Hawaii : le HVO joue avec les mots // HVO is playing with the words

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, n’arrive visiblement pas à admettre qu’une éruption a pris fin sur le Kilauea; les volcanologues locaux disent chaque fois qu’elle s’est mise en pause ! C’est comme si les scientifiques de l’OVPF à La Réunion avaient refusé d’admettre que l’éruption du Piton de la Fournaise s’était terminée le 24 mai 2021 car ils savaient d’ores et déjà qu’une nouvelle éruption se produirait très probablement à plus ou moins long terme.

Lorsque la lave a cessé de sortir de la bouche qui perçait le flanc nord-ouest du cratère de l’Halema’uma’u, le HVO a écrit que l’éruption au sommet du Kilauea allait entrer dans un «luana iki», autrement dit un peu de repos, une manière poétique d’évoquer une pause dans l’activité éruptive.. Est-ce une honte d’admettre que l’éruption s’est arrêtée ?

Les scientifiques du HVO donnent de nombreuses explications pour justifier l’utiliation du mot «pause» au lieu du mot «arrêt». Les explications convaincront-elles tout le monde? Je n’en suis pas sûr! Voici ce qui a été écrit dans le dernier article «Volcano Watch»:

«Selon le HVO, la cause d’une « pause » est une interruption de l’alimentation magmatique du site éruptif ou de la bouche éruptive. Comment sait-on que l’éruption s’est arrêtée? C’est une question simple qui demande une réponse complexe dans le cas du Kilauea.

La couleur rouge de la lave en fusion est généralement facile à repérer, surtout la nuit, quand elle sort de la bouche éruptive. De la même façon, il est généralement facile de dire quand elle a arrêté de couler. Cependant, dans le cas du lac de lave du Kilauea, la bouche éruptive s’est recouverte d’une croûte avec le temps et la lave n’était plus visible. La meilleure façon de savoir si la lave continue à se déverser dans le cratère (sans pouvoir la voir) est de contrôler si le niveau de lave dans le lac continue de monter. Le cratère a la forme d’un cône inversé mais on ne dispose pas de repères physiques pour mesurer son volume. Le HVO mesure la distance à la surface du lac de lave à l’aide d’instruments télémétriques laser, puis a recours à l’algèbre, la trigonométrie et à l’informatique pour déterminer la profondeur, le volume et le débit d’alimentation.

Un autre paramètre qui montre qu’une éruption s’est arrêtée (mille excuses, s’est «mise en pause»!) est la quantité de SO2 émise par le volcan. Elle était assez élevée lorsque l’éruption a commencé mais elle a diminué rapidement après le 16 avril, moment où le niveau de la lave dans le lac a atteint celui de la bouche éruptive. Cet événement signalait que la lave plus froide et dégazée dans le lac avait recouvert la bouche éruptive.

Dans le même temps, on a observé une baisse du tremor qui est lié au mouvement du magma et au dégazage à l’intérieur du dike d’alimentation.

Pour terminer, la surface du lac de lave s’est recouverte d’une croûte dans sa totalité au moment où l’alimentation en lave a diminué et s’est arrâtée. La dernière activité de surface a été observée le 23 mai 2021.

Afin de trouver un peu d’espoir, les scientifiques hawaïens expliquent que de nombreuses éruptions du Kilauea ont connu de brèves pauses avant une reprise de l’activité sur les mêmes sites. Au vu des statistiques, la plupart des éruptions qui reprennent le font dans les trois mois après la pause. Attendons pour voir comment va se comporter le Kilauea ce coup-ci, mais je continuerai à écrire que l’éruption s’est arrêtée… au moins momentanément!

De la même manière, on est en droit de se demander s’il y avait un lac de lave au fond du cratère de Halema’uma’u. Pour les volcanologues, un lac de lave est une étendue de lave dont la surface est constamment animée par les courants de convection. Les meilleurs exemples sont les lacs de lave de l’Erta Ale (Ethiopie) ou du Nyiragongo (qui vient de se vider en République Démocratique du Congo). Au cours des dernières années, il y avait aussi un beau lac de lave dans le cratère du Pu’uO’o, et même dans l’Halema’uma’u avant l’éruption de 2018.

Le dernier «lac de lave» dans le cratère de l’Halema’uma’u était différent. Je préférerais l’appeler «mare de lave» ou, encore mieux, «accumulation de lave». L’alimentation de ce pseudo lac ne provenait pas du fond du lac, de sorte qu’il n’y avait pas de courants de convection. La surface de l’étendue de lave n’était pas – ou à peine – en mouvement. La lave coulait d’une bouche dans la paroi intérieure nord-ouest du cratère, de sorte que seule la moitié de l’étendue de lave était chaude, mais ne bougeait pas; l’autre moitié étant froide et inerte.

Après tout, comme dirait mon épouse, « lac de lave ou pas, ce n’est que de la lave au fond d’un trou » !

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The Hawaiian Volcano Observatory finds it very difficult to admit that an eruption has STOPPED on Kilauea; local volcanologists always say it has PAUSED. It is just as if the guys at OVPF on Reunion Island had refused to say the eruption of Piton de la Fournaise stopped on May 24th, 2021, knowing that another eruption would likely occur in the short term.

When lava stopped emerging from the vent on the NW flank of Halema’uma’u Crater, the Observatory suggested that Kilauea’s summit eruption was getting ready for a “luana iki” or little rest, a more poetic way of describing a pause in eruptive activity. Would it be a shame to say the eruption has stopped?

HVO scientists give a lot of explanations to justify the word “pause” instead of “stop”. Will the explanations convince everybody? I’m not sure! Here is what they wrote in the latest “Volcano Watch”:

“According to HVO, a “pause” is caused by an interruption in the supply of magma to the eruption site or vent. Now, how do we know the eruption has paused? That’s a deceptively simple question with a surprisingly complex answer in this situation.

Molten lava is glowing red and generally easy to spot erupting from the vent, especially at night. And, likewise, generally easy to tell when it’s stopped. However, in the case of the lava lake, the vent supplying the lava eventually crusted over and lava was no longer visible.

The best way to tell if lava is still filling the crater (without being able to see the lava) is to see if the level of lava in the lake is continuing to rise. The crater forms a natural measuring cup, except that it’s a very strange shape and it has no markings to use to measure volume. We measure the distance to the surface of the lava lake using laser rangefinder instruments and then apply some algebra, trigonometry, and a computer to find the depth, volume, and lava supply rate of the lava lake.”

Another indication that an eruption has stopped (sorry, has “paused”!) is the amount of SO2 emitted by the volcano. It was quite high when the eruption started but it declined precipitously after April 16th, coincident with the level of lava in the lake reaching the level of the vent. This relationship suggests that the colder, degassed lava within the lake essentially drowned the vent.

This period also saw a decrease in seismic tremor related to magma movement and degassing within the dike feeding the vent.

Finally, the top of the lava lake crusted over as the lava supply dwindled and stopped, with the last surface activity seen on May 23rd, 2021.

In order to find some hope, the Hawaiian scientists explain that many Kilauea eruptions undergo brief pauses then resume activity within the same vents. Statistically, most eruptions that resume do it within three months after pausing. Let’s see what happens with Kilauea this time…. But we can definitely say the eruption has STOPPED, at least momentarily !

In he same way, can we say there was a lava lake at the bottom of Halema’uma’u Crater? For volcanologists, a lava lake is an expanse of lava whose surface is constantly moved by convection currents. The best examples were the lava lakes at Erta Ale (Ethiopia) or at Nyiragongo (which has just drained in the Democratic Republic of Congo). In the pas years, there was also a nice lava lake within Pu’uO’o Crater and even in Halema’uma’u before the 2018 eruption.

The last “lava lake” in Halema’uma’u Crater was different. I would rather call it a “lava pond” or “lava accumulation.” The supply of lava was not from the bottom of the lake, so that there were no convection currents and the surface of the expanse of lava was not – or just a little – moving. Lava was pouring from a vent in the NW inner wall of the crater, so that only one half of the expanse of lava was hot, but not moving; the other have was rather cold and inert.

After all, like my wife would say, “Lava lake or not, it’s just lava in a hole”!

L’une des dernières images du pseudo lac de lave dans l’Halema’uma’u (Crédit photo : HVO)

Lac de lave plein à ras bord dans l’Halema’uma’u quelques semaines avant l’éruption de 2018 (Crédit photo : HVO)

Lac de lave dans le Pu’uO’o (Photo : C. Grandpey)

Kilauea (Hawaii) : arrêt momentané… ou définitif de l’éruption // A pause or a definitive stop of the eruption

Le HVO a essayé de retarder la nouvelle le plus longtemps possible (le volcan attire les touristes sur la Grande Ile) mais il a bien fallu se rendre à l’évidence : la bouche qui s’était ouverte dans la paroi interne NO de l’Halema’uma’u s’est tarie et n’alimente plus l’accumulation de lave (ce n’était pas vraiment un lac de lave au sens où on l’entend habituellement) dont la surface est devenue désespérément inerte et froide.

L’Observatoire parle d’une « pause » dans l’éruption et indique que « l’éruption pourrait reprendre bientôt. »  A Hawaii comme ailleurs, malgré le grand nombre d’instruments disséminés sur les volcans, on ne sait pas prévoir…

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HVO has tried to delay the piece of news as long as possible (the volcano attracts tourists to the Big Island) but local geologists had to face the facts: the vent that had opened in the inner NW wall of Halema’uma’u has dried up and no longer feeds lava into the lake (actually it wasn’t really a lava lake but rather an accumulation of lava) whose surface has become hopelessly inert and cold . The Observatory speaks of a « pause » in the eruption and indicates that « the eruption may resume soon. » In Hawaii as elsewhere, despite the large number of instruments scattered over volcanoes, they cannot predict eruptions …

Source : HVO

Hawaii : l’océan et le volcan // The ocean and the volcano

Des phénomènes de houle sont observés en permanence sur tous les océans du globe. En effectuant des ondulations accompagnées de mouvements ascendants et descendants, les houles agissent sur le plancher océanique et délivrent un signal constant. Ces microséismes océaniques traversent la terre et apparaissent en surface sur les sismomètres. Le HVO a mis en place un certain nombre de sismomètres sur le Kilauea pour contrôler les processus volcaniques et les mouvements de failles actives. Lorsque le magma ne se déplace pas à l’intérieur du Kilauea et lorsque le volcan n’est pas en éruption, les microséismes océaniques apparaissent sur les sismomètres où ils laissent un signal répétitif constant.

Les signaux microsismiques présentent de grandes variations au cours des périodes où le Kilauea  traverse des épisodes d’inflation et déflation en raison du déplacement du magma sous la surface. Des variations similaires se produisent lorsque le volcan est en éruption, comme c’est le cas actuellement. Les scientifiques mesurent les différences entre les microséismes observés pendant les périodes d’activité volcanique et ceux enregistrés pendant les périodes de calme. Le but est d’identifier quand, où et pendant combien de temps le magma a migré et est resté stocké sous le Kilauea.

Les scientifiques du HVO ont récemment utilisé cette technique pour essayer de comprendre les événements qui ont conduit à l’effondrement du sommet du volcan et à l’éruption dans la Lower East Rift Zone en 2018. Les données microsismiques associées à des schémas sismiques et de déformation plus traditionnels donnent des indications sur l’augmentation de la pression dans la partie superficielle du réservoir magmatique au sommet du Kilauea. Le sommet et l’East Rift Zone ont immédiatement commencé réagir et à montrer une inflation, signe que le magma se déplaçait dans ces parties du volcan.

Les variations microsismiques ont également révélé qu’un séisme d’une magnitude de M 5,3 un an auparavant avait considérablement affaibli la croûte à la surface du volcan sous le  Pu’uO’o. Les scientifiques du HVO ont émis l’hypothèse que la hausse de pression au sommet du Kilauea s’ajoutant à l’affaiblissement de la croûte peu profonde sous le Pu’uO’o avait créé des conditions favorables au déplacement du magma le long de la zone de rift et le déclenchement de l’éruption en 2018.

Les scientifiques du HVO ont récemment installé huit sismomètres temporaires supplémentaires autour du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea, pour suivre les mouvements du magma sous le nouveau lac de lave. Ces sismomètres temporaires, en même temps que le réseau sismique permanent, permettent un échantillonnage spatial plus large des microséismes océaniques qui traversent le réservoir magmatique du Kilauea. Cela permet une étude plus précise de l’endroit où des changements physiques se produisent sous le cratère.

Le fait que l’éruption actuelle soit confinée à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea est idéal pour étudier les mécanismes physiques associés à cette éruption. En analysant ces données, les scientifiques du HVO espèrent répondre à plusieurs questions: 1) Où se situent la source magmatique et les conduits empruntés par ce même magma pendant cette éruption ? 2) Cette technique peut-elle aider à comprendre les petites variations de l’activité volcanique observées à certains moments au cours de cette éruption ? 3) Cette technique peut-elle fournir des indices sur la fin de l’éruption ? 4) Dans quelle mesure peut-on appliquer les leçons de cette étude à la compréhension et à la prévision des futures éruptions du Kilauea?

Source: USGS / HVO

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Ocean swells occur continuously around the world. As these swells rise and fall, they couple with the ocean floor below them creating a constant signal. These oceanic microseisms, travel through the solid earth and are observed at the surface using  seismometers.

HVO has a number of seismometers in place across Kilauea Volcano for monitoring volcanic processes and active fault movements. When magma is not moving within or erupting from Kilauea, the oceanic microseisms appear on seismometers as a repeating and unchanged signal.

The microseismic signals display large variations during periods when Kilauea is inflating or deflating due to magma moving beneath its surface. Similar variations occur when the volcano is actively erupting, such as now. Scientists measure differences in these observed microseisms during periods of volcanic activity relative to times of quiet, in an effort to identify when, where, and for how long magma is migrating and being stored within Kilauea.

HVO scientists recently applied this technique to better understand the events leading up to the 2018 Lower East Rift Zone eruption and summit collapse. Microseism data combined with more traditional seismic and deformation patterns document the increase of pressure within the shallow region of the magma storage reservoir at Kilauea’s summit. Both the summit and the East Rift Zone immediately began expanding rapidly, suggesting that magma was moving into these regions.

Variations in microseisms also revealed that an M 5.3 earthquake a year earlier had significantly weakened the volcanic crust directly beneath Pu’uO’o. HVO scientists hypothesized that the combination of increased pressure at Kilauea’s summit and the weakening of the shallow crust beneath Pu’uO’o, created conditions favourable for magma to move downrift and erupt in 2018.

HVO scientists recently deployed eight additional temporary seismometers around Halema’uma’u Crater, at the summit of Kilauea, to track magma movements beneath the new lava lake. These temporary seismometers, along with HVO’s permanent seismic network, allow for a larger spatial sampling of the oceanic microseisms travelling through Kilauea’s magma reservoir. This, in turn, means a denser sampling of where physical changes are occurring beneath the crater.

Confinement of the ongoing eruption within Halema’uma’u Crater at Kilauea’s summit is ideal for surveying the physical mechanisms associated with this eruption. With analysis of these data, scientists at HVO hope to answer several questions: 1) where is the magma source and pathways for this eruption?; 2) can this technique help us understand small increases and decreases in volcanic activity observed at times during this eruption?; 3) can this technique provide clues for when the eruption will end?; and 4) how can we apply what we have learned in this study to assist in better understanding and forecasting volcanic activity associated with future eruptions at Kīlauea?

Source : USGS / HVO

Crédit photo : USGS / HVO

Kilauea (Hawaii) : Un “lac de lave” dans le cratère de l’Halema’uma’u ? // A “lava lake” within Halema’uma’u Crater ?

Pour ceux qui ont eu la chance de voir les lacs de lave dans le Pu’uO’o ou dans l’Halema’ma’u avant l’éruption de 2018, ou ailleurs dans le monde (Nyiragongo, Erta Ale, par exemple), la lave qui mijote actuellement dans l’Halema’uma’u ne ressemble guère à un lac de lave. C’est plus une accumulation de lave qu’un lac. A mes yeux, un lac de lave n’est pas inerte ; sa surface se déplace, animée par des courants de convection, alors que rien de tel ne se produit actuellement au fond de l’Halema’uma’u. Comme je l’ai déjà écrit, il se peut que de tels mouvements apparaîtront si la surface de la lave s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Le HVO vient de publier une bonne image thermique de ce qu’il appelle un“lac de lave”. L’image thermique date du 1er février et a été prise lors d’un survol en hélicoptère. On peut voir que la partie orientale de la surface de l’accumulation de lave est solidifiée et que la surface active se limite principalement au côté ouest. Néanmoins, la lave parvient parfois à se frayer un chemin le long de la bordure orientale du lac. La partie ouest du pseudo lac est ‘perchée’ à plusieurs mètres au-dessus de sa base et est maintenue en place par un rempart de lave solidifiée. L’alimentation en lave se fait par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Un débordement significatif a réussi à rompre la partie nord du rempart et s’est écoulé le long de la bordure nord du “lac” en direction de l’est. L’échelle de température est en degrés Celsius.

Au matin du 17 février 2020, la lave dans la partie active avait une profondeur d’environ 211 mètres. Il faudra que sa surface s’élève d’une cinquantaine de mètres pour qu’elle soit visible depuis la terrasse d’observation du Jaggar Museum. Ce n’est donc pas pour demain! Pour le moment, les inclinomètres au sommet du Kilauea ne montrent ni inflation ni déflation. Les émissions de SO2 atteignaient environ 1200 tonnes par jour le 16 février lors des dernières mesures, ce qui est inférieur à la quantité de gaz émis par le vrai lac de lave d’avant 2018. La sismicité reste élevée mais stable.

Source: USGS / HVO.

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To those who were lucky to see the previous lava lakes in Pu’uO’o or in Halema’ma’u before the 2018 eruption, or elsewhere in the world (Nyiragongo, Erta Ale, for instance), the current lava within Halema’uma’u hardly looks like a lava lake. It is moe an accumulation of lava than a lake. To my eyes a lava lake is moving, animated by convection currents, wheras no such thing is currently happening. As I put it before, movements might appear if the surface of the lava rises above the lava supplying vent, which is not the case right now.

HVO has just released a good thermal image of what it calls a lava lake. The thermal image dates back to February 1st and was taken during a helicopter overflight. One can see that he eastern part of the surface of the lava accumulation is solidified, with active surface lava mostly limited to the western side. Nevertheless, small ooze-outs of lava occasionally appear along the eastern lake perimeter. The western lake is perched several metres above its base, impounded by a levee of solidified lava. Lava erupts from a vent on the northwest side of the crater. A large overflow breached the northern levee and flowed along the northern lake margin towards the east. The temperature scale is in degrees Celsius.

As of the morning of February 17th, 2020, the lava in the western, active potion of the surface was about 211 metres deep. Its surface will have to rise by about 50 metres to become visible from the terrace of the Jaggar museum. This is not for tomorrow! At the moment, summit tiltmeters show neither inflation or deflation. SO2 emissions reached about 1,200 t/d  on Febryuary 16th, when the last measurements were made, which is below the range of emission rates from the pre-2018 real lava lake. Seismicity remains elevated but stable.

Source: USGS / HVO.

Source : USGS / HVO

Le lac de lave dans l’Halema’uma’u en 2015 (Crédit photo : HVO)

Lac de lave du Pu’uO’o en 2006 (Photo : C. Grandpey)