Le risque volcanique aux Etats Unis // The volcanic risk in the U.S

drapeau-francaisIl y a quelques jours, j’ai lu dans la presse américaine un article intitulé «Les Etats-Unis ont 169 volcans actifs, mais les volcanologues ne sont pas inquiets ». L’auteur explique qu’«entre leur histoire géologique et la surveillance active, la plupart ne représentent pas une menace pour les personnes ou les biens. » L’article a été écrit quelques jours après l’éruption du Pavlof en l’Alaska. Le volcan a émis un volumineux panache de cendre qui a perturbé le trafic aérien.
Alors que les éruptions volcaniques comme celle du Pavlof peuvent sembler tout à fait normales aux yeux des Américains qui vivent à proximité du Mont St. Helens dans l’Etat de Washington, du Kilauea à Hawaii, ou dans les Iles Aléoutiennes en Alaska (où se trouvent Pavlof et de nombreux autres volcans), les autres habitants des Etats-Unis seront peut-être surpris d’apprendre que leur pays possède 169 volcans actifs.
Les Etats-Unis représentent 11% des 1500 volcans actifs dans le monde, sans compter ceux situés sur le plancher océanique. Cependant, le risque volcanique  n’est pas également réparti sur la planète. Selon  l’IAVCEI, plus de 91% du risque volcanique est concentré dans cinq pays. L’Indonésie représente 66% de ce risque, suivie par les Philippines, le Japon, le Mexique et l’Ethiopie.
Les États-Unis possèdent de nombreux volcans, mais la plupart n’ont pas connu d’éruptions depuis des milliers d’années, et ceux qui se sont manifestés récemment sont surveillés en permanence par l’USGS. Environ 100 des 169 volcans actifs américains sont situés en Alaska ; les autres se trouvent en Californie, dans l’Oregon, et les îles Mariannes du Nord, avec respectivement 18, 16 et 13 volcans actifs. Six volcans d’Hawaï et sept volcans de l’Etat de Washington comptent parmi les plus actifs. En dépit de leur faible nombre, leur menace volcanique est assez élevée. L’Arizona, le Colorado, l’Idaho, le Nevada, le Nouveau-Mexique, l’Utah et le Wyoming ont chacun moins de cinq volcans.
L’USGS a défini un niveau global de menace pour les volcans américains. Les volcans auxquels la  «plus haute priorité» a été affectée et qui, en tant que tel, nécessitent la plus étroite surveillance, ne représentent que 35 des 169 volcans actifs: 16 sont en Alaska, 7 dans les îles Mariannes du Nord, quatre dans les états de Washington et de l’Oregon.
Un volcanologue de l’USGS a dit: « Si un volcan dispose d’un équipement de surveillance suffisant, et une bonne réactivité locale en cas d’éruption, le risque humain peut être réduit. »
Parmi les volcans américains les plus actifs, l’éruption du Mont St. Helens en 1980 a tué 57 personnes. Le Pavlof en Alaska a connu 40 éruptions, y compris un certain nombre d’éruptions mineures au cours des 20 dernières années. Comme le volcan est situé dans un endroit reculé des Aléoutiennes, le risque humain est assez faible. Lors d’une éruption, le principal problème réside dans les panaches de cendre qui peuvent perturber le trafic aérien de la région. À Hawaii, le Kilauea est l’un des volcans les plus actifs au monde et est en éruption depuis 1983. Ses coulées de lave peuvent causer des dégâts matériels et ont récemment été une menace pour la petite ville de Pahoa, mais le risque de pertes humaines est très faible.

Même si les volcans américains les plus actifs sont bien surveillés, un excès de confiance serait une grave erreur. Les volcans japonais comme le Mont Ontake sont bien surveillés eux aussi, mais l’explosion phréatique très soudaine (avec une cinquantaine de victimes) qui a eu lieu en octobre 2014 montre que la prévision volcanique est encore loin d’être parfaite. Par ailleurs, les éruptions qui ont été observées au cours des dernières décennies aux Etats Unis – y compris celle du Mont St Helens en 1980 (avec un Indice d’Explosivité Volcanique 5) – n’étaient pas extrêmement violentes. Si un super volcan comme celui de Yellowstone entre en éruption (avec un VEI 8, par exemple), la situation sera beaucoup plus grave. D’accord, les instruments avertiront les scientifiques qu’une éruption est sur le point de se produire, mais s’il s’agit d’un événement à très grande échelle, il n’affectera pas seulement la zone autour de Yellowstone. Si j’étais un volcanologue américain, je serais inquiet!

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drapeau-anglaisA few days ago, I read in the U.S. press an article entitled “US has 169 active volcanoes, but scientists aren’t worried.”  The author explains that “between their geological history and active monitoring, most pose no threat to lives or property.” The article was written a few days after the eruption of Alaska’s Pavlof which spewed a voluminous ash plume that disrupted air traffic.

While volcanic eruptions like Pavlof’s might seem quite common to Americans living near Mount St. Helens in Washington, Kilauea in Hawaii, or Alaska’s Aleutian Islands (where Pavlof and numerous other volcanoes are located), the rest of the continental US may be surprised to learn that the United States holds 169 active volcanoes.

Of the 1,500 active volcanoes in the world – excluding those located on the ocean floor – the United States makes up 11%. However, the risk is not equally spread around the world. According to the IAVCEI, over 91 percent of volcanic risk is concentrated in five countries.

Indonesia faces 66% of this risk, followed by the Philippines, Japan, Mexico, and Ethiopia.

The US has many volcanoes, but most haven’t erupted for thousands of years. And the ones that have erupted in recent history are continuously monitored by the US Geological Survey (USGS).

About 100 of the 169 active US volcanoes are located in Alaska, followed by California, Oregon, and the Northern Mariana Islands with 18, 16 and 13 active volcanoes, respectively.

Hawaii’s six volcanoes and Washington’s seven volcanoes are some of the country’s most active, so despite their low numbers, their volcanic threat is fairly high. Arizona, Colorado, Idaho, Nevada, New Mexico, Utah, and Wyoming each have fewer than five volcanoes.

The USGS has defined an overall threat score for the country’s volcanoes. Volcanoes with the “highest priority” and, as such, requiring the most extensive monitoring coverage, comprise only 35 of the 169 active volcanoes: 16 in Alaska, 7 in the Northern Mariana Islands, four in both Washington and Oregon.

A USGS volcanologist said: “If a volcano has enough scientific monitoring equipment on it, and a well-organized local response, then the risk to human life can be reduced.”

Among the US most active volcanoes, the eruption of Mount St. Helens in 1980 killed 57 people. Alaska’s Pavlof has had 40 known eruptions, including a number of small eruptions within the past 20 years. As the volcano is located in a remote place of the Aleutians, the human risk is quite low. The only problem during an eruption lies with the ash plumes which can disrupt air traffic in the area. In Hawaii, Kilauea is one of the world’s most active volcanoes and has been continuously erupting since 1983. Its lava flows can cause material damage and were recently a threat to the small town of Pahoa but the risk of human losses is very low.

Even though US most active volcanoes are well monitored showing too great a confidence might be a mistake. Japanese volcanoes like Mount Ontake are well monitored too but the sudden phreatic explosion that occurred in October 2014 shows that volcanic prevision is still far from perfect. Besides, the eruptions that were observed during the past decades – including the one at Mount St Helens in 1980 (with a Volcanic Explosivity Index 5) – were not very powerful. Should a super volcano like Yellowstone erupt (with a VEI 8, for instance), the situation would be far more serious. Ok, the instruments would warn the scientists that an eruption is about to occur, but it might be a large-scale event which would not only affect the area around Yellowstone. If I were a US volcanologist, I would be worried!

St-Helens-blog

Le Mont St Helens, siège de la dernière éruption majeure aux Etats Unis.

Yell-blog

Yellowstone: Une bombe à retardement?

(Photos: C. Grandpey)

Alertes volcaniques // Volcanic alerts

drapeau francaisAprès avoir élevé, il y a quelques jours, le niveau d’alerte du Mauna Loa de « Normal » à « Advisory » (surveillance étroite recommandée) et fait passer la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune, l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO) explique dans un article la signification des niveaux d’alerte volcanique et des codes couleurs pour l’aviation, et comment le HVO décide de les modifier.
Le système de codes couleurs pour l’avion a ses racines en Alaska. Au cours de l’éruption du Redoubt en 1989-1990, l’Alaska Volcano Observatory (AVO) a décrété que les compagnies aériennes avaient besoin d’un moyen rapide pour comprendre les menaces liées à un volcan en activité, voire en éruption. Pour cela, l’USGS a mis au point un schéma simple, avec quatre couleurs, semblables à celles des feux de circulation, pour transmettre le message. De cette façon, les pilotes ou les contrôleurs aériens n’avaient plus besoin de passer au crible les longues descriptions textuelles pour savoir si des avions pourraient voler à proximité ou sous le vent d’un volcan en éruption: GREEN signifiait qu’il n’y avait aucun problème particulier. JAUNE signifiait que le volcan montrait des signes d’activité et qu’il fallait être vigilant. ORANGE signifiait qu’il fallait faire très attention car la situation pouvait évoluer très rapidement, ou que la cendre volcanique pouvait atteindre environ 7.500 mètres d’altitude. RED signifiait qu’il y avait un réel danger et qu’il faudrait peut-être rediriger ou annuler le vol.
Pendant un certain temps, ce système de codes couleurs a été utilisé en l’Alaska où chaque année une ou deux éruptions envoient de la cendre potentiellement dangereuse sur les itinéraires des vols commerciaux à travers le Pacifique.
Ensuite, en 2006, les cinq observatoires volcanologiques gérés par l’USGS ont adopté un système unique d’alerte volcanique à travers les Etats Unis. Dans le cadre de cette approche unifiée, l’USGS a ajouté les conditions NORMAL, ADVISORY (surveillance accrue), WATCH (Vigilance), et WARNING (Alerte) afin de faire connaître le niveau de danger aux personnes et aux infrastructures sur le terrain. Les termes utilisés ont été choisis en partie pour faire écho à ceux utilisés par le National Weather Service (Service Météorologique) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) pour les fortes tempêtes et les inondations. Le plus souvent, le niveau d’alerte volcanique et le code couleur pour l’aviation vont de pair.
L’affectation des niveaux d’alerte et des codes couleurs suppose que les observatoires identifient parfaitement le niveau d’activité d’un volcan, depuis les périodes calmes jusqu’aux épisodes éruptifs. Cela exige aussi que le volcan soit surveillé 24 heures sur 24 avec des sismomètres, des caméras, des satellites et d’autres instruments capables de détecter les signes de mouvements du magma dans les profondeurs, ou de la lave et de la cendre en surface pendant une éruption. Avec une telle infrastructure, les observatoires peuvent, au fil du temps, définir un niveau de base de l’activité typique qui sera appelé « NORMAL » et correspondra à la couleur Verte / GREEN, de sorte qu’une modification du niveau de base pourra être associée à des termes comme YELLOW et ADVISORY.
Source: USGS / HVO.

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drapeau anglaisAfter elevating the alert level for Mauna Loa from Normal to Advisory and the aviation colour code from Green to Yellow, the USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the meaning of these Volcano Alert Levels and Aviation Color Codes, and how HVO decides to change them.
The USGS Aviation Color Code system has roots in Alaska. During the 1989-90 eruption of Redoubt Volcano, the Alaska Volcano Observatory (AVO) determined that airlines needed a quick way of understanding threats posed by a restless or erupting volcano. So, USGS developed a simple, four-color scheme similar to a traffic light to convey the message. In this way, pilots or air traffic controllers would not need to sift through long text descriptions to evaluate their risk of flying near or downwind of a volcano: GREEN meant all clear; YELLOW meant the volcano is restless, be aware; ORANGE meant pay very close attention, the situation may be escalating or there may be volcanic ash up to about 7,500 metres above sea level; and RED meant danger, you may need to reroute or cancel the flight.
For a number of years, this colour code system was only used in Alaska where each year one or two eruptions send potentially dangerous ash into trans-Pacific jet flight routes.
Then, in 2006, the USGS five volcano observatories adopted a single system of communicating volcanic threats across the nation. As part of this unified approach, USGS added the terms NORMAL, ADVISORY, WATCH, and WARNING to reflect the danger primarily to people and infrastructure on the ground. These Volcano Alert Level terms were chosen in part to mirror those used by NOAA’s National Weather Service for severe storms and flood. Most often, the Volcano Alert Level and Aviation Colour Codes terms move together.
Assigning alert levels and colour codes requires that observatories can measure the activity level of a volcano—from quiet to full-scale eruption. This, in turn, requires that the volcano be monitored around the clock with seismometers, cameras, satellites, and other instruments that can detect signs of magma moving underground or lava and ash actively erupting. With such infrastructure in place, observatories can, over time, define a background state of typical activity (NORMAL/GREEN) so that sustained departures from background are caught in the act (YELLOW/ADVISORY).
Source: USGS / HVO.

current

Source: USGS

Des stations sismiques pour Glacier Peak (Chaîne des Cascades / Etats Unis)

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans une note publiée le 18 mai, Glacier Peak est beaucoup plus haut que le Mont St Helens et ses 2549 mètres dans la Chaîne des Cascades. Même s’il est beaucoup moins connu, il peut être tout aussi dangereux. En effet, si les glaciers sur ses flancs venaient à fondre lors d’une éruption, l’histoire montre que les lahars pourraient atteindre Mt. Vernon, Burlington, Stanwood et le Puget Sound en suivant les vallées des rivières Skagit et Stillaguamish. Alors que les volcans comme le St. Helens et le Rainier sont dotés d’un grand nombre de capteurs, il n’y a qu’un seul sismomètre actuellement sur le flanc ouest de Glacier Peak, mais cela va bientôt changer.

L’USGS est en train de demander l’autorisation d’installer quatre nouvelles stations de surveillance autour du volcan. Afin de trouver les meilleurs endroits pour leur emplacement, l’USGS a entrepris l’année dernière la cartographie du volcan ainsi que des sommets et des vallées qui l’entourent en utilisant le LIDAR (Light Detection and Ranging). L’USGS devra maintenant avoir le feu vert de l’US Forest Service (l’équivalent de nos Eaux et Forêts) pour mettre en place les équipements qui contrôleront l’activité sismique ou le gonflement des pentes du volcan. Ces stations seront en mesure d’enregistrer et de transmettre en temps réel les données concernant l’activité.
La demande d’autorisation d’installation et de maintenance des quatre stations sismiques sera valable pour une période de 20 ans. La station sismique existante et une station d’observation des glaciers déjà en place resteront en l’état.
Il faudra trois jours pour installer chaque nouvelle station sur Glacier Peak, jusqu’à une semaine si le temps se dégrade. La question la plus susceptible de recevoir un mauvais accueil de la part du public est l’utilisation d’hélicoptères pour transporter le matériel et le personnel dans cette région très sauvage où ne sont pas autorisés les engins motorisés. Les hélicoptères seraient nécessaires lors de l’installation et tous les cinq ans pour transporter les batteries de rechange.
Chaque station sera conçue pour durer des décennies et permettre l’installation d’équipements de surveillance de nouvelle génération sans avoir à modifier les stations existantes.
Le coût d’installation des quatre stations s’élève à 170 000 dollars, et la maintenance annuelle de chaque station coûtera environ 4000 dollars.

Source : The Herald of Everett.

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drapeau anglaisAs I put it in a note written on May 18th, with 3,213 metres, Glacier Peak is much higher than Mount St Helens in the Cascade Range. Although less popular, it is just as dangerous. If its glaciers happened to melt during an eruption, history shows lahars might reach as far away as Mt. Vernon, Burlington, Stanwood and Puget Sound by following the Skagit and Stillaguamish rivers.While volcanoes like Mt St. Helens and Rainier are heavily wired with sensors, there is but one lone seismometer on the west flank of Glacier Peak. That’s about to change.

The USGS is seeking permission to install four new monitoring stations around the volcano. In order to find the best places to install the instruments, the USGS started mapping the volcano and its surrounding peaks and valleys last year using LIDAR (Light Detection and Ranging). Now, they hope for U.S. Forest Service approval to set up equipment that can track seismic activity or bulging of the mountain’s slopes. The stations would be able to record and transmit that activity in real time.

The application is for a 20-year permit to install and maintain four seismic stations, spaced out around the mountain. The existing seismic station and one glacier research station already in place on Glacier Peak will remain in use.

It would take three days to set up each new station, up to a week if the weather gets poor. The issue most likely to draw public concern is the use of helicopters to haul some equipment and personnel into the wilderness area, which is designated for man- powered machinery only. Helicopters would be needed during the installation and every five years to haul in replacement batteries.

Each station will be designed to last for decades and allow for new-generation monitoring equipment to be installed without further modifications of the stations.

The estimated cost for putting in four stations is $170,000, and it would cost about $4,000 a year — $1,000 for each location — to maintain them.

Source : The Herald of Everett.

Glacier-Peak-blog

Vue de Glacier Peak  (Photo:  C. Grandpey)

Yellowstone: Mise au point de l’USGS // USGS clarification

drapeau francaisL’USGS, agence gouvernementale américaine en charge de la surveillance de l’activité volcanique dans le Parc National de Yellowstone, vient de publier un texte destiné à mettre fin une fois pour toutes aux récentes rumeurs au sujet d’une éruption et d’une évacuation imminentes du Parc.
Une vidéo diffusée au début de l’année montrant des bisons en train de s’enfuir du Parc a provoqué une vague d’inquiétude. Quelques semaines plus tard, l’information qu’une route était en train de fondre a provoqué un émoi identique, relayé par des blogs et sites web qui ont affirmé qu’une éruption pourrait se produire dans de brefs délais. Un article récent a aussi prétendu qu’une éruption se produirait au cours des prochaines semaines et qu’une évacuation était en cours.
L’USGS n’est plus disposé à tolérer ce type d’articles et a publié « une mise au point concernant les récentes rumeurs. »
« 1) Tout d’abord, tout le monde doit savoir que l’activité géologique, y compris les  séismes et autres mouvements du sol, reste dans les normes historiques et que la sismicité est relativement faible à l’heure actuelle.
« 2) Les préoccupations concernant les fermetures de routes sont très exagérées. Il y a eu effectivement la fermeture pendant deux jours d’une route secondaire sur environ 5 km. Comme on peut l’imaginer, il n’est pas facile d’entretenir les routes qui passent sur ​​des zones thermales où la température du sol peut approcher celle de l’eau bouillante. Les routes de Yellowstone ont souvent besoin de réparations en raison des dégâts causés par les variations thermiques ainsi que par des conditions hivernales extrêmes froides.
« 3) Le Parc n’a jamais été évacué et tout le monde est en mesure de s’en rendre compte. Si la webcam (http://yellowstone.net/webcams/old-faithful/) du Vieux Fidèle montre des gens, ou si des articles de presse font état de l’hélicoptère télécommandé d’un aéromodéliste qui vient de s’écraser dans une source chaude, cela prouve bien que le Parc de Yellowstone fonctionne normalement.
« 4) Aucun volcanologue n’a déclaré que Yellowstone est susceptible d’entrer en éruption cette semaine, ce mois-ci ou cette année. Dans un article récent, un nom a été attribué à un «volcanologue à la retraite», mais cette personne ne semble pas exister, et un géologue correspondant à ce critère nous a assuré qu’il n’avait rien dit de tel à propos de Yellowstone.
« 5) Enfin, nous remarquons que le personnel qui a surveillé Yellowstone cours de la dernière décennie a vu passer régulièrement des informations indiquant que des « éruptions imminentes » allaient se produire à Yellowstone. Beaucoup faisaient état de dates précises mais aucune n’avait de preuve scientifique, et aucune éruption n’a eu lieu.
« Nous continuerons à fournir des mises à jour sur l’activité géologique de Yellowstone, et mettrons à la disposition du public du matériel éducatif pour montrer comment se déroule la surveillance de Yellowstone. »

Source : Presse américaine.

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drapeau anglaisThe U.S. government agency in charge of monitoring potential volcano activity at the Yellowstone National Park caldera has issued a statement slamming any recent rumors about an impending eruption and evacuation.

Starting with a video earlier this year of bison seemingly running out of the park, which some people took as “an alert,” and continuing with things like a melting road in the park, some blogs and websites have said that an eruption could happen soon.

There was also a recent article that claimed an eruption would happen in weeks and that an evacuation was taking place.

The U.S. Geological Survey seems to have had enough of these kinds of articles and has released “a short statement regarding recent rumors.”

“1) First, everyone should know that geological activity, including earthquakes and ground uplift/subsidence is well within historical norms and seismicity is actually a bit low at present.

“2) Concern over road closures is much overblown. There’s been one road closure of a small side road – just over three miles long – that was closed for two days. As one can imagine, it is not easy to maintain roads that pass over thermal areas where ground temperatures can approach those of boiling water. Roads at Yellowstone often need repair because of damage by thermal features as well as extreme cold winter conditions.

“3) The park has not been evacuated. This one is pretty easy to verify by everyone. If the Old Faithful webcam shows people, or if news articles are coming out about a hobbyist’s remote control helicopter crashing into a hot spring, Yellowstone is certainly open for business.

“4) No volcanologists have stated that Yellowstone is likely to erupt this week, this month or this year. In one recent article, a name was attributed to a ‘senior volcanologist,’ but that person does not appear to exist, and a geologist with that name assures us that he did not supply any quotes regarding Yellowstone.

“5) Finally, we note that those who’ve kept track of Yellowstone over the past decade or so, have seen a constant stream of ‘predictions’ regarding imminent eruptions at Yellowstone. Many have had specific dates in mind, none had a scientific basis, and none have come true.

“We will continue to provide updates on geological activity at Yellowstone, and educational materials to help understand the science around Yellowstone monitoring.”

Source : Presse américaine.

Old-Faithful-blog

Le Vieux Fidèle (Photo:  C. Grandpey)