Le jour où toute la glace aura fondu…. // The day when all the ice will have melted away….

Malgré ce que dit Donald Trump, si nous continuons à brûler des combustibles fossiles indéfiniment, le réchauffement climatique finira par faire fondre toute la glace aux pôles et sur les sommets de nos montagnes, provoquant une élévation du niveau de la mer estimée à environ 64 mètres.
En septembre 2013, le National Geographic a publié des cartes qui montrent le monde tel qu’il est maintenant, mais avec une différence majeure: toute la glace de la Terre a fondu et s’est évacuée dans la mer en donnant naissance à de nouveaux rivages et à des mers intérieures.
Il y a plus de 20 millions de kilomètres cubes de glace sur Terre et certains scientifiques affirment qu’il faudra plus de 5 000 ans pour que cette glace fonde dans sa totalité. Si nous continuons à envoyer du carbone dans l’atmosphère, nous créerons très probablement une planète dépourvue de glace, avec une température moyenne de 26°C contre 14°C aujourd’hui.
En regardant les cartes du National Geographic, on s’aperçoit qu’en Amérique du Nord, toute la côte atlantique disparaîtrait, en même temps que la Floride et la côte du Golfe du Mexique. En Californie, les collines de San Francisco deviendraient un groupe d’îles et la Vallée Centrale se transformerait en une baie géante. Le Golfe de Californie s’étendrait vers le nord, au-delà de la latitude de San Diego.
En Amérique du Sud, le bassin amazonien au nord et le bassin du fleuve Paraguay au sud deviendraient des bras de mer de l’Atlantique, faisant disparaître Buenos Aires, la côte de l’Uruguay et la plus grande partie du Paraguay.
Par rapport à d’autres continents, l’Afrique perdrait moins de terres à cause de la hausse du niveau de la mer, mais la chaleur ambiante de plus en plus forte pourrait rendre ce continent inhabitable. En Egypte, les villes d’Alexandrie et du Caire seraient englouties sous les eaux de la Méditerranée.
En Europe, Londres et Venise seraient considérablement affectées par l’élévation du niveau de la mer. Dans ce scénario catastrophe, les Pays-Bas seraient rendus à la mer et la majeure partie du Danemark disparaîtrait également. Dans le même temps, les eaux de la Méditerranée viendraient gonfler celles de la Mer Noire et de la Mer Caspienne.
En Asie, un territoire occupé aujourd’hui par 600 millions de Chinois serait sous les eaux, tout comme le Bangladesh et ses 160 millions d’habitants, ainsi qu’une grande partie de l’Inde côtière. Au Cambodge, l’inondation du delta du Mékong transformerait en îles les sommets des Montagnes des Cardamomes.
Majoritairement désertique, le continent australien gagnerait une nouvelle mer intérieure, mais il perdrait une grande partie de la bande côtière étroite où vivent aujourd’hui quatre Australiens sur cinq.
Il semblait impossible que la couche de glace de l’Est Antarctique – qui représente quatre cinquièmes de toute la glace sur Terre – puisse fondre, tellement elle est immense et épaisse Elle a survécu à des périodes chaudes du passé. Ces derniers temps, elle semblait même épaissir légèrement à cause du réchauffement climatique. En effet, l’atmosphère plus chaude retient plus de vapeur d’eau qui tombe sous forme de neige sur l’Est Antarctique. Il est pourtant peu probable que cette partie de l’Antarctique puisse survivre à un nouveau réchauffement global comme celui de l’Eocène.
À l’instar de la calotte de glace du Groenland, celle de l’Antarctique de l’Ouest était apparemment beaucoup plus réduite pendant les périodes chaudes antérieures. Elle est vulnérable parce que la majeure partie repose sur un substrat rocheux qui se trouve au-dessous du niveau de la mer. L’eau plus chaude de l’océan fait fondre et s’effondrer la couche de glace en l’attaquant par en dessous. Depuis 1992, on a enregistré en moyenne une perte nette de 65 millions de tonnes de glace par an.
Source: The National Geographic.
On peut voir les cartes du National Geographic à cette adresse :
http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

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Despite what Donald Trump says, if we keep burning fossil fuels indefinitely, global warming will eventually melt all the ice at the poles and on mountaintops, raising sea level by about 64 metres.

In September 2013, the National Geographic released maps that show the world as it is now, with only one difference: All the ice on land has melted and drained into the sea, creating new shorelines for our continents and inland seas.
There are more than 20 million cubic kilometres of ice on Earth, and some scientists say it would take more than 5,000 years to melt it all. If we continue adding carbon to the atmosphere, we’ll very likely create an ice-free planet, with an average temperature of perhaps 26°C instead of the current 14°C.

In North America, the entire Atlantic seaboard would vanish, along with Florida and the Gulf Coast. In California, San Francisco’s hills would become a cluster of islands and the Central Valley a giant bay. The Gulf of California would stretch north past the latitude of San Diego.

 In South America, the Amazon Basin in the north and the Paraguay River Basin in the south would become Atlantic inlets, wiping out Buenos Aires, coastal Uruguay, and most of Paraguay.

Compared with other continents, Africa would lose less of its land to the ultimate sea-level catastrophe, but Earth’s rising heat might make much of it uninhabitable. In Egypt, Alexandria and Cairo will be swamped by the intruding Mediterranean.

In Europe, London and Venice will be dramatically affected by sea level rise. In this catastrophic scenario, the Netherlands will have surrendered to the sea, and most of Denmark will be gone too. Meanwhile, the Mediterranean’s expanding waters will also have swelled the Black and Caspian Seas.

In Asia, land now inhabited by 600 million Chinese would flood, as would all of Bangladesh, population 160 million, and much of coastal India. The inundation of the Mekong Delta would leave Cambodia’s Cardamom Mountains stranded as an island.

Predominantly desert, the Australian continent would gain a new inland sea—but it would lose much of the narrow coastal strip where four out of five Australians now live.

The East Antarctica ice sheet is so large—it contains four-fifths of all the ice on Earth—that it seemed unmeltable. It survived earlier warm periods intact. Lately it seemed to be thickening slightly, because of global warming. Indeed, the warmer atmosphere holds more water vapour which falls as snow on East Antarctica. But even East Antarctica is unlikely to survive a return to an Eocene Climate.

Like the Greenland ice sheet, the West Antarctic one was apparently much smaller during earlier warm periods. It is vulnerable because most of it sits on bedrock that is below sea level.The warming ocean is melting the floating ice sheet itself from below, causing it to collapse. Since 1992 it has averaged a net loss of 65 million metric tons of ice a year.

Source : The National Geographic.

The National Geographic maps can be seen at this address :

http://www.nationalgeographic.com/magazine/2013/09/rising-seas-ice-melt-new-shoreline-maps/

L’Amérique du Nord après la fonte totale de la glace…

(Source: National Geographic)

Les morses de l’Ile St Laurent (Alaska) // The walruses of St Lawrence Island (Alaska)

Autour de l’île Saint-Laurent au milieu de la mer de Bering, un lieu plus proche de la Russie que du continent américain, la glace de mer est arrivée plus tard cette année et est repartie en avril, beaucoup plus tôt que d’habitude. Avec elle, sont repartis les morses qui remplissent des congélateurs et fournissent des défenses d’ivoire à des dizaines de sculpteurs.
Les habitants de l’île St Laurent sont confrontés à une triple menace. La fonte précoce de la glace de mer met les morses pratiquement hors de portée. Le gouvernement fédéral veut ajouter les morses à la liste des espèces en voie de disparition. Les interdictions concernant le commerce de l’ivoire des éléphants compliquent la vie aux sculpteurs de l’Ile St Laurent pour lesquels cette vente est une ressource essentielle. Le président du village indigène de Savoonga a déclaré que la survie des habitants de l’île Saint-Laurent dépend du morse et de l’ivoire. Les villages qui, il y a des dizaines d’années, ont créé des quotas pour préserver les morses, risquent aujourd’huide les perdre dans des circonstances indépendantes de leur volonté.
La mer fournit encore la plus grande partie de la nourriture à Savoonga et Gambell, les deux villages de l’île, qui rassemblent quelque 1400 personnes habitants. Ils chassent le morse car même avec le coût élevé des balles et de l’essence, c’est avantageux comparé au prix local d’une côte de boeuf congelée qui coûte 18,69 $ la livre. En outre, le morse est une nourriture riche qui fait partie des traditions. Au cours de la dernière décennie, Gambell et Savoonga ont rassemblé 85 pour cent des morses chassés en Alaska. La chasse aux morses se déroulait autrefois jusqu’en juin et même en juillet certaines années. Maintenant, la banquise n’a plus le temps de se former et la glace ne dure pas.
En vertu de la loi sur la protection des mammifères marins, seuls les indigènes vivant dans les communautés côtières d’Alaska peuvent chasser le morse. En vertu de la loi fédérale, ils peuvent tuer les animaux toute l’année sans limite, pourvu qu’ils ne gaspillent pas de viande. Pour préserver les morses, les villages de Savoonga et Gambell ont mis en place leurs propres quotas qui sont actuellement de six adultes par bateau par sortie en mer à Savoonga et quatre à Gambell.
Quasiment chaque homme sur l’Ile St Laurent sculpte l’ivoire, et certaines femmes le font aussi.. Quand une nouvelle personne débarque dans un village, tout le monde le sait et on essaye lui vendre un objet en ivoire. Certains expliquent qu’ils espèrent vendre un os de morse, de baleine ou de flétan sculpté. L’argent servira à acheter l’essence pour la chasse, la nourriture pour le bébé ou le gasoil pour le chauffage. D’autres sculpteurs vendent par le biais de galeries et de collectionneurs. Beaucoup vendent par l’intermédiaire d’une boutique de cadeaux et un grossiste à Nome, sur la côte ouest de l’Alaska
Une armada complexe de lois contradictoires sur le commerce de l’ivoire décourage certains acheteurs potentiels. Certains pays et même certains États des Etats-Unis ont interdit les importations d’ivoire quel qu’il soit. En vertu de la loi fédérale et de l’État, les indigènes d’Alaska ont le droit de se procurer, d’acheter et de sculpter l’ivoire des morses ainsi que l’ivoire des mammouths. C’est l’ivoire des éléphants africains qui pose problème. Les États-Unis l’année dernière ont renforcé les règles existantes avec une interdiction presque totale d’importation d’ivoire d’éléphants. Même lorsque le commerce de l’ivoire du morse est légal, les voyageurs internationaux ont besoin d’un permis coûteux et contraignant pour le transporter.
Adapté de Alaska Dispatch News.

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Around St. Lawrence Island in the middle of the Bering Sea, a place closer to Russia than the U.S. mainland, the sea ice arrived later this year and went out in April, earlier than anyone can remember. With it went the walruses that fill freezers and provide ivory tusks for dozens of carvers.

The people of the island are feeling pressure like never before, and it is coming from three directions all at once. Thinning sea ice puts walruses nearly out of reach. The federal government may list walruses as an endangered species. Ivory bans elsewhere that are rooted in concerns for elephants are making it hard for walrus-tusk carvers to sell their art which is a vital source of money. The president of the Native Village of Savoonga, said the survival of the people of St. Lawrence Island depends on the walrus and its ivory. Villages that decades ago created quotas to preserve walruses now risk losing them over circumstances beyond their control.

The sea still provides most of the food for the island’s two villages, Savoonga and Gambell, home to about 1,400 people combined. They hunt walrus because even with the high cost of bullets and gas, it still beats the local price of a frozen T-bone steak, $18.69 a pound. Besides, it is nutritious and familiar food. In the past 10 years, Gambell and Savoonga accounted for 85 percent of all the walruses taken in Alaska. Walrus hunting went into June and even July some years. Now thick pack ice doesn’t have time to form and the thin new ice doesn’t last.

Under the Marine Mammal Protection Act, only Alaska Natives from coastal communities can hunt walrus. Under federal law, they can get the animals year-round with no limit, as long as they don’t waste meat. To conserve walruses, Savoonga and Gambell tribes have their own limits in place, now six adults per boat per trip in Savoonga and four in Gambell.

Just about every man on the islands is an ivory carver, and some women are too. When a newcomer arrives, word flies through the village. Some give a specific reason they hope to sell a carved ivory whale or halibut, a tiny bird or walrus: money for gasoline to hunt, food for the baby, heating fuel. Others have direct lines to galleries and collectors. Many sell through a gift shop and wholesaler in Nome, on Alaska’s west coast

A web of conflicting and complex laws on ivory deters some potential buyers. Some countries and even states have banned imports of ivory from any species. It is legal under federal and state law for Alaska Natives to harvest, buy and carve walrus ivory as well as ancient ivory found from extinct mammoths. Ivory from African elephants is the concern. The United States last year strengthened existing rules into a near-total ban of elephant ivory. Even where walrus ivory is legal, international travellers may need an expensive, time-intensive permit to transport it.

Adapted from Alaska Dispatch News.

Source: Google maps.

Morses sur Round Island en Alaska (image webcam).

 

Fonte précoce de la glace le long des rivières arctiques // Earlier melting of river ice in the Arctic

Une étude récente s’appuyant sur des images satellites a révélé que les dépôts de glace en couches qui s’accumulent le long des rivières du nord de l’Alaska fondent actuellement presque un mois plus tôt qu’en 2000. L’étude, publiée dans la revue Geophysical Research Letters, analyse les dépôts de glace le long de 147 rivières entre la Colville River dans le District de North Slope et la Firth River dans le nord du Yukon.
Autrefois, ces accumulations de glace fondaient en général à la mi-juillet. Toutefois, entre 2000 et 2015, la date de fonte s’est avancée en moyenne de 26 jours. L’étude indique que sur les 122 formations de glace qui ont complètement disparu, plus de la moitié ont fondu bien plus tôt qu’en 2000. Sur les 25 sites où la glace persiste pendant l’été, 14 avaient en 2015 des quantités minimales nettement inférieures à celles de l’an 2000. En 2015, l’ensemble de la glace encore en place à la fin de l’été représentait moins de 10% du minimum estival mesuré en 2000.
Cette glace de rivière est différente de celle qui recouvre les cours d’eau de l’Arctique en hiver, même si cette dernière a, elle aussi, tendance à fondre beaucoup plus tôt. Les accumulations de glace observées le long des rivières proviennent de l’eau souterraine et de remontée d’eau de source qui s’élèvent à partir du lit des rivières et gèlent pour former des ensembles de strates qui ont généralement plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur. Ils peuvent couvrir jusqu’à 10 kilomètres carrés et atteindre la taille d’un immeuble de trois étages.
Bien que la fonte précoce de cette glace soit imputable au réchauffement climatique, l’étude n’examine pas vraiment les causes du phénomène. Il se peut qu’il y ait une relation simple entre les températures plus chaudes et la fonte de la glace, ou bien il pourrait y avoir une cause plus complexe au niveau hydrologique dans laquelle le réchauffement climatique modifierait la relation entre les eaux souterraines et les rivières. Quoi qu’il en soit, la disparition accélérée de cette glace de surface est susceptible d’affecter les poissons et la faune de la région.
Source: Alaska Dispatch News.

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A recent study relying on satellite images has revealed that the layered ice mounds that build up along Arctic Alaska rivers are now melting nearly a month earlier than they did in 2000. The study, in the journal Geophysical Research Letters, evaluates trends for 147 river icing spots found between the Colville River on Alaska’s North Slope and the Firth River in northern Yukon.

In the past, those spots would normally melt out in mid-July. But from 2000 to 2015, the melt date advanced, on average, by 26 days. Of the 122 ice formations that disappeared entirely, more than half melted out significantly earlier than in 2000. For the 25 spots that usually had ice persisting through the summers, 14 had significantly smaller minimums by 2015. By 2015, the end-of-summer total of lingering surface ice in the study area was less than 10 percent of the summer minimum measured in 2000.

This river icing is different from the typical freeze-up of river water which is globally occurring sooner than on the past. River icing is the product of groundwater and spring water seeps that rise up out of riverbeds and freeze in pancake-like layers that create formations that are typically several ten of centimetres thick. They can spread as wide as 10 square kilometres and rise as high as a three-story building.

Though the earlier melt of river icing correlates to climate warming, the study does not examine exactly what is causing the change. There could be a simple relationship between the warmer temperatures and melt, or there could be a more complex hydrological change cause by climate warming that is altering the relationship between groundwater and rivers. The accelerated loss of this surface ice might affect fish and wildlife.

Source: Alaska Dispatch News.

Glace de rivière en Alaska (Crédit photo: Wikipedia)

Orques contre narvals // Orcas vs. narwhals

Une étude* effectuée par l’Institut de Biologie Arctique de l’Université de Fairbanks a suivi en parallèle les comportements des orques et des narvals dans une partie de l’Arctique canadien ; elle a révélé que dès que les orques se trouvent à une centaine de kilomètres des narvals, ces derniers se mettent à nager plus vite que d’habitude pour se réfugier dans des eaux peu profondes près du rivage. Une fois que les orques ont quitté la zone, les narvals, connus pour leurs longues défenses qui leur ont valu le surnom de «licornes des mers», ont repris leurs habitudes dans les eaux profondes de l’océan. Les résultats ont surpris les scientifiques qui s’attendaient à ce que les narvals soient certes effrayés par les orques, mais pas aussi rapidement et régulièrement
Le nouveau comportement des narvals est indubitablement lié au changement climatique. En effet, ces animaux  vivent dans les zones où la glace est épaisse. Au fur et à mesure que la glace de mer s’amincit et que l’accès aux eaux ouvertes devient plus facile, les orques fréquentent de plus en plus les eaux de l’Arctique au large de l’est du Canada et du Groenland, là où vivent la plupart des narvals de la planète. En Alaska, les orques ont agrandi leur territoire en se dirigeant vers le nord par le détroit de Béring pour s’installer dans la Mer des Tchouktches, à l’image des baleines à bosse et des rorquals.
La nouvelle étude a utilisé des données de suivi satellitaire recueillies en 2009 dans Admiralty Inlet, un fjord profond au large de l’île de Baffin. Les orques ne sont pas vraiment une nouveauté à Admiralty Inlet, écosystème marin partiellement clos, mais les nombres de ces cétacés a considérablement augmenté, en particulier au cours des deux dernières décennies.
L’étude a été la première à utiliser le suivi simultané par satellite de toutes les espèces de prédateurs marins et de leurs proies. Le déplacement des orques a été suivi à l’aide de balises implantées temporairement dans leur graisse, tandis que les narvals ont été suivis par des dispositifs fixés à leurs crêtes dorsales. Les études antérieures sur le comportement des narvals avaient utilisé des enregistrements de sons émis par les orques ou avaient observé des suites immédiates d’attaques de ces mammifères.
La nouvelle étude a montré que lorsque les orques sont entrés dans Admiralty Inlet, les narvals se sont dirigés vers les zones moins profondes où ils étaient probablement moins vulnérables. Lorsque les orques ont quitté le fjord, les narvals ont regagné les eaux profondes avant de quitter le fjord à leur tour, un par un. Les données de télémétrie recueillies après 2009 confirment les observations faites par les populations indigènes de la région. Les Inuits de la Baie de Baffin ont vu les mammifères marins s’éloigner pour éviter leurs prédateurs. Ils utilisent le mot Aarlirijuk qui signifie « peur des orques» pour faire référence à ce comportement. Ces observations sont présentées dans le détail dans une étude canadienne publiée en 2012. Un habitant de la région a déclaré aux chercheurs avoir vu un narval s’échouer pratiquement sur la plage pour éviter les orques ; d’autres autochtones ont affirmé qu’ »il y avait une fois tant de narvals sur le rivage que les gens auraient même pu les toucher ».
En ce qui concerne les narvals mentionnés dans la dernière étude, on ignore si l’un des animaux équipés de balises a été attaqué par les orques. Tous ont survécu pendant la période d’étude, ce qui semble montrer que les attaques susceptibles de se produire ont échoué. L’étude aura des implications pour d’autres mammifères marins de l’Arctique qui pourraient devenir des proies pour la population d’orques en hausse.

* http://www.pnas.org/content/114/10/2628.abstract

Source: Alaska Dispatch News.

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A study* by the Institute of Arctic Biology at the University of Fairbanks that simultaneously tracked movement of orcas and narwhals in a portion of the Canadian Arctic found that as soon as killer whales were within about 100 kilometres of narwhals, narwhals swam faster than normal to shallower waters close to shore. Once the orcas left the area, the narwhals, known for their distinctive long tusks and sometimes referred to as « unicorns of the sea, » returned to their normal swimming patterns in deep offshore waters. The results surprised the scientists who expected narwhals to be scared away by killer whales but not in such an immediate pattern triggered by the predators’

The new behaviour of narwhals is undoubtedly linked to climate change. Narwhals thrive in areas of heavy pack ice. But as sea ice diminishes and open-water access increases, orcas are becoming more common in the Arctic waters off eastern Canada and Greenland that are home to most of the world’s narwhals. In Alaska as well, orcas have been expanding their range northward through the Bering Strait into the Chukchi Sea, as have normally subarctic humpback and fin whales.

The new study used satellite-tracking data collected in 2009 in Admiralty Inlet, a deep fjord off northern Baffin Island. Killer whales are not entirely new to Admiralty Inlet, a body of water that is a partially enclosed marine ecosystem, but orca numbers there have increased substantially, especially in the last decade or two.

The study was the first to use simultaneous satellite tracking of any marine predator and prey species. The killer whales’ movement was tracked by tags temporarily attached to the blubber, while the narwhals were tracked by devices attached to their dorsal ridges. Past studies of narwhal responses have used recordings of killer whale sounds or have observed immediate aftermath of killer whale attacks.

The new study showed that when killer whales entered the inlet, the narwhals headed toward the shallower areas where they were presumably less vulnerable. When the killer whales departed the inlet, the narwhals moved back to their patterns of swimming as individuals in deeper waters before migrating out of the inlet one by one. The telemetry data, which was also collected in years beyond 2009, confirms observations made by the region’s indigenous people. The Inuit of Baffin Bay watched marine mammals swim away from the meat-eating predators and have a term for the behaviour, Aarlirijuk, meaning « fear of killer whales. » Those observations are detailed in a Canadian study published in 2012. One local resident told researchers that he saw a narwhal partially beach itself to avoid killer whales, and others said “there were once so many narwhal on shore that people could even touch them.”

As for the narwhals in the new study, it is unknown whether any of the tagged animals were individually targeted by killer whales. All survived during the study period, so any attacks that might have happened were unsuccessful. The study has implications for other Arctic marine mammals that might be prey to increasing numbers of killer whales.

* http://www.pnas.org/content/114/10/2628.abstract

Source: Alaska Dispatch News.

Aire de répartition des narvals (Source: Wikipedia)

Orques en Alaska (Photo: C. Grandpey)