Une capitale de rechange pour les Philippines // A backup capital for the Philippines

drapeau-francaisAvec les catastrophes naturelles à répétition qui paralysent régulièrement le gouvernement à Manille, les autorités philippines ont décidé de mettre en place une capitale provisoire. Le site choisi est la base aérienne de Clark, endommagée en 1991 par l’éruption du Pinatubo.
Les Philippines sont souvent durement touchées par les tempêtes, les éruptions volcaniques et d’autres catastrophes naturelles. Récemment, les autorités ont évacué plus de 700 000 personnes lorsque le typhon Melor a frappé le pays. Quelques jours plus tard, les écoles ont été fermées dans la grande région de Manille et dans la banlieue quand un violent orage a provoqué de gros embouteillages à cause des inondations dans la capitale.
C’est la raison pour laquelle le gouvernement philippin prévoit de transformer Clark City en une capitale de secours, avec des infrastructures pour les agences gouvernementales, la banque centrale et les échanges financiers.
Les organismes gouvernementaux et la banque centrale ont été invités en septembre 2015 à mettre en place à Clark des centres de continuité d’activité. La Bases Conversion and Development Authority (BCDA) [organisme qui gère les bases militaires désaffectées] a alloué entre 100 et 200 hectares à cet effet.
Le gouvernement du Président Benigno Aquino a fait de la gestion des catastrophes une priorité, surtout après le passage du super typhon Haiyan qui a tué plus de 6 000 personnes et détruit une ville entière en 2013. Le gouvernement a organisé une journée de sensibilisation aux séismes en juillet à Manille, considérée comme l’une des villes au monde les plus menacées par les catastrophes naturelles. .
La BCDA envisage de construire une ligne ferroviaire de 85 kilomètres (3,6 milliards de dollars) entre Clark City et Manille. Le financement pourrait être assuré par un accord de partenariat public-privé ou par un contrat négocié.
Lorsque l’armée américaine a quitté la base en 1991, une partie de celle-ci a été utilisée comme zone économique. Elle dispose d’un aéroport international et se trouve à proximité du port de Subic, ce qui est idéal pour une capitale provisoire.
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisWith natural disasters regularly crippling the government in Manila, the Philippines is building an alternate capital. Its chosen site is the Clark Air Base that was damaged in 1991 by the Mount Pinatubo eruption.
The Philippines are a country among the worst affected by storms, volcanoes and other natural disasters. Recently, Philippine authorities evacuated more than 700,000 people as Typhoon Melor made its landfall. A few days later, schools were shut in the greater Manila area and nearby cities when a storm led to major traffic jams with floods across the capital.
This is the reason why the Philippine government plans to turn Clark City into a backup capital, complete with facilities for government agencies, the central bank and financial exchanges.
Government agencies and the central bank were asked in September to put up business continuity centres in Clark and the Bases Conversion and Development Authority (BCDA) is allotting between 100 and 200 hectares for these.
The government of outgoing President Benigno Aquino has made disaster resiliency a priority, particularly after Super Typhoon Haiyan killed more than 6,000 people and destroyed an entire city in 2013. The government held an earthquake drill in July in Manila, ranked among the world’s 10 most disaster-prone cities.
BCDA is planning to build a 3.6-billion-dollar, 85-kilometre railway to help connect Clark to Manila. The agency could implement that via a public-private partnership deal or through a negotiated contract.
When the U.S. military left in 1991, parts of Clark Air Base were used as an economic zone. It has an international airport and is near Subic seaport, making it ideal as an alternate capital.
Source : The Washington Post.

Pinatubo

Nuage de cendre du Pinatubo en 1991 (Crédit photo: Wikipedia)

Les volcans philippins bientôt interdits // Philippine volcanoes soon prohibited

drapeau francaisA la veille de la saison estivale aux Philippines, les autorités s’attendent à ce que des activités telles que l’escalade de montagne atteignent de nouveaux sommets. C’est dans ce contexte que les législateurs philippins ont été invités à proposer une loi interdisant ces activités non autorisées sur les volcans actifs. Lorsque la Loi Anti-Escalade de Volcans sera votée, l’escalade de montagne et d’autres activités semblables ne seront permises que sur autorisation du gouvernement et de l’Institut Philippin de Volcanologie et de Sismologie (PHIVOLCS).
Les initiateurs de la loi ont pris en considération un accident survenu le 7 mai 2013, lorsque cinq personnes sont mortes en essayant d’escalader le Mayon. Il s’agit notamment de quatre touristes allemands et de leur guide philippin. Au cours de leur tentative d’escalade, le Mayon a connu un épisode explosif avec émission de blocs et de cendre. Sept autres personnes ont été blessées, dont quatre citoyens thaïlandais. Le PHIVOLCS avait affirmé que le Mayon ne présentait pas un risque d’éruption mais avait rappelé à la population de ne pas s’aventurer dans la zone de danger permanent de 6 km autour du volcan.
Les auteurs de la future loi ont également indiqué que plusieurs entreprises et autres organismes ont été créés pour organiser des voyages qui comprennent des activités d’escalade de montagne en différents endroits des Philippines, suite au développement de l’industrie touristique dans le pays. La prolifération de ces entreprises a compliqué pour le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles (DERN) la surveillance des déplacements vers les destinations touristiques et la maintenance d’un impact minimal sur l’environnement. Les législateurs ont ajouté que la principale préoccupation du gouvernement devait être la sécurité de ses citoyens et celle des touristes.
Les contrevenants à la loi Anti-Escalade de Volcans devront payer une amende qui ne sera pas inférieure à 10 000 pesos (environ 210 euros) et pas supérieure à 50 000 pesos (environ 1040 euros) s’ils mènent des activités d’escalade sur des volcans actifs dans un rayon de dix kilomètres du cratère. Ne seront pas concernées les activités encadrées par le DERN et autorisées par le PHIVOLCS. Le PHIVOLCS exigera la présentation de documents montrant le but de l’expédition sur le volcan, la liste des personnes qui feront l’ascension et qui ne devront pas être moins de quatre, une liste des organisateurs de la montée, ainsi que le paiement des sommes exigées, avant de pouvoir émettre une lettre d’autorisation. Dans le cadre de cette loi, l’équipe d’escalade devra se présenter au bureau du DENR le plus proche ou à un poste de rangers avant et après la montée.
Source: The Philippine Star.

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drapeau anglaisAs summer activities such as mountain climbing are expected to peak again, lawmakers in the Philippines were urged to propose a law prohibiting such unauthorized activities on active volcanoes. When the Anti-Volcano Climbing Act is voted, mountain climbing and other activities will only be permitted upon authorization of the government and a clearance from the Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHIVOLCS).

The initiators of the law took into consideration an incident on May 7th, 2013, when five people died while trying to climb Mount Mayon. These included four German tourists and their Filipino tour guide. During their climbing attempt, Mayon volcano exploded and discharged ash. Seven others were injured, including four Thai citizens. PHIVOLCS had affirmed that Mayon was in no danger of erupting but they had reminded the public not to venture into the 6-kilometre permanent danger zone.

The authors of the future law also cited that several companies and organizations have been founded to organize travel tours which include mountain climbing activities to different locations in the Philippines due to the rising tourism industry. The proliferation of these companies have made it more difficult for the Department of Environment and Natural Resources (DENR) to monitor the traffic to tourist destinations and to maintain minimal impact on the ecological footprint. The lawmakers added that the primary concern of the government should be the safety of its citizens and tourists.

Violators of the proposed Anti-Volcano Climbing act will be charged a fine of not less than 10,000 pesos (about 210 euros) but not more than 50,000 pesos (about 1040 euros) if they conduct mountaineering activities on active volcanoes within a ten-kilometre radius from the crater, with exemption of activities supervised by DENR and authorized by PHIVOLCS. PHIVOLCS will require submission of documents showing the purpose for which the climb is to be undertaken, the list of the members of the team who will make the climb which shall not be less than 4 members, a list of the organizers of the climb, and payment of required fees before they can issue authorization letter. Under Anti-Volcano Climbing Act, the team shall report to the nearest DENR office or ranger station before and after the climb.

Source : The Philippine Star.

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Le Mayon, un superbe volcan aux redoutables coulées pyroclastiques (Photos:  Wikipedia)