait donc été inutile en matière d’évacuations.
La dernière éruption semble montrer que le système d’observation du Moto-Shirane est inadéquat, même si un meilleur équipement n’aurait  pas forcément permis de prévoir une éruption phréatique. Cet événement devrait toutefois inciter la JMA à vérifier si le réseau national de sismomètres et de caméras de surveillance volcanique ne présente pas des lacunes. Bien qu’il y ait des contraintes budgétaires, l’Agence devrait utiliser au mieux ses ressources pour accroître l’efficacité du réseau d’observation. Par exemple, il n’y avait pas de carte à risques couvrant le site de la dernière éruption. La JMA devra donc revoir la façon dont la carte est élaborée en tenant compte du fait que les activités volcaniques peuvent être très irrégulières.
La JMA devra analyser les données de la dernière éruption pour déterminer l’étendue exacte des dégâts. Pour cela, il faudra identifier les zones où le volcan a envoyé des projectiles et de la cendre, le type spécifique et l’ampleur de l’éruption, si de l’eau chaude a été émise et s’il y a eu des coulées pyroclastiques. L’Agence devra également étudier pourquoi il a fallu si longtemps pour émettre une alerte d’éruption. Le premier bulletin a été émis environ une heure après l’éruption, avec élévation du niveau d’alerte de 1 à 2 sur une échelle de 5, niveau qui indique que l’entrée dans la zone du cratère est limitée. Environ une heure et 50 minutes après l’éruption, le niveau d’alerte est passé à 3, en vertu duquel l’entrée dans la zone du cratère est soit interdite, soit restreinte. Le problème est que l’Agence n’a pas partagé ce bulletin d’alerte avec les autorités locales à Kusatsu.
Le système d’alerte éruptive rapide a été mis en place à la suite de l’éruption du Mont Ontake en 2014, qui a tué 58 personnes. Le but est d’inciter les gens à évacuer la zone et ainsi à limiter le nombre de victimes. Afin d’expliquer pourquoi les bulletins d’alerte n’ont pas été émis immédiatement, la JMA a déclaré qu’il a fallu du temps pour confirmer les faits liés à l’éruption en raison du manque de caméras de surveillance près du site. Dans un tel cas et dans un but de sécurité, il faudrait que l’Agence obtienne le plus rapidement possible des informations auprès des randonneurs et des touristes qui se trouvent près du site de l’éruption et qu’elle émette des bulletins d’informations appropriés, même si ces informations ne peuvent pas être vérifiées. Les municipalités proches des volcans devraient également agir selon le même principe, même si elles sont susceptibles d’obtenir des informations contradictoires, comme ce fut le cas pour la mairie de Kusatsu.
Beaucoup de volcans japonais sont des lieux touristiques et les gens ne se rendent pas forcément compte du risque éruptif. La plupart des municipalités situées à proximité des volcans ne possèdent pas de plans d’évacuation pouvant être utilisés en cas de problème..
Bien que l’éruption du Mont Moto-Shirane nous rappelle la difficulté à prévoir de tels événements, elle devrait pousser le gouvernement japonais à intensifier ses efforts pour améliorer le système de surveillance volcanique. Un bon point de départ consisterait à allouer des ressources suffisantes pour former une nouvelle génération de volcanologues, car le pays souffre cruellement d’une pénurie de jeunes scientifiques dans ce domaine.
Source: The Japan Times.

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The Japanese are very scrupulous people. Each time a problem occurs, they try to find its causes and possible solutions. This behaviour can be observed in many fields of activity and volcanoes are concerned too.

When Mount Moto-Shirane erupted without warning on January 23rd 2018, killing one person and injuring 11 others, the Japan Meteorological Agency (JMA) was unable to issue an alert immediately after the eruption; the first one was issued only about an hour later. The town of Kusatsu, the site of a ski resort near the volcano, only managed to broadcast a disaster warning through a wireless system 50 minutes after the eruption. Along with verifying what happened at the volcano, the Agency needs to look into whether the volcano observation and alert system in the area worked. The government and the volcanologist community should re-examine the current monitoring and alert system, and review ways to best respond to eruptions once they have taken place.

Japan has 111 active volcanoes accounting for about 7% of active volcanoes around the world, and 50 of them are observed round the clock. The volcanic area where the eruption occurred last week is one of these 50 areas. The Tokyo Institute of Technology has an observatory there, making what happened all the more shocking.

The eruption took place at the Kagamiike crater on Mount Moto-Shirane. Volcanologists and the Agency had not anticipated an eruption at that site since there had been no volcanic activity there in some 3,000 years. The monitoring efforts in the area are concentrated at the Yugama crater of Mount Shirane, some 2 km to the north. Data indicate the January 23rd eruption was very sudden. Volcanic tremors were observed in the area around 9:59 a.m. and the eruption took place at 10:02 a.m.

It is clear that the system to observe Mount Moto-Shirane is inadequate, although even a better one may not have enabled the prediction of a phreatic eruption. This event should prompt the Agency to look into whether the nation’s network of seismometers and video cameras to monitor volcanic activities has too many holes. While there are budgetary constraints, the Agency should make the best use of its resources to increase efficiency of the observation network. The hazard map for volcanic activities and eruptions did not cover the site where last week’s eruption took place. Thus, the Agency should review the way the map is created based on the understanding that volcanic activities can be very irregular.

The Agency needs to analyze data from the latest eruption to determine the exact extent of the damage, including identifying the areas where the volcano spewed stones and ash, the specific type and scale of the eruption, whether hot water was discharged and whether there were debris flows. It should also scrutinize how and why it took so long to issue an eruption alert. The first warning came about an hour after the eruption, raising the volcanic status level from 1 to 2 on a scale of 5, a level at which entry into the crater area is restricted. About one hour and 50 minutes after the eruption, it raised the status level to 3, under which entering the mountain area is either banned or restricted. However, the Agency did not share this warning with the Kusatsu Municipal Government.

The system of issuing a prompt eruption alert was established in the wake of the 2014 eruption of Mount Ontake which killed 58 people, in an effort to encourage people to evacuate and limit casualties as much as possible. Explaining why the warnings were not issued immediately, JMA said it took time to confirm the facts related to the eruption due to the lack of monitoring cameras near the site. In such a case, the Agency should get information from climbers and tourists who were near the scene as quickly as possible and issue relevant warnings – even if the information provided cannot be verified – under the principle that safety comes first. Municipalities near volcanoes also should act under the same principle, although they may get conflicting information, as the Kusatsu town office did.

Many of Japan’s volcanoes constitute tourism resources, and people may not have a sufficient sense of caution regarding the possibility of eruptions. Most municipalities near volcanoes are said to lack advance evacuation plans in the event of an incident.

Although what happened last week at Mount Moto-Shirane reminds us of the difficulty of forecasting volcanic eruptions, that should not lead the government to slacken its efforts to improve the system to monitor volcanic activities. A good starting point would be to allocate sufficient resources to train a new generation of volcanologists since the nation is suffering from an acute shortage of young experts in the field.

Source : The Japan Times.

Zone sommitale du Moto-Shirane (Crédit photo: F. Gueffier)

Quelques nouvelles du Mayon (Philippines) // Some news of Mayon Volcano (Philippines)

Le Mayon reste très actif, malgré une accalmie au cours des derniers jours. Le PHILVOCS indique que la lave avance toujours sur 4,3 km le long de la ravine Bonga-Buyuan et 3,2 km dans la ravine Miisi. Cette accalmie a incité les autorités à rapatrier, le 2 février, quelque 60 000 personnes hébergées dans des centres d’évacuation de la province d’Albay. Les personnes évacuées, soit environ 70% des 84 543 qui s’entassent dans différents camps d’évacuation dans la province, vivaient à l’intérieur de la zone de danger étendue à 9 km autour du volcan. Les autorités ont déclaré que le rapatriement des personnes évacuées avait pour but de décongestionner les 70 centres d’évacuation.
Malgré l’accalmie, le PHILVOCS a maintenu le niveau d’alerte à 4 et demande à nouveau au public de s’abstenir d’entrer dans la zone de danger de 8 km de rayon.
L’Institut a déclaré que l’éruption du volcan Mayon durera au moins deux à trois mois et envisage deux scénarios. 1) Le Mayon continue à émettre doucement de la lave avec quelques petites phases éruptives au sommet du volcan.  2) Le Mayon connaît une éruption majeure avec des coulées pyroclastiques qui peuvent dévaler ses pentes et dévaster des zones habitées dans les villages entourant le volcan.
Pour le moment, l’activité volcanique correspond au scénario 1, autrement dit une éruption de lave continue qui peut durer jusqu’à trois mois. La probabilité du scénario 2, avec évolution vers une éruption explosive, est plus faible.
Si l’on se réfère à l’histoire éruptive du Mayon, on se rend compte que les éruptions ont duré au moins deux à trois mois, voire quatre mois.
Source: PHILVOCS & Manila Bulletin.

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Mayon is still quite active, despite a lull over the past several days. PHILVOCS indicates that lava is still flowing 4.3 km along the Bonga-Buyuan Gully and 3.2 km in the Miisi Gully. The lull prompted the authorities to send home on February 2nd some 60,000 people who had taken shelter in evacuation centers in Albay province. The evacuees, about 70 percent of the 84,543 people crowding various evacuation camps in Albay, lived inside the 9-km extended danger zone around the volcano. The authorities said that sending home the evacuees was meant to decongest the 70 evacuation shelters in Albay.

Despite the lull, PHILVOCS has kept the alert level at 4 and reiterates its advisory to the public to refrain from entering the 8 km-radius danger zone

The Institute said the eruption of Mayon Volcano will last at least two to three months and describes two scenarios. 1) Mayon may continue to ooze lava with small eruption in between or 2) Mayon may go through a major eruption with pyroclastic flows that may glide down the slope and devastate residential areas in the villages surrounding the volcano.

For the time being, the volcano is exhibiting scenario one, which is the continued lava eruption that may last until three months, but the probability of scenario 2, or the progression into explosive eruption, has the lower probability.

If one refers to historical accounts, Mayon’s eruptions lasted for at least two to three months or even at least four months.

Source: PHILVOCS & Manila Bulletin.

Crédit photo: PHILVOCS

Mayon (Philippines): L’éruption de 2018 // The 2018 eruption

Le Mayon reste très actif, même si l’intensité de l’éruption semble avoir légèrement diminué. Dans ses derniers bulletins, le PHILVOCS indique que de petites fontaines de lave sporadiques sont toujours observées au sommet, ainsi que des coulées de lave sur les flancs du volcan. La cendre s’évacue en général sous forme de panaches blancs à gris clair de faible hauteur, à l’exception de certains événements qui génèrent des panaches gris foncé qui montent plus haut au-dessus du cratère. L’activité s’accompagne de forts grondements audibles dans un rayon de 10 kilomètres. On observe toujours des coulées pyroclastiques et des coulées de lave. Ces coulées descendent les ravines Miisi, Basud et Bonga. Les coulées de lave dans les ravines Miisi et Bonga-Buyuan ont avancé respectivement sur 3,2 kilomètres et 4 kilomètres depuis le sommet. Des effondrements de blocs se produisent régulièrement sur les fronts et les marges des coulées au cours de leur progression. Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne 3 066 tonnes par jour le 1er février 2018. Les mesures GPS indiquent une inflation de l’édifice volcanique depuis les mois d’octobre et novembre 2017. Cela montre que le magma continue à exercer une pression au cours de son ascension.
Le niveau d’alerte 4 reste en vigueur sur le Mayon.
Le PHILVOCS demande constamment au public de ne pas entrer dans la zone de danger de huit kilomètres de rayon et de se méfier des coulées pyroclastiques et des lahars susceptibles d’emprunter les ravines qui entaillent les flancs du volcan. Il est conseillé aux pilotes d’éviter de voler près du sommet du Mayon car la cendre émise par de soudaines éruptions peut être dangereuse pour les avions.
Source: PHILVOCS.

Les autorités locales ont ordonné à toutes les personnes vivant en dehors de la zone de danger de huit kilomètres de quitter les hébergements provisoires afin de résoudre le problème de surpeuplement dans les centres d’évacuation. L’occupation idéale des écoles est une salle de classe pour huit à dix familles mais actuellement, le taux d’occupation est d’une salle de classe pour 20, voire 30 familles. Le PHILVOCS a indiqué aux autorités locales que les personnes qui vivent à moins de neuf où dix kilomètres du cratère sont en sécurité. En effet, en prenant en compte l’histoire éruptive du Mayon, la distance maximale atteinte par les coulées pyroclastiques est de sept kilomètres. Le kilomètre supplémentaire ajouté à la zone de danger est une simple précaution en cas de scénario catastrophe.
Suite à la décision de déloger les personnes à l’extérieur de la zone de danger de 8 km, les camions de la police, de l’armée et des unités gouvernementales vont récupérer les personnes évacuées et les conduire à leur domicile. On s’attend à ce que certains habitants ne soient pas d’accord pour partir, par crainte de ne plus bénéficier des produits de première nécessité et d’autres avantages. Cependant, les autorités ont assuré à toutes les familles qu’il y aurait une distribution continue et qu’elles pourraient également bénéficier du programme «argent contre travail».
Une fois l’opération de transfert terminée, certaines personnes hébergées dans des centres d’évacuation surpeuplés seront conduites dans les écoles et les salles de classe qui vont se trouver libérées. Toutefois, des véhicules militaires et de police restent prêts à intervenir si une évacuation rapide s’avérait nécessaire.
Source: Manila Bulletin.

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Mt Mayon is still very active, even though the intensity of the eruption seems to have slightly decreased. In its latest updates, PHILVOCS indicates that the volcano continues to exhibit sporadic and weak lava fountaining, continuous lava effusion and degassing from the summit crater. Much of the activity produces low white to light-gray plumes, with the exception of some events that produce higher gray ash plumes. The activity is accompanied by loud, booming sounds audible within 10 kilometres away. Episodes of pyroclastic and lava flows are still observed. They travel down the Miisi, Basud and Bonga gullies.The Miisi and Bonga-Buyuan lava flows have advanced to 3.2 kilometres and 4 kilometres, respectively, from the summit crater. Rockfall events are generated by the collapsing lava front and margins of the advancing lava flows. SO2 emissions reached an average of 3,066 tons per day on February 1st 2018. GPS measurements still indicate a sustained inflation of the edifice since November and October last year, which is consistent with pressurization by magma intrusion.

The alert level 4 remains in effect over Mayon Volcano.

PHILVOCS reminds the public to refrain from entering the eight kilometre-radius danger zone and to be additionally vigilant against pyroclastic flows and lahars along channels draining the edifice. Pilots are advised to avoid flying close to the volcano’s summit as ash from any sudden eruption can be hazardous to aircraft.

Source: PHILVOCS.

Authorities have ordered a decamp of all persons living outside the eight-kilometre danger zone to solve the problem of heavy congestion in the evacuation centres. The ideal ratio of classroom to evacuees is one room per eight to 10 families but currently, the ratio is at one classroom per 20 and even 30 families. PHILVOCS has said to local authorities that those living within nine and 10 kilometres away from the crater are already safe. Volcanologists also explained that, based on the history of Mayon’s eruption, the farthest distance of pyroclastic flows is seven kilometres away from the crater.The additional one kilometre serves as a precaution for a worst-case scenario.

As a consequence of the decision to decamp the persons outside the 8-km danger zone, trucks from the police, military and local government units will fetch the evacuees and transport them back to their houses. Some of the residents are expected to resist the decamp for fear that they will no longer avail of the relief goods and other benefits. However, authorities assured those economically-displaced families living outside the 8-km danger zone that there will be a continuous distribution of relief goods and they can also avail of the cash-for-work program.

Once the decamp is performed, some of the evacuees in congested evacuation centres will be transferred to schools and classrooms vacated as a result of the decamp. Military and police vehicles will be placed on standby if in case there is a need for quick evacuation.

Source: Manila Bulletin.

Carte des zones menacées par les coulées pyroclastiques (Source : PHILVOCS)

Mayon (Philippines): L’éruption de 1814 // The 1814 eruption

Un chapitre de mon livre «Killer Volcanoes» est consacré au volcan Mayon et plus particulièrement à l’éruption de 1814. 200 personnes ont été piégées et sont mortes à l’intérieur de l’église de Cagsawa. 1 500 personnes ont officiellement perdu la vie lors de la catastrophe, mais le bial est probablement beaucoup plus lourd. En effet, beaucoup de gens souffraient de problèmes respiratoires et d’autres maladies liées aux nuages de cendres qui ont recouvert la région.
Une illustration de l’éruption de 1814 a été découverte dans les archives de l’ordre des Franciscain en Espagne et a été reproduite sur une monographie appartenant à Carlos Madrid, le directeur de l’Institut Cervantes de Manille. Elle s’intitule « Seraphico: Les missionnaires franciscains dans la région d’Aurora, 1609-1899 ».
L’illustration a été réalisée 15 ans après l’éruption de 1814 et a été incluse dans un document franciscain sur les activités des missionnaires à Bicol, qui a par la suite été envoyé en Espagne. Le document a été conçu comme une narration picturale du désastre vu depuis Daraga ou ‘Nueva Cagsawa’. Il a également servi de référence géographique pour localiser les villages détruits et leurs nouveaux emplacements. Sur l’illustration, les villages ainsi que les installations militaires et religieuses sont en majuscules.
Même si cela est difficile à discerner sur l’image ci-dessous, l’illustration situe plusieurs villes dans la trajectoire des coulées de lave et montre des roches incandescentes projetées par le volcan. Les villages menacés sont Bacacay (lettre U), Libog (V) et Albay (B). Parmi les villages dévastés, on recense Bubolosan (X), Guinobatan (Y) et Camalig (G). Autour de Panganiran (Z), on peut aussi voir le port de Marigandon (R) et les structures militaires et religieuses détruites.
Carlos Madrid indique que les survivants de Camalig ont été transférés à Tondal (H), plus tard appelé «Nuevo Camalig». La population survivante de Guinobatan a été déplacée à Panganiran et à Maurato. Des querelles avec les villageois ont obligé les survivants à retourner à Guinobatan.
Cagsawa a été détruite à jamais; parmi les ruines, on repère facilement le clocher de l’église, la seule structure émergeant de la lave qui a enseveli la ville. Les ruines sont maintenant une attraction touristique.
Source: Inquirer.net.
http://www.inquirer.net/

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A chapter of my book « Killer Volcanoes » is dedicated to Mayon Volcano and more particularly to the 1814 eruption. 200 corpses were found inside the church of Cagsawa. The official toll was 1,500 deaths but it is estimated that many more people lost their lives during the disaster. Many were suffering from respiratory problems and other diseases linked to the ash clouds that shrouded the region.

An illustration was found in the archives of the Franciscan religious order in Spain and was reprinted in a monograph of Carlos Madrid, the director of the Instituto Cervantes de Manila. The monograph is entitled “Seraphico: The Franciscan Missionaries in the Aurora Region, 1609-1899.”

The illustration was made 15 years after the 1814 eruption and was included in a Franciscan document reporting on the missionaries’ activities in Bicol that was sent to Spain. The document was conceived as a pictorial storytelling of the disaster as seen from Daraga or ‘Nueva Cagsawa.’It also served as a rough geographical reference to locate the destroyed villages and the subsequent new settlements. In the powerful illustration, villages and military and church facilities are in uppercase letters.

Even though it is difficult to discern in the picture below, the illustration situates several towns in the descending trajectory of the lava flow and shows incandescent rocks coming out from volcano. The villages include Bacacay (letter U), Libog (V) and Albay (B). Among the devastated villages were Bubolosan (X), Guinobatan (Y) and Camalig (G). Around Panganiran (Z) could be seen the port of Marigandon (R) and military and church structures destroyed.

Carlos Madrid writes that the Camalig survivors were relocated to Tondal (H), which was later called “Nuevo Camalig.” The surviving population of Guinobatan was relocated to either Panganiran and Maurato. But squabbles there with the villagers later compelled the survivors to go back to Guinobatan.

Cagsawa never recovered; its ruins are highlighted by the church steeple, the only structure that can be seen sticking out of the mountain of lava that buried the town. The ruins are now a tourist attraction.

Source: Inquirer.net.

http://www.inquirer.net/

Source: Carlos madris (Institut Cervantès de Manille)