L’eau des volcans d’Hawaii! / Pure water from Hawaiian volcanoes!

drapeau francais.jpgLa firme Waiākea a mis sur le marché en juin 2012 la première eau d’origine volcanique jamais produite à Hawaii. Elle provient de la nappe phréatique de Kea’au – sur la Grande Ile – alimentée par la pluie et la neige qui tombent sur le Mauna Loa, l’un des environnements les plus purs de la planète. Cette eau est ensuite filtrée par une épaisseur de 4200 mètres de roches poreuses qui l’enrichissent en minéraux et en électrolytes avant de sortir du sol sous la forme d’une eau volcanique naturellement alcaline. A la différence des eaux alcalines que l’on trouve sur les étagères des supermarchés, Waiākea est parfaitement naturelle ; elle conserve son pH et sa composition minérale pendant plusieurs années.

L’eau est mise en  bouteille dans des matériaux 100% recyclables et dans une usine où 33% de l’énergie est renouvelable. Cela permet à Waiākea d’utiliser la durabilité comme argument de vente à côté de l’aspect caritatif. En effet, pour chaque litre de Waiākea vendu, 650 litres d’eau potable sont offerts à des pays en voie de développement par PumpAid.org, organisme qui a déjà fourni à des communautés sub-sahariennes des pompes et des stations d’épuration et va continuer à le faire grâce à l’apport de Waiākea.

Les ventes ont sensiblement augmenté depuis l’arrivée de l’eau volcanique sur le continent américain il y a quelques semaines.

drapeau anglais.jpgWaiākea put forward in June 2012 the first premium volcanic water of its kind, sourced from the Kea’au Aquifer on the Big Island of Hawaii. The water originates on the snow capped peak of the active Mauna Loa volcano in one of the planet’s purest environments, where it is then naturally filtered through 4200 metres of porous lava, enhancing and enriching it with minerals and electrolytes before emerging as naturally alkaline volcanic water. Unlike the majority of alkaline advertised waters on the market, all-natural Waiākea maintains its pH levels and unique mineral composition years after it is bottled.

Bottled in 100% post-consumer recycled materials and using 33% renewable energy for all on-site operations are just a few of the many eco initiatives that have helped Waiākea to place sustainability at the forefront of its brand, yet also put forth significant charitable donations for each bottle that is bought.
Furthermore, for every litre of Waiākea sold, 650 liters of clean water are donated to those in need in developing countries through PumpAid.org. The PumpAid organization has already provided over a million Sub-Saharan Africans with clean pump stations and sanitation facilities, and with contributions from Waiākea, will continue to serve those in most need.   Waiākea has grown significantly in sales since launching on the mainland a few weeks ago.

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Mauna Loa & Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgLe comportement du Mauna Loa et du Kilauea intrigue depuis longtemps les volcanologues. Les deux volcans disposent-ils d’une alimentation magmatique commune ? Ou bien, fonctionnent-ils indépendamment l’un de l’autre, même si l’on considère que le Kilauea est un cratère adventif du Mauna Loa ?

Une nouvelle étude à paraître dans le numéro de novembre de Nature Geoscience montre qu’il existe, à environ 80 km de profondeur, une connexion entre le Mauna Loa et le Kilauea qui expliquerait la similitude de leur comportement. L’étude a été effectuée par des chercheurs de Rice University (Houston, Texas), de l’USGS et de la Carnegie Institution de Washington.

L’étude, la première du genre à avoir modélisé les interactions parallèles entre les deux volcans, révèle qu’il existe une alimentation commune dans le manteau supérieur de la Terre. Elle serait responsable de la concurrence entre le Mauna Loa et le Kilauea. Elle expliquerait aussi leur gonflement simultané au cours de la dernière décennie.

L’étude présente le premier modèle acceptable expliquant d’une part les évolutions éruptives opposées des deux volcans sur le long terme (quand l’un est actif, l’autre est au repos) et, d’autre part, l’épisode survenu entre 2003 et 2007 quand les mesures GPS ont révélé que le Mauna Loa et le Kilauea connaissaient des phases de gonflement sous la pression du magma.

Le Mauna Loa et le Kilauea sont alimentés par le même point chaud et, au cours de la dernière décennie, les deux volcans ont connu un gonflement simultané. Il est probablement dû à une augmentation de pression au niveau de la source magmatique qui les alimente. On observe de subtiles différences dans la composition chimique de la lave émise par chaque volcan, ce qui montre qu’ils ont des cheminées d’alimentation séparées, avec du magma en provenance de deux régions profondes différentes.

En observant les données GPS, les scientifiques ont remarqué que l’inflation du Kilauea avait précédé d’un an et demi celle du Mauna Loa. Ils en concluent que la pression est transmise lentement à travers une région de l’asthénosphère en partie fondue et donc poreuse, ce qui expliquerait l’inflation simultanée et son décalage dans le temps. Dans la mesure où les changements de pression sont transmis entre les deux volcans à une vitesse plus grande que celle du flux magmatique à l’intérieur de la région poreuse, cela peut expliquer pourquoi ils sont couplés dynamiquement tout en étant alimentés par différents points d’une même source magmatique. La transmission de la pression au travers des roches perméables de l’asthénosphère se fait selon un processus identique à celui qui permet au pétrole et à l’eau de circuler à travers des couches rocheuses perméables dans des zones superficielles de l’écorce terrestre.

Quand les scientifiques ont examiné la déformation du Kilauea – révélatrice du gonflement et du dégonflement, ainsi que de l’émission de la lave – ils ont découvert que ce modèle correspondait parfaitement aux signaux de déformation enregistrés sur le Mauna Loa.

Ils prévoient d’étendre leurs recherches afin de savoir si le cas du Mauna Loa et du Kilauea est unique, ou si d’autres volcans de la planète sont dans la même situation éruptive.

Source : Science Daily.

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drapeau anglais.jpgA new study to appear in the November issue of Nature Geoscience finds that a deep connection about 80 km underground can explain the behaviour of Mauna Loa and Kilauea. It was conducted by scientists at Rice University, the University of Hawaii, the U.S. Geological Survey (USGS) and the Carnegie Institution of Washington.

The study, the first to model paired volcano interactions, explains how a link in Earth’s upper mantle could account for Kilauea and Mauna Loa’s competition for the same deep magma supply and their simultaneous « inflation » during the past decade.

It offers the first plausible model that can explain both the opposing long-term eruptive patterns at Mauna Loa and Kilauea — when one is active the other is quiet — as well as the episode in 2003-2007 when GPS records showed that each bulged notably due to the pressure of rising magma.

Both volcanoes are fed by the same hot spot, and over the past decade simultaneous inflation has been observed. It can be interpreted as the consequence of increased pressure of the magma source that feeds them. There are subtle chemical differences in the lava that each erupts, which means each has its own plumbing that draws magma from different locations of this deep source.

In the GPS records, the scientists could see inflation at Kilauea and then about a half a year later at Mauna Loa. Their hypothesis is that the pressure is transmitted slowly through a partially molten and thereby porous region of the asthenosphere, which would account for the simultaneous inflation and the lag time in inflation. Because changes in pressure are transmitted between both volcanoes at a faster rate than the rate of magma flow within the porous region, this can also explain how both volcanoes are dynamically coupled, while being supplied by different parts of the same source region. The transmission of pressure through the permeable rock in the asthenosphere is akin to the processes that cause water and oil to flow through permeable layers of rock in shallower regions of Earth’s crust.

When the scientists fitted the deformation, which tells us how much a volcano inflates and deflates, and the lava eruption rate at Kilauea, they found that their model could simultaneously match the deformation signal recorded over on Mauna Loa.

The scientists are planning to extend their research to see if Kilauea and Mauna Loa are unique or whether other volcanoes of the world are coupled in the same way.

Source : Science Daily.

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Le Mauna Loa vu depuis la West Rift Zone du Kilauea (Photo: C. Grandpey)