Il fait chaud, très chaud, trop chaud !

On peut, bien sûr, jouer avec les mots et dire qu’il n’y a pas actuellement de canicule généralisée en France parce que nous n’avons pas eu trois jours de températures extrêmes et que les températures nocturnes sont descendues en dessous de 20°C. Il n’empêche que notre pays est confronté une nouvelle fois à des pics de 40°C.

Depuis le printemps, la France a connu dès le mois d’avril plusieurs pics de chaleur, de sorte que le pays enregistre son premier semestre le plus chaud de l’histoire. Peu importe comment se comportent les masses d’air chaud, une chose est sûr, à l’image de l’ensemble de la planète, la France reçoit de plein fouet les effets du réchauffement climatique.

Météo France explique que le mois de juillet a enregistré 1°C de plus que la moyenne. Heureusement que les côtes de la Manche ont conservé une certaine fraîcheur ; sans cela, la hausse moyenne aurait atteint 3 °C à l’échelle du pays.

Il faut noter que les événements extrêmes se multiplient dans le monde, avec des épisodes de pluies diluviennes accompagnées d’inondations dans de nombreux pays. Des victimes sont malheureusement à dénombrer. Des trombes d’eau se sont abattues le 24 juillet en Croatie, le 25 juillet au Nigeria (11 morts), du 22 au 25 juillet au Yémen (17 morts). Le 27 juillet au Mexique, la dépression tropicale Hanna a tué 11 personnes. De sévères inondations sont signalées au Bangladesh, au Japon et en Australie (Nouvelle Galle du sud, déjà affectée par les incendies). Le Texas a été confronté à l’ouragan Hanna tandis que d’autres événements météorologiques de ce type sont signalés à Hawaii et dans la Caraïbe qui entre dans sa saison cyclonique.

Réchauffement climatique : les côtes américaines ont les pieds dans l’eau // Climate change : Coastal flooding more and more frequent in the U.S.

Avec la fonte des calottes glaciaires et des glaciers, les inondations à marée haute deviennent de plus en plus fréquentes aux États-Unis, et un rapport fédéral publié par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prévient que la situation va empirer dans les décennies à venir car le niveau des océans va continuer de monter.
Alors que la hausse du niveau de la mer se poursuit, les inondations accompagnées de dégâts qui se produisaient il y a quelques décennies uniquement au moment des tempêtes se produisent désormais plus régulièrement, lors d’une marée de pleine lune ou à l’occasion d’un changement des vents ou des courants.
Bien que le rapport de la NOAA n’en fasse pas état, le niveau des océans augmente principalement en raison du changement climatique. Selon l’Administration américaine, les deux principales causes de l’élévation du niveau des océans dans le monde sont la dilatation thermique causée par le réchauffement de l’océan – à cause des températures de plus en plus élevées – et l’accélération de la fonte des glaciers et les calottes glaciaires.
Rien qu’en 2019 aux Etats Unis, 19 sites le long de la côte est et de la côte du Golfe du Mexique ont établi ou égalé des records d’inondations à marée haute. Les preuves que l’augmentation rapide du nombre d’inondations est liée à l’élévation du niveau de la mer ont commencé à apparaître il y a une vingtaine d’années et sont maintenant évidentes. Le National Weather Service de la NOAA émet de plus en plus de bulletins d’alerte concernant les inondations côtières. Le Service indique que ces inondations deviendront la nouvelle norme si des stratégies innovantes pour leur faire face ne sont pas mises en œuvre et si celles existant déjà ne sont pas améliorées.
En 2019, le sud-est des États-Unis a vu le nombre de jours d’inondation multiplié par trois par rapport à l’an 2000. Par exemple, Charleston, en Caroline du Sud, a connu 13 jours où les inondations ont causé des dégâts, contre deux jours en l’an 2000.
Le long de la côte ouest du Golfe du Mexique, il y a eu cinq fois plus de jours d’inondation. Au Texas, Sabine Pass et Corpus Christi ont connu respectivement 21 et 18 jours d’inondation en 2019, contre un et trois jours en 2000.
D’ici 2030, les projections à long terme prévoient 7 à 15 jours d’inondations à marée haute pour les localités côtières à l’échelle nationale. D’ici 2050, l’eau les envahira pendant 25 à 75 jours. Cela signifie que les niveaux provoqués par les inondations à marée haute deviendront la norme le reste du temps.
Source: USA Today.

———————————————–

With the melting of the ice sheets and the glaciers, high-tide flooding is becoming more commonplace in the U.S. A federal report released by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) warns that such flooding will worsen in the decades to come as seas continue to rise.

As sea-level rise continues, damaging floods that decades ago happened only during a storm now happen more regularly, such as during a full-moon tide or with a change in prevailing winds or currents.

Although not mentioned in the NOAA report, seas are rising largely because of climate change: According to NOAA, the two major causes of global sea level rise are thermal expansion caused by warming of the ocean – caused by higher and higher temperatures – and increased melting of land-based ice, such as glaciers and ice sheets.

In 2019 alone, 19 locations along the east coast and Gulf coast set or tied records where increasing trends in high-tide flooding have emerged. Evidence of a rapid increase in sea-level rise related flooding started to emerge about two decades ago, and now is very clear. NOAA’s National Weather Service is issuing record numbers of warnings for coastal flooding. The Service indicates that this will become the new normal unless coastal flood mitigation strategies are implemented or enhanced.

In 2019, Southeast U.S. saw a threefold increase in flooding days compared to 2000. For example, Charleston, South Carolina., had 13 days where flooding reached damaging levels, compared to the two days that were typical in 2000.

Along the western Gulf coast, percentage increases were greater than fivefold. In Texas, Sabine Pass and Corpus Christi had 21 and 18 flooding days in 2019, and in 2000 those locations only experienced about one and three days, respectively.

By 2030, long-term projections show seven to 15 days of high-tide flooding for coastal communities nationally. By 2050, it is expected to rise to 25 to 75 days, suggesting high-tide flood levels may become the new high tide.

Source: USA Today.

Impact de la hausse du niveau des océans sur les côtes américaines (Source : USGS)

Miami (Floride) cherche des solutions pour se protéger contre la montée des eaux (Photo : C. Grandpey)

Venise (suite): Les doutes sur la capacité du projet MOSE à protéger la ville

Au fil des siècles, Venise s’est toujours adaptée aux phénomènes naturels auxquels elle a été exposée, en commençant par l’élévation du niveau de la lagune sur laquelle elle a été construite il y a plus de mille ans, mais aujourd’hui son adaptabilité est mise à rude épreuve et il n’est pas du tout certain que le projet MOSE suffira pour faire face au changement climatique actuel. C’est le point de vue d’un professeur vénitien d’économie de l’environnement et spécialiste en science et gestion du changement climatique. Il rappelle que « les événements extrêmes sont de plus en plus fréquents. La situation de ces derniers jours à Venise est semblable à celle provoquée en 2018 par la tempête Vaia qui a frappé l’Italie fin octobre, avec de graves dégâts en Vénétie. Venise a subi de fortes précipitations associées à un fort sirocco. Sur une période de mille ans, un phénomène comme celui-ci s’est produit plusieurs fois, mais le fait qu’il survienne deux années de suite est significatif « .
Au cours des dernières décennies, le niveau de l’eau a augmenté en moyenne de 5,6 millimètres par an. Au phénomène mondial d’élévation du niveau de la mer s’ajoutent à Venise les phénomènes naturels qui ne concernent que son lagon et d’autres facteurs provoqués par l’action humaine, tels que l’encrassement des canaux et l’exploitation de la nappe phréatique. La ville s’est toujours adaptée à ces changements, mais son adaptabilité a une limite ; elle ne peut plus désormais suivre l’accélération des phénomènes ».
Les travaux pour la réalisation du MOSE, Module électromécanique expérimental ont débuté en 2003 sous le gouvernement Berlusconi. Il s’agit d’un système de cloisons qui sépare la lagune de Venise de la Mer Adriatique et qui est censé empêcher les hautes eaux d’atteindre la ville. Il s’agit d’un ouvrage dont le coût atteint quelque 7 milliards d’euros. Il n’est pas encore terminé et beaucoup de spécialistes pensent qu’il sera inadapté à la gestion des grandes marées. En particulier, il ne tient pas suffisamment compte du facteur vent, celui qui a récemment accru l’effet du phénomène. De plus, les travaux effectués pour la construction du MOSE ont à leur tour provoqué un changement sur les marées affectant le Lido: elles sont maintenant plus rapides, l’eau monte plus vite et les courants sont plus forts.

De plus, beaucoup de Vénitiens ont une dent contre le projet MOSE parce qu’il a drainé la plupart des fonds qui servent normalement à nettoyer les canaux et à faire tout ce qui est nécessaire pour que la ville soit prête à affronter l’acqua alta. Depuis une vingtaine d’années, on ne procède plus à l’entretien des canaux qui était financé par les fonds octroyés par la loi spéciale promulguée juste après la crue de novembre 1966.

Source : Presse italienne.

Vue du système MOSE à Bad-Ems en Allemagne (Source: Wikipedia)

Hausse des océans : un constat de plus en plus alarmant // Rising oceans : an increasingly alarming situation

Ce qui se passe actuellement en Californie – feux de forêt, évacuations à grande échelle – devrait nous alerter sur l’urgence de la crise climatique. Cependant, les incendies en Californie ne sont qu’un aspect des conséquences du réchauffement planétaire.
Une étude publiée fin octobre 2019 dans Nature Communications s’attarde sur le hausse des océans et corrige des erreurs de données dans les calculs concernant le nombre de personnes menacées. Les résultats sont terrifiants.
Selon les dernières analyses, trois fois plus de personnes risquent d’être confrontées à la montée des eaux. À l’heure actuelle, 150 millions de personnes vivent sur des terres qui seront recouvertes par la mer d’ici 2050. Il s’agit du scénario le plus optimiste dans lequel le réchauffement climatique est maintenu à 2 degrés Celsius, ce qui semble tout à fait improbable dans un proche avenir. Dans un scénario plus pessimiste, le nombre de personnes en difficulté s’élève à 300 millions d’ici 2050. Cela équivaut à peu près à la population des Etats-Unis !
L’étude révèle qu’environ 70% des personnes actuellement à risque vivent dans huit pays asiatiques: Chine, Bangladesh, Inde, Vietnam, Indonésie, Thaïlande, Philippines et Japon. Dès 2050, la majeure partie du sud du Vietnam, soit 20 millions de personnes, pourrait disparaître sous les eaux. En Thaïlande, 10% de la population vit sur des terres qui seront inondées, contre 1% à présent. De grandes parties de Bangkok et de Mumbai, deux centres de la finance en Asie, où vivent des dizaines de millions de personnes, risquent d’être inondées au cours des prochaines décennies.
Cette révision des chiffres concernant le risque d’élévation du niveau de la mer est due à une évolution des variables utilisées. Jusqu’à maintenant, le calcul s’effectuait en grande partie en fonction de deux variables: 1) la rapidité d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre; 2) la réaction de la banquise au réchauffement climatique, en particulier en Antarctique occidental.
Le problème est qu’une variable a été négligée: l’élévation réelle des terres le long de la côte, ainsi que le nombre de personnes qui y vivent. En effet, ce qu’il faut prendre en compte, ce n’est pas seulement la hauteur de l’eau, mais aussi la hauteur de la terre où l’eau monte. Un mètre d’élévation du niveau de la mer dans le sud de la Floride, qui est une région basse, plate et densément peuplée, aura un impact bien plus grand qu’une élévation identique le long de la côte haute, rocheuse et peu peuplée de l’Oregon ou du Maine.
Aux États-Unis, en Europe et en Australie, les erreurs de mesure de l’élévation côtière ont été corrigées au moyen du LIDAR (télédétection par laser), qui est très précis. Le problème, c’est qu’il n’y avait pas de données LIDAR disponibles pour l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient, d’où la difficulté pour les scientifiques de calculer avec précision les risques d’élévation du niveau de la mer dans ces régions.

Deux informaticiens du Climate Central ont trouvé un moyen d’utiliser l’intelligence artificielle pour imiter le LIDAR. Lorsqu’ils ont re-analysé les données fournies précédemment par la navette spatiale à l’aide de leur modèle basé sur l’intelligence artificielle (et connu sous le nom de CoastalDEM), les résultats ont été étonnants, et pas dans le bon sens.
Par exemple, l’analyse précédente du risque d’inondation avec les données de la navette spatiale a révélé que 95 millions de personnes vivraient en dessous de le ligne moyenne de marée en 2100. Avec la nouvelle analyse, avec le scénario le plus optimiste des émissions de gaz à effet de serre et avec des calottes glaciaires relativement stables, 190 millions de personnes vivraient sous le niveau des eaux.
L’étude n’apporte pas que des mauvaises nouvelles. Les deux informaticiens ont constaté que 110 millions de personnes vivent déjà dans des zones potentiellement recouvertes par la mer, avec la protection de digues. Cela laisse un peu d’espoir quant à la capacité d’adaptation de ces populations, même si ces digues ne seront probablement pas suffisantes pour contrer l’accélération de l’élévation du niveau de la mer dans les années à venir.
L’élévation du niveau de la mer a déjà eu des conséquences spectaculaires. Le meilleur exemple est celui de l’Indonésie, où Jakarta, la capitale, va être transférée sur les hauteurs de Bornéo.
Comme la plupart des approches climatiques basées sur des données, l’étude oublie l’élément humain. Elle ne parle pas des nouvelles défenses, telles que les remparts ou les digues, qui pourraient être construites pour se protéger contre la montée des eaux. L’étude ne dit pas non plus comment les gens pourraient s’adapter d’une autre manière, avec des canaux comme à Venise, ou des structures flottantes. Elle ne prend pas non plus en compte les facteurs politiques et économiques, tels que la rapidité avec laquelle la valeur des biens immobiliers chutera au fur et à mesure qu’augmentera le risque d’inondation, avec un impact sur les recettes fiscales et les gouvernements locaux. Plus important encore, on ignore combien de millions de personnes seront déplacées et où elles iront…
Source: Nature Communications, médias américains.

L’étude publiée dans Nature communications révèle qu’une grande partie du littoral atlantique est concernée. On le sait déjà, mais l’État français n’a pas encore mis les moyens pour y faire face.

L’exemple le plus frappant de la montée de l’Océan Atlantique se trouve à Soulac-sur-Mer (Gironde) où un immeuble de quatre étages – Le Signal – a été  construit sur le front de mer et s’est trouvé menacé par l’avancée des eaux. Il y a six ans, il a fallu évacuer les 78 appartements, sans indemnisation sérieuse pour les propriétaires. Le Conseil d’État a rappelé que l’érosion des dunes ne donne pas droit au fond de prévention des risques naturels. Les propriétaires ont dû batailler pendant plus de quatre ans pour espérer bientôt obtenir un dédommagement.

Un peu plus au sud, à Lacanau, des enrochements ont été installés pour protéger la côte sableuse contre les assauts de l’océan. Ces protections de fortune pourront-elles résister longtemps aux vagues au moment des tempêtes lors de hautes marées ? Pas si sûr…

—————————————————-

What’s happening in California right now — wildfires, mass evacuations — should alert everyone about the urgency of the climate crisis. However, the flames in California are just one aspect of the consequences of global warming.

A study published in late October 2019 in Nature Communications corrects what was essentially a data error in previous calculations about how many people are at risk from rising seas. The results are frightening.

According to the new analysis, roughly three times as many people are at risk from being inundated by rising seas than previously reported. 150 million people are now living on land that will be below high tide by 2050. And this is a hopeful scenario, where warming is held to 2 degrees Celsius, which looks quite unlikely in the near future. In a more pessimistic scenario, the numbers double to 300 million people flooded out by 2050. That is roughly equivalent to the entire population of the United States going underwater in the next three decades !

The study finds that about 70 percent of the people currently at risk are in eight Asian countries: China, Bangladesh, India, Vietnam, Indonesia, Thailand, the Philippines, and Japan. As early as 2050, most of Southern Vietnam could disappear at high tide, putting 20 million people underwater. In Thailand, 10 percent of the population lives on land that will be flooded, compared to one percent now. Large parts of Bangkok and Mumbai, both financial centres in Asia and home to tens of millions of people, are at risk of being inundated in coming decades.

This major revision in our understanding of the risk of sea level rise is due to an evolution in the variables used until now to calculate the risk of sea level rise. Up to now, the calculation largely depended on two variables: 1) how fast carbon emissions will continue to rise ; 2) how sensitive the ice sheets are to that warming, especially West Antarctica.

The problem is that one variable was largely overlooked: the actual elevation of land along the coast, as well as how many people live there. Indeed, what matters is not just how high the water rises, but how high the land is where the water rises. One metre of sea level rise in South Florida, which is low and flat and densely populated, will have a much greater impact than one metre of sea level rise along the high, rocky, sparsely-inhabited coast of Oregon or Maine.

In the U.S., Europe, and Australia, problems with coastal elevation measurements were corrected with LIDAR (Light Detection and Ranging) which is very precise. But there was no publicly available LIDAR data for Asia, Africa, and the Middle East, making it difficult for scientists to accurately calculate risks of sea level rise in those regions.

Two computer scientists at Climate Central figured out a way to use artificial intelligence to mimic the work of LIDAR. When they re-analyzed the previous space shuttle data with the new AI model (known as CoastalDEM), the results were astonishing, and not in a good way.

For example, the previous analysis of flood risk using the space shuttle data found that 95 million people will be living below mean high water line in 2100. In the new analysis, even with a low emissions scenario and fairly stable ice sheets, 190 million people will be living below the water line.

The study is not all bad news. On the upside, the two computer scientists found that 110 million people already live in areas below high tide, mostly behind seawalls and other barriers, which gives me some hope about people’s ability to adapt, although those barriers and sea walls are unlikely to be sufficient as sea level rise accelerates in the coming years.

Sea level rise already had dramatic consequences. The best example tody is Indonesia where Jakarta, the capital, will be moved to higher ground in Borneo

Like most data-driven climate science, the study leaves out the human element. It does not consider what kind of new defenses might be built to protect against rising seas – walls, barriers, dikes. Or how people might adapt in other ways, with Venice-like canals or floating structures. Nor does it consider political and economic factors, such as how fast property values will fall as the risk of flooding rises and how that will impact tax revenues and local governments. Or, most importantly, how many millions of people will be displaced, and where they will go…

Source: Nature Communications, U.S. News media.

The study published in Nature Communications reveals that a large part of the Atlantic coastline is concerned. We already know that, but in France the State has not yet found the means to deal with it.
The most striking example of the rise of the Atlantic Ocean is located in Soulac-sur-Mer (Gironde) where a four-storey building – Le Signal – was built on the seafront and was threatened by the advancing waters. Six years ago, it was necessary to evacuate the 78 apartments, without serious compensation for the owners. The Council of State reminds that the erosion of the dunes does not give right to the fund of prevention of the natural risks. The owners had to fight for more than four years to hope soon to get the money.
A little further south, in Lacanau, rip raps were installed to protect the sandy coast from the powert of the ocean. Will these protections be able to withstand huge waves during high tide storms ? Not so sure…

Vue de l’immeuble « Le Signal » à Soulac-sur-Mer (Photo: C. Grandpey)

Enrochements à Lacanau (Photo: C. Grandpey)

La ligne de rochers n’a pas suffi pour endiguer les assauts de la mer (Photo: C. Grandpey)