Forte sismicité dans l’ouest de la Turquie // Strong seismicity in western Turkey

drapeau-francaisDes essaims sismiques à faible profondeur affectent en ce moment la pointe de la péninsule de Biga dans l’ouest de la Turquie. En particulier, on a enregistré quatre événements supérieurs à M 5 qui ont gravement endommagé plus de 350 bâtiments. Les séismes se produisent à l’intersection de la faille de Kestanbol et de la ligne de failles d’Edremit. L’événement le plus significatif jusqu’à présent a atteint une magnitude de M 5.4 le 6 février 2017, à une profondeur de 6 km. Il a été précédé d’un événement M 5.2. Le même secteur avait déjà été secoué par un séisme de M 5.3 le 7 février et un autre de M 5.0 le 12 février. Tous se sont produits à des profondeurs entre 6 et 10 km. Selon les données fournies par le CSEM, depuis le 1er janvier 2017 la région a enregistré un total de 1 096 séismes

Suite aux séismes ayant causé la plus de dégâts, le gouvernement turc a mis en place un petit village constitué de maisons de chantier pour les personnes ayant besoin d’un abri et il a été demandé aux habitants de ne pas pénétrer dans des bâtiment tant que l’évaluation officielle des risques n’a pas été effectuée.
Le dernier grand séisme sur la faille d’Edremit a atteint M 6.7 en 1944. Il ne serait donc pas surprenant qu’un puissant séisme se produise à nouveau dans cette région. La faille d’Edremit fait actuellement l’objet de toutes les attentions.
La région possède l’une des activités hydrothermales les plus remarquables de la Turquie, avec des températures de l’eau pouvant atteindre174 ºC. On a remarqué que les essaims sismiques se produisent souvent dans les zones géothermales où les failles sont lubrifiées par l’eau chaude, ce qui facilite leur glissement.
Source: The Watchers.
Https://watchers.news/2017/02/12/earthquake-swarm-western-turkey/

La Turquie est un pays souvent secoué par des séismes. Cela est dû à la présence de plusieurs failles actives. La plus célèbre est la faille nord-anatolienne qui traverse la Turquie d’est en ouest, de l’Iran à la Thrace. Même si, en général, on ne la considère pas comme une faille transformante comme la faille de San Andreas en Californie, elle résulte du jeu des mouvements des plaques lithosphériques, notamment de la plaque arabique qui s’enfonce dans la plaque eurasienne tout en ouvrant la Mer Rouge. En conséquence, le sud et le nord de la Turquie coulissent le long de cette fracture à une vitesse moyenne d’environ 2,5 cm par an, en remarquant que les mouvements se produisent de façon brutale, par à-coups, avec des déplacements pouvant atteindre 3 mètres en moins d’une minute dans la région d’Izmit où le séisme du 17 août 1999 a atteint une magnitude de 7,4. La sismicité de la faille nord-anatolienne a migré d’est en ouest au fil des décennies.

°°°°°°°°°°

A noter que, selon le maire d’Ankara, les séismes enregistrés actuellement en Turquie pourraient bien être provoqués par une main étrangère..! Vous aurez plus de détails en cliquant sur ce lien:

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=137550

————————————–

drapeau-anglaisA series of shallow are shaking the tip of the Biga Peninsula in Western Turkey this month. The sequence includes four events above M 5 that seriously damaged more than 350 buildings. The quakes are occurring at the intersection of the Kestanbol Fault and the Edremit Fault Zone. The strongest quake so far was M 5.4 on February 6th, 2017at a depth of 6 km. It was preceded by an M 5.2 event. The same area was hit by an M 5.3 quake on February 7th and M 5.0 on February 12th. All quakes occurred at depths between 6 and 10 km. Since January 1st, the region has seen a total of 1 096 earthquakes, according to data provided by the EMSC.

As a result of the most damaging earthquakes, the Turkish Government has built a small village from container houses for those who needed shelter and asked residents not to enter any building before official building assessment.

The last large earthquake on the Edremit fault was an M 6.7 event in 1944. Therefore, a similar quake in the future would not be surprising. Thus, seismicity around the Edremit fault should be closely monitored.

The area is one of the most active geothermal regions in Turkey, with some water temperatures reaching 174 ºC.  It has been noticed that seismic swarms generally occur in geothermal areas where faults are lubricated by hot water, making them easier to slip.

Source: The Watchers.

https://watchers.news/2017/02/12/earthquake-swarm-western-turkey/

Turkey is a country which is often shaken by earthquakes. This is due to the presence of several active faults. The most famous is the North-Anatolian fault which crosses Turkey from east to west, from Iran to Thrace. Although it is not generally considered to be a transforming fault like the San Andreas fault in California, it results from the movement of the lithospheric plates, notably the Arabic plate which penetrates into the Eurasian plate while opening the Red Sea. As a result, southern and northern Turkey slide along this fracture at an average velocity of about 2.5 cm per year. The movements occur suddenly, with displacements up to 3 metres in less than a minute in the Izmit region where the earthquake of 17 August 1999 reached a magnitude of  M 7.4. The seismicity of the North-Anatolian fault has migrated from east to west over decades.

°°°°°°°°°°

According to the mayor of Ankara, the current earthquakes in Turkey might well be caused by « a foreign hand »! You’ll get more details by clicking on this link:

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=137550

turquie-2

Les failles de la Turquie occidentale et les impacts sismiques actuels.

(Source: tremblor.net)

Pas de volcans dans les grottes préhistoriques // No volcanoes in prehistoric caves

drapeau-francaisInaugurée le 10 décembre 2016, Lascaux 4 est le fac-similé de la grotte découverte par hasard en 1940 par des adolescents et leur chien au cours d’une promenade. J’ai eu la chance de visiter la grotte originale quand j’étais petit garçon et les images que Lascaux 4 mises ligne sur Internet ne me donnent guère envie de me rendre à Montignac.

La faune figurée sur les parois de Lascaux est celle que l’on retrouve dans la majorité des grottes ornées : chevaux, aurochs, bisons, cerfs et bouquetins dominent largement, suivis d’animaux plus rares et souvent dangereux, comme l’ours, le rhinocéros et les grands félins.

Il faut noter que plus de 90 % des représentations pariétales sont consacrées aux animaux. On observe très peu de figures humanoïdes qui sont en général juste esquissées et mal proportionnées.

En revanche, la Nature n’est jamais représentée. Comme me l’écrivait récemment Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France, « d’une manière générale, il n’y a aucune représentation d’éléments de la nature dans tout l’art préhistorique, hormis les animaux et de très rares humains: pas de plante, pas de paysage, pas d’entités célestes … Par ailleurs, ces grands chasseurs et connaisseurs des animaux et de leurs moeurs n’ont représenté aucune scène de vie, ou sujette à discussions. »

Selon Axel Kahn, les hommes préhistoriques n’ont pas représenté de scènes de paysages et de volcans parce que c’était pour eux une évidence. Cette nature était leur environnement quotidien et ils ne ressentaient pas le besoin de la représenter sur les parois des cavernes. Les êtres vivants revêtaient une plus grande importance dans leur vie, voire leur survie.

Il est donc normal que les éruptions volcaniques n’apparaissent pas, elles non plus, dans les grottes. J’ai rédigé le 11 janvier 2016 une note à ce sujet (https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/01/11/des-volcans-dans-la-grotte-chauvet-ardeche/).

J’y évoque les gerbes rouges qui éclaboussent le « Sacré-Cœur », un des panneaux ornés de la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, ou encore d’autres marques de doigts qui dessinent des faisceaux sur les parois tendres de la grotte ardéchoise, et qui – selon certains scientifiques – représenteraient des éruptions des volcans tout proches du Bas-Vivarais. Pourquoi pas, mais cela n’a rien d’évident et reste à prouver. Même chose pour le site de Çatalhöyük, en Turquie, vieux de 8 000 ans. Il n’est pas du tout certain que la peinture murale représente vraiment un volcan. Tous les scientifiques ne sont pas d’accord.

—————————-

drapeau-anglaisInaugurated on December 10th, 2016, Lascaux 4 is the facsimile of the cave discovered by chance in 1940 by teenagers and their dog during a walk. I was lucky to visit the original cave when I was a little boy and the images of Lascaux 4 on the Internet do not incite me to go to Montignac. .
The fauna on the walls of Lascaux is the one found in most ornate caves: horses, aurochs, bison, deer and ibex dominate widely, followed by rarer and often dangerous animals such as bears, rhinoceros and big cats.
It should be noted that more than 90% of parietal representations are devoted to animals. There are very few humanoid figures which are generally just sketched and ill-proportioned.
On the other hand, Nature is never represented. As Pascal Picq, a paleoanthropologist at the Collège de France, wrote me recently, « In general, there is no representation of elements of nature in all prehistoric art except animals and very few human beings : No plant, no landscape, no celestial entities … Moreover, these great hunters and connoisseurs of animals and their manners did not represent any scene of life. »
According to Axel Kahn, prehistoric men did not represent scenes of landscapes and volcanoes because they were obvious to them. This nature was their daily environment and they did not feel the need to represent it on the walls of the caves. Living beings assumed a greater importance in their lives, and even their survival.
It is therefore normal that volcanic eruptions should not appear, either, in prehistoric caves. On January 11th, 2016, I wrote a note on this subject (https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/01/11/des-volcans-dans-la-grotte-chauvet-ardeche/).

I mentioned the red sheaves spattering the « Sacré-Coeur », one of the panels adorned with the Chauvet-Pont-d’Arc cave, or other marks of fingers that draw beams on the tender walls of the cave Ardéchoise, and which – according to some scientists – would represent eruptions of nearby volcanoes of the Bas-Vivarais. Why not, but this is not evident and remains to prove. The same remark is true for the Çatalhöyük site in Turkey, 8,000 years old. It is by no means certain that the mural represents a volcano. Not all scientists agree.

lascaux_painting

Extrait du bestiaire de la grotte de Lascaux (Crédit photo: Wikipedia)