Séisme à proximité de l’Iliamna (Alaska) // Earthquake near Iliamna volcano (Alaska)

drapeau francaisUn séisme de M 4,7 a été enregistré à 12h38 dimanche dans la partie sud-ouest de Cook Inlet, près du Mont Iliamna, à environ 70 km à l’ouest de Ninilchik. L’hypocentre a été localisé à une profondeur de 120 km. Selon l’Alaska Earthquake Center, le séisme a probablement été ressenti dans toute la péninsule de Kenai.
Bien que le séisme ait été enregistré à proximité du volcan Iliamna, son origine est probablement purement tectonique. La sismicité dans la région n’a rien d’exceptionnel. Le Cook Inlet Basin est un bassin d’avant-arc qui présente une orientation nord-est /sud-ouest au-dessus de la zone de subduction des Aléoutiennes. L’épisode le plus récent de déformation a probablement commencé dès la fin du Miocène, mais la majeure partie de la déformation s’est produite au cours du Pliocène et a continué pendant le Quaternaire. De nombreuses structures sont probablement encore actives.

Source: Alaska Earthquake Center.

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drapeau-anglaisAn M 4.7 earthquake was recorded at 12:38 p.m. Sunday in the southwestern part of Cook Inlet, near Mount Iliamna, about 70 km west of Ninilchik. The event had a reported depth of 120 km. According to the Alaska Earthquake Center, it could be felt throughout the Kenai Peninsula.

Although the earthquake was recorded in the vicinity of Iliamna volcano, its origin was probably purely tectonic. The Cook Inlet basin is a northeast-trending forearc basin above the Aleutian subduction zone. The most recent episode of deformation may have begun as early as late Miocene time, but most of the deformation occurred during the Pliocene and continued into Quaternary time. Many structures are probably still active.

Source: Alaska Earthquake Center.

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Source: Alaska Volcano Observatory.

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L’Iliamna vu depuis la péninsule du Kenai.

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Vue aérienne du massif de l’Iliamna.

(Photos: C. Grandpey)

Un séisme a secoué la Charente-Maritime ce matin

Un séisme de M 5,2 a été enregistré ce matin peu avant 9 heures à 16 km au SE de La Rochelle, entre cette ville et Rochefort. L’hypocentre a été localisé à une profondeur de 22km. L’événement a été ressenti jusqu’en Limousin, en particulier en Haute Vienne. Malgré la forte intensité et la faible superficialité, l’événement n’a pas causé de dégâts. Un tel séisme n’est pas vraiment rare en Poitou-Charentes, même si la magnitude est en général inférieure à celle de ce matin. Un tremblement de terre d’une magnitude supérieure à 5 avait été enregistré du côté de l’île d’Oléron en 1972, et un autre de M 4,5 a secoué ce même secteur en 2005. En octobre 2014, un séisme de M 3,8 s’était déjà produit à La Rochelle sans faire de dégâts. L’épicentre était situé dans les Pertuis entre le continent et l’île d’Oléron. Une activité sismique importante est également connue plus au nord, du côté de Fontenay-le-Comte, en Vendée voisine.
Source: Presse locale et IPG.

L’Equateur continue à trembler // Ecuador is still trembling

drapeau-francaisLes répliques se succèdent en Equateur depuis le puissant séisme (M 7,8) du 16 avril 2016. La 21ème a été particulièrement forte aujourd’hui 20 avril, avec une magnitude de M 6,1. L’événement a été enregistré à proximité de la côte, à 25 km à l’ouest de Muisne, 73 km à l’ouest-sud-ouest de Propecia et à 214 km à l’ouest-nord-ouest de Quito. 372 920 personnes vivent dans un rayon de 100 km de l’épicentre.

Le dernier bilan du séisme du 16 avril s’élève actuellement à 525 morts.

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drapeau-anglaisAmong the aftershocks that followed the massive M 7.8 earthquake of April 16th 2016, another strong and shallow event, with a magnitude of M 6.1, hit near the coast of Ecuador at 08:33 UTC on April 20th. USGS is reporting a depth of 15.7 km. The epicentre was located 25 km W of Muisne, 73 km WSW of Propecia and 214 km WNW of Quito. There are 372 920 people living within 100 km.

According to reports received by early April 20th, 525 people died as a result of the highly destructive earthquake.

 

Quelques réflexions après les séismes au Japon et en Equateur // A few thoughts after the earthquakes in Japan and Ecuador

drapeau-francaisCes jours-ci, suite aux puissants séismes qui ont secoué le Japon, l’Equateur et les Tonga, on me pose beaucoup de questions sur la relation éventuelle entre ces différents événements ainsi que sur la prévision des tremblements de terre.

Avant tout, je tiens à dire que je ne suis pas sismologue et que mes connaissances dans ce domaine restent relativement superficielles. Comme beaucoup, j’ai remarqué que les derniers séismes se sont produits le long de la Ceinture de Feu du Pacifique, région du monde où l’on observe fréquemment des séismes et des éruptions volcaniques. Toutefois, rien ne permet de dire que les derniers séismes sont liés.

Une première constatation me pousse à dire que les séismes au Japon et en Equateur sont différents par leur géographie et leur tectonique. En Equateur, on a affaire à un séisme de subduction, avec la plaque tectonique de Nazca (sous l’océan Pacifique) qui plonge progressivement sous la plaque sud-américaine. Pour le Japon, le séisme s’est produit à l’intérieur même d’une plaque, à la jonction de deux lignes de failles ; il s’agit donc d’une déformation locale.

Si l’on compare les magnitudes, le séisme qui s’est produit en Equateur était beaucoup plus fort (M 7,8), que ceux qui ont secoué le Japon (M 6, 4 et M 7). La différence peut paraître minime, mais elle est en réalité très importante. Le séisme en Equateur a été environ quinze fois plus puissant que celui du Japon.

Un point commun entre le Japon et l’Equateur est que les deux séismes ont été superficiels, entre 10 et 25 km de profondeur seulement, ce qui a provoqué les dégâts humains et matériels que l’on sait : des centaines de morts en Equateur, des dizaines au Japon et des villes à reconstruire.

Tout comme pour les éruptions volcaniques, les gens sont souvent l’impression que la fréquence des séismes est en augmentation. En fait, ce n’est qu’une illusion et cette impression est probablement due au fait que les informations se répandent de nos jours à la vitesse de la lumière grâce aux innovations technologiques, Internet en particulier. Les séismes se produisent de manière parfaitement aléatoire ; il n’y a donc pas de périodicité. On ne peut donc pas mesurer d’augmentation ou de diminution. Par contre, le caractère aléatoire des séismes donne parfois naissance à des séries, comme entre 2004 et 2011 à Sumatra. Il en va de même pour leur intensité. Ils ne sont pas plus forts ou moins forts qu’autrefois mais, à un siècle d’intervalle dans une même zone, ils peuvent causer plus de dégâts si l’habitat s’est beaucoup développé et si la population a augmenté.

S’agissant de la prévision des séismes, elle reste au niveau zéro. Certes, les répliques qui suivent les puissants séismes sont monnaie courante, mais les annoncer ne fait pas, à mes yeux, partie de la prévision sismique. Il est impossible de dire à quelle date, à quelle heure et à quel endroit précis la Terre va trembler. En revanche, on sait que certaines régions du globe, comme le Japon ou l’Equateur sont particulièrement exposées, à cause de la tectonique de ces régions. De la même façon, on peut affirmer sans trop se tromper que la Californie ou l’Alaska connaîtront d’autres puissants séismes dans les années ou les décennies à venir.

Qu’en est-il de la France ? Notre pays peut-il être victime d’un séisme aussi destructeur qu’en Equateur ? A priori non car le contexte tectonique est différent, mais certaines régions ne sont pas à l’abri de tremblements de terre pouvant occasionner de sérieux dégâts. Le séisme très destructeur d’Arette (M 5,8) le 13 août 1967 est là pour rappeler que le risque existe dans des régions comme les Pyrénées ou l’arc alpin. Pour plus de détails, je conseille vivement de consulter le site Azurséisme (http://www.azurseisme.com/) piloté de main de maître par l’ami André Laurenti.

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drapeau-anglaisThese days, after  the powerful earthquake that rocked Japan, Ecuador and Tonga I am asked many questions about the possible relationship between these events and about the prediction of earthquakes.
First of all, I want to say that I am not a seismologist and my knowledge in this area is relatively superficial. Like many, I noticed that the last earthquakes occurred along the Pacific Ring of Fire, a region that is frequently the seat of earthquakes and volcanic eruptions. However, there is nothing to say that the latest earthquakes are linked.
A first observation leads me to say that the earthquakes in Japan and Ecuador differ by their geography and tectonics. In Ecuador, it was a subduction earthquake, with the Nazca tectonic plate (under the Pacific Ocean) that gradually plunges under the South American plate. For Japan, the earthquake occurred within a plate at the junction of two fault lines; it is therefore a local deformation.
Comparing the magnitude of the earthquakes, the event in Ecuador was much stronger (M 7.8), than those that shook Japan (M 6.4 and M 7). The difference may seem small, but it is really great. The earthquake in Ecuador was approximately fifteen times more powerful than that of Japan.
A common point between Japan and Ecuador is that the two quakes were shallow, between 10 and 25 km deep only, which caused human and material damage: hundreds of casualties in Ecuador,dozens in Japan and cities to rebuild.
As with volcanic eruptions, people often feel that the frequency of earthquakes is increasing. Actually, this is an illusion probably due to the fact that information is spreading today to the speed of light thanks to technological innovations, the Internet in particular. Earthquakes occur in a perfectly random manner; there is no periodicity. Their number neither increased nor decreased. However, the random nature of earthquakes sometimes gives birth to series, as between 2004 and 2011 in Sumatra. It’s the same with their intensity. They are not stronger or weaker than before, but should they occur a century latert in one area, they can cause more damage if urban areas have developed a lot and if the population has increased.
Regarding earthquake prediction, it is non existant. Aftershocks after powerful earthquakes are quite common, but I don’t think that announcing them is part of earthquake prediction. It is impossible to say when, at what time and where exactly the land will tremble. However, we know that some regions, such as Japan and Ecuador are particularly vulnerable because of the tectonics of these regions. Similarly, we can affirm that California or Alaska will have to face more powerful earthquakes in the years or decades to come.
What about France? Can our country be the victim of an earthquake as destructive in Ecuador? Maybe not, because the tectonic context is different, but some areas are not immune to earthquakes that could cause serious damage. The very destructive earthquake in Arette (M 5.8) on August 13, 1967 is a reminder that there is a risk in areas such as the Pyrenees or the Alps. For more details, I advise you to visit Azurséisme (http://www.azurseisme.com/) remarkably managed by my friend André Laurenti.

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Sismogramme du séisme de M 7,8 en Equateur le 16 avril 2016 (Source: USGS)