Taormine (Sicile) : Un échec climatique // Taormina (Sicily): A climatic failure

N’ayons pas peur des mots : Le sommet du G7 à Taormine s’est terminé sur un échec. Pour la première fois de son histoire, l’unité des sept pays participants s’est brisée sur la question cruciale du climat, face à un Donald Trump plus résolu que jamais à camper sur ses positions. En dépit des pressions répétées des Européens, du Canada et du Japon, Donald Trump est resté de marbre. « Les Etats-Unis d’Amérique sont en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et sur l’Accord de Paris et ne sont donc pas en mesure de rejoindre le consensus sur ce sujet », indique la déclaration finale.

Dans un de ces tweets dont il a le secret, le président américain a ajouté : « Je prendrai ma décision finale sur l’accord de Paris la semaine prochaine. »

Avant le sommet de Taormine, le Conseil de l’Arctique avait montré la frilosité de l’administration américaine en matière de réchauffement climatique. Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a expliqué devant le Conseil que Washington n’allait pas se «précipiter» pour réviser sa politique environnementale, le président Donald Trump ayant repoussé à fin mai sa décision sur son maintien au sein de l’accord multilatéral de Paris.

Le chef de la diplomatie américaine a rappelé aux sept autres pays de ce Conseil de l’Arctique (Canada, Russie, Norvège, Danemark, Islande, Suède et Finlande) et aux représentants de peuples amérindiens indigènes que les Etats-Unis «réexaminaient à l’heure actuelle nombre de politiques importantes, notamment l’approche de l’administration Trump sur le changement climatique». Il assuré que Washington «n’allait pas se précipiter pour prendre une décision», mais qu’il allait «travailler pour prendre la bonne décision pour les Etats-Unis».

Une solution politiquement habile pour l’administration Trump, divisée sur le sujet, pourrait être de rester dans l’accord tout en réexaminant les objectifs qu’avaient fixés l’administration Obama (réduction de 26% à 28% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 par rapport à 2005).

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Let’s not be afraid of words: The G7 summit in Taormina ended in failure. For the first time in its history, the unity of the seven participating countries broke on the crucial issue of climate, confronted with Donald Trump who was more determined than ever to encamp on its positions. Despite repeated pressure from the Europeans, Canada and Japan, Donald Trump remained marble. « The United States of America is re-evaluating its policy on climate change and the Paris Agreement and is therefore not in a position to reach consensus on this issue, » the statement said.
In one of his tweets, the US president added: « I will make my final decision on the Paris agreement next week.  »

Prior to the Taormina summit, the Arctic Council had shown the US government’s reluctance to deal with global warming. Secretary of State Rex Tillerson told the Council that Washington was not going to « rush » to revise its environmental policy, as President Donald Trump postponed until the end of May his decision to remain in the Paris Climate Agreement.
The US diplomat reminded the other seven countries of the Arctic Council (Canada, Russia, Norway, Denmark, Iceland, Sweden and Finland) and representatives of indigenous peoples that the United States « was re-examining a number of important policies, including the Trump administration’s approach to climate change « . He assured Washington « would not rush to make a decision, » but that he would « work to make the right decision for the United States. »
A politically clever solution for the Trump administration, divided on the issue, could be to stay in the Paris Agreement while reviewing the Obama administration’s goals (reducing by 26% to 28% greenhouse emissions by 2025 compared to 2005).

Vue classique de Taormine: Le théâtre et l’Etna en toile de fond.

(Photo: C. Grandpey)

Montée de l’océan à Hawaii // Ocean rise in Hawaii

La Protection Civile hawaiienne vient d’émettre un bulletin d’alerte car une marée record – associée à une houle du sud – menace de provoquer des inondations sur toutes les côtes de la Grande île ce week-end. On s’attend à ce que le phénomène se produise sur toutes les zones basses de l’île. L’événement ne fait qu’annoncer l’arrivée de marées exceptionnelles baptisées ‘king tides’.
Les scientifiques observent depuis quelque temps ces niveaux inhabituels de la marée et pensent que l’Etat d’Hawaii continuera probablement à connaître des niveaux de marée exceptionnellement élevés tout au long de l’été. Les scientifiques expliquent que les marées sont amplifiées par des facteurs tels que des tourbillons océaniques dont les parties centrales traversent l’archipel, l’élévation globale du niveau des océans due au changement climatique, et l’action des vagues, avec un risque de fortes houles pendant l’été. Les vagues provoquées par cette houle du sud seront amplifiées à marée haute, ce qui fera remonter l’eau de mer plus haut sur les plages, avec un risque d’inondations et une accentuation de l’érosion littorale.
Il est demandé aux populations habitant en bord de mer et aux personnes fréquentant les plages d’être vigilantes car il y aura de fortes vagues pouvant s’avérer dangereuses. Par mesure de précaution, les propriétaires de bateaux et les habitants en bord de mer sont priés prendre des mesures pour sécuriser leurs biens. En particulier, il est conseillé de déplacer vers des zones plus élevées les appareils électroniques, les véhicules et autres objets de valeur habituellement entreposés dans les sous-sols ou les cours des habitations.
Le Pacific Islands Ocean Observing System (centre d’observation de l’océan pour les îles du Pacifique) a diffusé un bulletin de prévision des marées hautes à Hilo pour les six jours à venir.
Dans le graphique ci-dessous, la courbe bleu foncé montre « le niveau de mer observé dans le port de Hilo pendant les 3 derniers jours.
La courbe bleu clair montre « le niveau de la mer dans le port de Hilo pour les 6 prochains jours.
La Ligne rouge indique la hauteur du niveau de mer (3,3 pieds, soit environ un mètre) dépassant de 2% le niveau maximal des eaux (HHW) observé quotidiennement, par référence à 19 années d’observations (à l’exclusion des tsunamis). Lorsque cette hauteur est dépassée, il y a risque d’inondation des côtes les plus basses.
Selon les océanographes de l’Université d’Hawaï, alors que le niveau de la mer continue de monter à cause du réchauffement climatique, on observera de plus en plus de situations où non seulement les ‘king tides’, mais aussi les marées hautes ordinaires, provoqueront des inondations, avec des impacts négatifs sur les plages , les infrastructures côtières, les zones humides et les zones basses des îles.
Source: Presse hawaiienne.

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Hawaii emergency officials have issued an alert as a record high tide – in conjunction with a southern swell – threatens to bring coastal flooding to all shores along the Big Island this weekend. The observable phenomenon is expected to occur on shorelines and low-lying areas across Hawaii. The event heralds the arrival of the highest ‘king tides’ of the year.

Scientists have been tracking unusual high tide levels and are advising that the state will likely continue to experience unusually high tide levels throughout the summer. Experts say the tides are further elevated by factors that include ocean eddies with high centres moving through the islands, global sea-level rise due to climate change, and wave action, including potential summer swells. The surf generated from this south swell will be exacerbated by the high tides resulting in additional beach run up, flooding and erosion.

Oceanfront residents and beachgoers are advised to be on the alert for possible high and dangerous surf. As a precaution, boat owners and oceanfront residents should take actions to secure their property from possible tidal inundation and coastal flooding. Landowners in low-lying shoreline areas or near waterways should consider moving to higher ground any electronics, vehicles or other valuable from basements or yards.

The Pacific Islands Ocean Observing System has produced a “Six-Day High Sea Level Forecast” for Hilo:

In the above graph, the Dark Blue Curve displays “the Observed Sea Level at Hilo Harbour for the previous 3 days.

The Cyan Curve displays “the Forecast Sea Level at Hilo Harbour for the next 6 days.

The Red Line indicates “the sea level height (3.3 ft., or about one metre) that is exceeded by 2 percent of the observed daily Higher High Waters (HHW) based on a 19-year historical record (excluding tsunamis). When this sea level height is exceeded, flooding of the lowest lying lands begins.”

According to oceanograpghers at the University of Hawaii, as sea levels continue to rise with global warming, we will see more and more instances when not just king tides but ordinary high tides combine with high water levels to reach flood stage, with adverse impacts to beaches, coastal infrastructure, wetlands and low-lying areas of the islands.

Source: Hawaiian newspapers.

Source: Pacific Islands Ocean Observing System

 

L’Islande et les effets du réchauffement climatique // Iceland and the effects of climate change

Les effets du changement climatique et du réchauffement de la planète affectent profondément la nature islandaise depuis une trentaine d’années, avec une forte augmentation de la végétation. Il faut s’attendre à de nouveaux changements avec la hausse des températures.
Les effets du réchauffement climatique sur la nature islandaise sont visibles sur la végétation verte qui a augmenté de 80% au cours des 30 dernières années. L’effet est particulièrement visible dans le sud, l’ouest et le nord-ouest de l’Islande, un peu moins dans l’est et le nord-est.
La surface occupée par les forêts de bouleaux s’est accrue de 9% depuis 1990. La plus forte augmentation a lieu dans les secteurs où les températures ont connu la plus forte hausse. La croissance moyenne d’un bouleau est 8 fois plus rapide aujourd’hui qu’elle ne l’était en 1970, et il en va de même pour la plupart des plantes.
Les biologistes et les pêcheurs en rivière sont préoccupés par l’effet du changement climatique sur le saumon de l’Atlantique Nord qui remonte dans les rivières islandaises. La hausse des températures pourrait affecter le retour des jeunes saumons quand ils quittent l’océan pour rejoindre les rivières. Biologistes et pêcheurs sont encore plus préoccupés par la truite et l’omble chevalier. L’omble chevalier est répandu en Islande, mais la population a diminué rapidement alors que celle de truites fario tend à augmenter. Cette dernière a tendance à remplacer l’omble dans les rivières islandaises car il préfère une eau froide alors que la truite se satisfait de températures plus élevées.
Le réchauffement climatique provoque des changements drastiques dans le domaine des terres cultivables. Les agriculteurs se réjouissent de ce changement, mais les scientifiques s’inquiètent car la nature est en train de perdre un de ses écosystèmes, un type de landes baptisé rústamýri par les Islandais. Leur surface diminue considérablement et elles auront probablement disparu au cours des prochaines décennies si le changement climatique se poursuit.

A côté de la végétation, d’autres effets du changement climatique concernent les glaciers islandais. Des observations récentes ont révélé qu’ils couvrent 12% de moins qu’on le pensait. Beaucoup d’entre eux ont reculé de plusieurs centaines de mètres, certains même de plusieurs kilomètres.

Un effet non négligeable de la fonte des glaciers en Islande est une hausse du niveau des terres car la pression glaciaire diminue. Des chercheurs ont récemment observé le même phénomène au Groenland et ils l’attribuent à la réaction du manteau terrestre qui se trouve sous la croûte, à la verticale des zones concernées. Ce phénomène peut modifier le littoral et avoir un effet sur l’érosion de la mer. Ainsi, le port de Höfn, dans le sud de l’Islande, devient de moins en moins profond suite au recul du glacier Vatnajökull, ce qui rendra problématique l’entrée des bateaux dans le port. Le phénomène est moins apparent au Groenland car la mer est profonde le long des côtes.

Source : Iceland Review.

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The effects of climate change and global warming have been clearly seen on Icelandic nature over the last 30 years, with much increase in vegetation. More great changes are expected with the average temperatures on the rise.

One of the effects of global warming on Icelandic nature can be observed on green vegetation which has increased 80% in the last 30 years. The effect is most visible in South, West and North West Iceland, less in East and North East.

Birch forests have expanded 9% since 1990. The greatest expanse is where the temperatures have risen the most. The average growth of a birch tree is 8 times faster now than it was in 1970, and the same goes for most plants.

Biologists and anglers are both worried about the effect on the big North Atlantic salmon that lives in Icelandic rivers. Increased temperatures might affect the return of the salmon from the ocean to the rivers when it has reached puberty. They are even more worried about trout. Arctic char is a common species in Iceland, but the population has been diminishing rapidly. The number of brown trout is however increasing. The population of Arctic char is diminishing rapidly, and is being replaced by brown trout. Arctic char prefers colder water opposed to the brown trout which can easily survive in higher temperatures.

Global warming is causing drastic changes to tillage in Iceland. Farmers are happy about much of this change, but scientists are worried because Icelandic nature is losing one of its special ecosystems, rústamýri (a type of moorland). They are shrinking considerably and will be completely gone in the next decades if climate change continues.

Beside vegetation, other effects of climate change concern the glaciers. Recent observations have revealed that they are covering 12 per cent less than thought before. Some of them have retreated by several hundred metres, even kilometres.

An effect of glacier melting is an uplift of the ground as the pressure exerted by the glaciers is decreasing. Researchers have observed a similar phenomenon in Greenland and they attribute it to a reaction of Earth’s mantle beneath the crust, vertically from the concerned areas. This phenomenon may change the shores and have an effect on sea erosion. Thus, the harbour of Höfn in southern Iceland is getting less and less deep because of the retreat of Vatnajökull Glacier. This which might soon become a problem for the boats entering the port. In Greenland, the problem is less crucial as the sea becomes rapidly very deep along the coasts.

Source : Iceland Review.

Vue de Hallormsstaður, l’une des rares forêts de bouleaux dans l’est de l’Islande. (Crédit photo : Wikipedia)

Orques contre narvals // Orcas vs. narwhals

Une étude* effectuée par l’Institut de Biologie Arctique de l’Université de Fairbanks a suivi en parallèle les comportements des orques et des narvals dans une partie de l’Arctique canadien ; elle a révélé que dès que les orques se trouvent à une centaine de kilomètres des narvals, ces derniers se mettent à nager plus vite que d’habitude pour se réfugier dans des eaux peu profondes près du rivage. Une fois que les orques ont quitté la zone, les narvals, connus pour leurs longues défenses qui leur ont valu le surnom de «licornes des mers», ont repris leurs habitudes dans les eaux profondes de l’océan. Les résultats ont surpris les scientifiques qui s’attendaient à ce que les narvals soient certes effrayés par les orques, mais pas aussi rapidement et régulièrement
Le nouveau comportement des narvals est indubitablement lié au changement climatique. En effet, ces animaux  vivent dans les zones où la glace est épaisse. Au fur et à mesure que la glace de mer s’amincit et que l’accès aux eaux ouvertes devient plus facile, les orques fréquentent de plus en plus les eaux de l’Arctique au large de l’est du Canada et du Groenland, là où vivent la plupart des narvals de la planète. En Alaska, les orques ont agrandi leur territoire en se dirigeant vers le nord par le détroit de Béring pour s’installer dans la Mer des Tchouktches, à l’image des baleines à bosse et des rorquals.
La nouvelle étude a utilisé des données de suivi satellitaire recueillies en 2009 dans Admiralty Inlet, un fjord profond au large de l’île de Baffin. Les orques ne sont pas vraiment une nouveauté à Admiralty Inlet, écosystème marin partiellement clos, mais les nombres de ces cétacés a considérablement augmenté, en particulier au cours des deux dernières décennies.
L’étude a été la première à utiliser le suivi simultané par satellite de toutes les espèces de prédateurs marins et de leurs proies. Le déplacement des orques a été suivi à l’aide de balises implantées temporairement dans leur graisse, tandis que les narvals ont été suivis par des dispositifs fixés à leurs crêtes dorsales. Les études antérieures sur le comportement des narvals avaient utilisé des enregistrements de sons émis par les orques ou avaient observé des suites immédiates d’attaques de ces mammifères.
La nouvelle étude a montré que lorsque les orques sont entrés dans Admiralty Inlet, les narvals se sont dirigés vers les zones moins profondes où ils étaient probablement moins vulnérables. Lorsque les orques ont quitté le fjord, les narvals ont regagné les eaux profondes avant de quitter le fjord à leur tour, un par un. Les données de télémétrie recueillies après 2009 confirment les observations faites par les populations indigènes de la région. Les Inuits de la Baie de Baffin ont vu les mammifères marins s’éloigner pour éviter leurs prédateurs. Ils utilisent le mot Aarlirijuk qui signifie « peur des orques» pour faire référence à ce comportement. Ces observations sont présentées dans le détail dans une étude canadienne publiée en 2012. Un habitant de la région a déclaré aux chercheurs avoir vu un narval s’échouer pratiquement sur la plage pour éviter les orques ; d’autres autochtones ont affirmé qu’ »il y avait une fois tant de narvals sur le rivage que les gens auraient même pu les toucher ».
En ce qui concerne les narvals mentionnés dans la dernière étude, on ignore si l’un des animaux équipés de balises a été attaqué par les orques. Tous ont survécu pendant la période d’étude, ce qui semble montrer que les attaques susceptibles de se produire ont échoué. L’étude aura des implications pour d’autres mammifères marins de l’Arctique qui pourraient devenir des proies pour la population d’orques en hausse.

* http://www.pnas.org/content/114/10/2628.abstract

Source: Alaska Dispatch News.

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A study* by the Institute of Arctic Biology at the University of Fairbanks that simultaneously tracked movement of orcas and narwhals in a portion of the Canadian Arctic found that as soon as killer whales were within about 100 kilometres of narwhals, narwhals swam faster than normal to shallower waters close to shore. Once the orcas left the area, the narwhals, known for their distinctive long tusks and sometimes referred to as « unicorns of the sea, » returned to their normal swimming patterns in deep offshore waters. The results surprised the scientists who expected narwhals to be scared away by killer whales but not in such an immediate pattern triggered by the predators’

The new behaviour of narwhals is undoubtedly linked to climate change. Narwhals thrive in areas of heavy pack ice. But as sea ice diminishes and open-water access increases, orcas are becoming more common in the Arctic waters off eastern Canada and Greenland that are home to most of the world’s narwhals. In Alaska as well, orcas have been expanding their range northward through the Bering Strait into the Chukchi Sea, as have normally subarctic humpback and fin whales.

The new study used satellite-tracking data collected in 2009 in Admiralty Inlet, a deep fjord off northern Baffin Island. Killer whales are not entirely new to Admiralty Inlet, a body of water that is a partially enclosed marine ecosystem, but orca numbers there have increased substantially, especially in the last decade or two.

The study was the first to use simultaneous satellite tracking of any marine predator and prey species. The killer whales’ movement was tracked by tags temporarily attached to the blubber, while the narwhals were tracked by devices attached to their dorsal ridges. Past studies of narwhal responses have used recordings of killer whale sounds or have observed immediate aftermath of killer whale attacks.

The new study showed that when killer whales entered the inlet, the narwhals headed toward the shallower areas where they were presumably less vulnerable. When the killer whales departed the inlet, the narwhals moved back to their patterns of swimming as individuals in deeper waters before migrating out of the inlet one by one. The telemetry data, which was also collected in years beyond 2009, confirms observations made by the region’s indigenous people. The Inuit of Baffin Bay watched marine mammals swim away from the meat-eating predators and have a term for the behaviour, Aarlirijuk, meaning « fear of killer whales. » Those observations are detailed in a Canadian study published in 2012. One local resident told researchers that he saw a narwhal partially beach itself to avoid killer whales, and others said “there were once so many narwhal on shore that people could even touch them.”

As for the narwhals in the new study, it is unknown whether any of the tagged animals were individually targeted by killer whales. All survived during the study period, so any attacks that might have happened were unsuccessful. The study has implications for other Arctic marine mammals that might be prey to increasing numbers of killer whales.

* http://www.pnas.org/content/114/10/2628.abstract

Source: Alaska Dispatch News.

Aire de répartition des narvals (Source: Wikipedia)

Orques en Alaska (Photo: C. Grandpey)