Le caribou américain en voie de disparition // The American caribou has become an endangered species

drapeau-francaisQuand on voyage sur les routes du Canada et de l’Alaska, il n’est pas rare de rencontrer des caribous sur son chemin. Le caribou est même l’un des emblèmes du Canada. Or, d’après un comité d’experts scientifiques, sa population a atteint des niveaux “historiquement bas”, notamment dans l’est de l’Arctique. Depuis le 5 décembre 2016, l’animal est classé en “voie de disparition”, de même que le papillon monarque.

Pour les scientifiques, la cause de la diminution du nombre de caribous est double : les animaux sont très sensibles aux perturbations humaines (exploitation forestière et minière, par exemple), des facteurs de stress qui semblent interagir de manière complexe avec le réchauffement climatique, plus prononcé en Arctique.

Un phénomène identique est observé en Alaska où la population de caribous dans la partie centrale de l’Arctique alaskien a chuté de 69% ; elle est passée de 70 000 têtes en 2010 à 50 000 en 2013 et 22 000 en 2016.

La partie occidentale de l’Arctique alaskien est affectée elle aussi. Le troupeau de caribous est passé de 490 000 animaux en 2003 à 201 000 aujourd’hui.

Les scientifiques font remarquer qu’il y a toujours eu des fluctuations dans l’ampleur des troupeaux de caribous et qu’il n’est pas impossible que la perte d’animaux ne soit que passagère. Malgré tout, le réchauffement climatique observé depuis plusieurs années en Alaska est un obstacle majeur à la reproduction du caribou. Les biologistes ont recommandé de  modifier les règles de chasse, avec moins de colliers accordés et il est demandé aux chasseurs d’éviter le prélèvement de femelles.

Source : Presse canadienne et alaskienne.

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drapeau-anglaisWhen traveling along the roads of Canada and Alaska, it is not uncommon to encounter caribou on one’s way. Caribou are even one of Canada’s emblems. However, according to a committee of scientific experts, its population has reached « historically low » levels, particularly in the eastern Arctic. Since December 5th, 2016, the animal is classified as « disappearing », as is the monarch butterfly.
For scientists, the cause of the decline in caribou numbers is two-fold: animals are very sensitive to human disturbances (forestry and mining, for example), stress factors that seem to interact in complex ways with global warming, more pronounced in the Arctic.
An identical phenomenon is observed in Alaska where the caribou population in Central Arctic has dropped by 69%; It has dropped from 70,000 head in 2010 to 50,000 in 2013 and 22,000 in 2016.
Western Arctic is affected as well. The caribou herd dropped from 490,000 animals in 2003 to 201,000 today.
Scientists point out that there have always been fluctuations in the size of caribou herds and the loss of animals may be temporary. Despite this, the global warming observed for several years in Alaska is a major obstacle to the reproduction of the caribou. Biologists have recommended a change in hunting rules with fewer bags and hunters are being asked to avoid harvesting females.
Source: Canadian and Alaskan Press.

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Caribous dans la toundra de l’Alaska (Photo: C. Grandpey)

Vers une extinction des espèces // Toward an extinction of the species

drapeau-francaisD’après le dernier rapport « Planète vivante » du WWF, plus de la moitié des populations de vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens et reptiles) dans le monde a disparu ces 40 dernières années. Entre 1970 et 2012, leur effectif a diminué de 58 %, soit un déclin de 2 % en moyenne par an. A ce rythme, en 2020 les populations animales auront diminué de 67 % par rapport à 1970. Ce seront alors les deux tiers du vivant qui auront disparu, la démonstration parfaite de la sixième extinction des espèces.

Les espèces les plus touchées sont celles qui vivent en eau douce, dans les lacs, fleuves et rivières. Elles ont perdu 81 % de leurs effectifs depuis 1970 et pourraient bientôt disparaître à cause de la dégradation de leurs milieux naturels. Ce sont principalement les zones humides, les marais, marécages ou prairies humides qui disparaissent. Elles ont été drainées et déboisées pour introduire des cultures dans les pays en voie de développement. Ces zones humides sont aussi menacées de disparaître pour laisser la place au béton. Allusion au projet d’un certain aéroport, par exemple !

Les animaux terrestres ont vu leur nombre diminuer de 38 % depuis 1970, principalement à cause de la perte d’habitats et de la surexploitation de certaines espèces. Par exemple, les zones fréquentées par les éléphants d’Afrique se sont réduites sous la pression urbaine et les animaux sont victimes du braconnage.

La destruction des milieux naturels dans lesquels vivent les animaux est due soit directement à l’homme soit indirectement au changement climatique qui commence à avoir des effets dévastateurs sur toutes les espèces et pas seulement celles des pôles qui ont été les premières touchées. Obligés de migrer rapidement pour trouver un climat qui leur convient, les animaux doivent déménager de 100km par an en moyenne. J’ai cité à plusieurs reprises la situation des ours polaires et surtout des morses en Alaska. Dans cet Etat, la fonte des glaciers met en péril les cours d’eau et toute la chaîne alimentaire qui leur est liée. J’ai donné l’exemple d’une rivière qui menace de ne plus être alimentée par un glacier. Cela va inévitablement entraîner la disparition des saumons et des ours qui la fréquentent pour se régaler de poissons avant l’hibernation. On ne verra plus les phoques à l’embouchure du cours d’eau, ni les goélands qui se nourrissent des restes laissés par les mammifères.

L’Homme ne devrait pas oublier qu’il fait partie des espèces animales qui peuplent notre planète. Au train où vont les choses, lui aussi disparaîtra un jour ou l’autre.

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drapeau-anglaisAccording to the latest « Living Planet » report by WWF, more than half the population of vertebrates (mammals, birds, fish, amphibians and reptiles) in the world disappeared in the last 40 years. Between 1970 and 2012, their number decreased by 58%, a decline of 2% per year. At this rate, by 2020, the animal populations will have declined by 67% compared to 1970. This will mean that two-thirds of the living beings will have disappeared, the perfect demonstration of the sixth extinction of species.
The species most affected are those living in freshwater lakes and rivers. Their numbers have been reduced by 81% since 1970 and could soon disappear because of the degradation of their natural environments. Most wetlands, marshes, swamps and wet meadows are disappearing. They are drained and deforested to plant crops in developing countries. These wetlands are also in danger of disappearingwhen they give way to concrete. Just keep in mind a certain airport  project in western France, for example!
The bumber of land animals has decreased by 38% since 1970, mainly because of habitat loss and overexploitation of certain species. For example, African elephants have seen their residential areas decrease under urban pressure and are victims of poaching.
The destruction of the natural environments in which animals are living is due either directly to humans or indirectly to climate change which is beginning to have a devastating effect on all species, not just those of the poles, which were the first affected. Forced to migrate quickly to find a climate that suits them, the animals must move up to 100 km per year on average. I have repeatedly cited the situation of polar bears and walruses in Alaska. In this State, the melting of glaciers threatens rivers and the entire food chain related to them. I gave the example of a river that might soon no longer be fed by a glacier. This will inevitably lead to the disappearance of salmon and bears who feast on fish before hibernation. We will no longer see the seals at the estuary of this river, nor the gulls that feed on leftovers from the mammals.
Man should not forget that He is part of the animal species that inhabit our planet. The way things are going, He too will disappear sooner or later.

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Voici une scène qui pourrait bientôt ne plus exister. (Photo: C. Grandpey)

Disparition du lac à White Island (Nouvelle Zélande) // Disappearance of the lake at White Island (New Zealand)

drapeau-anglaisAu cours d’une visite à White Island le 1er octobre, une équipe de volcanologues a découvert que le lac avait complètement disparu dans le cratère. Le niveau du lac – dont la profondeur était d’environ 3 mètres – avait commencé à baisser le 24 septembre.

D’autres changements ont pu être observés. L’essentiel des gaz s’échappait d’une seule bouche située à l’arrière du cratère. L’émission de gaz de gaz était plus forte et plus bruyante qu’auparavant, quand il y avait plusieurs bouches.

La température de White Island est en baisse, passant de 300°C à 250°C.
La visite a révélé que White Island n’émettait plus de cendre. Le niveau d’alerte est maintenu à 1, signe d’une activité mineure. Les volcanologues pensent que les changements observés le 1er octobre ne sont pas inquiétants car la situation est relativement stable.
Auparavant, l’eau du lac s’était évaporée suite à une hausse de la température. Cette fois la cause est différente au vu de la baisse de la température. Selon les scientifiques, il est probable que l’eau s’est tout simplement évacuée d’elle-même.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau-anglaisDuring a visit to White Island on October 1st, a team of volcanologists discovered that the lake had completely disappeared. The shallow lake was around 3 metres deep before the water level began dropping on September 24th.

Some other changes could be observed as well. Most of the gas was coming from only one joined vent at the back of the crater. The gas flow from this vent was stronger and noisier than it had been when it was flowing from more than one vent.

White Island’s temperature had dropped from 300°C to 250°C.

The visit revealed White Island was no longer releasing ash. The alert level remains at 1 – indicating minor unrest. The volcanologists think the changes observed on October 1st are not a cause for concern as the situation is quite stable.

The lake had evaporated before because of increasing temperatures in the vent. The latest findings implied a different cause for its disappearance, because the temperature of the vent was not decreasing. It is likely the water had simply drained away.

Source : New Zealand Herald.

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Vue du lac de White Island et de l’émission de gaz au fond du cratère.

(Photo: C. Grandpey)

Disparition du lac de lave du Nyiamuragira (République Démocratique du Congo) ! // No more lava lake within Nyiamuragira volcano (DRC) !

drapeau-francaisSelon une note parue sur le site web de l’agence VolcanoDiscovery, le lac de lave qui bouillonnait à l’intérieur du cratère du Nyiamuragira a récemment disparu. La découverte a été faite au cours d’un récent survol du volcan par des scientifiques de l’Observatoire volcanologique de Goma.

On ne sait pas exactement quand et comment cet événement a eu lieu, mais le signal thermique a brutalement disparu vers le 1er avril, ce qui laisse supposer que le lac – qui était apparu en 2014 – s’est vidangé rapidement vers cette date. Au cours du survol effectué le 6 avril, les scientifiques ont seulement vu une bouche incandescente d’où s’échappait un jet de gaz à haute température…mais le lac de lave n’était plus là !

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drapeau-anglaisAccording to a report to be read on the VolcanoDiscovery website, the lava lake within the crater of Nyiamuragira volcano has recently disappeared. The discovery was made during a recent survey by scientist from the Goma volcano observatory.

It is not known when exactly this event happened and how, but the thermal signal stopped abruptly around April 1st, suggesting that the lake, which had appeared during 2014, drained quickly at around this date. During their overflight on April 6th, the group of scientists only saw an incandescent vent releasing a jet of hot gases, in the place of the lava lake.

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Vue de l’éruption du Nyiamuragira en 2012 (Crédit photo: OVG)