La fonte du Glacier Grey (Patagonie / Chili) // The melting of Grey Glacier (Patagonia / Chile)

Les glaciers qui terminent leur course dans la mer ou dans un lac ont une aptitude à donner naissance à des icebergs, phénomène appelé vêlage. En Islande, le Vatnajökull fait partie de ces glaciers et le Jokulsarlon est l’une des attractions touristiques les plus populaires du pays.

En Amérique du Sud, dans la Patagonie chilienne, le Glacier Grey libère lui aussi de temps en temps des icebergs dans le lac du même nom. Il présente une superficie de 270 km2, dans la partie ouest du parc national de Torres del Paine, une importante attraction touristique. C’est l’un des 24.100 glaciers du Chili.

On a noté ces derniers temps une accélération du phénomène, de toute évidence sous l’effet du réchauffement climatique. En effet, en l’espace de quinze jours, deux impressionnants icebergs viennent de se détacher du glacier.

Le 20 février 2019, un iceberg géant de 8,8 hectares (l’équivalent de six terrains de football) a rompu ses amarres et s’est séparé de l’une des parois du glacier Grey.

Peu de temps après, le 7 mars, un deuxième bloc d’environ 6 hectares s’est détaché à son tour du glacier. Le laps de temps entre de tels évènements n’a jamais été aussi court.

Ces deux fractures ont provoqué un recul de 500 mètres du Glacier Grey, soit plus de la moitié de ce qui a été enregistré au cours de la dernière décennie. Un plus petit iceberg s’était également détaché en 20l7. Selon un glaciologue chilien, « il est certain que la perte de masse au cours des années précédentes était moins importante que cette année ».

Les scientifiques qui suivent l’évolution du Glacier Grey affirment qu’au cours des 30 dernières années il a perdu environ deux kilomètres. Selon une étude des Nations Unies publiée en 2018, 95 % des glaciers chiliens ont reculé. Les scientifiques affirment que les températures inhabituelles de l’été austral cette année avec jusqu’à 31°C en Patagonie, ont affaibli les parois du glacier. Selon eux, le recul des glaciers coïncide avec la hausse de la température observée dans la région. De plus, l’augmentation des précipitations amplifie la fonte de la glace, et fait monter le niveau de l’eau du Lac Grey. La perte de glace a également réduit la capacité du glacier à réfléchir les rayons du soleil, ce qui influe sur le réchauffement climatique.

Source : Presse internationale.

En cliquant sur ce lien, vous verrez ne vidéo montrant le glacier et le lac Grey, ainsi que les deux icebergs mentionnés dans l’article.

https://fr.euronews.com/2019/03/13/au-chili-deux-morceaux-du-glacier-grey-se-separent-a-quelques-semaines-d-intervalle

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Glaciers that end their course in the sea or in a lake have the ability to give birth to icebergs, a phenomenon called calving. In Iceland, Vatnajökull is one of these glaciers and Jokulsarlon is one of the post popular tourist attractions of the country.
In South America, in Chilean Patagonia, Grey Glacier releases icebergs in the lake of the same name from time to time. It has an area of ​​270 square kilometres and is located in the western part of Torres del Paine National Park, another major tourist attraction. It is one of the 24,100 glaciers of Chile.
Recently, there has been an acceleration of the phenomenon, obviously as a result of global warming. Indeed, in the space of fifteen days, two impressive icebergs have just come off the glacier.
On February 20th, 2019, a giant 8.8-hectare iceberg (the equivalent of six football fields) broke off and separated from one of the walls of Grey Glacier.
Shortly thereafter, on March 7th, a second block of about 6 hectares broke off from the glacier. The lapse of time between such events has never been so short.
These two events caused a 500-metre rtreat of Grey Glacier, more than half of what has been recorded over the past decade. A smaller iceberg also broke off from the glacier in 20l7. According to a Chilean glaciologist, « it is certain that the loss of mass in previous years was less significant than this year. »
Scientists who follow the evolution of Grey Glacier say that over the past 30 years it has retreated about two kilometres. According to a United Nations study published in 2018, 95% of Chilean glaciers have retreated. Scientists say that the unusual temperatures of the current austral summer, with temperatures as high as 31°C in Patagonia, have made the walls of the glacier more fragile. They think the retreat of the glaciers coincides with the increase of the temperatures observed in the region. In addition, the increase in precipitation amplifies the melting of the ice and the water level of Grey Lake. The loss of ice has also reduced the glacier’s ability to reflect sunlight, affecting global warming.

Source: International Press.

By clicking on this link, you will see a video showing grey Glacier and the lake, as well as the two icebergs mentioned in the article.

https://fr.euronews.com/2019/03/13/au-chili-deux-morceaux-du-glacier-grey-se-separent-a-quelques-semaines-d-intervalle

Le Glacier Grey en 2006 (Crédit photo : Wikipedia)

Le glacier Thwaites (Antarctique) inquiète jusqu’en Corse // Corsica worries about the Thwaites Glacier (Antarctica)

Comme je l’ai indiqué à de nombreuses reprises, la fonte du glacier Thwaites dans l’Ouest Antarctique inquiète les scientifiques et cette inquiétude est également ressentie en Corse où l’on redoute une hausse rapide du niveau de la mer dans les prochaines décennies. La sonnette d’alarme vient d’être tirée par un hydrobiologiste à l’Université de Corse, par ailleurs président du conseil scientifique du Parc naturel régional de la Corse (PNRC).

Le chercheur rappelle que le glacier Thwaites, avec 120 kilomètres de large et 600 kilomètres de long et par endroits 3 kilomètres d’épaisseur, a une superficie comparable à celle de la Floride. Il recule de 500 mètres par an en moyenne depuis deux décennies. De plus, comme je l’ai expliqué précédemment, une cavité de 10 kilomètres sur quatre vient d’être découverte par la NASA à la base du glacier suite à l’intrusion des eaux plus chaudes en provenance de l’océan. Cela correspond à 14 milliards de tonnes de glace fondue déversées dans l’océan.

Le pire scénario, serait que le glacier Thwaites se détache de son substrat rocheux et se mette à flotter. Une telle situation entraînerait une réaction en chaîne qui affecterait la totalité de l’Antarctique de l’Ouest car les systèmes glaciaires sont interconnectés. Un tel scénario provoquerait une hausse du niveau de la mer de plus de trois mètres.

Dès lors, la carte de la Corse serait à revoir et l’aménagement actuel du territoire serait remis en cause. Selon l’hydrobiologiste, les infrastructures aéroportuaires Ajaccio-Campo dell’Oro et Bastia-Poretta seraient menacées de fermeture et les pistes de la base aérienne de Solenzara seraient en partie, sous les eaux. Les dépôts pétroliers et gaziers de l’Arinella, de Lucciana, du Ricanto disparaîtraient du paysage.

Si ces prévisions pessimistes se confirmaient, le bilan serait lourd pour le secteur de la recherche aussi car la plateforme Stella Mare ainsi qu’une partie des bâtiments de l’institut d’études scientifiques de Cargèse risqueraient fort d’être submergés. Le coût des préjudices causés à l’économie locale serait considérable. Il faudrait compter environ un milliard d’euros pour les deux aéroports, 0,8 milliard pour les deux ports d’Ajaccio et Bastia, 1,2 milliard d’euros pour les stations d’épuration des eaux usées.

Selon l’hydrobiologiste, la priorité est de « limiter les émissions de gaz à effet de serre, et donc le réchauffement de la planète et la fonte des glaces ». La solution préconisée a toutefois ses limites. La plupart des climatologues s’accordent à penser que la montée des eaux est inéluctable, même en réduisant fortement nos émissions. Il faudra donc anticiper et s’adapter à ces bouleversements. Dans cette optique, le projet de recherche « Padduc Change – Puits de carbone : atout du développement durable de la Corse face au défi du changement climatique », sous l’égide de l’Université de Corse, pourrait constituer un outil efficace. Ce programme est destiné à évaluer la contribution d’écosystèmes clés présents en Corse à l’atténuation des effets du changement climatique.

Source : Corse Matin.

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As I have written many times, the melting of the Thwaites Glacier in western Antarctica worries the scientists and this concern is also felt in Corsica where one fears a rapid rise in sea level in the coming decades. The alarm bell has just been pulled by a hydrobiologist at the University of Corsica, also chairman of the scientific council of the Regional Natural Park of Corsica (PNRC).
The researcher recalls that the Thwaites Glacier, 120 kilometres wide and 600 kilometres long, and in places 3 kilometres thick, has an area comparable to that of Florida. It has retreated by 500 metres per year on average for two decades. In addition, as I explained previously, a 10-kilometre-wide cavity has just been discovered by NASA at the base of the glacier due to the intrusion of warmer waters coming from the ocean. This corresponds to 14 billion tonnes of melted ice discharged into the ocean.
The worst situation would occur if the Thwaites Glacier came off its bedrock and started floating. This would lead to a chain reaction that would affect all of West Antarctica because glacial systems are interconnected. Such a scenario would cause sea level rise of more than three metres.
Therefore, the map of Corsica would have to be reviewed and the current development of the territory would be questioned. According to the hydrobiologist, the airport infrastructures Ajaccio-Campo dell’Oro and Bastia-Poretta would be threatened with closure and the runways of Solenzara airbase would be partly underwater. The oil and gas storage areas of Arinella, Lucciana, Ricanto would disappear from the landscape.
If the pessimistic predictions were confirmed, the balance sheet would be heavy for the research sector as well because the research and service platform Stella Mare as well as a part of the buildings of the institute of scientific studies of Cargèse might become submerged. The cost to the local economy would be considerable. It would take about one billion euros for the two airports, 0.8 billion for the two ports of Ajaccio and Bastia, 1.2 billion euros for wastewater treatment plants.
According to the hydrobiologist, the priority is to « limit greenhouse gas emissions, and therefore global warming and melting ice. » The solution which has been advocated, however, has its limits. Most climatologists agree that rising water levels are inevitable, even if we reduce our emissions significantly. It will therefore be necessary to anticipate and adapt to these deep changes. With this in mind, the research project entitled « Padduc Change – Carbon sinks: an asset for sustainable development of Corsica in the face of the challenge of climate change », under the guidance of the University of Corsica, could be an effective tool. This program is intended to assess the contribution of key ecosystems present in Corsica to mitigating the effects of climate change.
Source: Corse Matin.

Glaciers de l’Ouest Antarctique (Source: NASA)

Au cas où vous ne le sauriez pas…. // In case you didn’t know….

Il y a quelques semaines, de nombreux journaux dans la presse internationale attiraient l’attention de leurs lecteurs sur le fonte spectaculaire du glacier Thwaites en Antarctique. Une caverne de la taille de Manhattan venait d’être découverte sous ce glacier qui a une superficie voisine de celle de la Floride.

Une récente publication du World Glacier Monitoring Service (WGMS), institut de surveillance des glaciers dans le monde, vient de confirmer ce que je savais déjà, mais que tout le monde ne semble pas avoir assimilé : c’est partout dans le monde que la fonte glaciaire est observée, et le phénomène ne fait que s’accélérer. Le WGMS surveille l’état de plus de 130 glaciers répartis sur toute la planète, dans toutes les régions du monde.

Les glaciologues évaluent l’état d’un glacier en mesurant son bilan de masse annuel. Pour cela, ils combinent les résultats de l’accumulation de neige (ce qui entraîne un gain de masse) et de la fonte (qui provoque une perte de masse) au cours d’une année donnée. Sur le long terme, les tendances de ces bilans de masse sont un indicateur du changement climatique.

Les dernières données confirment la forte perte de glace sur l’ensemble de la planète au cours des dernières décennies. Depuis 1980, on observe une perte d’épaisseur moyenne de près de 20 mètres sur les glaciers qui servent de référence au WGMS. L’institut indique que la perte de glace ne fait que s’accélérer depuis les années 1960 ; personnellement, j’ai observé cette accélération depuis les années 1980 dans les Alpes françaises ; .

Le WGMS a mis en ligne un graphique confirmant cette fonte rapide des glaciers dans le monde

Source : RTBF.

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A few weeks ago, many newspapers around the world drew their readers’ attention to the dramatic melting of Thwaites Glacier in Antarctica. A cave the size of Manhattan had just been discovered under this glacier which has an area close to that of Florida.
A recent publication of the World Glacier Monitoring Service (WGMS) has just confirmed what I already knew, but not everyone seems to have understood: Glacial melting is observed everywhere in the world and the phenomenon is accelerating. WGMS monitors the state of more than 130 glaciers around the globe, in every region of the world.
Glaciologists assess the state of a glacier by measuring its annual mass balance. For this, they combine the results of snow accumulation (which leads to a gain in mass) and melting (which causes mass loss) in a given year. In the long term, trends in these mass balances are an indicator of climate change.
The latest data confirm the impressive loss of ice all over the planet in recent decades. Since 1980, there has been an average thickness loss of nearly 20 metres on the glaciers that serve as a reference for WGMS. The institute reports that ice loss has accelerated since the 1960s; personally, I have observed this acceleration since the 1980s in the French Alps; .
WGMS has posted a chart confirming this rapid melting of glaciers around the world
Source: RTBF.

Source : WGMS

Il fait beau, il fait chaud. Oui mais… // A fine, warm weather…Yes, but….

En ce moment en France les bulletins météo mettent en évidence les températures délirantes du mois de février. En gesticulant comme à leur habitude à la télévision, les présentateurs nous expliquent, sans trop insister et avec un grand sourire, que l’on se situe à plusieurs degrés au-dessus de la normale, mais l’expression « réchauffement climatique » semble faire mal aux lèvres car elle n’est presque jamais mentionnée ! La situation est pourtant inquiétante car la pluviométrie connaît un profond déficit et certaines régions vont avoir soif l’été prochain si le ciel ne se décide pas à ouvrir les vannes.

Alors que tout le monde ou presque se réjouit de ces conditions printanières au cœur du mois de février, la banquise continue de fondre. J’ai expliqué comment la descente et la division du vortex polaire arctique avait entraîné des températures très froides dans le Midwest des Etats-Unis et en Sibérie pendant qu’elles étaient clémentes en Alaska.

En Antarctique, les glaciers Thwaites et de Pine Island, dans la mer d’Amundsen, fondent dans une indifférence quasi générale. L’Antarctique, c’est loin de la France ! Comme le disait fort justement Nicolas Hulot, « tout le monde s’en fiche ! ». Pourtant, si ces énormes étendues de glace venaient à disparaître, le niveau des mers pourrait monter d’environ 3 mètres, avec des conséquences dramatiques faciles à imaginer.

Comme je l’ai expliqué  à plusieurs reprises sur ce blog, depuis une vingtaine d’années, le Thwaites et le Pine Island reculent et perdent de la masse, et contribuent déjà à l’élévation du niveau des océans. Aujourd’hui, le niveau de la mer augmente sur tout le globe en moyenne de 3 mm par an : 1 mm est dû à la dilatation thermique des océans et 1 mm est dû à la fonte des glaciers de montagne. Le troisième millimètre est dû aux calottes polaires, avec deux tiers pour le Groenland, un tiers pour l’Antarctique.

La particularité des deux glaciers antarctiques, c’est que leur glace repose sur un substrat rocheux sous le niveau de la mer, ce qui explique leur instabilité. La NASA vient d’ailleurs de découvrir une énorme cavité sous le glacier Thwaites, ce qui ne peut qu’accroître son instabilité. En tant que tel, ces glaciers représentent le point faible de l’Antarctique de l’ouest. Comme je l’ai expliqué précédemment, s’ils fondent, ce sont tous les glaciers de cette région qui prendront le  chemin de la mer, car ils sont interconnectés.  On assistera alors à une élévation du niveau de la mer de l’ordre de 3 mètres.

Certains scientifiques se demandent si le réchauffement climatique est totalement responsable de cette situation très inquiétante, mais la probabilité est très forte. Encore plus grave, on sait que les glaciers Thwaites et Pine Island ont des points de bascule qui se trouvent à des températures situées entre 1,5 et 2 degrés au-dessus de la température avant la période pré industrielle. Or nous sommes déjà environ un degré au-dessus de ce seuil. On s’attend à ce que le phénomène de fonte de la glace devienne irréversible si on dépasse ces points de bascule durablement.

Si un tel événement se produit, il entraînera des modifications drastiques à l’échelle planétaire. Il est bien évident que si le niveau de la mer augmente de 3 mètres, cela aura un impact sur toutes les côtes du monde, les infrastructures les plus vulnérables comme les ports, et les grandes villes comme New York…  Mais il fait beau, il fait chaud ; tout va bien !

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At the moment in France the weather bulletins focus on the incredible temperatures of the month of February. While gesticulating as usual on TV, presenters explain, without insisting too much and with a broad smile, that we are several degrees above normal, but the expression « global warming » seems to hurt the lips because it is never mentioned! The situation is nevertheless worrying because there is a lack of rain and some regions will be thirsty next summer if the sky does not decide to open the floodgates.
While almost everyone is delighted with these spring conditions in the heart of February, the ice sheet continues to melt. I explained how the descent and division of the Arctic polar vortex caused very cold temperatures in the Midwestern United States and Siberia while they were mild in Alaska.
In Antarctica, the Thwaites and Pine Island glaciers in the Amundsen Sea are melting with almost universal indifference. Antarctica is far from France! As Nicolas Hulot rightly said, « everyone does not care! » However, if these huge ice sheets disappeared, the sea level could rise by about 3 metres, with dramatic consequences easy to imagine.
As I have explained several times on this blog, the Thwaites and the Pine Island have been receding and losing mass for twenty years or so, and already contribute to the rise of the level of the oceans. Today, the sea level is increasing around the globe at an average of 3 mm per year: 1 mm is due to the thermal expansion of the oceans and 1 mm is due to the melting of mountain glaciers. The third millimetre is due to the melting of polar ice caps, with two-thirds for Greenland, one-third for Antarctica.
The peculiarity of the two Antarctic glaciers is that their ice rests on the bedrock below sea level, which explains their instability. NASA has just discovered a huge cavity under the Thwaites glacier, which can only increase its instability. As such, these glaciers represent the weak point of West Antarctica. As I explained before, if they melt, all the glaciers of this region will take the path to the sea, because they are interconnected. We will then witness a rise in sea level by about 3 metres.
Some scientists wonder whether global warming is totally responsible for this very disturbing situation, but the probability is very high. Even more worrying, the Thwaites and Pine Island glaciers are known to have tipping points at temperatures between 1.5 and 2 degrees above the pre-industrial temperatures. At the moment, we are already about a degree above this threshold. It is expected that the ice melting phenomenon will become irreversible if these tipping points are durably exceeded.
If such an event occurs, it will result in drastic global changes. It is obvious that if the sea level increases by 3 metres, it will have an impact on all the coasts of the world, the most vulnerable infrastructures as the ports, and the big cities like New York … But the weather is nice and warm. Everything is fine !

Source: British Antarctic Survey