Une histoire de fou ! // A madman’s story !

drapeau-francaisSi Donald Trump est élu à la présidence des Etats-Unis au mois de novembre 2016, une chose est certaine : le réchauffement climatique va se poursuivre, glaciers et banquise vont continuer à fondre.

Lors d’une conférence de presse à Bismarck, dans le Dakota du Nord, plus gros producteur de pétrole de schiste du pays, le milliardaire américain a en effet promis d’enterrer l’accord de Paris sur le climat en révoquant les engagements pris par Barack Obama pour limiter le réchauffement, s’il lui succède à la Maison Blanche. Il appuierait en outre le projet d’oléoduc Keystone XL et l’exploitation du pétrole de schiste pour assurer l’indépendance énergétique des Etats-Unis. Il a expliqué qu’il ferait de la domination mondiale des Etats-Unis dans le domaine de l’énergie « un objectif de politique étrangère et un objectif stratégique ». Pour ce faire, il promet de totalement déréguler le secteur de l’énergie et favoriser le développement de l’exploitation du pétrole de schiste sans tenir compte des inquiétudes que suscite cette activité pour l’environnement. Selon lui, avec une telle politique, les Etats-Unis ne seraient plus dépendants du Moyen-Orient pour leur énergie.

Dans son discours, Trump a dénoncé les règles visant à limiter le réchauffement climatique adoptées en décembre à Paris lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP21), règles qui vont, selon lui, « tuer l’emploi et le commerce… Je vais annuler l’accord de Paris sur le climat ».

Concernant l’oléoduc Keystone XL de TransCanada, rejeté par Barack Obama en fin d’année dernière en raison des inquiétudes qu’il suscite pour l’environnement, Donald Trump a indiqué qu’il lui donnerait son feu vert mais en exigeant que les bénéfices reversés aux Etats-Unis soient plus élevés que ce qui était proposé. Le but de cet oléoduc est de transporter le pétrole canadien des sables bitumineux de l’Alberta – récemment menacés par un gigantesque incendie à Fort Mac Murray – jusqu’au Texas, dans le sud des Etats-Unis.

Source : Presse américaine.

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drapeau-anglaisIf Donald Trump is elected to the US presidency in November 2016, one thing is certain: global warming will continue, glaciers and the sea ice will continue to melt.

At a press conference in Bismarck, North Dakota, the biggest shale oil producer in the country, the American billionaire has indeed promised to rip up the Paris climate agreement by revoking Barack Obama’s commitments to limit global warming if he enters the White House. He would also support the Keystone XL pipeline project and shale oil extraction to ensure the energy independence of the United States. He said he would make the global dominance of the United States in the field of energy « a foreign policy objective and a strategic objective. » To do this, he promises to completely deregulate the energy sector and promote the development of shale oil without considering the concerns about this activity to the environment. In his opinion, with such a policy, the United States would no longer be dependent on the Middle East for energy.
In his speech, Trump denounced the rules aimed at limiting global warming that were adopted in Paris in December at the UN Climate Conference (COP21); such  rules will, he said, « kill jobs and trade…I will cancel the Paris climate agreement. »
Concerning the TransCanada Keystone XL pipeline rejected by Barack Obama late last year because of concerns it would cause to the environment, Donald Trump said he would give the project the green light but also require that the profits allowed to the United States are higher than what was proposed. The purpose of this pipeline is to transport oil from the Canadian oil sands of Alberta – recently threatened by a huge fire in Fort Mac Murray – down to Texas in the southern United States.
Source: American Press.

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Sale temps pour la banquise et les glaciers si Donald Trump est élu à la présidence!

(Photos: C. Grandpey)

Réchauffement climatique et faune arctique // Global warming and Arctic fauna

drapeau-francaisLe réchauffement global de la planète affecte la faune dans l’Arctique et plusieurs exemples en Alaska montrent que les animaux sont très sensibles aux changements climatiques.
Pour des raisons que les scientifiques ne comprennent pas vraiment, des loutres malades, mourantes ou en détresse ont été observées en grand nombre sur les plages et dans les ports de l’Alaska. L’année dernière, le Fish and Wildlife Service a recensé plus de 300 loutres mortes ou en difficulté dans la partie méridionale de l’Etat.
Les scientifiques se posent beaucoup de questions. Il se pourrait que la mort des loutres soit due à une algue toxique dont le développement serait lié aux températures élevées de l’eau le long de la côte Pacifique, entre l’Alaska et le Mexique. Il se pourrait aussi que l’eau chaude soit à l’origine d’une infection bactérienne.
Le mystère des animaux malades et mourants dans les eaux du sud de l’Alaska ne se limite pas aux loutres. Fin décembre 2015 et début janvier 2016, les cadavres de milliers de guillemots communs ont été rejetés par la mer sur les plages de Whittier et dans d’autres endroits autour du Prince William Sound.
Comme pour les loutres, les scientifiques ne savent pas exactement ce qui a causé cette hécatombe. Les oiseaux étaient extrêmement maigres. Il se peut que les conditions océaniques plus chaudes aient entraîné les poissons servant de nourriture aux guillemots à une trop grande profondeur, ou qu’une maladie ou une autre raison médicale les ait fait mourir de faim. Il est également possible que les vents forts aient poussé les oiseaux au large, ce qui expliquerait leur état d’épuisement et leur mort.
Un autre exemple des problèmes rencontrés par les animaux est la mort mystérieuse de baleines dans le Golfe du Mexique en août 2015. On a comptabilisé les cadavres de 30 cétacés, avec d’autres dans les eaux au large de la Colombie-Britannique. Le phénomène est intervenu à un moment où les scientifiques et les gestionnaires des ressources naturelles faisaient face à plusieurs anomalies dans le Pacifique. Une importante prolifération d’algues nuisibles d’une durée inhabituelle était apparue dans les eaux du Pacifique entre l’Alaska et la Californie. Dans le même temps, la température de surface du Pacifique nord était beaucoup plus élevée que la normale. Le principal suspect dans le cas de la mort des baleines de l’Alaska est un certain type de toxine produite par la prolifération d’algues. Les maladies infectieuses sont également des coupables possibles, de même que d’autres facteurs environnementaux.
Plus récemment, et de façon inattendue, des milliers de morses ont trouvé refuge au printemps 2016 sur une plage de sable la Baie de Bristol, où personne ne se souvient en avoir vu auparavant. Ce sont essentiellement des mâles, avec le plus grand nombre autour du Cap Greig, sur la péninsule de l’Alaska. Les femelles et leurs petits passent en général l’été sur la glace. Cependant, avec la fonte rapide au cours des dernières années, la limite de glace de mer en Mer des Tchouktches a reculé tellement qu’elle se trouve maintenant au-dessus d’une eau trop profonde pour que les morses puissent plonger pour se nourrir. Depuis 2007, des dizaines de milliers de femelles avec leurs petits viennent accoster sur une île barrière près de Point Lay sur la côte nord de l’Alaska, ainsi que sur d’autres plages nordiques.
On ne sait pas pourquoi les morses ont trouvé refuge au Cap Greig, mais la fonte précoce de la glace de mer pourrait être une cause du phénomène.

Source: Alaska Dispatch News.

En cliquant sur ce lien, vous verrez – via la webcam – la colonie de morses à Round Island (Alaska):

http://explore.org/live-cams/player/walrus-cam-round-island

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drapeau-anglaisGlobal warming affects the fauna in the Arctic and several examples in Alaska show that animals are very sensitive to climate change.

For reasons scientists don’t yet fully understand, otters are showing up sick, dying or distressed on beaches and in harbours in unprecedented numbers. Last year saw more than 300 reports of dead or distressed otters in Southcentral Alaska, according to the U.S. Fish and Wildlife Service.

Scientists are asking many questions. Are the deaths caused by a toxic algae bloom linked to record-high water temperatures along the Pacific coast, from Alaska to Mexico? Is the warm water causing a bacterial infection that has killed otters in the past ?

The mystery of sick and dying animals in the waters of Southcentral Alaska isn’t limited to otters. In late December 2015 and early January 2016, thousands of dead common murres were washed up on the beaches of Whittier, with many more thousands in other places throughout Prince William Sound.

Like for the otters, scientists do not know exactly what caused the die-offs. The birds were dangerously underweight and emaciated. It’s possible that warmer ocean conditions pushed prey fish deeper, beyond the murres’ diving range, or that a disease or some other medical condition caused them to starve. It’s also possible that strong winds pushed the birds off course, or stressed the already starving murres to the point of exhaustion and death.

Another example of the problems encountered by animals is the mysterious die-off of large whales in the Gulf of Mexico in August 2015. 30 dead whales were counted, with additional whale deaths reported in waters off British Columbia, They came at a time when scientists and resource managers were coping with several abnormalities in the Pacific marine environment. A harmful algal bloom of unusual size and duration had emerged in waters from Alaska to California. It corresponded with a time when northeastern Pacific surface temperatures were much higher than normal.A leading suspect in the Alaska whale deaths was some type of toxin produced by the algal bloom. Infectious diseases were also possible culprits, as were other environmental factors.

More recently and unexpectedly, thousands of walruses showed up this spring on a sandy Bristol Bay beach where no one remembers seeing them before. They are big bulls mainly, the mass of them around Cape Greig on the Alaska Peninsula. The females and their calves used to spend summers mainly on ice. However, with rapid melting in recent years, the Chukchi Sea ice edge has retreated so much that it ends up over water too deep for walruses to dive for food. Most years since 2007, tens of thousands of females and calves have hauled out on a barrier island near Point Lay on Alaska’s north coast as well as other northern spots.

It’s not clear why the walrus bulls are hauling out at Cape Greig but the early melting of the sea ice might be a likely cause of the phenomenon.

Source: Alaska Dispatch News.

By clicking on this link, you will see – through the webcam –  the walrus colony at Round Island (Alaska):

http://explore.org/live-cams/player/walrus-cam-round-island

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Loutres de mer dans le Prince William Sound (Photo: C. Grandpey)

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Colonie de morses de Round Island au soleil levant vue par la webcam.

Elans et réchauffement climatique dans l’Arctique // Moose and global warming in the Arctic

drapeau-francaisSelon une étude publiée récemment par des scientifiques de l’Université d’Alaska à Fairbanks et de l’U.S.G.S., l’étendue de plus en plus vaste occupée dans l’Arctique par des arbustes de plus en plus hauts – suite au réchauffement climatique – a incité les élans à agrandir leur territoire vers le nord (voir carte ci-dessous).
Les élans (également appelés orignaux au Canada) étaient absents de la toundra au nord de l’Alaska dans la seconde moitié du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, mais au cours des dernières décennies, leur population s’est déplacée le long des rivières et des ruisseaux qui se jettent dans l’océan Arctique.
Les chercheurs ont remarqué que les températures estivales dans l’Arctique ont augmenté de 23 pour cent depuis 1860. Une telle augmentation a entraîné un doublement de la taille des arbustes … et attiré de plus en plus d’élans.
La croissance des arbustes, et donc le déplacement des élans, se sont limités aux rivières et aux plaines inondables à travers la toundra. La plus grande partie de la toundra manque encore de grandes plantes et n’attire donc pas les animaux qui s’en nourrissent. Les élans restent dans les zones où les branches des arbustes dépassent de la neige en hiver.
Le déplacement des populations d’élans vers le nord et vers l’ouest de l’Alaska reflète un changement similaire dans la population de lièvres d’Amérique (également appelés lièvres variables).
L’absence de l’élan dans ces zones arctiques au cours des 19ème et début du 20ème siècle est confirmée par les récits de populations autochtones de l’Alaska et des documents laissés par les premiers explorateurs. Suite à l’élévation des températures, les populations d’élans se sont étendues depuis cette époque. Le phénomène concerne non seulement l’extrême nord de l’Alaska, mais aussi des régions identiques du Canada et de la Russie.
Source: Alaska Dispatch News: http://www.adn.com/

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drapeau-anglaisAccording to a newly published study by scientists with the University of Alaska Fairbanks and the U.S.G.S., shrubs expanding northward into a warming Arctic, and growing taller as they did, have encouraged moose to expand their range northward (see map below).

Moose were absent from Alaska’s northernmost tundra regions in the second half of the 19th century and the early 20th century, but in recent decades, populations have spread along the rivers and streams that flow into the Arctic Ocean.

Researchers have noticed that summer temperatures in the Arctic have increased 23 percent since 1860. Such an increase means a doubling of shrub height…and more moose coming.

The shrub growth – and the accompanying movement of moose – is limited to the stream and floodplain areas throughout the tundra. For the most part, the rest of the tundra’s vast expanse still lacks tall plants and the animals that eat them. Moose are confined to the shrubs that are sticking out above the snow.

The northward and westward shift of Alaska’s moose population mirrors a similar shift in the population of snowshoe hares.

The absence of moose in these areas during the 19th and early 20th centuries is backed by reports from Alaska Natives and documents left by early explorers. Moose populations have since spread, not just to the far north of Alaska but also to similar areas in Canada and Russia.

Source: Alaska Dispatch News: http://www.adn.com/

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L’avancée des élans vers le nord de l’Arctique (Source: UAF / ADN)

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Photos: C. Grandpey

Réchauffement climatique: Un accord bien fragile !// Global warming: A fragile agreement !

drapeau-francais165 pays – mais seulement une soixantaine de chefs d’états pour les représenter ! – vont signer ce vendredi à New York un accord international destiné à ralentir le réchauffement de la planète, avec l’espoir de maintenir l’élan donné par la COP 21 de décembre 2015.

Ségolène Royal a minimisé l’absence de certains dirigeants de pays clés, car grands pollueurs, comme le président américain Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine, ou encore le Premier ministre indien Narendra Modi: « Que certains ne soient pas là n’affaiblit pas l’accord ». Pas si sûr !!

La signature d’aujourd’hui n’est qu’une première étape. L’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l’auront ratifié, ce qui pourrait intervenir dès 2017.

Le temps presse. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, le mois de mars 2016 a été le plus chaud jamais enregistré, et ce record de température a été battu pendant onze mois consécutifs, une série inédite en 137 ans de relevés.

L’accord de Paris – non contraignant ! – engageait ses signataires à limiter la hausse de température « bien en deçà de 2°C » et à « poursuivre leurs efforts » pour limiter cette hausse à 1,5°C.

Pour atteindre rapidement le seuil des 55 pays/55% mentionnés ci-dessus, il faudra qu’au moins un ou deux des grands pollueurs (Etats-Unis, Chine, Union européenne, Russie, Inde) ratifie l’accord. Pékin (responsable de 20% des émissions) et Washington (18%) ont promis de le faire avant la fin de l’année. On peut douter de la signature de l’Inde quand on se souvient de la décision du gouvernement – au lendemain de la COP 21 – de développer ses exploitations de charbon. Du côté américain, l’accord a été négocié de telle façon que Barack Obama n’aura pas besoin de l’aval d’un Congrès contrôlé par les Républicains, hostiles au texte. On imagine aisément ce qui se passera si les Républicains reviennent à la Maison Blanche….

La partie contre le réchauffement climatique est loin d’être gagnée !

Source : Presse internationale.

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drapeau-anglais165 countries – but only sixty heads of state to represent them! – will sign today in New York an international agreement to slow down global warming, with the hope to keep the momentum of the Paris COP 21 in December 2015.
Ségolène Royal has played down the absence of some leaders of key countries which are major polluters, like US President Barack Obama and his Russian counterpart Vladimir Putin, or the Indian prime minister Narendra Modi. She said their absence does not weaken the agreement. Not so sure !!
Today’s signing is only the first step. The agreement will come into effect when 55 countries responsible for at least 55% of greenhouse gas emissions have ratified it, which could come in 2017.
There is the need to hurry. As I have repeatedly stated, March 2016 was the warmest month on record, and this temperature record was broken for eleven consecutive months, a new series in 137 years of record.
The Paris agreement – which was not binding! – committed its signatories to limit the rise in temperature « well below 2°C » and « continue efforts » to limit the increase to 1.5°C.
To quickly reach the threshold of 55 countries / 55% mentioned above, at least one or two of the big polluters (USA, China, European Union, Russia, India) will need to ratify the agreement. Beijing (responsible for 20% of emissions) and Washington (18%) have promised to do it before the end of the year. One may doubt the signing of India when we remember the government decision – after the COP 21 – to develop its coal operations. On the US side, the agreement was negotiated so that Barack Obama will not need the approval of Congress which is controlled by the Republicans who are hostile to the text. One can easily imagine what will happen if the Republicans are back in the White House in November….
The fight against global warming is far from being won !

Source: International press.