Nyiragongo & Nyiamuragira (République Démocratique du Congo)

drapeau francaisLa NASA a mis en ligne une image du Nyiragongo et du Nyiamuragira ( les couleurs ne sont pas réelles) acquise par le satellite Landsat 8 le 29 juillet 2013.

Le Nyiragongo héberge un lac de lave permanent trahi par la lueur rouge de la lumière infrarouge ondes courtes. Un panache de gaz bleu et peu épais s’échappe du Nyiragongo et se dirige vers le nord, cachant en partie le Nyiamyragira. La couleur blanche du panache du Nyiamuragira indique la présence d’une importante quantité de vapeur d’eau.

 

drapeau anglaisNASA has released an image of Nyiragongo and Nyiamuragira volcanoes taken by the Landsat 8 satellite on July 29th 2013.

Nyiragongo features a persistent lava lake, revealed by the red glow of shortwave infrared light. A translucent blue volcanic plume stretches north from Nyiragongo, partially shrouding Nyamuragira. The plume from Nyamuragira is dense and white, suggesting the presence of large amounts of water vapour.

Nyiragongo-2

(Avec l’aimable autorisation de la NASA)

Etna (Sicile / Italie): Situation très calme !

drapeau francais   La situation est actuellement très calme sur l’Etna où seul un dégazage anime le Cratère Central et son homologue du NE, comme on peut le voir sur une image mise en ligne par la NASA. La photo a été prise le 4 juin 2013. Vous obtiendrez une image de bonne résolution en cliquant sur ce lien :

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/81000/81306/etna_oli_2013155_lrg.jpg

Une autre très belle photo a été prise par l’épouse de l’ami Boris Behncke (INGV Catane) lors d’un survol en hélicoptère. On s’aperçoit que le Cratère SE est plongé dans un profond sommeil. Le Nouveau Cratère SE dresse sa masse devant son aîné. On se rend compte du volume de lave vomi par l’Etna au cours des différents paroxysmes qui ont secoué ce cratère:

https://www.facebook.com/groups/abc.volcanoes/permalink/10151635373084528/#!/photo.php?fbid=10201105714754429&set=a.1754342787797.2100783.1515764014&type=1&theater

 

 

drapeau anglais   The situation is currently very quiet on Mount Etna. The only activity to be seen is some degassing from the Central Crater and the NE Crater, as can be seen on an image released by NASA. The photo was acquired on June 4th 2013. You’ll get a higher resolution image by clicking on this link:

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/81000/81306/etna_oli_2013155_lrg.jpg

Another great photo was taken by Boris Behncke’s wife during a helicopter overflight. One can see that the SE Crater is sound asleep. The New SE Crater stands in front of the Old one. One realises the huge volume of lava emitted by the volcano during the different paroxysms that have shaken this crater:

https://www.facebook.com/groups/abc.volcanoes/permalink/10151635373084528/#!/photo.php?fbid=10201105714754429&set=a.1754342787797.2100783.1515764014&type=1&theater

Etna-4-juin-2013

(Avec l’aimable autorisation de la NASA)

 

Kizimen (Kamchatka)

drapeau francais   Le KVERT indique qu’une activité sismique modérée persiste sur le Kizimen, ainsi que l’extrusion de lave au sommet du volcan. De l’incandescence est visible sur ce même sommet ; des avalanches incandescentes balayent les versants E et O ; des émissions de gaz et de vapeur modérées à fortes accompagnent ces phénomènes. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.

La NASA a mis en ligne une photo satellite intéressante du Kizimen. Elle a été prise le 25 mai 2013 et permet de constater que le printemps a fait son apparition au Kamchatka. Il y a maintenant beaucoup moins de neige sur les pentes du volcan.

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=81235

 

drapeau anglais   KVERT indicates that moderate seismic activity continues at Kizimen volcano. Video data show the growth of an extrusion at the summit continues. Incandescence at the volcano’s summit, hot avalanches on the western and eastern volcanic flanks, and strong and moderate gas-steam activity accompany this process. The alert level is kept at Orange.

NASA has released an interesting satellite photo of Kizimen. It was taken on May 25th 2013 and one can notice spring has arrived in Kamchatka with far less snow on the volcano slopes.

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=81235

Kizimen-blog

Avec l’aimable autorisation de la NASA

Le rôle essentiel des satellites en volcanologie // Satellites are essential in volcanology

drapeau francais   Grâce à de nouveaux instruments et, surtout, aux images satellites, nous obtenons des informations de plus en plus précises sur l’activité volcanique dans le monde. La confirmation a été donnée par les images de la NASA mises en ligne le 29 avril 2013 lors de l’éruption du Paluweh en Indonésie.

Tandis que le système d’imagerie Operational Land Imager (OLI) détectait le nuage blanc de vapeur et de gaz qui se dirigeait vers le NO,  le capteur infrarouge thermique Thermal Infrared Sensor (TIRS) à bord du satellite Landsat Data Continuity Mission (LDCM) captait les détails thermiques de l’éruption, en particulier un point très chaud à l’intérieur de la caldeira.

L’image obtenue (voir ci-dessous) montre la capacité du satellite à faire la différence entre les zones chaudes et les zones froides et donc la limite entre la lave chaude et la cendre plus froide sans que, pour autant, le signal émis par la zone chaude vienne perturber les pixels correspondant à la zone plus froide tout autour. Pour obtenir un tel degré de précision, les ingénieurs de la NASA ont testé et calibré l’instrument pixel par pixel avant le lancement du satellite. Sans ce niveau de précision, les images du Paluweh auraient probablement été surexposées, avec des taches et des halos dans les zones où l’image aurait dû être sombre.

Le satellite est capable de détecter des variations de températures dans l’atmosphère ou à la surface de la terre avec une marge d’erreur de 0,1°C seulement. Cela signifie que les scientifiques peuvent acquérir des mesures de plus en plus fiables de la température de notre planète. Les deux bandes thermiques différentes du satellite permettent de faire abstraction plus facilement du ‘bruit’ atmosphérique qu’avec les modèles utilisés jusqu’à maintenant. En effet, les scientifiques qui estimaient la température de surface avec les satellites à bande thermique unique avaient besoin de données ou de mesures supplémentaires sur les conditions atmosphériques. Dans la mesure où l’atmosphère affecte chaque bande thermique différemment, une image thermique est, en général, plus sombre que l’autre. Les chercheurs de la NASA utilisent cette différence pour compenser les effets atmosphériques et produire une mesure plus précise de la température de la Terre.

Sources : Live Science ; The Red Orbit.

drapeau anglais   Thanks to new instruments and above all satellite images, we get more and more accurate information about volcanic activity around the world. This was recently confirmed during the eruption of Paluweh volcano in Indonesia with NAS’s images taken on April 29th.

While the Operational Land Imager (OLI) detected the white cloud of smoke and ash drifting NW, the Thermal Infrared Sensor (TIRS) on the Landsat Data Continuity Mission (LDCM) satellite picked up thermal details of the eruption, including the white-hot speck in the volcano’s caldera.

The image (see below) shows the satellite’s ability to distinguish the contrast between hot and cold and the boundaries between the hot volcanic activity and the cooler volcanic ash without the signal from the hot spot disturbing the pixels showing the cooler surrounding areas. To reach this degree of image refinement, TIRS engineers tested and calibrated the instrument pre-launch, pixel-by-pixel. Without this degree of fine tuning, the images from Paluweh may have come out overexposed – showing spots and halos where the images should be dark.

The satellite can detect shifts in temperature in the atmosphere or surface as small as 0.1 degrees Celsius, meaning it should help give scientists a more accurate measure of the Earth’s temperature. The satellite’s two different thermal bands enable an easier removal of atmospheric ‘noise’ than other previous models. To estimate surface temperatures before, scientists that used single thermal band satellites needed additional measurements or data about atmospheric conditions. Because the atmosphere affects each thermal band a bit differently, one thermal image is typically darker than the other. The NASA scientists use this difference to compensate for atmospheric effects and generate a more exact temperature measurement of the Earth’s surface.

Sources : Live Science ; The Red Orbit.

Paluweh-satellite

Image satellite du Paluweh le 29 avril 2013  (Avec l’aimable autorisation de la NASA)