Réservoir d’eau douce d’origine glaciaire à l’est de États Unis // Glacial freshwater reservoir off the Us East Coast

Un immense réservoir d’eau douce au large de la côte est des États-Unis, capable d’alimenter une ville de la taille de New York pendant 800 ans, se serait formé lors de la dernière période glaciaire, lorsque la région était recouverte de glaciers. Des analyses préliminaires révèlent que ce réservoir, situé sous le plancher océanique sur une surface allant du New Jersey jusqu’au Maine, s’est formé il y a environ 20 000 ans dans des conditions de froid extrême. On peut donc supposer qu’il s’est formé durant la dernière période glaciaire, notamment grâce à la présence d’épaisses calottes de glace.
À l’été 2025, des chercheurs de l’École des Mines du Colorado ont mené une expédition pour approfondir des recherches datant de la fin des années 1960 et du début des années 1970 et concernant la présence d’eau douce sous le plancher océanique au large de la côte est. Cette expédition, baptisée Expédition 501, a duré trois mois et a permis de faire remonter 50 000 litres d’eau douce sous le plancher océanique à trois endroits différents au large des îles de Nantucket et de Martha’s Vineyard. (voir carte ci-dessous). Il semblerait même que le réservoir s’étende plus profondément sous terre et soit donc plus important que ne le laissaient supposer les premières estimations.

Zone de forage où ont été extraits les échantillons d’eau douce.

La présence d’eau douce dans la région a été signalée pour la première fois il y a 60 ans par l’USGS lors d’évaluations des ressources minérales et énergétiques offshore entre la Floride et le Maine.
Dans les années 1980, certains scientifiques de l’USGS ont émis des hypothèses sur l’origine de cette eau douce, puis le sujet est tombé dans l’oubli.
En 2003, un professeur d’hydrologie du New Mexico Institute of Mining and Technology a redécouvert ces archives et a proposé trois hypothèses pour expliquer la présence d’eau douce sous l’océan.
L’une des possibilités est qu’un réservoir d’eau douce sous-marin se serait formé lorsque le niveau de la mer est resté très bas pendant une longue période et que les eaux de pluie ont pu s’infiltrer dans le sol. Puis, lorsque le niveau de la mer a remonté au cours de centaines de milliers d’années, cette eau douce s’est retrouvée piégée dans les sédiments sous-jacents.
Une autre possibilité est que de hautes montagnes proches de l’océan ont canalisé directement les eaux de pluie vers le fond marin.

Selon la troisième hypothèse, en lien avec la première, un réservoir d’eau douce peut se former sous l’océan si les calottes glaciaires s’étendent suffisamment pour provoquer une baisse du niveau de la mer. L’eau de fonte s’accumule à la base des calottes glaciaires car celles-ci frottent contre le soubassement rocheux, générant de la chaleur. Le poids considérable de la calotte glaciaire repousse ensuite cette eau dans le sol, la piégeant sous des couches de sédiments.
Plus de vingt ans plus tard, les chercheurs sont sur le point de connaître la vérité. Des données préliminaires indiquent que la majeure partie de cette eau douce provient des glaciers, à un moment donné de la dernière période glaciaire, il y a entre 2,6 millions et 11 700 ans.
L’Expédition 501 a prélevé des échantillons d’eau sur des sites situés entre 30 et 50 kilomètres au large des côtes du Massachusetts. Les chercheurs ont foré jusqu’à 400 mètres sous le plancher océanique, une profondeur suffisante pour révéler une épaisse couche de sédiments gorgés d’eau douce, située sous une couche de sédiments salés et une couche imperméable d’argile et de limon. Cette barrière d’étanchéité à la surface du réservoir d’eau douce empêche l’eau de mer d’y pénétrer. Aujourd’hui, cette barrière est suffisamment résistante pour séparer les deux couches, mais elle n’était pas assez robuste à l’origine pour empêcher un glacier de faire s’infiltrer l’eau à travers, à supposer que cette hypothèse glaciaire soit validée
Les mesures de salinité montrent que la douceur de l’eau dans le réservoir diminue avec la distance par rapport au rivage, mais elle reste bien inférieure à la salinité océanique dans les zones étudiées en 2025. Le site de forage le plus proche de Nantucket et de Martha’s Vineyard présente une teneur en sel de 1 ‰, soit la limite maximale admissible pour l’eau potable. Plus au large, la teneur en sel est de 4 à 5 ‰, et sur le site le plus éloigné, les chercheurs ont enregistré 17 à 18 ‰, soit environ la moitié de la teneur moyenne en sel de l’océan.
Source : Live Science via Yahoo News.

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A huge freshwater reservoir off the Us East Coast that could potentially supply a city the size of New York City for 800 years may have formed during the last ice age, when the region was covered in glaciers. Preliminary analyses suggest the reservoir, which sits beneath the seafloor and appears to stretch from offshore New Jersey as far north as Maine, was locked in place under very cold conditions around 20,000 years ago, hinting that it formed in the last glacial period due, partly, to thick ice sheets.

In the summer 2025, researchers at the Colorado School of Mines went on an expedition to follow up on reports from the late 1960s and early 1970s of fresh water beneath the seafloor off the East Coast. The research voyage, known as Expedition 501, lasted three months and dredged up 50,000 liters of water from beneath the seafloor in three locations off the islands of Nantucket and Martha’s Vineyard (see map above). It even looks as if the reservoir might stretch farther underground and thus be bigger than early reports suggested.

Freshwater in the region was first reported 60 years ago by the USGS during offshore mineral and energy resource assessments between Florida and Maine.

In the 1980s, some of the USGS scientists came up with ideas of how that fresh water could get there. Then nobody talked about it.

In 2003, a professor of hydrology at the New Mexico Institute of Mining and Technology, rediscovered these records and came up with three ideas of how fresh water can end up beneath the ocean.

One way that a submarine freshwater reservoir can form is if sea levels are very low for a long time and rainfall seeps into the ground. Then, when sea levels rise again over hundreds of thousands of years, that fresh water gets trapped in the underlying sediment.

A second possibility is that tall mountains close to the ocean funnel rainwater directly down into the seabed from their high elevation point.

Thirdly, related to the first hypothesis, a freshwater reservoir can form under the ocean if ice sheets expand, causing sea levels to drop. Meltwater collects at the bottom of ice sheets because they grind against the bedrock, producing heat. The huge weight of the ice sheet then pushes that water into the ground, trapping it beneath layers of sediment.

More than two decades later, the researchers are finally close to getting an answer, with preliminary data indicating that most of the fresh water came from glaciers some time during the last ice age (2.6 million to 11,700 years ago).

Expedition 501 extracted water samples from sites 30 to 50 kilometers off the coast of Massachusetts. The researchers drilled down to 400 meters below the seafloor, which was deep enough to reveal a thick layer of sediment engorged with fresh water sitting beneath a layer of salty sediment and an impermeable « seal » of clay and silt. The seal at the top of the fresh water keeps the seawater above from the fresh water below This seal is strong enough to separate the two layers now, but it was not robust enough to stop a glacier from forcing water down through it, provided it was what happened.

Salinity measurements show that water freshness in the reservoir drops with distance from the shore, but it stays well below ocean salinity in the areas studied in 2025. The drill site closest to Nantucket and Martha’s Vineyard had a salt content of 1 part per 1,000, which is the maximum safe limit for drinking water. Farther offshore, salt content was 4 to 5 parts per 1,000, and at the farthest site, the researchers recorded 17 to 18 parts per 1,000, which is about half of the ocean’s average salt content.

Source : Live Science via Yahoo News.

La fonte du Groenland (suite) // The melting of Greenland (continued)

Voici une image particulièrement intéressante (la courbe à droite est révélatrice!). Elle montre les changements intervenus dans l’épaisseur de la calotte glaciaire du Groenland sur la base des données satellitaires de la NASA et de l’ESA. Entre 2013 et 2023, la calotte s’est amincie d’un peu moins de 1,20 mètre en moyenne.

Source de l’image : University of Northumbria

Les nouvelles images satellites montrent la fonte extrêmement rapide de la calotte glaciaire du Groenland. Il ne faut pas oublier que la calotte glaciaire est une masse de glace terrestre. Elle fait partie intégrante du système climatique de la Terre. En effet, elle contribue, par l’albédo, à réfléchir les rayons du soleil et à maintenir un temps froid dans l’Arctique, mais aussi à réguler le niveau de la mer et influencer la météo.
Les scientifiques ont utilisé les satellites de la NASA et de l’Agence spatiale européenne (ESA) pour étudier l’amincissement de la calotte et enregistrer son évolution au cours des dernières années. Au final, la calotte du Groenland a perdu de 2 350 kilomètres cubes de glace. L’amincissement le plus extrême s’est produit sur les glaciers situés en bordure de l’île, notamment le Jakobshavn, l’Isbræ et le Zachariae Isstrøm.
Entre 2013 et 2023, la calotte s’est amincie d’un peu moins de 1,20 mètre en moyenne, mais l’amincissement dans la zone d’ablation – la partie inférieure du glacier où la neige fond plus vite qu’elle s’accumule – a été cinq fois plus important. Les changements les plus significatifs se sont produits en 2012 et 2019, lorsque les températures étaient extrêmement élevées.
Les mesures ont été obtenues grâce aux satellites CryoSat-2 et ICESat-2. Le satellite ICESat-2 de la NASA, lancé en 2018, a à son bord un instrument permettant aux scientifiques de mesurer les variations de niveau des calottes glaciaires, des glaciers et de la glace de mer. Les scientifiques ont constaté que les mesures fournies par les différents satellites concordaient globalement. Les résultats ont été publiés le 13 décembre 2024 dans la revue Geophysical Research Letters. Ils sont importants car la perte de masse de la calotte glaciaire est un facteur clé de l’élévation du niveau de la mer à l’échelle de la planète. Ils confirment également que les observations satellitaires peuvent être combinées pour obtenir une estimation de la perte de glace plus fiable que si elles étaient effectuées par chaque satellite individuellement. Elles montrent aussi que l’on pourrait se fier à l’une des mesures si les autres devaient être indisponibles.
Source : The Independent via Yahoo News.

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The above image shows changes in the thickness of the Greenland ice sheet based on NASA and ESA satellite data. Between 2013 and 2023, the ice sheet has thinned by just under 1.20 metres on average (Image source: Northumbria University)

The new satellite images show the extreme melting that has taken place on the Greenland ice sheet,. One should remember that the ice sheet is a mass of glacial land ice. It is an integral part of Earth’s climate system helping to reflect the sun’s warm rays and keep the Arctic cool, regulating sea level, and influencing weather.

Scientists have used NASA and European Space Agency (ESA) satellites to reveal the sheet’s thinning and record the first measurements of its change over recent years. Altogether, the ice sheet shrank by 2,350 cubic kilometers. The most extreme thinning occurred at the glaciers along its edge, including Jakobshavn Isbræ and Zachariae Isstrøm.

Between 2013 and 2023, the sheet thinned by a little under1.20 meters on average, although thinning across its ablation zone – the lower part of the glacier where more snow is lost than accumulates – was five times larger than that. The biggest changes occurred during 2012 and 2019, when temperatures were extremely hot.

The measurements were recorded using the agencies’ ice satellite missions: CryoSat-2 and ICESat-2. NASA’s ICESat-2. launched in 2018 that carries an instrument that allows scientists to measure the elevation of ice sheets, glaciers, and sea ice. The scientists found that the measurements provided by the different satellites largely agreed. The results were published on December 13th, 2024 in the journal Geophysical Research Letters. They are important because ice sheet mass loss is a key contributor to global sea level rise.They also confirm that the satellite observations can be combined to produce a more reliable estimate of ice loss than they could alone, and suggests that one could be relied upon if the other were to fail.

Source : The Independent via Yahoo News.

Les prévisions des poulpes de l’Ouest Antarctique // The predictions of West Antarctica’s octopuses

Rappelez-vous : Paul le Poulpe était une pieuvre conservée dans l’aquarium Sea Life d’Oberhausen (Allemagne). L’animal a connu son heure de gloire en 2010 car il était censé pronostiquer les résultats des matches de la Coupe du monde qui avaient lieu cette année-là. Quelques prévisions exactes lui ont valu le titre honorifique d’oracle animalier. Les gardiens de l’aquarium lui présentaient deux boîtes contenant de la nourriture, décorées avec les drapeaux des équipes opposées lors d’un match. La boîte choisie par Paul en premier désignait la vainqueur futur de la partie.

Aujourd’hui, on nous raconte une autre histoire sur les poulpes en Antarctique. De petits céphalopodes, les poulpes de Turquet, se déplacent au fond de l’océan qui entoure ce continent depuis environ quatre millions d’années. Des chercheurs ont récemment découvert que l’ADN de ces créatures de 15 centimètres de long (sans les tentacules) pourrait aider à résoudre un très vieux mystère scientifique : quand la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental a disparu pour la dernière fois. Les résultats de leur étude ont été publiés en décembre 2023 dans la revue Science.

La calotte glaciaire de l’Antarctique occidental contient suffisamment d’eau pour faire monter le niveau de la mer de plus de 5 mètres dans le monde si elle fondait entièrement. Un tel événement inonderait de nombreuses villes côtières. Ces dernières années, le réchauffement des océans, causé par les émissions de gaz à effet de serre dus à la combustion de combustibles fossiles, a provoqué la fonte de la calotte glaciaire antarctique qui se trouve aujourd’hui dans une situation précaire. Une étude parue en octobre 2023 a révélé que dans les scénarios d’émissions les plus optimistes, la fonte de cette calotte glaciaire est inévitable. Mieux connaître son passé pourrait nous aider à comprendre ce qui nous attend. Un chercheur a déclaré : « Comprendre quel aspect avait la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental dans un passé récent, lorsque la température de la planète était similaire à celle d’aujourd’hui, pourrait nous aider à mieux prévoir l’élévation future du niveau de la mer. »
Les scientifiques se sont donc tournés vers les pieuvres de Turquet (Pareledone turqueti) pour obtenir des réponses. Ces animaux vivent tout autour du continent antarctique, mais leurs populations dans la mer de Ross et la mer de Weddell sont séparées par l’infranchissable barrière constituée par la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental et, de ce fait, ils s’éloignent rarement de leur lieu de résidence. Les chercheurs pensent que s’ils pouvaient parvenir à déterminer à quel moment les deux populations se sont croisées, cela pourrait donner des indications sur la dernière fonte de la calotte glaciaire.
L’équipe scientifique a séquencé l’ADN de 96 poulpes de Turquet en provenance de tout le continent, capturés accidentellement par des pêcheurs ou conservés dans des collections de musées. Bien que le spécimen le plus ancien date des années 1990, les chercheurs étaient persuadés que l’analyse génétique pourrait donner un aperçu de l’arbre généalogique des poulpes il y a des millions d’années.
Cette analyse génétique a révélé que les poulpes de la mer de Weddell et de la mer de Ross se sont croisés il y a 54 000 à 139 000 ans, au cours de la dernière période interglaciaire. La conclusion de l’analyse correspond aux soupçons des scientifiques selon lesquels une disparition de la calotte ouest antarctique s’est produite pendant cette période.
La température moyenne de notre planète est actuellement supérieure d’environ 1,2 °C à la moyenne préindustrielle. Au cours de la dernière période interglaciaire, la température de la Terre était d’environ 0,5 à 1,5°C supérieure à cette même moyenne préindustrielle, mais le niveau de la mer était environ 5 à 10 mètres plus haut qu’aujourd’hui. Bien qu’on ne sache toujours pas exactement quand la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental a fondu, ni combien de temps cela a pris, les scientifiques affirment que le phénomène pourrait se reproduire et leur étude constitue un sérieux avertissement pour la planète.
Source : Médias d’information internationaux.

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Just remember : Paul the Octopus was a common octopus kept in the Sea Life aquarium of Oberhausen (Germany). The animal was supposed to predict the results of World Cup matches in 2010. A few accurate predictions brought him worldwide attention as an animal oracle. Paul’s keepers would present him with two food-containing boxes decorated with the flags of the teams in an upcoming match. Whichever box Paul ate from first was considered his prediction for which team would win the match.

Today, there is another story about octopuses in Antarctica. In the sea surrounding this continent, small cephalopods called Turquet’s octopuses have been crawling along the ocean floor for some four million years. Researchers have recently discovered that the DNA of the 15-centimeter-long creatures (excluding arms) may help solve a longstanding scientific mystery: When did the West Antarctic Ice Sheet last collapse?  The results of their study was published in December 2023 in the journal Science.

The West Antarctic Ice Sheet (WAIS) holds enough water to raise global sea levels by more than 5 meters if it were to melt entirely, an inundation that would flood many coastal cities around the world. In recent years, global ocean warming fueled by high levels of greenhouse gas emissions from burning fossil fuels has left the ice sheet in a precarious situation. An October study found that even under best-case emissions scenarios, the sheet’s melting is inevitable. Still, learning more about its past could help us understand what’s to come. Said one reseracher : “Understanding how the WAIS was configured in the recent past when global temperatures were similar to today will help us improve future sea-level rise projections.”

So, the scientists turned to the Turquet’s octopus (Pareledone turqueti) for answers. While these animals live all around the icy continent, their populations in the Ross Sea and Weddell Sea are separated by the impassable WAIS and rarely move far from where they live. If researchers could determine how recently the two populations interbred, that might give some clues to when the ice sheet last melted.

The scientific team sequenced the DNA of 96 Turquet’s octopuses from all around the continent that were either accidentally caught by fishers or stored in museum collections. Though their oldest specimen was from the 1990s, genetic analysis could provide a glimpse millions of years back in the octopus family tree.

The genetic analysis revealed that the Weddell Sea and Ross Sea octopuses interbred between about 54,000 and 139,000 years ago, during a period known as the Last Interglacial. The conclusion matched with scientists’ suspicions that a collapse had occurred during that time.

Global average temperatures currently hover around 1.2°C higher than pre-industrial averages. During the Last Interglacial, the Earth was about 0.5 to 1.5°C warmer than pre-industrial averages, yet sea levels were about 5 to 10 meters higher than they are now. While it is still unclear exactly when the WAIS melted, or how long it took, scientists say the study is a stark warning for the planet.

Source : International news media.

Carte de l’Antarctique, avec la partie occidentale où la calotte glaciaire constitue une barrière entre les mers de Weddell au nord et de Ross au sud (Source: BAS)

Nouvelle mise en garde avant la COP 28 // New warning before COP 28

C’est aujourd’hui que s’ouvre la COP 28 à Dubaï. Rappelez-vous : en 2015, nos gouvernants se sont réunis à Paris pour la COP 21 et ont convenu de limiter le réchauffement de la planète bien en dessous de 2 degrés Celsius et si possible à 1,5°C. Les efforts pour atteindre cet objectif ont été totalement insuffisants jusqu’à présent et un rapport de l’ONU publié en 2022 a révélé que la planète était en passe de se réchauffer d’environ 2,8 degrés Celsius d’ici 2100, par rapport à l’époque préindustrielle. Un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement a révélé qu’il est prévu d’extraire et produire sur Terre deux fois la quantité de combustibles fossiles qui serait nécessaire pour maintenir les températures mondiales à 1,5°C.
Comme je l’ai fait remarquer à plusieurs reprises sur ce blog, en 2023, les scientifiques ont observé une série de signes inquiétants au niveau de la banquise et des glaciers. La glace de mer antarctique a atteint son niveau le plus bas depuis que les scientifiques ont commencé les mesures en 1979. Les glaciers suisses ont perdu environ 10 % de leur masse restante au cours des deux dernières années. Le Groenland a connu la deuxième fonte de surface la plus élevée de son histoire. Qui plus est, les scientifiques ont prévenu une fois de plus que la disparition de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental semble inévitable et que les glaciers du Groenland fondent cinq fois plus vite qu’il y a 20 ans.
Alors que nos gouvernants se réunissent à nouveau pour la COP 28 à Dubaï, un rapport publié le 16 novembre dernier par l’International Cryosphere Climate Initiative, un réseau d’experts en politique et de chercheurs, exhorte les chefs d’états ou leurs représentants à tenir compte de leurs mises en garde lors de cette nouvelle conférence sur le climat. Plus de 60 scientifiques ont contribué à la rédaction du rapport qui indique que si les températures globales s’établissent à 2 degrés Celsius au-dessus de la moyenne préindustrielle, la planète pourrait être confrontée à une élévation du niveau de la mer de plus de 1,20 mètre, ce qui chamboulerait les populations et leur mode de vie dans le monde entier. Cela obligerait de nombreuses personnes à fuir les régions côtières.
Le nouveau rapport explique également comment la fonte des glaciers de montagne menace les approvisionnements hydroélectriques et met en danger les sources d’eau potable, comment le pergélisol pourrait intensifier le réchauffement climatique en libérant de fortes quantités de méthane, et comment les eaux polaires deviennent de plus en plus acides, ce qui menace la survie des coquillages.et de nombreuses espèces.
Dans sa conclusion, le rapport prévient que sans un changement radical de politique climatique, l’humanité pourrait se trouver « confrontée à une vitesse d’élévation du niveau de la mer bien en dehors de la plage d’adaptabilité ».
Source  : NBC News via Yahoo Actualités.

D’après une enquête de la BBC, Sultan al-Jaber qui va présider la COP 28 a profité de son poste pour conclure des marchés dans les énergies fossiles!

Dernière minute: le Pape, grippé, n’ira pas à Dubaï….

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COP 28 is opening today in Dubai. Remember : in 2015, world leaders met in Paris for COP 21 and agreed to limit warming to well below 2 degrees Celsius and also to aim for 1.5 degrees. But efforts to reach this goal have been totally insufficient up to now.and a 2022 U.N. report found the planet was on track to warm about 2.8 Celsius above preindustrial times by 2100. A recent United Nations Environment Programme report found that world leaders plan to extract and produce twice the amount of fossil fuels needed to keep global temperatures from exceeding 1.5°C.

In 2023, scientists have observed a series of concerning signs for the world’s ice. I have mentioned most of them on this blog. Antarctic sea ice reached its lowest-ever maximum since scientists began measuring in 1979. Swiss glaciers lost about 10% of their remaining mass in the past two years. Greenland experienced the second-highest surface melt in recorded history. What is more, scientists warned one more time that the collapse of the West Antarctic Ice Sheet might already be inevitable and that Greenland’s glaciers are melting at five times the rate they were 20 years ago.

As world leaders are meeting for COP 28 in Dubai, a report released on November 16th, 2023 from the International Cryosphere Climate Initiative, a network of policy experts and researchers, pleads with world leaders to heed their warnings as they gather for the climate conference. More than 60 scientists contributed to the report which says that if global average temperatures settle at 2 degrees Celsius above the preindustrial baseline, the planet could be committed to more than 1,20 meter of sea-level rise, which would reshape societies across the globe. It would force many to flee coastal communities.

The new report also outlines how the declining mass of mountain glaciers threatens hydropower supplies and endangers drinking water sources, how permafrost could intensify warming by releasing massive amounts of methane, and how polar waters are becoming increasingly acidified, which threatens the survival of shell-building creatures and numerous species.

In its conclusion, the report warns that without a dramatic turn in the pace of climate action, those factors could leave humanity “facing rates of sea-level rise way outside the range of adaptability.”

Source : NBC News via Yahoo News.

According to a BBC investigation, Sultan al-Jaber, who will chair COP 28, took advantage of his position to conclude deals in fossil fuels!

Last minute: the Pope has the flu’ and will not go to Dubai…