Le Mauna Loa: Un tremplin vers Mars? // Mauna Loa volcano: A springboard to Mars?

drapeau francaisLes volcans sont utilisés depuis longtemps comme terrains d’essai pour les missions spatiales. Par exemple, le désert d’Odadahraun en Islande ou volcan Kilauea à Hawaii ont été utilisés par la NASA avant plusieurs missions vers la Lune.
De la même manière, six chercheurs ont passé les quatre derniers mois dans un petit dôme sur un champ de lave du Mauna Loa, à Hawaii, à 2.400 mètres d’altitude, afin d’essayer de comprendre quels aliments les astronautes peuvent manger sur Mars et pendant les longues missions spatiales.
Les chercheurs ont terminé leur mission le 13 Août 2013, avec leurs recettes et sans les combinaisons spatiales qu’ils étaient tenus de porter à chaque fois qu’ils s’aventuraient sur le versant nord du volcan
Les scientifiques avaient été sélectionnés par l’université d’Hawaï et l’Université Cornell pour participer à une étude financée par la NASAL Le but était de préparer des repas à partir d’une liste d’aliments déshydratés et de conserves non périssables. Les chercheursont testé des plats tout prêts similaires à ceux que les astronautes mangent actuellement, et ils ont eux-mêmes concocté des repas dans le but de lutter contre la malnutrition et l’ennui alimentaire.
Ils ont effectué ce travail dans un dôme de deux niveaux avec de petits dortoirs, une salle d’exercice et, bien sûr, une cuisine.
La mission nous apprend par ailleurs que, pour les futures missions spatiales, la nourriture de confort est très importante. L’un des mets préférés de l’équipe scientifique était le Nutella qui est devenu si populaire qu’ils ont dû le rationner!
Le climat tempéré d’Hawaii et les caractéristiques géologiques du Mauna Loa constituent un cadre idéal pour une telle étude. La région est isolée, mais accessible, et n’a aucune plante ou vie animale visible. « C’est comme sur Mars », a déclaré un chercheur.
Il faudra plusieurs mois pour traiter toutes les données recueillies. Les résultats devraient être présentés au Congrès International d’Astronautique cette année à Pékin.

Source : Presse américaine.

 

drapeau anglaisVolcanoes have long been used as test fields for space missions. For instance, the Odadahraun desert in Iceland or Kilauea volcano in Hawaii, were used by NASA before missions to the Moon.

In the same way, six researchers have spent the past four months living in a small dome on a lava field of Mauna Loa volcano on Hawaii Big island, at 2,400 metres a.s.l., trying to figure out what foods astronauts might eat on Mars and during deep-space missions.

They emerged on August 13th, 2013, with their recipes and without the space suits they were required to wear each time they ventured onto the northern slope of the volcano

The six researchers were selected by the University of Hawaii and Cornell University for the NASA-funded study to prepare meals from a list of dehydrated, preserved foods that are not perishable. They examined pre-prepared meals similar to what astronauts currently eat, and concocted meals themselves in an attempt to combat malnourishment and food boredom.

Members did their cooking in a two-story dome with small sleeping quarters, an exercise room and of course, a kitchen.

We learn that what is also important for future space missions is comfort food. A favourite among the crew was Nutella which became so popular that they had to ration it!

Hawaii’s temperate weather and Mauna Loa’s geological features were a perfect setting for the study. The area is isolated, yet accessible, and has no visible plant or animal life.

« It looks like Mars, » said one researcher.

It will take several months to process all the data gathered. The findings are expected to be presented at the International Astronautical Congress later this year in Beijing.

Source: U.S. press.

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Le lac de lave du Mauna Loa  (Photo:  C. Grandpey)

Carte géologique du Mauna Loa (Hawaii / Etats Unis) // Geologic map of Mauna Loa (Hawaii)

drapeau francaisJ’ai toujours été fasciné par les cartes géologiques. J’en possède un bon nombre dans ma bibliothèque personnelle: Vulcano, Stromboli, Lipari, le Vésuve, l’Etna, etc. Avec leurs nombreuses couleurs, elles sont faciles à lire et nous donnent des détails inestimables sur l’histoire géologique d’une région. De plus, ces cartes rappellent des événements naturels qui ont disparu de la mémoire humaine. Comprendre le passé oublié est essentiel pour préparer l’avenir.
L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a réalisé une carte du Mauna Loa qui montre les coulées de lave émises par le volcan jusqu’à nos jours. Ces coulées apparaissent sous différentes couleurs en fonction de leur âge. Les couleurs les plus vives indiquent les coulées récentes ; ainsi, celles en rouge sont apparues depuis 1832. Les couleurs claires indiquent les coulées anciennes, comme à South Point qui a été recouvert par des coulées datant de 7 000 à plus de 21 000 ans (bleues et violettes sur la carte).
À ce jour, 90 pour cent de la surface du Mauna Loa (5,271 kilomètres carrés), avec plus de 500 coulées individuelles, ont été cartographiés. L’âge de 35 pour cent des coulées – la plus ancienne a 36 700 ans – a été déterminé en utilisant la datation au Carbone 14. Même avec cette profusion de données, les géologues qui travaillent sur ​​le Mauna Loa ont encore du pain sur la planche avant que la carte géologique de ce volcan soit réalisée dans sa totalité.

Dans ses derniers bulletins, le HVO indique que le réservoir magmatique superficiel sous le Mauna Loa semble connaître une légère inflation (en moyenne 1 cm par an) et que la sismicité est un peu élevée.

 

drapeau anglaisI’ve always been fascinated with geologic maps. I’ve got quite a good number in my personal library : Vulcano, Stromboli, Lipari, Vesuvius, Mount Etna, and so on. With their many colours, they are easy to read and give us priceless details about the geologic history of an area. These maps serve as reminders of natural events that have faded from public consciousness. Understanding the forgotten past is paramount to preparing for what lies ahead.

HVO has issued a map of Mauna Loa which shows lava flows that have been emitted by the volcano until 2013. The flows are colour-coded to reflect their age. Warm colours indicate younger flows, with red indicating flows erupted since 1832. Lighter colours indicate older flows, such as at South Point, which is covered by flows ranging from 7,000 to more than 21,000 years old (blues and purple).

To date, 90 percent of Mauna Loa’s 5,271-square-kilometre surface, covered by more than 500 individual flows, has been mapped. The ages for 35 percent of the mapped flows, the oldest of which is over 36,700 years old, have been constrained, using radiocarbon dating. Even with this wealth of data, HVO geologists working on Mauna Loa still have a long way to go before completing the map.

In its latest bulletins, HVO indicates that minor inflation (1 cm per year) of a shallow magma reservoir beneath Mauna Loa may be occurring and that seismicity rates are slightly elevated.

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Avec l’aimable autorisation du HVO

Mauna Loa 1984 (Hawaii / Etats Unis)

Chaque semaine, les scientifiques en poste au Hawaiian Volcano Observatory (HVO) publient un article relatant un événement éruptif survenu sur la Grande Ile d’Hawaii depuis la création de l’Observatoire en 1912. Après avoir consacré une page au 30ème anniversaire de l’éruption du Kilauea, ils s’attardent cette semaine sur la colossale éruption du Mauna Loa en 1984.
L’éruption a débuté vers 1h30 du matin (heure hawaiienne) le 25 mars 1984, après une séquence d’activité sismique de quelques heures seulement. Les premières fontaines de lave ont jailli dans toute la caldeira sommitale avant de migrer dans la partie supérieure de la southwest rift zone (zone de fracturation SO). Toutefois, très vite, l’activité a fait demi-tour pour occuper la northeast rift zone. A 5 heures du matin, les bouches apparues dans ce secteur sont devenues la source principale de l’éruption qui dura 3 semaines avec des coulées qui s’arrêtèrent à seulement 6,5 km des premières habitations de Hilo.
L’éruption 1984 du Mauna Loa est la première du genre à avoir été suivie scientifiquement. Les volcanologues du HVO ont pu atteindre en quelques heures la northeast rift zone et récolter des données intéressantes sur les coulées de lave pendant les trois semaines qu’a duré l’événement. Il fallait avant tout s’assurer que la lave n’allait pas menacer Hilo, mais les observations ont permis d’en savoir beaucoup plus sur le comportement des coulées.
Les éruptions du Mauna Loa sont différentes de celles du Kilauea par leur intensité. Le débit d’émission de la lave sur le Mauna Loa est bien supérieur. Ainsi, on a estimé que la quantité de lave produite pendant les 22 jours d’éruption en 1984 représentait l’équivalent de deux années d’émission de lave sur le Kilauea !
Pendant l’éruption de 1984, les scientifiques ont observé l’écoulement de lave dans les chenaux qui s’étaient formés. Ils ont pu ainsi récolter des données intéressantes sur la largeur de ces chenaux, le débit éruptif, la vitesse d’écoulement, la température, la densité, la composition chimique de la lave et, surtout, les modifications de ces paramètres dans le temps. Les volcanologues américains n’étaient pas seuls au bord des coulées pendant l’éruption de 1984. De nombreux scientifiques étaient venus de l’étranger. On n’oubliera pas le film fantastique de l’événement tourné par le regretté Maurice Krafft.
Au final, le travail a permis de mieux comprendre le comportement des coulées de lave canalisées et quels facteurs intervenaient dans leur morphologie, en particulier lors du passage du type pahoehoe à a’a. Cela a aussi permis de mettre au point des modèles décrivant la longueur et la trajectoire des coulées. Aujourd’hui, les coulées produites en 1984 par le Mauna Loa servent de référence pour interpréter les écoulements plus anciens et pour mettre au point des modèles sur l’évolution des coulées plus récentes.
J’ai réalisé un travail dans ce sens lors de mes dernières visites à Hawaii. L’étude du processus de refroidissement de la lave sur les coulées pahoehoe (voir le résumé dans la colonne de gauche de ce blog) permet de connaître leur vitesse de progression en fonction du relief et de différents paramètres extérieurs.

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Zone sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

L’eau des volcans d’Hawaii! / Pure water from Hawaiian volcanoes!

drapeau francais.jpgLa firme Waiākea a mis sur le marché en juin 2012 la première eau d’origine volcanique jamais produite à Hawaii. Elle provient de la nappe phréatique de Kea’au – sur la Grande Ile – alimentée par la pluie et la neige qui tombent sur le Mauna Loa, l’un des environnements les plus purs de la planète. Cette eau est ensuite filtrée par une épaisseur de 4200 mètres de roches poreuses qui l’enrichissent en minéraux et en électrolytes avant de sortir du sol sous la forme d’une eau volcanique naturellement alcaline. A la différence des eaux alcalines que l’on trouve sur les étagères des supermarchés, Waiākea est parfaitement naturelle ; elle conserve son pH et sa composition minérale pendant plusieurs années.

L’eau est mise en  bouteille dans des matériaux 100% recyclables et dans une usine où 33% de l’énergie est renouvelable. Cela permet à Waiākea d’utiliser la durabilité comme argument de vente à côté de l’aspect caritatif. En effet, pour chaque litre de Waiākea vendu, 650 litres d’eau potable sont offerts à des pays en voie de développement par PumpAid.org, organisme qui a déjà fourni à des communautés sub-sahariennes des pompes et des stations d’épuration et va continuer à le faire grâce à l’apport de Waiākea.

Les ventes ont sensiblement augmenté depuis l’arrivée de l’eau volcanique sur le continent américain il y a quelques semaines.

drapeau anglais.jpgWaiākea put forward in June 2012 the first premium volcanic water of its kind, sourced from the Kea’au Aquifer on the Big Island of Hawaii. The water originates on the snow capped peak of the active Mauna Loa volcano in one of the planet’s purest environments, where it is then naturally filtered through 4200 metres of porous lava, enhancing and enriching it with minerals and electrolytes before emerging as naturally alkaline volcanic water. Unlike the majority of alkaline advertised waters on the market, all-natural Waiākea maintains its pH levels and unique mineral composition years after it is bottled.

Bottled in 100% post-consumer recycled materials and using 33% renewable energy for all on-site operations are just a few of the many eco initiatives that have helped Waiākea to place sustainability at the forefront of its brand, yet also put forth significant charitable donations for each bottle that is bought.
Furthermore, for every litre of Waiākea sold, 650 liters of clean water are donated to those in need in developing countries through PumpAid.org. The PumpAid organization has already provided over a million Sub-Saharan Africans with clean pump stations and sanitation facilities, and with contributions from Waiākea, will continue to serve those in most need.   Waiākea has grown significantly in sales since launching on the mainland a few weeks ago.

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