La Suisse veut exporter son CO2 en Norvège // Switzerland wants to export its CO2 to Norway

Dans une note publiée le 17 juin 2016, j’abordais le projet CarbFix lancé en Islande à côté d’une centrale géothermique dans la périphérie de Reykjavik. Cette centrale exploite une source de vapeur produite par le magma à faible profondeur, en sachant que du CO2 et des gaz soufrés d’origine volcanique sont émis en même temps que la vapeur. Le but est de capter le gaz et de le réinjecter dans le sous-sol. Vous pourrez lire cette note en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

La Suisse s’intéresse elle aussi au stockage du gaz carbonique. C’est ainsi que les usines de retraitement des déchets appellent la Confédération à créer un vaste réseau de pipelines pour exporter leur CO2 vers la Norvège, où il serait stocké dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord.

Les 30 usines suisses de retraitement des déchets produisent chacune plus de 100 000 tonnes de CO2 par an. Deux d’entre elles, celle de Monthey (Valais) et de Linth (Glaris), ont lancé des projets pilotes visant à éliminer ces émissions et elles veulent piéger le gaz carbonique à l’aide de filtres.

Les 30 usines suisses de traitement des déchets rejettent plus de 4 millions de tonnes de CO2 par an, soit 4,5% des émissions totales de la Suisse. Par le passé, des canalisations évacuaient et traitaient les eaux usées. Aujourd’hui, il serait souhaitable de créer un réseau pour évacuer le CO2. Ce réseau pourrait être relié à d’autres grands émetteurs de CO2 comme les cimenteries ou l’industrie chimique. Selon le président de l’Association suisse des exploitants d’installations de traitement des déchets (ASED),« sans capture du CO2 à grande échelle, nous ne parviendrons pas à atteindre les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. »

Comme la Suisse ne dispose pas de capacité de stockage suffisante, les incinérateurs veulent relier leurs usines à un réseau de pipelines qui permettrait d’exporter ce gaz carbonique vers le nord de l’Europe et plus particulièrement la Norvège. Le pays stocke déjà avec succès du CO2 dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord depuis 1996 et il s’apprête d’ici 2024 à ouvrir de nouveaux réservoirs pour y enfouir du CO2 européen.

L’enfouissement du CO2 dans des couches géologiques profondes est toutefois contesté. Selon Greenpeace, « il n’est pas encore prouvé que le CO2 qu’on envoie dans ces couches géologiques y reste; on n’est pas sûr qu’il n’y ait pas de fuite. Or, du CO2 qui s’échapperait dans la mer mettrait en danger l’écosystème marin. »

Malgré ces risques, la Confédération helvétique a déjà assuré son soutien au projet des usines d’incinération.

Exporter du CO2 à l’étranger est toutefois aujourd’hui encore interdit. Pour que la Suisse puisse stocker son CO2 sous la mer, elle devra ratifier les modifications de la Convention de Londres, un accord international qui protège les mers de la pollution.

Source : Radio Télévision Suisse (RTS).

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In a post released on June 17th, 2016, I referred to the CarbFix project launched in Iceland next to a geothermal power plant outside Reykjavik. This plant basically taps a source of steam above Iceland’s shallow magma chambers, but some volcanic CO2 and sulphur gas come along with it. The goal is to capture that gas and stick it back underground. That’s done with an injection well drilled down into basalt bedrock. You can read my post by clicking on this link:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

Switzerland too is interested in storing carbon dioxide. The waste reprocessing factories are calling on the Confederation to create a vast network of pipelines to export their CO2 to Norway, where it would be stored in former natural gas fields under the North Sea.
The 30 Swiss waste reprocessing plants each produce more than 100,000 tonnes of CO2 per year. Two of them, Monthey (Valais) and Linth (Glaris), have launched pilot projects to eliminate these emissions and they want to trap carbon dioxide by using filters.
The 30 Swiss waste treatment plants emit more than 4 million tonnes of CO2 per year, or 4.5% of Switzerland’s total emissions. In the past, pipes evacuated and treated wastewater. Today, a good idea would be to create a network to remove CO2. This network could be linked to other large CO2 emitters such as cement factories or the chemical industry. According to the president of the Swiss Association of Waste Treatment Plant Operators (ASED), « without large-scale CO2 capture, we will not be able to meet the commitments made under the Paris agreement. »
As Switzerland does not have sufficient storage capacity, the incinerators want to connect their factories to a network of pipelines which would allow this carbon dioxide to be exported to the north of Europe and more particularly to Norway. The country has already successfully stored CO2 in former natural gas fields under the North Sea since 1996 and is preparing to open new storage capacities by 2024 to bury European CO2 there.
The burial of CO2 in deep geological layers is however disputed. According to Greenpeace, « it is not yet proven that the CO2 that we pump in these geological layers remains there, we are not sure that there is no leak. The CO2 that would escape in the sea would endanger the marine ecosystem. »
Despite these risks, the Swiss Confederation has already provided support for the incineration plant project.
However, exporting CO2 abroad is still prohibited today. Fot Switzerland to be allowed to store its CO2 under the sea, the country will have to ratify the modifications of the London Convention, an international agreement which protects the seas from pollution.
Source: Radio Télévision Suisse (RTS).

La centrale géothermique islandaise impliquée dans le projet CarbFix (Photo : C. Grandpey)

Norvège : le retour des Vikings…sous la glace ! // Norway : the Vikings are back…under the ice !

Le réchauffement climatique n’apporte pas que des mauvaises nouvelles. La revue scientifique Antiquity nous apprend qu’en Norvège la fonte des glaciers a révélé l’existence d’une montagne autrefois fréquentée par las Vikings, et où les chercheurs ont découvert des milliers d’artefacts dans un état de conservation remarquable. Ces objets donnent une idée des moyens de subsistance des chasseurs, des commerçants et des voyageurs qui ont emprunté cet itinéraire il y a plusieurs milliers d’années. Les objets découverts incluent des tuniques et des mitaines tissées avec de la laine, des chaussures en cuir, des flèches avec l’empennage parfaitement conservé, et des raquettes conçues pour les chevaux. Des bois de rennes, des os et des excréments d’animaux ont également été mis au jour.
Les découvertes ont eu lieu au col de Lendbreen, dans la région montagneuse du centre de la Norvège, dans le cadre du Glacier Archaeology Program, l’un des nombreux programmes dans le monde destinés à étudier les sites mis à nus par la fonte des glaciers et des névés sous l’effet du réchauffement climatique.
Selon les archéologues, les dernières découvertes prouvent que le col de Lendbreen faisait partie d’un réseau plus vaste le reliant au monde Viking. Il s’agit du «premier site de glace de ce type découvert en Europe du Nord». Les artefacts montrent que les montagnes étaient utilisées plus activement qu’on le croyait jusqu’à présent. En dépit de la glace, les Vikings les empruntaient pour aller d’une ferme à l’autre dans la région, ou d’un côté de la montagne à l’autre.
Le Glacier Archaeology Program a commencé à se pencher sur les restes du glacier de Lendbreen en 2006, mais les recherches se sont accélérées avec la découverte en 2011 d’une tunique en laine, datée plus tard à l’Age de Bronze. Dans les années qui ont suivi, les chercheurs ont découvert des éléments de traîneaux, des restes de chevaux et des ustensiles de cuisine, laissant supposer que l’itinéraire était utilisée pour le commerce, la chasse et l’agriculture. Le col de Lendbreen et son glacier ont probablement été utilisés entre 300 et 1500 après J.-C., avec un pic d’activité pendant l’âge viking en l’an 1000, époque où le commerce, à longue distance en particulier, avait une grande importance en Scandinavie.
Les artefacts montrent quelles étaient les priorités locales, comment l’agriculture a migré du bas de la vallée vers des altitudes plus élevées en été pour profiter d’un meilleur ensoleillement. Le col était très fréquenté et permettait la liaison avec d’autres parties du pays et, au final, avec les ports pour l’exportation des denrées.
Les recherches effectuées en Norvège viennent compléter toutes les études archéologiques sur les objets découverts, souvent intacts, sous la glace, soit dans des glaciers en mouvement, soit dans des névés immobiles sur le flanc de la montagne. Grâce à ces découvertes, les scientifiques comprennent mieux comment, où et pourquoi les gens se déplaçaient d’un endroit à un autre pour le commerce, la nourriture, le mariage ou les coutumes, en empruntant parfois des cols de montagne recouverts par la glace, plutôt qu’un terrain plus facile, mais plus long, par la vallée.
En 1991, les restes d’un homme, « Ötzi l’Homme des glaces », ont été découverts, bien préservés dans 5 300 ans de glace et de neige dans les Alpes italiennes. Cette découverte a marqué le début d’une période archéologique prometteuse qui s’est accélérée avec la découverte de plus en plus d’artefacts avec le réchauffement climatique. L’examen des bactéries présentes sur « l’Homme des glaces » a permis de mieux comprendre la migration humaine et celle des agents pathogènes, comme celui qui cause les ulcères d’estomac, vers d’autres parties du monde.
Bien que les névés se déplacent moins que les glaciers, certains objets découverts sur le névé de Lendbreen étaient positionnés verticalement, tandis que d’autres avaient été déplacées par l’eau de fonte et les vents violents. On a retrouvé aussi les ruines d’un abri en pierre non daté près de la partie supérieure du névé. Lendbreen est ainsi le seul des cinq cols de chaîne de montagnes de Lomseggen à avoir un tel abri et un grand nombre de cairns.

Source: Presse internationale.

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Global warming does not only bring bad news. The scientific journal Antiquity informs the public that in Norway, glacier melting has just revealed the existence of an ancient mountain dating back to the Viking era with thousands of artefacts in a remarkable state of conservation. They provide new insight into the livelihood of hunters, traders and travellers along a route thousands of years old. The relics include tunics and mittens woven with wool, leather shoes, arrows still adorned with feathers, and snowshoes made for horses. Antlers, bone and animal dung have also been found.

The discoveries were made on the central mountain range in Norway’s Innlandet County by the Glacier Archaeology Program, one of many programs worldwide studying what glaciers and ice patches are laying bare as they melt because of climate change.

Archaeologists said that the discoveries have contributed to evidence that a mountain pass at Lendbreen was part of a larger network connecting it to the wider Viking world, making it the “first such ice site discovered in Northern Europe.” The findings show that the mountains were more actively in use than previously believed. Although covered in ice, the Vickings have used them to pass, from farms in the area, or from one side of the mountains to the other.

The Glacier Archaeology Program started work on the ice patch at Lendbreen in 2006, but attention increased after a wool tunic, which later was dated to the Bronze Age, was found in 2011. That led to subsequent surveys and discoveries of artifacts such as pieces of sleds, remains of horses and kitchen utensils, suggesting the route was used for trade, hunting and farming. The findings show the pass was used from about A.D. 300 to 1500, with a peak of activity during the Viking Age in the year 1000 that reflected its importance during a period of long-range trade and commerce in Scandinavia.

The items show how the route was used and reflect local priorities, such as how farming migrated from the bottom of the valley to higher elevations in summer to take advantage of long daylight hours. It was well travelled, and it connected to other parts of the country and ultimately to ports for export.

The research in Norway comes as a complement to the body of archaeological study centered on items found under ice, either in glaciers or in ice patches that are more stationary and commonly yield pieces that are intact. These discoveries enrich scientists’ understanding of transhumance, which describes how, where and why people moved from one place to another for trade, food, marriage or customs, sometimes over icy mountain passes rather than through the easier terrain, but longer distances, of valleys.

In 1991, the remains of a man, later nicknamed Ötzi the Tyrolean Iceman, were discovered, well preserved in 5,300 years’ worth of ice and snow in the Italian Alps. This marked the start of a promising period of archaeology that has gained pace as climate warming has revealed more artifacts. Examination of bacteria from the Iceman has contributed to the understanding of human migration and the movement of pathogens, including the one that causes stomach ulcers, to other parts of the world.

Although ice patches move less than glaciers do, some of the finds on the Lendbreen patch were displaced vertically, and others were shifted by meltwater and strong winds. The ruins of an undated stone-built shelter were situated near the top of the ice patch, making Lendbreen the only one of five mountain passes on the Lomseggen ridge to have such a shelter and a large number of cairns.

Source : International press.

« Ötzi l’Homme des glaces » (Source : Musée archéologique du sud Tyrol)

Pas d’hiver à Moscou et en Norvège! // No winter in Moscow and in Norway!

Il y a quelques jours, j’indiquais que Moscou (Russie) avait enregistré des températures record en décembre avec 6,2°C la veille de Noël, la température la plus chaude jamais observée à cette date. Il n’y a pas de période vraiment froide dans les prévisions météorologiques.
La chose positive est que le temps exceptionnellement doux a donné naissance à des discussions au sein de la population sur la crise climatique, un sujet qui n’est pas une priorité dans un pays qui dépend fortement des exportations d’hydrocarbures. Sans surprise, le président Poutine a reconnu la hausse globale des températures, mais a mis en doute le rôle de l’Homme dans le changement climatique. On le sait depuis longtemps, Trump et Poutine ont tout intérêt à voir la glace fondre dans l’Arctique avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation et l’exploitation de ressources minérales.

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2020 a commencé avec la chaleur dans plusieurs régions de Norvège. Le 2 janvier, le record du mois a été battu à deux reprises: d’abord avec 18,6°C à Åndalsnes et ensuite avec 19°C à Sunndalsøra. Ce nouveau record de chaleur a effacé l’ancien qui était de 17,9°C en janvier 1989 à Tafjord.
Les réactions à ce temps exceptionnellement chaud en janvier ont été très diverses. Beaucoup de personnes trouvent que c’est agréable mais anormal et inquiétant.
Les prévisions à long terme montrent que le temps doux durera encore un certain temps. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le reste de l’Europe, en particulier pour les stations de sports d’hiver.
Il convient également de noter qu’il y a très peu d’aurores boréales ces jours-ci en Europe du Nord. En effet, l’activité solaire est actuellement très faible.

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 A few days ago, I indicated that Moscow (Russia) saw record high temperatures in December with 6.2°C on Christmas Eve, the warmest recorded temperature for that date. And there is no really cold period in the weather forecast.

The good thing is that the unusually warm weather prompted public discussion about the climate crisis, a subject that is not often a priority in a country that heavily depends on hydrocarbon exports. Not surprisingly, President Putin acknowledged rising global temperatures, but cast doubt on the human role in climate change. It has long been known that Trump and Putin have an interest in seeing the ice melt in the Arctic with the opening of new shipping routes and the exploitation of mineral resources.

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It has been a hot start to 2020 in several parts of Norway. On Janiary 2nd, the record for this month was broken twice: First, 18.6°C in Åndalsnes and 19°C in Sunndalsøra. The new Norwegian heat record erased the old one at 17.9+C measured in January 1989 in Tafjord.

The reactions to the warm January weather have been mixed. Many find it nice but disturbing.

The long-term forecast shows that the mild weather will last for a while. This is not good news for the rest of Europe, especially the winter sport resorts.

It should also be noted that there arevery few northern lights these days in Northern Europe. Solar activity is currently very low.

La fonte des glaciers fait le bonheur des archéologues // Archaeologists enjoy glacier melting

Les archéologues profitent de la fonte des glaciers en Norvège sous l’effet du réchauffement climatique pour récupérer des milliers d’objets révélateurs des modes de vie pendant un âge de glace.
Un article publié dans la revue Royal Society Open Science nous apprend qu’une équipe de scientifiques norvégiens et britanniques travaillant sur les glaciers des montagnes de l’Oppland en Norvège, a découvert plus de 2 000 objets, dont des armes de l’âge du fer et de l’âge de bronze, des ossements de chevaux, et même des skis préhistoriques. Beaucoup sont fabriqués à partir de matériaux organiques comme le bois ou la peau d’animal que les archéologues ont rarement eu l’occasion d’étudier ailleurs dans le monde; en effet, dans d’autres environnements plus chauds, ils se seraient décomposés.
Le Carbone 14 a permis de dater certains objets, comme 200 flèches, à 4000 ans avant notre ère. Les communautés de chasseurs-cueilleurs de la région vivaient de la chasse au renne et étaient de bons agriculteurs, même à plus de 2 400 mètres d’altitude.
Selon l’étude, les skis diffèrent considérablement de ceux d’aujourd’hui. Ils sont plus larges et ont probablement été partiellement couverts de fourrure à un moment donné. Les chercheurs ont également trouvé une tunique de l’âge du fer, une chaussure de l’âge de bronze et les restes de traîneaux.
Selon les archéologues, il faut considérer ces découvertes dans une perspective large plutôt qu’individuellement. Cette perspective plus large inclut une découverte surprenante à propos d’une période de refroidissement dans l’hémisphère nord entre les années 536 et 660. Au cours de cette période, la planète s’est refroidie, les récoltes ont été très mauvaises et la population a décliné. Cependant, ce profond changement climatique a entraîné une hausse surprenante de l’activité humaine,  confirmée par le nombre d’objets récupérés par les archéologues. La difficulté à cultiver les champs a forcé les habitants à intensifier tous leurs autres moyens de subsistance. Cette situation révèle une adaptation précoce et remarquable au changement climatique.
Source: Newsweek.

En lisant l’étude des archéologues norvégiens, j’ai repensé à Ötzi – L’homme des glaces – dont le corps momifié fut découvert en septembre 1991 par des randonneurs allemands sur le glacier Schnatsal, à la frontière entre l’Autriche et l’Italie. L’homme vivait il y a quelque 5300 ans. La momie fut l’objet de nombreuses études afin de déterminer la cause de sa mort..

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Glacial archaeologists are racing melting ice in Norway to rescue thousands of ancient artifacts exposed by climate change, revealing something surprising about an ice age.

In a paper published in the journal Royal Society Open Science, we learn that a team of scientists from Norway and the United Kingdom working in the mountains of Oppland, Norway, have discovered more than 2,000 artifacts, including Iron Age and Bronze Age weapons, remains of pack horses and even prehistoric skis. Many are made from organic materials (like wood or animal hide) that archaeologists rarely have a chance to study; in other environments, they would have decomposed.

Radiocarbon dating during the course of the research placed some of the objects, like the nearly 200 arrows, as far back as 4000 B.C. Ancient hunter-gatherer communities in the region lived off reindeer and became proficient farmers, even at an elevation of more than 2,400 metres.

According to the study, the skis differ from the modern-day version considerably. They are broader and might have at one point been partly covered in fur. The researchers also found an Iron Age tunic, a Bronze Age shoe and the remains of sleds.

According to the researchers, the discoveries should be considered in a wide perspective rather than individually. That larger perspective includes a counterintuitive discovery by the researchers about a period known as the Late Antique Little Ice Age, which lasted from around 536 AD to 660 AD. During that period, the planet grew colder, harvests failed and populations fell. However, that profound environmental change led to a surprising spike in output. The sheer volume of artifacts the archaeologists recovered from that period suggests that human human activity and production actually increased. Their compromised ability to grow crops forced the inhabitants to intensify all their other means of livelihood. It reveals an early and remarkable display of climate adaption.

Source: Newsweek.

While reading the article about the Norwegian archaeologists, I thought about the Iceman, or Oetzi, the well-preserved natural mummy of a man who lived about 5,300 years ago. The mummy was found in September 1991 by two German hikers in the Schnalstal glacier, on the border between Austria and Italy. Studies have been made to try and determine the cause of his death.

Reconstitution de la momie d’Ötzi.  Elle est conservée dans une chambre froide du Musée Archéologique du Haut-Adige à Bolzano (Italie).

Le point rouge indique le lieu de découverte de la momie (Source: Wikipedia)